• Et... badaboum - Sabine De Greef

     

    Et patatras...

    A partir de 2 ans.

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Tag PKJ : La famille

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Un sac - Solène Babowski

     

    Un roman qu'on aime ou qu'on n'aime pas, mais qui ne peut laisser indifférent.

    Lire la suite...


    2 commentaires
  • Interview Chris Red

     

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^ 
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m’appelle Chris Red dans le cadre de mes romans, je suis un jeune auteur qui apprend le « métier » au fil de mes œuvres et je compte principalement écrire des romans fantastiques, même si j’ai toujours tenu à une certaine liberté, ce qui fait que si j’ai le temps, je n’hésiterai pas à m’essayer à d’autres genres. Et en-dehors de la littérature, je suis un mari et un père de famille comblé. Rien ne m’apporte plus de bonheur que leur présence.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Oui, il y en a plusieurs. Jules Verne pour les romans fantastiques, j’aimais beaucoup Alexandre Dumas dans un autre genre, un héritage de ma grand-mère qui adorait les films et les romans de capes et d’épées. Après, j’ai lu énormément de livres de nombreux auteurs différents dans ma jeunesse qu’il est difficile de tous les citer. Je me souviens avoir craqué pour L’Ile au Trésor de Robert Louis Stevenson. J’aimais bien les histoires de pirates étant enfant.

     

    Interview Chris Red

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    Cela fait environ quatre ou cinq ans. J’avais déjà essayé d’écrire lorsque j’étais adolescent mais cela n’allait jamais bien loin, je manquais de maturité. Un soir, c’est venu, en 2011. Mais cela n’a duré qu’une nuit. Et puis, quelques mois plus tard, mon frère est tombé sur ce que j’avais écrit et il m’a encouragé à poursuivre. L’écriture du premier roman a représenté un long chemin de croix, je l’ai d’ailleurs refaçonné il y a quelques temps. Et puis, petit à petit, j’ai commencé à trouver mon style. Toutefois, j’ai eu une période où j’ai cessé d’écrire, découragé que j’étais par ce milieu impitoyable, par le manque de soutien et d’encouragements et par le fait qu’une vie de famille s’avère exigeante. Un jour, une chroniqueuse m’a dit une phrase qui m’a regonflé à bloc, et c’est reparti peu de temps après. J’ai mis quelques mois avant de me relancer mais je n’ai pas oublié son message. Il s’agit de Lup'appassionata. Elle m’avait dit : « Et surtout continuez à écrire, car je suis sûre que vous avez encore de très belles aventures à nous faire vivre, grâce à votre plume ;-) » puis « Je comprends que la motivation pour écrire ne doit pas toujours être évidente à trouver, mais dites-vous que c'est un don précieux qu'il ne faut pas laisser s'étioler. » Dans mon entourage, à part ma femme, ma mère et mon frère, je n’ai guère eu droit à ce genre de déclarations, on me demandait surtout combien je vendais de livres. Même si j’aimerais en vivre et avoir plus de succès « commercial », vendre n’était pas le but en soi. En tout cas, ces quelques mots m’ont fait beaucoup de bien à l’époque.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Il m’arrive souvent d’écouter de la musique en écrivant, mais pas toujours. Je suis parfois bercé par les rires de ma fille qui joue à côté. Sinon, je n’ai pas de rituel spécifique.

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

     C’est très aléatoire suivant les occupations que ma vie familiale implique. Si je ne suis pas trop dérangé et que je suis motivé, je peux me plonger dedans pendant de longues heures. Cela dit, à un moment donné, il me faut faire une coupure. Mais si je dois estimer un chiffre, je dirais trois-quatre heures. Et encore, je ne vois pas le temps passer quand j’écris, je ne regarde pas à quelle heure je commence, et souvent j’arrête parce qu’il faut faire à manger aux enfants ou étendre le linge de la machine, ou parce que j’ai envie de faire un tour sur internet. Le problème d’écrire, c’est d’avoir la tentation de fureter sur internet en même temps.
    (Je plussoie, j'ai parfois le même problème lorsque j'écris mes chroniques. XD)

     

    Interview Chris Red

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

     Non, il y a une très grande part d’improvisation. Au début, j’ai quelques idées en tête, quelques personnages, mais ça ne doit pas représenter plus de 10% du contenu final. J’ai une écriture très instinctive. Par exemple, en ce qui concerne Les Fils du Destin, je voulais entrecroiser les destins de deux personnages principaux, un homme que je connaissais déjà, et une femme. Et je voulais ajouter une enquête sur la disparition d’enfants. La raison de leur kidnapping ne m’était pas encore connue à ce moment-là, je savais que je l’inventerai plus tard, je voulais simplement quelque chose qui sorte de l’ordinaire.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

     Mon frère et ma mère ex-aequo. Avec des regards différents. Ma mère, c’est plus par amour maternel étant donné que ce n’est pas une lectrice assidue, et mon frère, nous avons, en-dehors de notre lien fraternel, des centres d’intérêts que nous partageons.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

     Non. Simplement à des chroniqueurs qui font un peu office de bêta-lecteurs. J’ai essayé avec certaines personnes mais rares sont ceux qui parviennent à s’engager jusqu’au bout.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à choisir l’auto-édition ?

    Par impatience au début, je n’étais pas emballé à l’idée d’attendre des mois les éventuelles réponses des maisons d’édition et j’étais pressé de pouvoir tenir mes livres entre mes mains. Depuis, j’ai revu ma position, mais j’ai auto-édité Les Fils du Destin pour l’inscrire à un concours. L’auto-édition faisait partie des critères du concours.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    J’ai auto-édité quatre romans. Trois font partie d’une série composée de quatre tomes dont le dernier est en cours d’écriture. Elle s’appelle Les Quatre Éléments. Ensuite, j’ai écrit et publié Les Fils du Destin. Entre temps, j’ai écrit un roman qui s’appelle Le Secret des Mères Fondatrices mais que j’ai envoyé à des maisons d’édition. J’attends toujours les réponses. J’ai écrit la suite, mais aussi la fin de cette histoire, avec La Croisée des Destins. J’attends les retours du premier volet avant de le proposer à quiconque ou de l’autoéditer en cas de refus unanimes. Enfin, j’ai aussi écrit une histoire d’amour fantastique que j’ai appelée La Malédiction du Bonheur dans le cadre du concours du Prix Romantique pour les éditions Charleston. Les résultats seront dévoilés le 20 novembre 2017 mais les cinq lauréats auraient déjà dû être contactés au mois d’octobre et je ne l’ai pas été, donc je suppose qu’il me faudra le proposer à des maisons d’éditions.

     

    Interview Chris Red     Interview Chris Red     Interview Chris Red     Interview Chris Red

    Interview Chris Red     Interview Chris Red     Interview Chris Red     Interview Chris Red

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Pour ceux qui ont été auto-édités, on peut les retrouver sur Amazon.fr en version e-book et bientôt en version papier, sur Kobo Fnac en version e-book et sur Lulu.com en version papier. En outre, on peut retrouver une de mes nouvelles aux éditions Lune Écarlate à l’intérieur du livre II du recueil Le Vampire des Origines.

     

    Interview Chris Red                                                                    Interview Chris Red

     

    Parlons maintenant de votre livre, « Les Fils du Destin ». Comment vous est venue l'idée de ce roman ?

     J’ai voulu participer à un concours sur le site fyctia et j’ai donc eu développé l’idée de ce roman pour y participer, mais j’avais déjà l’idée de ce roman en tête avant. En fait, il y a quelques années, j’avais écrit une nouvelle, Le Secret de Karmenyta, qu’il faudrait que je relise éventuellement avec le recul pour la peaufiner, qui évoquait l’arrivée d’Esteban dans la forêt de Karmenyta. Je savais qu’un jour, je voudrais creuser cet univers et donc, il y a quelques mois, quand je terminais l’écriture de La Croisée des Destins, j’avais envie de rester dans l’univers SF et de créer une histoire où il fallait jongler de planète en planète. D’abord, j’ai pensé à y mêler une enquête policière. Souvent, on entend dans les faits divers, des histoires tragiques d’enfants disparus, et d’ailleurs, à Carrefour, le magasin le plus proche du quartier où j’habite, il y a une photo d’un enfant qui est affichée sur la porte coulissante depuis de longs mois, quelque chose qui m’attriste personnellement chaque fois que je vois ce genre de choses. J’ai donc voulu utiliser ce thème qui nous touche tous, sauf que j’ai préféré lui conférer une autre portée, donner une autre raison à ces disparitions, car j’ose espérer que tous ces enfants ne sont pas victimes de personnes mal intentionnées et qu’il y a une petite part de mystérieux dans certaines affaires. Il y a notamment la légende urbaine des abductions (des enlèvements réalisés par des extra-terrestres). Au début, j’avais d’ailleurs pensé à cela et puis, non, je ne l’ai pas senti, je suis parti dans une autre direction. Lorsque j’ai voulu écrire sur fyctia, une des conditions qu’il fallait respecter était l’intégration d’une prophétie, alors j’ai décidé de fusionner le destin de l’enquêtrice et celui d’Esteban.

     

    Interview Chris Red
    Quand on parle d'enfants disparus, j'ai toujours une petite pensée pour Marion.
    Je ne la connaissais pas, mais, allez savoir pourquoi, sa disparition m'a toujours marquée...

     

    Je vais revenir sur les descriptions que j'ai trouvé légèrement insuffisantes. Vous disiez que c'était un choix ?

     Oui, pour insuffler du dynamisme au récit. Dans la série Les Quatre Éléments, je me suis montré beaucoup plus généreux en détails, et avec le recul, j’ai eu le sentiment que cela freinait le rythme de l’histoire. En plus, dans le cadre du concours, il y avait un nombre de signes par chapitre à respecter. Des descriptions trop longues ne me permettaient pas d’entrer dans les clous sans ralentir le roman. Quand on écrit, on doit parfois faire des choix, aussi bien sur le fond que sur la forme. J’ai pensé que pour Les Fils du Destin, le rythme était important, je voulais faire en sorte qu’on n’ait pas envie de quitter un seul instant Leonida ou Esteban.

     

    Pourquoi ce choix de peupler votre univers d'animaux humanoïdes ?

    Parce que j’adore les animaux et que j’ai toujours été adepte de ces incarnations dans les univers déjà connus comme Star Wars ou La Planète des Singes par exemple. J’ai toujours aimé penser que nous n’étions pas seuls dans l’univers. Si sur notre planète, on s’imagine descendre du singe, j’ai pensé qu’on pouvait allègrement imaginer que d’autres espèces sur d’autres planètes pouvaient avoir un lien avec une autre ascendance animale. Ensuite, il me fallait créer de nombreuses espèces pour les besoins de l’univers, je voulais un monde cosmopolite mais je me voyais mal créer des créatures à six bras, trois yeux et deux tentacules. Si c’est fait avec habileté, ça peut fonctionner, mais je préférais m’inspirer du monde animal et aussi de celui de la mythologie.

     

    Interview Chris Red                                   Interview Chris Red

     

    Vous avez choisi de faire de Leonida une tatoulina. Pourquoi avoir choisi cet animal dont on parle, sommes toutes, fort peu ?

    Je ne sais pas, c’est venu spontanément. J’avais dans l’idée que ça correspondait à sa personnalité. Elle était ainsi dotée d’une sorte de carapace qui la protège alors qu’à l’intérieur, elle reste relativement forte.

    Interview Chris Red

    Pour le prénom de Spot, c'était un clin d’œil aux albums pour enfants ?

    Pas du tout, je ne connais pas les albums pour enfants. C’est un clin d’œil au chat, décédé entre temps malheureusement, de ma belle-maman que l’on aimait tous beaucoup dans la famille. J’aime bien utiliser parfois des noms qui proviennent de mon entourage. Un chat pour un canidé, c’est un peu taquin en plus.

     

    Interview Chris Red

     

    Concernant Esteban, c'est un peu le fiancé parfait, non ? Y a-t-il un peu de vous en lui ?

    Ce qui veut dire que je suis le fiancé parfait ? Je l’espère pour ma femme. J’ai dans l’idée de lui faire baver un peu plus dans les prochaines aventures qu’il vivra. Sinon, je ne m’identifie pas vraiment à ce personnage. Je pense qu’il y a un peu de moi dans plusieurs personnages, mais il n’y en a pas un qui me ressemble. Après, je partage les valeurs d’Esteban.

     

    Cette histoire de possession... Ce n'est pas très ragoûtant... (Je précise que ce n'est pas un point que j'ai pu trouver dérangeant. C'est juste... glauque. lol)

    Certes. Je ne sais pas quoi répondre… Je crois que dans tout bon roman il faut une part de lumière et une part de ténèbres. Les bisounours, ça plait surtout aux enfants. La mort est un thème qui fascine, notamment parce qu’il détient une part que l’on ne peut pas expliquer et j’ai voulu l’utiliser.

     

    Si vous pouviez intégrer le monde de votre livre, parmi quel peuple, sur quelle planète, voudriez-vous vivre ? Pourquoi ?

    Animotopia, je pense. Mais j’ai encore d’autres planètes à créer, alors ce n’est peut-être pas un choix définitif. J’ai toujours été fasciné par l’Afrique, la brousse et ses animaux. Vivre en compagnie de la terre natale des rhinocornes ne serait pas pour me déplaire.

     

    Interview Chris Red

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

     Oui, je compte écrire un roman sur le football, une de mes passions depuis que je suis enfant, et qui, je pense, ne correspondra pas trop aux goûts des chroniqueurs et chroniqueuses que j’ai contacté ces derniers temps. Ensuite, j’aimerais m’essayer à écrire un roman dans l’univers steampunk, j’ai déjà en tête l’esquisse d’une intrigue. Un de mes rêves est d’écrire un roman avec pour héros Astérix et Obélix, j’ai d’ailleurs déjà écrit les prémices de cette histoire, mais comme j’ignore pour le moment comment cela fonctionnerait pour les droits d’image, je la garde de côté. Je pense écrire une nouvelle aventure dans l’univers de Karmenyta où l’on retrouvera Leonida et Esteban. J’avais également une autre idée en tête, mais vous n’allez pas trouver cela ragoûtant, j’imaginais écrire une histoire ressemblant à Jumanji mais en mode The Walking Dead. (Pas ragoûtant peut-être, mais en tout cas, ça donne envie moi je dis ! :D ) C’est le projet dont je suis le moins sûr qu’il verra le jour soit dit en passant. Et je crois que ce n’est déjà pas mal pour le moment. Sans compter qu’il me faut terminer Le Jugement Dernier, le tome final de la série Les Quatre Éléments.

     

    Interview Chris Red           Interview Chris Red        Interview Chris Red

     

    Interview Chris Red

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^ 
    Un dernier mot pour la fin ?

     Merci Khiad pour cette interview ainsi que de m’avoir accordé votre confiance. Et puis, je vais me faire encore un peu de promo. Je traduis aussi des livres écrits en anglais dans leur version originale, notamment ceux de Jimm Grogan. Après avoir traduit Négatif Zéro, le premier volet d’une trilogie, je m’attaque en ce moment à Baktu. On est dans de la SF pure et dure et il s’agit vraiment d’un auteur dont je trouve ses intrigues prenantes. Son univers est vraiment bien pensé et ses descriptions plus fouillées que les miennes. D’ailleurs, j’aurais envie de conseiller la trilogie Crying Star de Kane Banway, qui m’avait bien marquée, mais si je commence à promouvoir les œuvres pas forcément médiatisées que j’apprécie, on ne va plus s’en sortir. Merci Khiad de me permettre de m’exprimer à travers vos questions !

     

    Interview Chris Red            Interview Chris Red                 Interview Chris Red

     

     

     

    Merci à Chris Red d'avoir eu la gentillesse, la patience et la rapidité de répondre à mes questions. C'est quelqu'un de gentil, d'ouvert et de très abordable.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)


     

     

     

     Bibliographie de Chris Red :

     Les Quatre Éléments T1 - Un Ere Nouvelle
    Les Quatre Éléments T2 - Félicité
    Les Quatre Éléments T3 - Voyage à Shamballa
    Les Quatre Éléments T4 - Le Jugement Dernier  (A venir)
    Les Fils du Destin 
    Le Secret des Mères Fondatrices
    La Croisée des Destins
    La Malédiction du Bonheur
    Le secret de Karmenyta
    Voyage hors du temps
    2023
    La malédiction du chasseur
    Une nouvelle dans Le Vampire des Origines


     
    Livre lu
     
     

    Les Fils du Destin

      

    Où retrouver l'auteur ?


    Site

    Facebook

    Twitter

    Amazon

     

     


    votre commentaire
  • Haïkus et notes de voyage - Nozarashi kikô - Bashô & Manda

     

    Une immersion presque musicale, entre simplicité et subtilité.

     

    Lire la suite...


    2 commentaires
  • Le règne de l'Empereur T1 - Le skyraff - Thomas & Florence Gindre

     

    Prêt à embarquer pour une aventure à dos de skyraff ?
    Un adolescent qui a de l'avenir.

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage



    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, sans parler de l'Attelage, présente-toi un peu.

    C’est un chouïa compliqué de parler de moi sans parler de L'Attelage – ce projet a vraiment pris une place prépondérante dans ma vie – mais, pour résumer, je dirais que je suis un linguiste enthousiaste et un amateur d’Histoire s’ouvrant progressivement à d’autres disciplines. J’aime de plus en plus le travail de recherche, la réflexion théorique confrontée à l’épreuve de la pratique ; mon quotidien s’articule principalement autour des questions sociétales liées, de près ou de loin, à la place de l’auteur dans l’industrie, à l’évolution du français, à son rôle vis-à-vis des autres langues qui lui font concurrence, etc.

    Hormis tout ça, je reste cavalier, joueur de jeu vidéo et sportif dans l’âme, bien que je n’aie plus autant l’occasion de me consacrer à ces passions qu’autrefois : je pense être à un instant de ma vie où il est primordial de bosser sans économiser ses efforts. C’est peut-être triste, présenté ainsi, mais je préfère passer deux heures à lire Le Capital de Marx, pour me confronter à un nouveau paradigme économique, que deux heures sur un jeu en ligne. J’ai l’impression de me trouver à un véritable tournant dont l’issue décidera de ma vie future, et je ne le raterai pour rien au monde. Alors, je taffe, je cogite, je rumine !

     

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé ton enfance/adolescence ?

    Oui, mais ils ont tous disparu de ma bibliothèque au profit d’auteurs moins accessibles ! J’ai petit à petit délaissé un certain nombre de plumes « faciles », comme Rowling, Paolini ou Werber, qui m’avaient énormément plu quand j’étais adolescent – je ne juge pas les personnes à qui ces auteurs plaisent toujours, d’ailleurs, mais mes goûts ont évolué. Je ne me satisfais plus d’une compréhension immédiate, sans doute parce que ce qui est compréhensible immédiatement ne sollicite pas les méninges… et que j’aime me prendre la tête !

    Dans un autre registre, j’ai bien quelques mangas/animes marquants, notamment Les Chroniques de la Guerre de Lodoss et Berserk, qui font non seulement partie de mes influences mais aussi de celles d’œuvres que j’adore, la saga Dark Souls étant pour moi une des plus belles réussites de l’esthétique gothique.

    Ah, et je me souviens avoir été impressionné par la puissance de certains styles classiques – ceux de Balzac, de Zola, de Maupassant –, mais profondément ennuyé par les thématiques qui étaient abordées dans leurs romans. Ce n’est pas que j’ai été bercé ; c’est que j’ai été chahuté par cette découverte d’une langue presque étrangère au parler commun. J’imagine que cette rencontre se ressent dans ma manière d’écrire !

     

    Qu'est-ce qui t'a poussé à créer l'Attelage ?

    Une volonté de « dégraisser la chaîne du livre », sûrement : quand on examine le schéma de production d’un livre papier, on s’aperçoit qu’un nombre très élevé d’intermédiaires s’interpose entre l’auteur et le lecteur. Autant ces intermédiaires sont justifiés dans une logistique commerciale « concrète » – il faut imprimer les livres, les diffuser, les distribuer, etc. –, autant je ne vois pas bien pourquoi on s’encombrerait de maillons surnuméraires à l’ère de la publication numérique. Quand on sait que 90 % des revenus engendrés par la vente de livres ne va pas dans la poche de ceux qui les écrivent, mais dans celle de ceux qui… je ne sais pas trop quel terme employer – bidouillent ? tripotent ? broient ? –, on est en droit de s’interroger, d’explorer d’autres pistes.

    Notre première étape a été de remettre en question l’absolue nécessité d’être subordonné à un éditeur. Je traiterai le sujet avec force détails dans un essai dédié, mais la relation d’auteur à éditeur s’est toujours résumée à un rapport de domination… dont nous sommes les éternels dominés. Or, le rôle de l’éditeur s’inscrit traditionnellement dans une logique de « filtre », de « tamis » entre les manuscrits bruts et le lectorat ; c’est comme s’il se dressait, entre vous et moi, une sorte de « super lecteur » qui validerait ou invaliderait mes écrits. Nous avons ainsi pris le pari de nous en passer, et de soumettre nos textes à l’avis des autres Attelés, puis du vôtre. Cette « libération » que nous essayons de promouvoir s’accompagne d’une rigueur renforcée de notre côté ; c’est indéniable. Nous devons développer un savoir-faire analogue – pas identique, j’insiste – à celui des éditeurs, si nous souhaitons amener nos textes au niveau de qualité attendu par le public. C’est aussi pour cette raison que l’échange direct avec ce dernier nous est si précieux.

    Le coût de publication nul, ou quasi-nul, sur le site de L'Attelage, nous permet en outre de donner beaucoup aux lecteurs gratuitement, de sorte qu’ils puissent choisir de s’abonner ou non. L'Attelage, c’est une démarche que nous essayons d’ouvrir aux budgets les plus modestes : pour le prix d’une sortie grand format d’un éditeur, vous pouvez avoir un accès illimité à toutes les publications de cinq auteurs pendant une année complète, soit, au minimum, l’équivalent de cinq romans… et beaucoup d’autres bonus !

     

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage

     

    Qu'est-ce que l'Attelage, d'ailleurs ?

    On a un speech bien huilé pour le présenter – on l’a d’ailleurs sauvegardé dans un robot du serveur Discord pour y faire appel quand on a la flemme ! Très succinctement, L'Attelage est un regroupement d’auteurs publiant leurs écrits à un rythme mensuel, sur une plateforme où est encouragé l’échange avec les lecteurs. L’idée est de créer, à long terme, une relation symbiotique entre auteurs et lecteurs : comme nous serons rémunérés au fur et à mesure de nos publications, les histoires pourront avancer plus vite que si nous étions resté dans un système traditionnel, où l’auteur doit « ronger son frein » en attendant d’avoir terminé son manuscrit, croiser les doigts pour ferrer un éditeur, et les croiser encore plus forts pour que les ventes suivent ! Nous aimerions casser cette dynamique en faveur d’une nouvelle, plus directe et plus respectueuse pour les écrivains comme pour les lecteurs.

     

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage


    J'imagine que le nom, le logo et les mascottes n'ont pas été choisis au hasard, n'est-ce pas ?

    Il y a bien quelques anecdotes à ce sujet, oui ! Avant même de commencer à concevoir la première mouture du site, les Attelés s’étaient mis d’accord pour éviter une énième resucée des métaphores associées à l’écriture : des plumes, des livres, des machines à écrire, l’imaginaire, la création, etc. Je ne veux pas paraître désobligeant, mais l’onomastique des groupuscules littéraires ne dépareillerait pas au congrès des coiffeurs. Mesquinerie à part, nous voulions un nom qui pût se décliner en adjectif autant qu’en substantif pour désigner les membres individuellement, dans l’optique de créer un sentiment de cohésion – une identité unique, en dehors de la nomenclature classique.

    Le concept d’Attelage s’est rapidement imposé parce qu’il représente notre volonté commune de participer à un projet allant dans la même direction ; c’est l’intérêt du groupe qu’on a voulu symboliser, ainsi que cette charge que nous devons tirer. Pour la première itération du logo – qui va changer –, c’était la même idée : le chien sautant au-dessus d’un obstacle montrait que nous avions l’impulsion nécessaire pour dépasser les difficultés. Enfin, ça c’était l’idée initiale ; beaucoup de gens nous ont dit qu’ils le trouvaient « agressif » et nous allons nous diriger vers quelque chose de plus conceptuel pour la V2 de la plateforme ! Quant à la couleur bleue, elle est traditionnellement associée aux réseaux sociaux et rappelle le froid, l’arctique… l’univers des chiens de traîneau, en somme !

    Concernant Boréale maintenant, le husky est le plus emblématique de tous ; ça tombait sous le sens de choisir cette race pour notre mascotte. Je ne me souviens pas si nous avons vraiment discuté son sexe, en revanche ; j’ai même l’impression que tout le monde s’est accordé sur le choix d’une femelle sans que la question ne soit soulevée ! Son nom a été soumis au vote populaire, et c’est Boréale qui l’a remporté alors que c’était une proposition que j’avais faite pour déconner – en hommage à un personnage de Dawn Of War, Indrick Boreale, et à l’aurore boréale qui a… effectivement lieu dans le cercle arctique. Boréale a complètement éclipsé Cyann, ma proposition « sérieuse » !

     

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage

     

    Quels sont les membres qui composent l'Attelage ?

    Fiouf ! Avec les chiots qui intègreront définitivement nos rangs pour la sortie de la V2, ce serait vraiment interminable de vouloir présenter tout le monde. En moyenne, les personnes qui participent à L'Attelage de façon vraiment directe – Attelés et contributeurs – sont des jeunes femmes, aussi devrais-je peut-être plutôt parler d’Attelées et de contributrices ! Nous n’avons jamais cherché une démographie particulière ; ça s’est fait naturellement.

     

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage

     

    Comment sont-ils entrés dans la meute ? 

    Nous avons notre propre méthode de sélection, qui s’apparente davantage à un recrutement d’entreprise qu’à un tri de manuscrit tel qu’on le pratique dans l’édition. Nous recherchons des personnes porteuses d’un désir fort : celui de faire carrière dans l’écriture et d’entrer dans une communauté luttant activement pour les droits des auteurs.

    Sans trop en dévoiler, disons qu’il s’agit prioritairement de vérifier si les candidats s’intègreront bien dans leur groupe de travail, la meute, et de les amener à avoir une réflexion critique sur les écrits de celle-ci – ceux de leurs compatriotes, mais aussi les leurs ! Quant à la toute première meute, la bien nommée Alpha, je l’ai rassemblée au cours de mes pérégrinations sur Wattpad, d’où tout est parti.

     

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage                                               Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage

     

    Mais les auteurs ne font pas l'Attelage à eux seuls, n'est-ce pas ? Il y a aussi les Contributeurs et les Mushers. Peux-tu nous en dire plus à leur sujet ? 

    Les contributrices sont des artistes de divers médias (principalement de l’illustration, mais on a également un compositeur !) qui voient dans L'Attelage des valeurs communes visant à défendre et promouvoir l’indépendance créatrice. Nous sommes très heureux de pouvoir compter autant de talents, et de les voir enrichir nos propres productions des leurs ! C’est quelque chose d’unique que nous avons la ferme intention de renforcer en proposant une rémunération plus régulière et plus compétitive aux contributrices, parce que nous sommes engagés dans le même combat pour la reconnaissance de nos métiers.

    Les Mushers, c’est le petit nom que nous avons donné aux lecteurs qui ont décidé de nous soutenir et de nous motiver – par analogie à la personne dirigeant le traîneau ! Pour nous, un Musher est une personne qui a l’envie de participer à ces grands chantiers sur lesquels nous travaillons depuis déjà plus de deux ans ; c’est quelqu’un qui, en passant devant un bâtiment en construction, s’intéresse, demande s’il ne peut pas filer un coup de main, et se lie d’amitié avec l’équipe déjà sur place. Ce bâtiment, cette entreprise qu’on échafaude au fur et à mesure, on la voit comme un lieu commun, à partager, presque public. Les Mushers forment vraiment la communauté, oui ; je trouve qu’on revient à l’essence même du mot.

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage

    En fait, l'Attelage, c'est une grande famille. ^^

    Peut-être pas quelque chose d’aussi immuable – on ne renie qu’assez difficilement les liens du sang –, mais j’aime bien comparer notre projet avec Guédelon, le château médiéval qui s’érige peu à peu grâce à la bonne volonté et aux dons du public. Ce n’est sûrement pas le chemin le plus facile que nous avons choisi, et nos méthodes ne sont pas les plus efficaces qui soient, mais nous avons cette satisfaction de faire « ce qui est juste » et de demeurer en cohérence avec nos idéaux. Cette vision nous unit et nous permet, par exemple, de rester jusqu’à minuit pour préparer la prochaine page du Post Héros, alors que personne n’est payé ! On fait contre fortune inexistante bonne humeur, quelque part.

     
     

    Peux-tu nous présenter quelques titres de l'Attelage ?

    Nous avons publié une série de posts pour présenter nos titres sur Facebook, l’originalité étant que chacun a été rédigé de manière à expliciter l’intention d’écriture par l’auteur, ou l’autrice en personne. Pour faire simple : au lieu de survendre l’histoire, comme c’est toujours le cas quand on essaie de les mettre en avant – allez, on va pas se mentir –, nous avons cherché à expliquer aux lecteurs ce que nous avons voulu y faire, pourquoi nous l’avons écrite, et d’où elle vient.

    Voici le premier post, qui me permettra en outre de parler rapidement des Serres du Griffon.
    Il suffit de naviguer un peu sur la gauche pour trouver les autres !

     

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage     Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage     Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage     Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage     Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^ 
    Un dernier mot pour la fin ?

    Barbapapa.

     

    Interview de Maxime Duranté pour L'Attelage

     

     

     

     

    Je remercie une fois encore Maxime de L'Attelage d'avoir eu la gentillesse, la patience et la rapidité de répondre à mes questions.
    Une communauté d'auto-édition à découvrir de toute urgence ! ! !

    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Où retrouver la maison d'édition L'Attelage ?

    Site

    Discord

    Twitter

    Facebook

     


    votre commentaire
  • Marche avec moi - Catherine Ryan Hyde

     

    Un coup de cœur pour le voyage initiatique de ces deux sœurs.

     

    Lire la suite...


    2 commentaires
  • Cold Winter Challenge 2017/2018

     
    Il est de retour ! Pour sa 6ème édition, déjà ! Chouette ! :DCold Winter Challenge 2017/2018

     Créatrice : Antonine mais, désormais, organisé par Margaud.

    Les dates : du 1er décembre 2017 au 31 janvier 2018.


    Les menus :

    - La magie de Noël : lire un livre où la fête de Noël est fortement représentée.

    - Flocons Magiques : lire un livre fantasy, fantastique, réécriture de conte, etc... bref magique !

    Cold Winter Challenge 2017/2018Cold Winter Challenge 2017/2018

     

     



     

     

     

    - Marcher dans la neige : lire un livre de Nature Writing ou littérature de voyage qui se passe dans le froid.

    - Stalactites ensanglantées : lire un polar, thriller, etc, qui se passe dans le froid.

    Il suffit de choisir les menus que nous voulons. Le challenge est donc relevé une fois la lecture du menu (des menus) terminée. Un seul livre peut donc suffire. ;-)

    Notre pile à lire est ajustable au cours du challenge. Nous pouvons donc passer sans souci des 15 livres initiaux à seulement 5 ou, au contraire, augmenter notre PAL de quelques ouvrages supplémentaires. ^^Cold Winter Challenge 2017/2018

    Voici le lien du groupe où vous pouvez retrouver les tous les participants. Cliquez ici.

    Voici la vidéo où Margaud explique tout.
     


     

     Cold Winter Challenge 2017/2018

     

    Et voilà.
    Cette année, je pense que je ne commencerais le challenge qu'au mois de janvier, à moins que je ne puisse faire rentrer des lectures tout en complétant la fin de mon Défi lecture 2017. Mais je pense que ça va être compliqué... :p

    Bon concernant les menus, je ne sais pas si je pourrais trouver un livre se passant vers Noël, pour le menu La magie de Noël, je ne sais pas si j'en ai encore... A voir.
    Pour Flocons Magiques, Marcher dans la neige et Stalactites ensanglantées, j'ai quelques petites idées. ^^

    Voici les livres qui pourraient potentiellement rentrer dans ma PAL pour ce CWC, même si je sais que je ne les lirai pas tous :

    Cold Winter Challenge 2017/2018

    Cold Winter Challenge 2017/2018Cold Winter Challenge 2017/2018 Cold Winter Challenge 2017/2018Cold Winter Challenge 2017/2018Cold Winter Challenge 2017/2018

    Cold Winter Challenge 2017/2018Cold Winter Challenge 2017/2018Cold Winter Challenge 2017/2018Cold Winter Challenge 2017/2018 Cold Winter Challenge 2017/2018Cold Winter Challenge 2017/2018

     

     

     

     

     

    Cold Winter Challenge 2017/2018

     

    Et vous, allez-vous participer ?
    Bon challenge à toutes et à tous. ^^

    Cold Winter Challenge 2017/2018

     


    2 commentaires
  • Le dernier fossoyeur - Marie Tinet

     

    Une nouvelle post-apocalyptique richement écrite.

     

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Renversant - Thomas Lejeune

     

    Et vous, jusqu'où seriez-vous prêt à aller pour retrouver la personne que aimez le plus au monde ?

    Lire la suite...


    1 commentaire
  •  

    Lire la suite...


    2 commentaires