• Le jour des morts - Nicolas Lebel

    Le jour des morts - Nicolas Lebel

     

    Un second livre aussi réussi que le premier.
    Nicolas Lebel est un auteur à lire. Absolument !

     

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    Résumé :
    Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l'hôpital Saint-Antoine : un patient vient d'y être empoisonné.
    Le lendemain, c'est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie... Tandis que les cadavres bleutés s'empilent, la France prend peur : celle qu'on surnomme bientôt l'Empoisonneuse est à l’œuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France. Les médias s'enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme ? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime ? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse : elle est une voisine, une sœur, une ex, et la chasse aux sorcières s'organise. Mais derrière l'Empoisonneuse, c'est la Mort elle-même qui est à l’œuvre, patiente et inexorable : nul ne lui échappera.
     

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    Extraits :

    Le jour des morts - Nicolas Lebel    Le jour des morts - Nicolas Lebel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Mon avis :
    J'ai lu ce livre pour deux raisons : il faisait partie d'une lecture commune sur un groupe FB et sachant que j'avais adoré le premier, je ne pouvais pas passer à côté du second !
    De plus, je tiens à remercier l'auteur car j'étais dans une période de panne livresque et chroniqueste (ça se dit ? Non ? Bah tant pis ! :p) : je n'arrivais plus à lire ni à écrire de chroniques... et j'ai dévoré Le jour des morts en moins de 48h... Un Nicolas Lebel et ça repart ! ^^

    Comme dans L'heure des fous, j'ai adoré l'écriture de l'auteur, toujours aussi agréable, légère, fluide et captivante.  Son livre est divisé en quatre parties qui elles-mêmes vivent au rythme des jours qui passent. D'ailleurs, dès qu'une nouvelle journée commence, la date est automatiquement suivie d'un petit proverbe qui ne pourrais mieux s'y intégrer.

    Ici, Nicolas Lebel nous entraine avec brio sur la piste de l'Empoisonneuse, sur un fond de Jacques Brel en passant par la Seconde Guerre Mondiale et en surfant sur le pouvoir des médias et d'Internet auprès du public lors d'évènements graves.

    J'ai été plus qu'enchantée de retrouver notre trio policier avec le capitaine Mehrlicht et ses lieutenants. Le petit homme à tête de grenouille est toujours aussi intéressant et amusant à suivre. Ici, on lui découvre néanmoins un côté plus humain. Mais Mehrlicht reste Mehrlicht, un homme aux remarques franches, aux expression forts amusantes pour nous mais pas toujours compréhensibles, sadique avec les stagiaires, très cultivé mais pas moderne, très porté sur la Gitane et la boisson...

    Dossantos - avec un t (vous comprendrez en lisant) - est toujours égal à lui-même : droit dans ses bottes (peut-être trop même), encyclopédie vivante du code pénal, amateur de séries et de films et prêt à tout pour aider sa jolie collègue rousse. Dans ce tome, son passé va néanmoins commencer à le rattraper...

    Latour est ici peut-être un peu plus mise en avant que dans le tome précédent et elle aussi a un petit (gros) souci à régler en parallèle à l'enquête. Sans compter qu'elle doit composer avec le côté machiste de son capitaine et celui, psychorigide, de Dossantos.

    Un nouveau stagiaire fait son entrée : Guillaume Lagnac. C'est un jeune homme d'une extraordinaire beauté et de bonne famille (entendez par là pistonné). Il a tout pour plaire ! Seulement...

    J'ai aussi beaucoup aimé les personnages des trois sœurs qui m'ont tout de suite fait penser aux Moires que l'on peut voir dans le dessin animé Hercules de Disney. Mais je ne vous en dirais pas plus pour vous laisser découvrir par vous-même. ;-)

    J'ai également adoré les différentes références de Nicolas Lebel dans ce livre, comme autant d'allusions lâchées (mais pas au hasard) :
    ~~> Celle du Mans. Ça m'a énormément fait plaisir, étant donné que je suis d'origine mancelle. ^^
    ~~> "T'as les guiboles en pâté de foie."
    J'ai sacrément rigolé à cette phrase qui m'a fait penser à mon frère (moins de 10 ans à l'époque), une journée où l'on faisait du vélo. Je le vois encore en train de dire à ma mère : "Maman, j'ai les jambes en pâté de foie." avant de faire une chute de tension (oui bon ça c'est moins drôle). Depuis, je n'avais jamais entendu personne d'autre employer cette expression (et mon frère va avoir 27 ans le mois prochain)...
    ~~> L'allusion aux livres voyageurs est sympathique aussi et surtout sacrément d'actualité.
    ~~> Sans oublier Gangnam Style... Ah... Cette chanson fut un sacré buzz médiatique, mais je pense néanmoins qu'elle a fait du tort à la musique asiatique en général car les gens n'y connaissant rien l'on directement stigmatisée... Mais perso je m'en fous, j'adore cette chanson. "Oppa Gangnam Style !" :zic:

    En résumé, un second livre que j'ai autant adoré que le premier, voire peut-être plus. L'enquête policière est toujours présente, les cadavres aussi, la documentation impressionnante, mais le tout est un peu allégé une une touche d'humour Mehrlichtiesque qui a tout pour plaire. Je ne peux que vous recommander de vous jeter sur les livres de Nicolas Lebel qui a, selon moi, un très bel avenir en tant qu'auteur.
    J'ai hâte de lire Sans pitié, ni remords... ^^

     

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