• Interview Laurent Loison

    Interview Laurent Loison

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    J’ai 48 ans, suis marié, 2 filles et 2 beaux-fils. Entrepreneur depuis l’âge de 23 ans, j’ai eu la chance de de gérer des entreprises aussi diverses qu’une agence de traduction technique, une web agency, un bar-boite de nuit aux USA et aujourd’hui une agence immobilière et une agence de services à la personne avec mon épouse.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Ceux de la bibliothèque verte surtout ! Enid Blyton avec Le Clan des Sept, Lieutenant X avec Langelot, Georges Bayard avec Michel pour ne citer qu’eux. Et j’étais aussi fan de BD type Astérix, Tintin, Lucky Luke ; j’en fais d’ailleurs toujours la collection.

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis 2007. J’ai d’abord écrit pour moi et mes proches, c’était une envie de longue date mais je ne m’imaginais pas aller plus loin. Puis en 2009, j’ai commencé Charade.

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Bientôt deux ;-) ou trois si l’on compte celui que j’avais écrit pour moi, à compte d’auteur et que je compte d’ailleurs retravailler comme il se doit bientôt. Charade, et Cyanure qui sortira en 2017.

     

    J'imagine qu'on vous a déjà posé plusieurs fois cette question, mais comment vous est venue cette idée de tueur à la charade et combien de temps avez-vous mis à composer cette énigme ?

    J’étais à Phoenix pour aller voir mes filles et avec le décalage horaire (9h), impossible de dormir ! Les pensées vagabondaient et c’est venu comme ça. J’ai mis 4 jours à créer la charade et ensuite j’ai construit l’intrigue autour, en la remontant à l’envers. Dans tous les cas, c’est la nuit que me viennent mes idées les plus retorses en général ;-)

     

    Comment s'est passée l'immersion dans la tête de ce dangereux psychopathe, ainsi que dans celle de Barga ?

    Cela devrait vous faire peur, mais cela ne m’a pas été très difficile… Là, j’étais vraiment dans la partie fiction et c’est mon imagination qui a travaillé.

     

    Cette question est aussi souvent posée, mais y a-t-il un peu de vous dans vos personnages ?

    Bien sûr ! J’écris en tant que personne et donc avec tout le vécu et l’expérience y afférant. Forcément, oui, il y a de moi, de mes proches, de mes tranches de vie ; c’est inévitable, que ce soit conscient ou non. Mais bien entendu, en majorité, il s’agit de fiction, comme vous devez vous en douter. :-)

     

    J'imagine que le travail de documentation sur l'organisation de la police a dû être colossal. Avez-vous eu affaire à des professionnels pour vous conseiller ?

    Eh bien oui et non ! Non, malheureusement, je n’avais aucun professionnel dans mes connaissances, et j’aurais adoré prendre les renseignements à la source !

    Oui, je me suis effectivement renseigné et documenté, mais essentiellement sur Internet, à partir de sources fiables, bien entendu.

     

    J'ai pu voir que certaines personnes avaient trouvé votre roman gore, voire insoutenable et n'ont pu le terminer. Comment réagissez-vous à de tels ressentis ?
    (A mes yeux, sachez que ces scènes descriptives étaient totalement justifiées et nécessaires à votre livre. Elles ne m'ont pas choquée même si, j'en conviens, elles étaient dures.)

    Oui, en effet, cela est ressorti plusieurs fois. Et c’est là que je me suis rendu compte à quel point les curseurs sont différents. Là où certains parlent de gore, d’autres me disent qu’ils auraient préféré que je détaille davantage. C’est pour cela que je respecte chaque avis, la diversité des sensibilités est une richesse.

    Pour ma part, voici dans quel contexte je l’ai écrit : les scènes difficiles étaient nécessaires à l’intrigue. Cependant, j’ai pris le parti, comme vous l’avez si bien décrit, de rester clinique dans les descriptions et surtout de ne pas décrire l’acte au moment où il se déroulait. Les constatations sont livrées par les légistes ou les personnages. Il ne s’agit pas pour moi de faire du gore pour faire du gore ; il faut que cela se justifie, que cela ait un sens.

    D’ailleurs, dans Cyanure, mon prochain, il n’y en aura pas. Des meurtres, bien sûr, mais dans cette intrigue, nul besoin d’effusions de sang.


    Votre épilogue m'a beaucoup touchée, ayant moi-même été victime par le passé de ce que l'on appelle aujourd'hui un « pervers narcissique ». Pourquoi le choix de ce thème ?

    C’est un thème encore méconnu et qui me tient à cœur, pour avoir vu les ravages que cela peut causer et effectivement, si vous êtes passée par là, vous devez comprendre… Bien entendu, dans Charade, c’est mis en relief, c’est le PN à son paroxysme. Je voulais montrer comment cela pouvait vite basculer…


    J'ai cru comprendre qu'un second roman était en cours. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à son sujet ?

    Tout à fait, Cyanure, comme je l’évoquais précédemment. Nous retrouverons la même équipe, Barga, EDQ et Loïc qui seront entrainés dans une intrigue très différente de Charade… mais tout aussi tordue. Je peux vous dire que vous serez personnellement impliquée dans cet opus. ;-)

    (Chouette ! :D)

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Oui, j’ai un cérémonial. Il me permet de m’isoler psychologiquement. Un café et de la musique. Toujours le même thème pour un ouvrage. Charade s’est construit avec l’Agnus Dei de Samuel Barber. Cyanure évolue avec Clannad et Bono.

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Un roman doit avoir une montée dramatique, et un final. Il n'y a qu'une solution. Selon moi car encore une fois, c’est très personnel. Elle est scolaire, mais je pense efficace. Je commence toujours un roman dès lors que le plan est finalisé. Une quinzaine de pages avec l'enchaînement des chapitres, de la montée des histoires connexes pour parvenir au final. 

    Ensuite, j'ai un fichier pour les personnages, à qui je pense quand j'écris sur eux, etc. J’ai aussi tapissé mon bureau d’une frise chronologique comportant les évènements marquants de chaque personnage.


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Ce n’est pas linéaire du tout ! Parfois, je n’écris pas, mais je me réveille à 5h du matin et c’est le moment où les idées foisonnent.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Mon épouse. Elle n’hésitera pas à me descendre si elle trouve ça mauvais, et c’est parfait. :-)

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Pour Charade, non, mais pour Cyanure, un grand nombre de personnes se sont gentiment proposées. Je ne pourrai malheureusement pas dire oui à tout le monde et je sélectionnerai les premiers qui me l’ont demandé.

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être édité ?

    Quand j’ai écrit Charade, je l’ai fait lire à mes proches et ils m’ont tous encouragé à tenter ma chance. Il faut savoir que c’est le parcours du combattant, pratiquement autant d’envois de manuscrits que de lettres de refus… ou pas de réponse d’ailleurs. Les maisons d’édition sont très sollicitées, il est donc très difficile de se démarquer dans une pile version tour de Babel !

    Je ne voulais pas me lancer dans l’autoédition, c’était beaucoup trop chronophage pour moi, je n’aurais pas pu suivre sauf à arrêter de travailler !

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Plein ! Déjà 4 sur le papier, mais on ne peut pas tout faire en même temps. ;-)

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Normalement dans toutes les bonnes librairies et puis les grandes enseignes.

     

    Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
    Un dernier mot pour la fin ?
     

    Les auteurs mettent beaucoup de temps et d’énergie dans leurs ouvrages. Nous nous exposons et prenons le risque de soumettre notre travail à la critique et c’est le jeu. Ces critiques nous sont utiles quand elles sont constructives et surtout argumentées.

    Pour mes confrères et moi-même, pensez toujours que pour qu’elles servent, elles se doivent d’être respectueuses et expliquées. Ainsi, nous pouvons bénéficier de votre retour.

    Enfin, si vous avez pris plaisir à lire une œuvre, pensez à mettre vos commentaires sur le site de votre achat. Les retours aident l’auteur et les autres lecteurs.

    Je vous donne rendez-vous bientôt avec Cyanure !

     

    ~ * ~ * ~

    Merci à Laurent Loison d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité.
    Un auteur très accessible et très humain à découvrir. ^^
     


    ~ * ~ * ~

     

     Bibliographie de Laurent Loison :
    Charade
    Cyanure (A paraître en 2017)



    Livres lus
    Charade
     

      
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  • Commentaires

    1
    Mardi 31 Janvier à 10:03

    A bientôt pour Cyanure, j'ai hâte :D Super interview ma belle ;) 

      • Mardi 31 Janvier à 10:07

        Moi aussi, j'ai hâte de voir ce que cela va donner. ^^
        Et merci ! happy

    2
    Mardi 31 Janvier à 17:52
    Très bel échange ;)
      • Mardi 31 Janvier à 18:20

        Merci.  ^^

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