• Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    J’ai 45 ans. Je vis en couple et nous avons une fille (13 ans). J’ai longtemps travaillé dans le

    domaine social auprès d’enfants et d’adultes handicapés. Je me suis par la suite tourné vers

    l’informatique.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Les auteurs de la collection Safari Signe de piste. J’ai dix ans et je suis en CM2. Dans

    l’armoire de la salle de classe de mon école se trouve une cinquantaine de livres essentiellement

    de cette collection. On avait le droit d’en emprunter un par semaine. J’ai tout lu en un temps

    record. Je me souviens que devant cette passion, mon maître (à l’époque, on les appelait comme

    cela) m’avait autorisé à en prendre deux à la fois. Une folie. La collection comptait les romans

    de Serge Dalens avec la série des Éric essentiellement, mais aussi d’autre stitres passionnants.

    Par la suite, je suis entré dans ma période science-fiction : Les aventures de Perry Rodhan (un

    pur bonheur), Isaac Asimov (un peu difficile à lire à 12 ans), Arthur C. Clarke. (Chants de la

    terre lointaine) ou encore Tim Powers (les voies d’Anubis). Mais entre des centaines de titres,

    Le soleil va  mourir de Christian Grenier et Les brontosaures mécaniques de Michael

    Coney sont des romans qui m’ont beaucoup marqué dans ce domaine. Mais, bien entendu, j’ai

    aussi été soumis au classique de la bibliothèque Rose et Verte comme beaucoup de gosses. Mais

    je les lisais tellement vite qu’ils ne suffisaient pas à satisfaire mes envies. Je me souviens d’un

    devoir dans lequel il fallait présenter un livre, j’étais en 6e. Le choix de la plupart de mes

    camarades s’était porté vers le Enid Blyton, Jules Verne ou encore Michel Tournier. De mon

    côté, j’avais présenté Demain les chiens de Clifford D. Simak. Personne n’a rien compris au

    livre et à mon exposé. J’ai eu un zéro pointé, ce qui par la suite n’a pas arrangé mes difficultés

    relationnelles avec mes profs de français. Puis, j’ai mis la main sur Cujo de Stephen King et

    Bérurier au Sérail de Frédéric Dard. Des auteurs qui ont certainement été des facteurs

    déclencheurs.

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis juillet 2015. Je me suis enfin décidé à mettre sur traitement de texte ce qui trottait

    dans ma tête depuis des années. Je m’étais toujours fixé l’objectif de passer de l’autre côté du

    miroir. Le temps file très vite et c’était le bon moment pour le faire. Je n’ai peut-être pas

    commencé par le roman qui fera de moi le nouveau Marc Levy, mais j’ai écrit ce qui me tenait à

    cœur. De ce premier roman Regarde au fond du lac, je me suis surtout attaché aux

    personnages et j’ai peut-être raté l’intrigue. Je n’ai pas non plus agi en professionnel dans la

    qualité de l’ « aurtografe » et la « gramère ». Aujourd’hui, je regrette un peu cette erreur. J’ai

    commencé en croyant tout faire tout seul, ce qui est une illusion. À présent, je fais appel aux

    services d’un correcteur et j’écoute les conseils en écriture d’une personne pour qui j’ai

    énormément de respect (merci, Elen).

     

    Combien de livres à votre actif ? Tous du même genre ?

    Pour l’instant 4 romans policiers. Il s’agit d’une série Les enquêtes de Martin et Chavelier. Ce

    projet de raconter les enquêtes de deux flics à longtemps voyagé dans ma tête. Le

    cinquième volet est bientôt prêt.

     

    Où avez-vous trouvé l’inspiration pour créer le policier dans Conscience professionnelle ?

    Je recherche parmi les personnages de films correspondant au genre littéraire que j’écris, des

    profils pouvant entrer dans l’histoire. Dans Conscience professionnelle, c’est le personnage

    central, Jack Mosley, du film 16 blocs de Richard Donner qui m’a servi de référence.

     

    Pourquoi ce choix de créer un cliché avec son alcoolisme ?

    Ce que nous vivons dans notre enfance nous influence pour la vie. Il faut que je sois vigilant à

    ce que ce thème ne revienne pas trop souvent. Mais je reconnais que mes textes me servent

    parfois d’exutoire.

     

    Il a un caractère un peu particulier, mais, mis à part son problème évident d’alcool, il m’a

    beaucoup plus dans sa façon de voir les choses. Y a-t-il un peu de vous en lui ?

    Je pense qu’à long terme, il est négatif de s’identifier à son personnage ou de le construire

    selon ses propres caractères. C’est selon moi, une sorte de nombrilisme dans lequel on peut vite

    se retrouver à tourner en rond. Les personnages de mes romans se profilent selon l’histoire et

    sont souvent inspirés de références cinématographiques.

     

    Retrouve-t-on un peu de ce style "piquant" dans vos autres ouvrages ?

    Dans les romans policiers qui composent la série Les enquêtes de Martin et Chavelier, j’ai

    décris des genres différents. Les deux personnages sont plus équilibrés, plus « normaux »

    socialement. Ce sont deux flics que j’ai voulu « modernes ». L’un vit en couple (se prépare à

    devenir père) et possède un côté intellectuel, tandis que l’autre est un sportif, éternel

    célibataire. Ce qui me permet dans le récit de créer une complémentarité, la réflexion pour l’un

    et l’action pour l’autre. Dans le thriller/policier que j’écris en ce moment, le personnage central

    est une femme, capitaine de police, mère célibataire. Ce personnage va se débattre entre une

    enquête difficile, la rigueur de son rôle de mère, son statut de femme dans la police et ses

    désirs.

     

    Comment se passe, pour vous, l’écriture d’un livre ?

    Je passe par plusieurs stades. Au commencement, c’est toujours l’euphorie. Après, il y a des

    jours de production intensive satisfaisante et des jours où je ne produis pas une ligne ou alors

    du très mauvais, ce qui est très frustrant. Lorsque je tape le mot fin sur le clavier, c’est pour

    moi, comme passer la ligne d’arrivée d’un marathon en vainqueur. Mais, selon moi, le plus

    « tragique » c’est de produire 150 pages d’un roman et prendre soudain conscience qu’il est si

    mauvais qu’il est préférable de tout jeter. Ça m’est arrivé trois fois.

     

    Avez-vous besoin de musique ou plutôt de calme ?

    Il me faut du bruit. J’écris au milieu des miens. Au salon de préférence. J’allume la télévision

    (films, le plus souvent) où j’écoute de la musique (tous les genres), je surfe aussi sur Facebook

    en même temps. Je m’entoure de toute stimulation qui m’aide à rédiger mon histoire.

     

    Avez-vous l’ensemble dès le départ ou y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Pour un nouveau roman, je cherche une intrigue. Un truc dans le genre : « Un homme assis à la

    terrasse d’un café à Paris reçoit un SMS sur son téléphone mobile. Il le lit, se lève et se dirige

    vers la première station de métro. Arrivé sur le quai, il se suicide en se jetant sous la rame. »

    Ensuite, je crée graphiquement la couverture de ce roman. Même si elle sera modifiée par la

    suite, j’en ai besoin pour concrétiser l’histoire. Après, je range le tout dans mon ordinateur et

    ma tête pour laisser murir. Pendant ce temps, je continue le roman en cours. Le nouveau projet

    travaille en tâche de fond dans mon petit cerveau. Une fois, que le projet a muri et que j’ai en

    tête les points principaux de l’histoire, je me concentre sur le casting avec la création des

    personnages et de leurs profils. Ensuite, tout le monde entre en scène et l’histoire peut

    commencer. Je respecte un fil conducteur afin de construire un récit captivant pour le lecteur,

    mais mes personnages ont libre cours dans leurs actions et leurs textes. Donc, oui, il y a une

    structure au départ et de l’improvisation ensuite. La difficulté étant de gérer tout ce petit

    monde.

     

    Combien d’heures par jour ?

    Je compte en page. En moyenne 6 à 7 par jour. Parfois, il me faut deux à trois heures et

    parfois dix pour les produire.

     

    Quel choix avez-vous fait pour être édité ? Pourquoi ?

    J’ai choisi l’auto-édition comme beaucoup parce qu’elle offre une certaine liberté et un

    contrôle total. Mais il faut regarder les choses en face, c’est aujourd’hui un des rares moyens

    de se faire éditer à moindres frais. Même si le système est décrié et discutable, Amazon

    offre un service abordable. La plupart des grandes maisons d’édition sont devenues

    inaccessibles et refusent tout nouveau manuscrit. Mais surtout, je conçois mon travail

    d’écrivain comme une entreprise artisanale et non comme une activité artistique. Mes romans

    sont pour moi, des articles que je crée pour les vendre. Les critères d’exigence sont : la

    qualité, la régularité, la compétitivité, la satisfaction clientèle. Mon objectif actuel est donc la

    recherche de lecteurs réguliers, plus que celle d’un éditeur. Mais je reste conscient que je

    serais certainement un jour obligé de rechercher un contrat avec une maison d’édition pour

    atteindre mes objectifs.

     

    Avez-vous d’autres projets ?

    Personnels ? Oui, j’en ai toujours. Les projets sont des moteurs dans la vie. Sinon c’est la

    routine et la mort. Quant aux projets littéraires, je regrette juste que les journées ne

    comptent que de vingt-quatre heures.

     

    J'ai été ravi de répondre à cette interview et je vous remercie.


    ~ * ~ * ~


    Un grand merci à Lucas Leverger pour avoir pris le temps de répondre à mes questions de manière aussi complète alors que c'était sa toute première interview. ^^

     

    ~ * ~ * ~

     

    Bibliographie de Lucas Leverger :
    Conscience professionnelle (Nouvelle)
    L'ange et la mort (Nouvelle)
    Regarde au fond du lac (Les enquêtes de Martin et Chavelier I)
    Un whisky on the rocks (Les enquêtes de Martin et Chavelier II)
    Au triple galop (Les enquêtes de Martin et Chavelier III)
    Vol du soir espoir (Les enquêtes de Martin et Chavelier IV)
    Indie Story (Les enquêtes de Martin et Chavelier V - En cours d'écriture)
    Des jours sans toi (Roman)


    Livres lu 
    Conscience professionnelle
    Des jours sans toi


     Où trouver l'auteur ?
    Site de Lucas Leverger 


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  • Interview d'Aurélie Chateaux-Martin




    Tout d'abord, présente-toi un peu.

    Que dire sur moi ? Je suis avant tout une lectrice passionnée par la fantasy et les romans historiques, les contes et légendes des temps passés, les mythes remplis de mystères et de magie. J’ai toujours été une lectrice invétérée, et écrire était la suite logique, pour moi, de cette passion pour la lecture. J’ai toujours été rêveuse et dans la lune, un peu décalée d’avec le monde réel, devrais-je dire. L’imagination et la créativité m’ont toujours permis de me forger un univers dans lequel je me sentais à l’aise, et où j’aimais (et j’aime encore, évidemment) me réfugier quand j’avais besoin de me déconnecter ou de trouver un peu de sérénité. J’aime créer, de toutes les manières qui soient : je dessine (des mandalas), je chante, je danse… je suis toujours curieuse de découvrir des arts, même les plus étranges. Et j’aime transmettre cette passion à mes enfants. J’ai choisi pour eux (j’ai trois garçons) de ne pas les mettre à l’école. Je leur enseigne aussi bien les matières traditionnelles qu’on apprend à l’école que l’amour des arts. Et bien sûr, de la littérature, de l’invention, de l’imaginaire.

    Avec mes enfants comme avec le reste du monde, j’aime partager, échanger, construire un monde ensemble. L’écriture me permet de donner des parts de moi à mes lecteurs, de leur offrir un peu de mon monde intérieur, de tenter de les transporter dans un univers qui m’est propre. J’écris par amour de l’écriture, mais ça m’est devenu capital de partager ces livres qui sortent de ma tête ! Et cela permet parfois de merveilleux échanges, que je trouve toujours enrichissants…

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé ton enfance ?

    J’adorais les frères Grimm et leurs contes, enfant. Et je dévorais tous les livres de légendes que je trouvais : la Grèce, l’Égypte, la Rome antique, notamment, n’avaient pas de secrets pour moi. Ensuite, j’ai eu toute une période « bibliothèque rose et verte », avec notamment le club des cinq et le clan des sept. A l’aube de l’adolescence, je me suis passionnée pour l’Égypte et je dévorais les romans de Christian Jacq, entre autres. La plupart du temps, je lisais des romans sur l’Antiquité, le monde arabe (avec les Mille et une nuits, particulièrement) ou l’époque des chevaliers, l’histoire en général me passionnait. J.M. Auel et ses Enfants de la Terre a été l’une des pierres les plus importantes de mon chemin de jeune lectrice. Enfant et jeune ado, j’étais accro aux livres, et mes profs me sermonnaient en me disant que j’avais le droit de lire des livres pour mon âge. Moi, je choisissais beaucoup mes romans en fonction de ce qui avait plu à ma mère, ou bien en fonction de mes centres d’intérêt qui n’étaient peut-être pas très communs à cet âge-là. Plus un livre était gros, plus il avait de valeur à mes yeux ;-)

    Est-ce eux qui t'ont transmis cet amour de la fantasy ?

    Je pense qu’en effet aborder la mythologie depuis toujours m’a fait entrer dans l’univers de la fantasy, d’une certaine manière, très jeune. Certes, ce n’est pas à proprement parler ce que l’on appelle de la fantasy, mais en y réfléchissant, ces histoires de dieux et de héros possédant des pouvoirs magiques et vivant des aventures épiques, on est en plein dans le thème ! Mais c’est la découverte de Bilbo le hobbit, grâce à mon cousin passionné de fantasy à l’époque, qui m’a fait plonger dedans. Après avoir découvert cet univers qui me parlait si parfaitement, je ne l’ai plus quitté.

    Depuis combien de temps écris-tu ?

    J’écris depuis toujours. J’ai retrouvé des romans commencés quand j’étais gamine, des scénarios prévus pour écrire des livres, aussi… Mais c’est au collège que j’ai commencé à écrire plus régulièrement, des poèmes et des nouvelles, d’abord. Au lycée, j’ai commencé à penser mon univers. J’ai fait un rêve étrange, celui d’un elfe qui est venu me raconter son histoire. Quand je me suis réveillée, je ne pensais plus qu’à retranscrire tout cela. Ça m’a pris des années, de création, de recherches, de réflexion, mais j’avais des bouts de l’histoire en tête et j’ai pu faire naître mon monde durant ce temps bien rempli. J’ai commencé à écrire vraiment il y a un peu plus de dix ans de cela. Depuis, je n’ai jamais arrêté. J’ai pu faire des pauses par moments, mais assez rares, et généralement assez courtes, au final.

    Combien de livres à ton actif ?

    J’ai 32 romans publiés sur amazon en ebook, actuellement. Deux romans de plus sont achevés mais pas encore prêts à être publiés, et j’en ai deux autres en cours.

    Tous ont un lien conducteur et sont reliés entre eux, c'est bien ça ?

    Oui. Chaque série peut se lire séparément, mais toutes sont reliées d’une manière ou d’une autre. On peut entrer par n’importe où dans mon univers et se retrouver devant plusieurs portes à choisir, ou pas. L’un des intérêts de toutes ces portes communicantes, c’est qu’on retrouve des références et des clins d’œil dans des livres parfois éloignés dans le temps. Ça peut être assez amusant, ou émouvant, selon les moments. Lire toutes les séries dans l’ordre, les unes derrière les autres, est aussi une sacrée aventure. Une lectrice m’a dit une fois qu’elle avait passé 6 mois plongée dans mon univers à lire tous les matins, de bout en bout, tous mes romans… De bout en bout, les intrigues se croisent et coïncident, cela forme une fresque gigantesque.

    Pour les lecteurs souhaitant découvrir tes œuvres de façon chronologique, quel est l'ordre de lecture de tes livres/séries ?

    Pour ce qui est de l'ordre, j'ai prévu de faire un petit ebook gratuit prochainement avec la chronologie et aussi d'autres petits "plus" pour les lecteurs. :D Comme l'arbre généalogique d'Esalf, par exemple ! Voici comment se découpe l'entièreté de ma grande saga : le tout premier livre est Le Loup Gris. Pourtant, l'ayant écrit après La Triade de la Pierre Sacrée en hommage à Tracy, il peut aussi bien se lire après. Disons que c'est une tout autre façon de découvrir les personnages. La Triade vient après, et La Plume du Phénix est la suite directe de cette trilogie (le premier des quatre tomes de La Plume du Phénix se déroule 7 mois après la fin de La Triade). La Plume du Phénix est plutôt orientée adultes que jeunesse, mais j'ai fait en sorte que les deux premiers tomes soient accessibles à tous afin que ceux qui voudraient en savoir plus notamment sur le personnage de Tracy puissent aller au bout de cette histoire au moins. Disons qu'il y a des scènes érotiques dans cette série-là, qui peuvent choquer, même si elles ne sont jamais vulgaires, elles sont parfois bien détaillées. Ensuite, vient Les Fils du Vent, qui se déroule une vingtaine d'années après La Plume du Phénix et parle des petits-enfants d'un des personnages (je ne dis pas lequel pour laisser la surprise!! ;-)). C'est une saga qui se déroulera en 12 tomes, dont 9 sont déjà écrits. Il s'agit là d'une œuvre très adulte, que j'aime à décrire comme de l'erotic fantasy. L'histoire n'en est pas moins palpitante je pense, et je reste toujours vigilante à ce qu'aucune des scènes que je décris ne soit ni vulgaire ni choquante pour un public averti du style de l’œuvre. Entre les tomes 7 et 9 (le tome 8 étant centré sur un autre personnage), se déroule la série d'Enfants des Fées. Comme elle est plus orientée jeunesse, j'ai fait en sorte que tous les éléments soient présents pour pouvoir vraiment la lire sans avoir abordé Les Fils du Vent. L'intérêt, c'est qu'on y retrouve des traces de Tracy, et de personnages importants de La Triade, et du coup, c'est intéressant de la lire après ces tomes-là de toute manière. On y trouve des clins d’œil et des scènes émouvantes qui gagnent à être éclairées par la lecture de ces autres livres d'abord... Quant à Sang-Mêlés, ma dernière série en cours, que je suis en train d'achever, elle se déroule juste après le tome 9 des Fils du Vent. Identiquement à Enfants des Fées, il s'agit de littérature plus lisible par la jeunesse. Évidemment, on savoure plus pleinement ces livres quand on a lu tout le reste, c'est certain... Ces deux séries restent des spin off, accessibles complètement en dehors de la lecture des Fils du Vent, mais d'autant plus passionnants s'ils sont lus au bon moment, avec une compréhension plus globale de l'immense intrigue qui se tisse à travers ces trois séries emmêlées les unes dans les autres.

     

    Interview d'Aurélie Chateaux-Martin

     

    Tu m'as dit avoir écrit Le Loup Gris après ta trilogie de La Triade de la Pierre Sacrée en hommage à Tracy. Tu as eu un coup de cœur pour ce personnage ?

    Le personnage de Tracy… C’est une grande histoire d’amour, pour moi. J’aime son caractère à la fois doux et courageux, au passé torturé, qui en fait un personnage rempli de nuances, et un peu dépressif sur les bords. Il est intense, cet homme, et plein de surprises. Le Loup Gris est le seul livre pour lequel je n’ai pas fait de plan ni noté aucune idée. Je me suis laissé porter au fil de mes mots à travers son parcours mouvementé. D’ailleurs, il n’était pas censé avoir spécialement beaucoup d’importance, à la base, dans La Triade. Mais il faut croire qu’il s’est forgé une place spéciale, et il valait bien un livre à lui tout seul… La suite de ses aventures, dans La Plume du Phénix, m’a plus remuée que toutes les histoires de tous mes autres personnages réunis, je crois…

    Esalf est un personnage très libertin. Comment abordes-tu l'écriture de ces scènes ?

    Dans Le Loup Gris, j’ai fait le choix d’ouvrir ce roman à tout public, y compris à la jeunesse. J’ai donc dû faire des choix concernant ce personnage très particulier aux mœurs plus que légères. J’aime aborder mon univers avec un regard moderne, et retranscrire des « problèmes » de société, de notre société, devrais-je dire, à travers des épopées fantastiques. Je dois l’avouer, j’ai un faible pour les aventures d’Esalf ;-) Même si ce que j’apprécie avant tout dans ce personnage et sa recherche du plaisir, c’est ce qu’il cache comme blessures et mystères derrière ce masque libertin. Esalf est aux antipodes de Tracy par ses choix, et pourtant, il n’est pas vraiment moins torturé intérieurement que son grand ami…

    J’aime décrire des scènes sensuelles, voire érotiques, comme j’ai pu le faire dans des romans plus « matures » comme la saga des Fils du Vent (qui parle de la famille d’Esalf, justement). Ce qui me plaît là-dedans, c’est surtout la force des émotions qui poussent les personnages les uns vers les autres. Décrire une forme d’intensité d’émotions et de ressentis qu’on perd peut-être un peu, au quotidien dans nos vies bien rangées, est très agréable. De la même manière que les scènes d’action de mes livres me transportent dans un monde de frissons, au final. Ça fait du bien de ressentir des sensations fortes en s’envolant en esprit, du moins, je trouve.

    Dans Le Loup Gris, on croise beaucoup de races différentes : elfes (sylvains, noirs, hauts), nains, orcs. Ils ont chacun leur monde, leur langue... Sont-ils le fruit de tes lectures ou y as-tu inclus une part de toi-même ?

    A la base, mon univers était très proche de l’univers tolkiennien. J’ai beaucoup été inspirée par les romans de J.R.R. Tolkien, mais évidemment, je n’ai pas collé à un monde qui n’était pas le mien, ça n’aurait pas sonné juste pour moi. Je me suis servi de toutes mes connaissances engrangées depuis toujours, et notamment beaucoup des mythes et légendes des temps passés, et à partir de là, j’ai créé. Les langues des créatures rencontrées dans mes livres sont le fruit de mon imagination. Pour les orcs, on a un langage primaire que je n’ai pas cherché à développer du tout, même si je fais toujours attention à ce que les mots employés soient cohérents. Pour ce qui est des elfes, avec le temps, on peut voir à travers mes romans, je crois, une réelle cohérence dans leur langage. Je n’ai pas pour autant poussé jusqu’à créer de véritables langues, même si ça me plairait beaucoup de développer cela un jour, peut-être… Quant à leurs mondes, je dirai qu’au fil des livres et des rencontres se crée un véritable folklore pour nombre de peuples du Monde Caché, qu’ils soient elfes, nains, orcs, ou bien humains, puisqu’il y a différents pays humains, dans mon univers, et donc différentes traditions. J’aime passer du temps à développer une mythologie, à travailler sur les dieux de certains peuples, les légendes, l’Histoire. C’est passionnant. J’ai l’impression de retranscrire des choses qui existent vraiment.

    Comment se passe, pour toi, l'écriture d'un livre ?

    Selon les livres, ce n’est jamais pareil. Dans l’ensemble, on peut dire qu’une idée naît dans ma tête, et alors je me mets à noter les choses importantes ou scènes qui me traversent l’esprit dans un fichier « idées ». Je travaille en général sur des séries, parfois très longues. Je n’ai pas toujours le fil directeur de la totalité de l’histoire, encore une fois, cela dépend des livres et des séries. Quand je me mets à écrire, je n’ai le plus souvent pas vraiment de plan, juste quelques idées en tête. Je me laisse beaucoup guider « par mes personnages », si je puis dire. Au début, je faisais des plans détaillées, et puis rien ne se passait jamais comme je l’avais prévu, alors j’évite les plans sur du long terme…

    Je porte toujours une grande attention à la cohérence dans mes séries, au niveau des événements de l’histoire, et aussi au niveau temporel. Parfois je passe du temps à rechercher dans un livre ancien une petite information pour être sûre que tout colle et que le moindre détail est cohérent. J’aime que mes personnages prennent vraiment vie, et que mes histoires soient réalistes. En général, tout se met en place petit à petit, sans avoir été calculé ni réfléchi à l’avance… Parfois, je me dis « mais oui ! C’est donc pour ça que ce personnage agissait comme ça ! ». C’est très étrange, c’est comme s’ils avaient leur avis à donner, leur histoire, qu’ils me livrent petit à petit. Je me sens parfois plus comme un réceptacle que comme une créatrice ;-)

    As-tu besoin de musique, de calme ?

    Jamais de musique. Je n’arrive pas à travailler avec de la musique, même calme. Mais parfois à l’écoute d’une musique en dehors de l’écriture, des idées naissent.

    Pour ce qui est du calme, j’adore quand j’en ai !! C’est fabuleux de pouvoir se concentrer quand il n’y a pas d’autre bruit que ceux de la nature… Seulement, j’ai trois enfants à la maison, alors je me suis adaptée. J’arrive à me mettre dans ma bulle quelles que soient les circonstances, et à répondre à des besoins multiples sans perdre le fil. J’avoue que je suis plutôt fière de cette capacité, qui pour moi est un vrai plus : il n’y a pas de situation qui m’empêche de me mettre dans mon monde…

    Par contre, je préfère de très loin travailler chez moi, devant ma baie vitrée donnant sur la forêt. La nature, et surtout ce petit paradis qu’est mon lieu de vie, m’inspire profondément.

    As-tu l'ensemble dès le départ ou y a-t-il une grande part d'improvisation ?

    Pour La Triade de la Pierre Sacrée, j’ai eu le fil directeur de toute l’histoire avant d’écrire, et même plusieurs années avant, devrais-je dire. J’ai beaucoup peaufiné et travaillé le premier livre de cette trilogie, pour me rendre compte ensuite que mes personnages refusaient de se plier au plan de base ;-) Depuis, j’ai arrêté de tenter de leur imposer un ordre. Ils se débrouillent comme ils veulent et j’attends d’avoir des certitudes pour noter mes idées. Je plaisante, mais c’est un peu comme cela que je vis mon écriture. Je retranscris des aventures qui sont le fruit de la vie de personnages qui, au fil du temps, me semblent tous plus réels les uns que les autres. Pour Le Loup Gris en particulier, rien n’était noté à l’avance. A part la rencontre de Tracy et d’Aurda qui avait été racontée dans La Triade de la Pierre Sacrée déjà (comme un événement lointain et passé), je ne savais pas grand-chose du passé de ces personnages-là. J’ai juste écrit au fur et à mesure ce qui se présentait à moi. Ce fut une très belle aventure, comme si je découvrais en même temps que le lecteur ce qui était en train de se produire…

    Combien d'heures par jour ?

    Généralement, entre 1 et 10 heures par jour, selon mon temps disponible, le besoin que mes enfants peuvent avoir de moi, et aussi mon inspiration. Dans ce que j’appelle mes « phases maniaques » j’écris énormément. Il paraît que je suis un vrai calvaire pour mon entourage dans ces moments là ! lol Même quand je suis en panne d’inspiration, j’essaie toujours d’écrire au moins un peu.

    Continues-tu à lire lors d'une phase d'écriture intense ou préfère-tu te concentrer sur ton roman ?

    C’est difficile de lire lors d’une grande phase d’écriture. J’y arrive rarement, autant parce que j’ai tellement d’idées qui bouillonne dans ma tête, que par manque de temps, et aussi parce que je n’ai pas envie d’avoir d’interférences et de mélanger ma créativité avec des idées venues d’ailleurs. J’essaie de lire entre deux romans écrits, de me laisser cet espace-là. Je n’y arrive pas toujours, sauf si j’ai la chance de tomber sur un vraiment bon livre qui me porte un petit moment.

    Quelle est la première personne par qui passent tes livres une fois leur écriture terminée ? Utilises-tu des bêtas-lecteurs ?

    Eh bien, la première personne à lire mes livres est mon mari. C'est aussi lui qui les mets en page et en ligne, d'ailleurs. Ses avis me sont toujours constructifs et il n'hésite pas à se montrer honnête et "dur" avec moi. Son soutien, au fil des années, m'est capital.

    J'ai jusqu'à présent peu utilisé de bêta-lecteurs. Pour La Triade de la Pierre Sacrée (mon premier livre), j'avais demandé à plusieurs personnes de ma famille de le relire, j'avais eu quelques avis différents, et tous constructifs. Comme j'écris vite et énormément, ce n'est pas facile pour mes proches de suivre mon rythme, alors j'ai abandonné de leur imposer de me lire pour me donner leur avis. ;-)  Sur la série du Feu des Steppes, que je suis en train d'écrire depuis peu et que je n'ai pas encore publiée, je fais le test de la bêta-lecture avec des lecteurs inconnus, et j'avoue que la découverte et la richesse que cela m'apporte est fabuleuse ! Je crois que je risque de devenir addict ! ! ;-) 

     

    Pourquoi as-tu fait ce choix de l'auto-édition ?

    Au tout début, par nécessité. Il y a dix ans, trouver une boîte d’édition tenait du miracle, et en plus, il fallait imprimer ses manuscrits et les envoyer, ça coûtait très cher. Je voulais vraiment partager mes livres avec le plus de monde possible, alors quand j’ai découvert les liseuses, je me suis dit que s’auto-éditer en ebook était vraiment une facilité. Permettre à tous d’accéder à une lecture peu chère, tout en gagnant mieux sa vie qu’en passant par une boîte d’édition. Aujourd’hui, je ne voudrais vraiment pas me tourner vers une boîte d’édition, en tous les cas, pas pour les versions ebook de mes livres. Je trouve que l’auteur gagne trop peu par rapport à son travail, et en plus, les livres, et surtout les ebooks, sont vendus des petites fortunes. Moi, je tiens à garder des prix qui permettent à tout le monde de se dire qu’il ne perd pas grand-chose à s’engager dans la découverte d’un de mes romans. Et puis, j’aime ma liberté. Ne dépendre de personne, publier comme je veux, quand je veux, ne pas avoir à changer telle ou telle expression qui me plaît parce que l’éditeur ne l’aime pas, ou ne pas avoir à couper une scène de mon livre pour des raisons commerciales… Les éditeurs ne se ressemblent pas et certains sont plus ouverts que d’autres, mais dans l’ensemble, de toute manière, c’est une contrainte de plus.

    As-tu d'autres projets ?

    Oui, j’en ai en permanence ! Actuellement, j’ai trois séries en cours, dont une qui devrait s’achever bientôt puisque j’en suis au dernier tome à écrire, et que j’en ai écrit les deux tiers environ. Ma série principale du moment (Les Fils du Vent) contient douze tomes très conséquents, desquels partent divers « spin off », du coup cela me fait constamment du travail en parallèle. Je vais prochainement attaquer le tome 10 des Fils du Vent, et en même temps, je viens de débuter une autre série que je garde en surprise pour un peu plus tard. J’ai aussi une autre histoire en train d’émerger dans ma tête, mais je la garde au chaud pour quand j’aurai fini mes projets en cours, car si j’en fais trop à la fois, mes lecteurs râlent que je mets trop de temps entre deux tomes… ;-) Mais pour la petite anecdote, ce sera une histoire avec beaucoup de références à la mythologie grecque. D’ailleurs le héros s’appelle Prométhée… J’aimerais aussi écrire un roman en duo, sous forme de lettres échangées, et j’ai parfois des envies de noter toutes les histoires que je raconte à mes enfants, de pures créations qui, parfois, sont étonnamment intéressantes. Mais j’ai du mal à tout gérer de front, je l’avoue… Enfin, en tous cas, je devrais avoir de la matière pour les prochaines années à venir, c’est certain !

     

     

     


     

    Un grand merci à Aurélie Chateaux-Martin pour avoir pris le temps de répondre avec autant d'application et de franchise à mes questions. C'est une auteure très abordable, très humaine, avec qui j'ai (et prends toujours) beaucoup de plaisir à échanger. Merci également à elle de me faire confiance pour la bêta-lecture du Feu des Steppes.^^

     

     

     

     

    Bibliographie d'Aurélie Chateaux-Martin :
    Le Loup Gris (1 tome)
    La Triade de la Pierre Sacrée (3 tomes)
    La Plume du Phénix (4 tomes)
    Les Fils du Vent (9 tomes écrits (pour l'instant) sur les 12 prévus)
    Enfants des Fées (11 tomes) (A lire entre les T7 et T9 des Fils du Vent)
    Sang-Mêlés (4 tomes) (A lire après le T9 des Fils du vent)
    Le Feu des Steppes (8 tomes sur 10, en cours)
    Les Gardiens du Nord (2 tome, série en cours)
    Kuban (One-shot)
    Sex-Friends (One-shot)
    Deux semaines au paradis (One-shot)
    Comme une danse (One-shot)
    Muse (1 tome sur 3, en cours)
    Hana to Asashin (La Fleur et l'Assassin) (One-shot, en cours)
    Le temps des cerisiers (One-shot, en cours)
    A la croisée des rêves (2 tomes de prévus, en cours, en duo avec Marine Stengel)


    Livres lus
    Le Loup Gris (Coup de cœur)
    Le Feu des Steppes T1 - L'enfant-roi
    Le Feu des Steppes T2 - La Prophétie
     Le Feu des Steppes T3 - L’Étranger

    Le Feu des Steppes T4 - La Lance de Batnaran
    Le Feu des Steppes T5 - Alliances
    Le Feu des Steppes T6 - Fusion
    Le Feu des Steppes T7 - Xèèrijn Nar
    Le Feu des Steppes T8 - Insurrection
     
    Les Gardiens du Nord T1 - Itinéraires Troubles

     

     
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    Blog sur La Triade de la Pierre Sacrée

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    2 commentaires
  • Interview de Patrice Dumas

     

     ~ * ~ * ~

     

    Tout d'abord, présentez-vous un peu.

    Je reste discret sur ma vie privée. J’ai exercé, dans plusieurs domaines d’activité, des fonctions de conseil. Depuis quelques années, je dispose enfin de temps pour me consacrer à ma passion : l’écriture.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Des auteurs très classiques pour "les garçons de mon âge", principalement des livres d’aventures (Jules Verne, Alexandre Dumas, Pierre Clostermann) et des romans policiers (Maurice Leblanc, Gaston Leroux). Plus tard, René Barjavel (presque tout) et Georges Simenon. Pour les auteurs étrangers, Conan Doyle et Ian Flemming (toujours en anglais).

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    De façon régulière, depuis environ quatre ans.

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Sept.

     

    Avant de commencer votre série à suspense, vous avez publié deux autres livres : un roman d'amour et d'aventures ainsi qu'un recueil de nouvelles. Pourquoi ce changement de genre ?

    Ashour est basé sur une idée originale, débouchant sur un épilogue inédit auquel je tenais particulièrement. Mes amis lecteurs ont trouvé l’histoire intéressante, et ils ont été "gentiment piégés" (comme je l’espérais) par la conclusion de ce premier roman. Mais la version d’origine (non publiée) était trop longue, ce qui ralentissait l’action. Pour m’entraîner à la concision, j’ai donc écrit une vingtaine de nouvelles, en recherchant des chutes surprenantes. Du coup, mes "bêta-lecteurs" m’ont lancé un défi : écrire un roman policier, dans un esprit "thriller". Nous étions en 2013, cinquante ans après l’attentat contre JFK... le sujet était tout trouvé ! J’ai aimé écrire L’étrange confession de Sterling B. puis j’ai eu l’idée de Mille ans... J’ai alors décidé de poursuivre la série des M. and Mac, en rédigeant Lola, qui se déroule 3 ans auparavant, pour raconter la rencontre de Malcolm et de Shannon. Trouvez Nacer Osman ! et Vingt Millions de dollars ont suivi. Entre temps, j’avais complètement réécrit Ashour. Les avis, concernant cette version remaniée, étant satisfaisants, je l’ai publiée. J’ai aussi regroupé mes nouvelles les plus marquantes dans le recueil Les Ruines de Glenmoor.

     

    D'où vous est venue l'inspiration pour créer Malcolm et Shannon ?

    Je l’ignore, tout est venu naturellement. Avant de commencer à écrire, j’imaginais Malcolm seul. Shannon ne devait être qu’un personnage auxiliaire. Cependant, lors de la rédaction, j’ai trouvé qu’ils formaient un couple vraiment sympathique. Je leur ai donc accordé l’autorisation de flirter... Mais je crois qu’ils s’aimaient déjà !

     

    Vous êtes-vous inspiré des personnes de votre entourage ?

    Non, pas du tout.

     

    Le lieutenant a-t-il un petit peu de vous en lui ?

    Disons que Malcolm est (un peu) ce que j’aurais aimé être.

    Parlez-nous un peu de Malcolm et de Shannon...

    J'aime écrire avec Malcolm et Shannon pour compagnons. Écrire ou lire un livre, c'est un peu partir en voyage... Autant que les passagers soient sympathiques. Le flic alcoolique et désabusé, la fille "potiche", je n'en voulais pas. Suivant les romans, Malcolm ou Shannon prennent la tête de la mission... Même si Malcolm est "le chef", car le plus âgé, ce dont Shannon se moque parfois. Je pense qu'il s'agit d'un couple équilibré, malgré une vie pas toujours facile qui se révèle au fur et à mesure de leurs aventures.

     

    La série des M. and Mac est-elle absolument à lire dans l'ordre de parution ou peut-on les prendre dans le désordre ? En dehors de l'évolution de la relation de M. et Mac, y a-t-il d'autres fils conducteurs reliant vos romans ?

    Non, clairement, je ne voulais pas imposer de lire les M. and Mac par ordre chronologique. Certains personnages peuvent apparaître dans des romans différents, mais les histoires sont indépendantes.

     

    Pourquoi ce choix, dans "Lola", de faire deux fins différentes ?

    J’imaginais retrouver Lola, qui est un personnage attachant (et plus important qu’on le croit) dans une des aventures suivantes de Malcolm et de Shannon, mais j’ignorais si elle devrait être innocente ou coupable... Et je me pose toujours la question. Il va bien falloir que je me décide !

     

    Comment se passe, pour vous, l'écriture d'un livre ?

    Toujours bien, avec beaucoup de plaisir. Je n’ai jamais appréhendé le "syndrome de la page blanche", peut-être parce que je réfléchis longuement à l’action avant d’écrire. Une fois que j’ai commencé à rédiger, si je ne vois pas le temps passer, généralement le texte est bon. Si je m’ennuie, les lecteurs s’ennuieront, donc, je m’arrête et je reprends l’histoire différemment.

     

    Avez-vous besoin de musique, de calme ?

    J’écoute de la musique, lorsque j’écris l’histoire, mais j’ai besoin de silence pour me concentrer, quand je travaille le style.

     

    Avez-vous l'ensemble dès le départ ou y a-t-il une grande par d'improvisation ?

    Je pars sur quelques idées, ensuite, improvisation totale ! Par exemple, voici mes notes pour Échec à Satan ! dont la sortie est prévue vers la fin de cette année, à la suite de Whitehall est mort : Dîner Peter Marshall avec le Président, Chantage sexe, Cameras dans grange, Grande prêtresse, Stage de survie, Crash.

     

    Combien d'heures par jour écrivez-vous ?

    Parfois, pas du tout ; parfois dix, voire douze heures, mais je n’écris jamais plus de 1000 mots. J’aurais l’impression de bâcler. Il m’arrive de reprendre une phrase 10 fois, avant d’en être satisfait.

     

    Quel choix avez-vous fait pour être édité ? Pourquoi ?

    Je suis auteur indépendant, car je refuse de céder mes droits à un éditeur. Mais...

     

    Avez-vous d'autres projets ?

    Oui, notamment un changement important dans la distribution de mes livres, puisque la collection complète des M. and Mac devrait être proposée cette année par un éditeur... qui n’exige pas de s’approprier les droits de ses auteurs.

    ~ * ~ * ~

     

    En dernier lieu, je voulais remercier Patrice Dumas de sa disponibilité et de sa gentillesse à l'égard d'une pauvre blogueuse anonyme. Merci de votre rapidité ainsi que d'avoir joué le jeu.
    Au plaisir de vous relire avec L’étrange confession de Sterling B.. ^^

     

    ~ * ~ * ~


    Bibliographie de Patrice Dumas :
    Ashour
    Les Ruines de Glenmoor
    Lola, le premier dans M. and Mac
    L'étrange confession de Sterling B.
    Mille ans...
    Trouvez Nacer Osman !
    Vingt millions de dollars
    Whitehall est mort (Juin 2016)
    Échec à Saton (Décembre 2016)


    Livre lu
    Lola, le premier des M. and Mac - Patrice Dumas


    Où retrouver l'auteur ?

    Page auteure de Patrice Dumas

    Page Amazon de Patrice Dumas


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