• Réalités Invisibles - Eric Costa

     

    Un recueil de nouvelles horrifico-fantastique angoissant à souhait !

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  • Interview Anaïs Guilmet


    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présente-toi un peu. (Je me permets le tutoiement, si ça ne dérange pas. ;-) )

    Non non, ça ne me dérange pas ! Je suis trop gênée quand on me vouvoie ! Alors, je m’appelle Anaïs, j’ai 19 ans et j’écris des romans, je suis correctrice en freelance, je tiens un petit blog et une chaîne Youtube !

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé ton enfance ?

    Of course, comme tous les auteurs, je suppose ! Bon, ça va être un peu cliché, mais j’ai véritablement commencé à lire vers 10/11 ans et… c’était du Stephenie Meyer, avec la saga Twilight. Ensuite il y a eu Lauren Kate et Nalini Singh.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de ta vie ?

    L’écriture, c’est devenu très important dans ma vie depuis mes 12/13 ans, quand j’ai commencé à écrire vraiment. C’est-à-dire, lorsque j’ai débuté la rédaction de Zéphyria et travaillé l’univers autour du roman.

     

    As-tu des rituels lorsque tu écris ? Par exemple, écoutes-tu de la musique ou préfères-tu être au calme ?

    Je prône le silence complet lorsque j’écris, mais il m’arrive (rarement) de mettre de la musique quand celle-ci m’inspire. Ensuite, lors de mes séances, il y a toujours une tasse de thé sur le coin de mon bureau et un carnet de notes, si jamais des idées pour la suite du roman me viennent en tête !

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    Combien d’heures par jour passes-tu à écrire ?

     Je ne compte pas mes heures, je ne m’impose pas un temps de travail. J’écris quand je me sens inspirée, ou simplement quand j’en ai envie ! Après, j’essaye d’écrire un peu tous jours, même si ce n’est que 300 ou 500 mots. Cependant, j’ai une vague idée du temps que je mets à écrire un chapitre. Si je suis dans une bonne condition, je mets entre une heure et une heure et demi pour écrire environ 1500 mots. Tout dépend si les idées viennent rapidement ou non…

     

    As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ? 

    Pour Zéphyria, j’ai les grandes lignes du tome 2 et 3 (puisque le 1 est terminé). Après, comme tous les romans que j’écris, je dévie beaucoup de la trame principale et parfois, c’est du freestyle total. Et puis, je ne vais pas mentir, mes personnages finissent par avoir leur propre volonté et je ne suis plus maître de rien quand j’écris ! Ce sont eux qui décident. Mais je te rassure, j’arrive tout de même à me venger !

     

    Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ? 

    Ma première lectrice est une amie d’enfance, elle s’appelle Alixia. Elle m’a soutenue depuis le début !

     

    Faits-tu appel à des bêta-lecteurs ? 

    Depuis peu de temps, en effet ! J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à accepter de demander de l’aide, car je voulais aboutir ce premier roman toute seule. Sans personne pour « interférer » dans la réalisation du projet. Et j’ai appris à mes dépends qu’il était nécessaire de faire appel à des tierce-personnes pour le bien de l’écrit.

     

    Comment et pourquoi en es-tu venu(e) à choisir l’auto-édition ?

    Pour une des raisons citées au-dessus : l’indépendance, faire le travail seule. De la mise en page (pour une prochaine version broché) à la couverture, tout a été réalisé par mes soins. Je ne voulais pas qu’une maison d’édition touche à mon roman et le déforme. J’avais peur de ne plus reconnaître mon propre roman. Et comme Zéphyria est mon premier, il a une grande valeur sentimentale.

     

    Combien de livres as-tu fait naître sous ta plume ? 

    Un seul, enfin, le premier épisode ! Et une petite nouvelle dans le style suspense qui s’appelle Le retour de l’Eventreur. Mais elle doit contenir beaucoup de fautes et je ne suis pas sûre de l’avoir laissée sur Amazon !

     

    Où peut-on se les procurer ? 

    Zéphyria est dispo sur Amazon, en version numérique. Et plus tard, en version broché également lorsque les 5 épisodes du tome 1 seront publiés !

     

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    Comment t'est venue l'idée de « Zéphyria » ? Pourquoi le thème des anges ?
    J’ai fait un rêve où des vampires venaient m’attaquer en pleine nuit et où des anges seraient arrivés pour me sauver… Oui oui, il n’y a pas de vampires dans Zéphyria, mais il y en avait dans les premières versions ! Bon, je n’ai pas cherché beaucoup plus loin, j’ai continué mon rêve et j’ai creusé la piste ! Résultats, les anges sont devenus mon domaine de prédilection ! Je trouve qu’il n’y en pas assez et que les vampires, il y en trop eu. Et ça m’éclate de créer autour des anges, d’autant plus qu’il y a matière à faire pour être original !

     

    On en apprend beaucoup sur l'univers angélique. Le travail de documentation a dû te prendre du temps, non ? N'est-ce pas trop fastidieux ? 

    Oh ça oui c’était fastidieux ! Mais c’est un travail que j’ai effectué tout au long de l’écriture. D’autant plus que je ne voulais pas impliquer le côté religieux, alors ça a demandé réflexion. Et puis, il fallait respecter la hiérarchie céleste tout en la modifiant pour apporter quelque chose de cohérent au récit. Je ne voulais pas me faire taper sur les doigts par les connaisseurs… Après, je ne prétends pas être une spécialiste, mes sources sont simplement Wikipédia !

     

    Le premier tome sera fractionné en cinq épisodes. Pourquoi ce choix ? Une fois les cinq épisodes écrits, y aura-t-il un tome les regroupant tous ? 

    C’est avant tout un choix pratique, autant pour les lecteurs que pour moi. Cela me permet de faire sorties plus régulières (tous les deux ou trois mois) plutôt qu’il y ait un voire deux ans d’attente entre le tome 1 et le tome 2 qui est loin d’être fini. De plus, cela me laisse le temps d’envoyer les épisodes à mes bêtas-lectrices et de les corriger ensuite ! Et il y aura effectivement un format broché quand les épisodes du tome 1 seront publiés, ainsi qu’une version numérique !

     

    Jessyca a un caractère bien trempé. Ce personnage s'est-il affirmé des le départ où as-tu dû tâtonner un peu pour le trouver ?

    Jessyca a toujours été comme cela, même dans les anciennes versions ! Je crois que je n’ai pas réussis à la rendre moins désagréable tellement son personnage est ancré en moi ! C’est terrible.


    Gabriel aussi a un sacré caractère. Son duo avec Jessyca (voire trio avec les percées de Zayne) semble plutôt explosif, non ?

    Et si tu savais ce que j’ai prévu pour ces trois imbéciles ! Ils n’ont pas fini de se taper dessus ! *Rire de sorcière malfaisante venue du plus profond des enfers.*



    Dans « Zéphyria », quel personnage te ressemble le plus ? Avec lequel aurais-tu pu être amie et, inversement, avec lequel n'aurais-tu jamais pu l'être ?

    Je pense que le personnage qui me ressemble le plus est Katerina. Le calme et la gentillesse, la bonne copine quoi ! Je pourrais être amie avec Gabriel et Mickaël, tout comme Kate, d’ailleurs. Au contraire, je pense que ça ne pourrait pas coller avec Miss Clara (c’est évident) et que je me serais alliée à Jessyca pour lui casser les dents !



    Si tu étais un ange, quelle serait ta spécialité ? La couleur de tes ailes ? 

    J’avoue n’y avoir jamais réfléchi ! Mais j’aurais aimé avoir des ailes violettes !

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    As-tu d’autres projets littéraires ?

    Tu sais que tous les auteurs vont te répondre la même chose ? J’en ai encore pleins en réserve ! Romance, fantastique, post-apocalyptique… Que du beau monde ! Bien sûr, cela reste confidentiel pour l’instant !

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?
     

    Déjà, merci de m’avoir laissé une chance et d’avoir chroniqué Zéphyria, parce que tous les avis sont bons à prendre, d’autant plus que je suis débutante ! J’espère que tu seras là pour chroniquer les épisodes suivants !

     

     

     

     

    Merci à Anaïs Guilmet de s'être prêtée au jeu et d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Anaïs Guilmet :

    Zéphyria T1, épisode 1
    Zéphyria T1, épisode 2 (En cours) 
    Zéphyria T1, épisode 3 (A venir) 
    Zéphyria T1, épisode 4 (A venir)
    Zéphyria T1, épisode 5 (A venir)
    Zéphyria T2 (A venir) 



    Livre lu

    Zéphyria T1 - Néphilim - Episode 1

      

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  • Curriculum Mortem - Enzo Bartoli

     

    Un policier qui se lit comme on mange une tablette de chocolat : on le dévore !

     

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  • Interview Jean Bury

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^

    Bonjour, c'est moi qui vous remercie de m'avoir proposé cet entretien.

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m'appelle Jean Bury et je suis né au Cambodge. Après une enfance vagabonde, je suis entré à quatorze ans au lycée militaire de Saint-Cyr : je fais donc partie du petit groupe des anciens enfants de troupe qui écrivent, aux côtés d'auteurs comme Charles Juliet, Sébastien Lapaque ou Yannick Haenel (par ordre d'admiration décroissant). J'ai d'ailleurs l'impression d'être le seul à conserver un bon souvenir de mon adolescence sous l'uniforme : cela explique sans doute, en partie, la fréquence des gosses combattants dans mes histoires.

    Je travaille aujourd'hui comme traducteur de jeux vidéo. C'est épuisant, mais amusant.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    J'ai eu la chance de naître dans une famille où l'on racontait des histoires aux enfants et où les livres s'entassaient dans tous les coins. En piochant au hasard dans la bibliothèque de mes parents, je lisais pêle-mêle de la littérature classique et de la SF, des livres d'histoire et du théâtre, du roman contemporain et de l'analyse géopolitique. Tout cela m'a suivi jusqu'à aujourd'hui, et j'aime toujours autant Conrad, Kipling ou Bradbury, cependant que je redécouvre Maupassant et Balzac. Et Stephen King : un ami m'a récemment prêté La Tour sombre. Malgré quelques longueurs, la série m'a vivement impressionné. C'est dans ces moments-là qu'on mesure le chemin qui nous reste à parcourir avant de pouvoir jouer à l'auteur.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    J'ai beaucoup écrit à la fin de mon adolescence, mais il ne m'en est resté qu'un roman pour les 11-13 ans : Le Roi de la colline. Ensuite, il a bien fallu trouver un boulot et j'ai rangé mes stylos. J’ai recommencé à écrire quelques années plus tard : ma première nouvelle a été publiée fin 2013 et mon premier roman d'adulte, Terre Zéro, début 2014. Je débute ! Mais je débute avec enthousiasme. C'est très amusant, écrire.

     

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Aucun rituel particulier, sauf que j'aime les stylos-plumes et les cahiers d'écolier plus que les ordinateurs et les logiciels. Mais j'écris avec un casque sur les oreilles, c'est vrai. J'ai un goût marqué pour la musique classique du 20e siècle : Debussy, Bartók, Messiaen, Ohana, Koechlin. Et Ravel, bien sûr, que je tiens pour l'un des plus grands créateurs de tous les temps, tous arts confondus. J'aime le free jazz de Coltrane ou d'Eric Dolphy, aussi. J'ai du mal à écrire sans ça.

     

    Interview Jean Bury
    Maurice Ravel en poilu de la Grande Guerre 1916

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Tout dépend de mon temps libre. Si je le pouvais, j'écrirais toute la journée, sauf pendant ces subites crises de doute où je me dis que rien de ce que je fais ne mérite qu'on débite un arbre. Je rédige beaucoup plus vite, aussi, avec l'expérience : pas forcément mieux, mais plus vite. Pour tenir les délais, par exemple, j'ai écrit Faon en trois semaines, le soir, après le travail, en bâillant beaucoup. Pourtant, ce livre n’aurait pas été meilleur si j'avais pu me prélasser des mois dans un emploi fictif à la Revue des Deux Mondes.

    Le but serait maintenant de transformer l'expérience accumulée en surcroît de qualité. C'est un autre défi. Plus fatiguant.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    C'est variable. Je n'ai pas besoin de plan pour mes romans courts et linéaires. J'ai les personnages, l'ambiance générale et les premières péripéties. Pour le reste, j'improvise au fur et à mesure. C'est ainsi que j'ai écrit Faon ou Les Dieux sans visage. La fin me vient généralement au dernier moment. C'est casse-cou, mais j'ai l'impression qu'on a plus de chances de surprendre le lecteur si on n'a pas la moindre idée de ce qu'on fait.

    Cela dit, certains livres sont beaucoup plus complexes, il faut avoir les rênes bien en mains pour tenir ces quadriges. Mots & Légendes me fera le plaisir de publier d'ici quelques mois un roman de 800 pages pleins de rebondissements chronométrés : avant d'attaquer un mastodonte aussi contrôlé, j'ai préparé un plan très détaillé. En cours de route, bien sûr, j'ai pris des libertés, mais le cadre était clairement fixé.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Généralement, mon colocataire. Nous partageons les mêmes goûts en littérature et cinéma de genre, il lit tout ce que je lui soumet avec une gentillesse sans faille et il a un goût très sûr. Ma famille est toujours disponible et certains de mes éditeurs, qui sont eux-mêmes écrivains (Ludovic de Mots & Légendes, Nicholas d'Otherlands), acceptent volontiers de lire un manuscrit, même s'il est promis à une autre maison. C'est la grande qualité des petites structures : ce sont aussi des communautés.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Mon colocataire s'y colle toujours avec une endurance qui l'honore. Mais j'ai trop sollicité les avis de mes proches : je n'ose plus.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à être édité ?

    Ça s'est fait naturellement. Une fois terminé mon premier roman (hormis l'essai de jeunesse qu'est Le Roi de la colline), j'ai cherché un éditeur avec toute la naïveté du débutant. J'ai eu beaucoup de chance d'en trouver un. Depuis, je m'efforce au maximum de travailler avec les maisons qui m'ont déjà publié, je me sens très à l'aise chez elles.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    J'ai publié une quinzaine de nouvelles et six romans. En jeunesse Le Roi de la colline, en fantastique Aniki, en cyberpunk Terre Zéro. Les Dieux sans visage est ma tentative de post-apo. Enfin, Mots & Légendes a publié Faon et proposera bientôt un gros roman d'anticipation en deux tomes.

     

      Interview Jean Bury  Interview Jean Bury  Interview Jean Bury  Interview Jean Bury 

    Interview Jean Bury  Interview Jean Bury   Interview Jean Bury
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    Où peut-on se les procurer ?

    Je suggère toujours, dans la mesure du possible, de commander directement chez les éditeurs. Dans mon cas, à ce jour, essentiellement Mots & LégendesOtherlands et RroyzZ.

     

    Interview Jean Bury

     

    Parlons maintenant de Faon.
    Comment vous est venue l'idée de cette novella ?

    Dans les années 70, lors d’une célèbre série de conférences à Harvard, Leonard Bernstein répondait à Adorno que la musique tonale n’était pas morte, puisque Stravinsky, Poulenc ou Milhaud la rajeunissaient en mêlant à des compositions très savantes l’influence de musiques populaires (ragtimes, tangos, chansons des cabarets de Montmartre, rythmes du carnaval de Rio, etc.). Je me situe évidemment à un niveau bien plus modeste, mais j'avais envie de tenter aussi une petite fusion entre le roman psychologique conradien et les genres populaires, voire « geek ». Pour Faon, je suis donc parti de thématiques et de personnages inspirés des mangas (Akira ou Monster) et j'ai tenté de travailler l'histoire à la manière d'Au cœur des ténèbres. Les délais m’ont contraint à abandonner cette ambition avant la fin du 1er chapitre, et Faon est rentré dans le rang. Mais tout est parti de là. Je réessaierai !

     

    Comment avez-vous choisi les noms de « Faon » et « Axe » ?

    Je ne peux malheureusement pas vous le dire, sous peine d'être mis sur la liste noire, généralement létale, d'organisations secrètes dont le gouvernement nie l'existence. Mais ce ne sont pas des noms de code aléatoires...

     

    Ces personnages (Lucas aussi), on apprend à s'y attacher au fil des chapitres (surtout Axe que j'ai adoré !). Comment sont-ils nés ? Vous êtes-vous inspiré de votre entourage ?

    Merci ! J'ai des thèmes et des personnages de prédilection qui reviennent fréquemment dans mes histoires : les soldats perdus, les adolescents confrontés à des responsabilités au-dessus de leur âge, les orphelins en mal d'adultes (mais aussi les adultes qui sont « sauvés » par les orphelins qu'ils ramassent dans la rue). Dans cette histoire, comme dans mon roman Aniki, je voulais de surcroît parler d'amour fraternel. Axe et Faon sont un mélange de tout cela. Mais ce sont des personnages totalement imaginaires.

     

    Le thème de l'expérimentation sur des êtres vivants (animaux ou humains) vous tenait-il particulièrement à cœur ?

    Oui. Plus spécifiquement, je suis extrêmement hostile à la capitulation sans condition des États, censément garants de l'intérêt général, devant les lobbys privés, qu'ils soient financiers, actionnariaux, agro-industriels, bio-industriels, chimiques, etc. Même lorsque des savants à gages avancent le prétexte du progrès et de la recherche, ces intérêts privés ont pour objectif exclusif la maximisation des profits, et cette dernière implique systématiquement l'écrasement du bien commun. Cette obscénité morale connaît d'autant moins de barrières que l'illimitation est le fondement de la doctrine libérale contemporaine. Rien ne doit être soustrait au champ du vendable et de l'achetable, de l'exploitation, de la privatisation. Il y a peu de chances que ça finisse bien.



    Le terme de monstre est tout à fait subjectif, n'est-ce pas ? L'homme aime se prendre pour Dieu, mais rejette en bloc ce qu'il ne peut contrôler...

    Dans le roman, c'est Axe qu'on appelle « la Bête ». Je partage donc votre sentiment d’ironie.


    Et si Faon, ou Axe, vous projetait votre plus grande peur, que verriez-vous ?

    Moi, ayant de nouveau leur âge. Je suis prêt pour la révolution, pour la terraformation de planètes hostiles, pour la guerre des tranchées, pour l'intégrale des symphonies de Penderecki en un seul concert… Mais revivre l'adolescence ? Pas le courage ! Sauf à travers mes gosses, bien sûr, dont Axe et Faon font partie.

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    J'ai cinq romans en cours, simultanément. Certains s'éloignent un peu de l'imaginaire, tout en restant uchroniques, d'autres plongent dans le cyberpunk pur et dur. Mais je serais bien incapable de vous dire lesquels seront finis un jour et dans quel ordre.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    C'est moi qui vous remercie, de votre chronique et de cette invitation à discuter.

    En mot de la fin : vive la micro-édition et tous ceux, éditeurs, auteurs, illustrateurs, chroniqueurs, qui la font vivre ! Non que je méprise les maisons honorablement connues de la bonne société, grâce auxquelles nous pouvons lire Justine Niogret, Même pas mort ou l'intégrale de Stefan Wul, mais il serait tout de même dommage de passer à côté d'Anthony Boulanger, de Sylvain Lamur, de La Maison Ogre ou de Nicolas Villain.

     

     

     

     

    Je remercie une fois encore Jean Bury d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions, ainsi que pour la qualité de ses réponses et son humour.
    Des échanges plaisants et une plume agréable qui font que je lirais certainement d'autres livres de cet auteur. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Jean Bury :

    Romans/Novellas
    Le Roi de la colline
    Terre Zéro
    Les Dieux sans visage
    Et la mort perdra tout empire
    Aniki
    Liberté pour tous
    Faon

     

    Nouvelles dans des recueils
    Pince-Mi et Pince-Moi sont au Pôle Nord, de Jean Bury
     (Corbeau #4 - Athématique) 
    La nuit où j'habite (Nouveau Monde 3) 
     
    Les princes des ruines 
    (Les belles histoires des Otherlands) 
    O.R.B 
    (Absinthe Mag #12 - Dans l'Ombre) 
    L'Arbre-Monde
    (Absinthe Mag #9 - Dame Nature) 
    Humanologie
    (Géante Rouge n°24)
     Tous les robots s'appellent Alex 
    (Mots & Légendes n°9 : Science-Fiction dans tous ses états) 
    Le Chat Gris
    (Absinthe Mag #7 - Horreur 1) 
    La Rouille
    (Rétro-Fiction)
    Peter Grimes est coupable
     (Anthologie - Les Yeux du Tueur)
    Crise d'adolescence
     (Créatures des Otherlands)
    Triton sur le rivage de sable (Galaxies #46)



    Livre lu

    Faon

      

    Où retrouver l'auteur ?

    Site

    Interview sur Mots & Légendes

     


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  • Légendes Faës T1 - La Chienne de l'Ombre - Manon Elisabeth d'Ombremont

     

    Apprêtez-vous à pénétrer dans un univers sombre et violent, du côté des "méchants"...

     

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  • Hello !

    Je reviens avec un nouveau colo, issu du livre Tatouages de chez Action.
    Il fut long à venir, mais il faut dire que ma pause de plus de deux mois n'a pas aidé. ;-)

    Il a été réalisé aux feutres Stabilo Power, aux crayons gel et crayons gel à paillettes.
    Bon, il y a quelques imperfections, mais c'est ça lorsqu'on refuse de tenir compte de ses erreurs passées. lol
    Il faut VRAIMENT que j'arrête de colorier lorsque mes yeux commencent à se fermer tout seuls... ^^"

    Et vous, qu'en pensez-vous ?


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  • Interview Léonard Aigoin

     

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Bonjour,
    Je m’appelle Léonard, j’ai 32 ans et je suis assistant de service social. Je suis marié et père d’un petit garçon formidable qui s’appelle Raphaël. J’espère qu’il appellera son fils Donatello qui appellera son fils Michaelangelo, comme ça, sur quatre générations, on sera les tortues ninjas.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Adolescent, j’ai lu la plupart des livres des annales du disque-monde de Terry Pratchett. C’est aussi la période où j’ai découvert Franz Kafka et Philip Lovecraft, dont je relis régulièrement les écrits.

    Cela dit, j’ai été très inspiré par le scénariste de comics Grant Morrison, dont l’œuvre est toujours teinté de surréalisme. Je suis également très fan de David Lynch et Christopher Nolan, dont les travaux sont un peu à l’opposé et en ce sens, se complètent.

    Je pense que les créateurs sont inspirants quel que soit leur mode d’expression. Bien sûr, on ne raconte pas une histoire de la même manière au cinéma ou à la radio que dans un livre. Mais il y a des points de connexion.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    L’envie de raconter des histoires est née très tôt. En sixième, je commençais à faire des bandes-dessinées avec un copain en classe. Ça nous occupait mais c’était aussi constructif d’une certaine manière. En fait, pendant tout le collège, les bandes dessinées étaient un moyen de se décharger de la frustration ressentie face au comportement de certaines personnes.

    J’ai écrit ma première nouvelle en 1999, à la fin du collège. C’est la découverte de la série télé Twin Peaks (encore David Lynch) qui m’a donné cette envie d’aller un peu plus loin dans la narration.

    A la même époque, j’ai réalisé un premier court-métrage, puis un deuxième… J’ai aussi fait du théâtre au collège et ensuite au lycée.

    Depuis, je n’ai jamais vraiment arrêté de raconter des histoires.

    Depuis l’an dernier, je me suis remis à faire des courts-métrages, disponibles sur ma chaine Youtube et j’essaie de m’améliorer au fur et à mesure en me fixant des objectifs. Je travaille actuellement sur trois courts-métrages que je vais normalement réaliser entre août et fin octobre.

    Ces temps-ci, j’alterne donc entre l’écriture de mes livres et celles de mes scénarios.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’écris en écoutant de la musique. Pour être plus précis, je me prépare une playlist composée de musiques destinées à me plonger dans l’ambiance du récit. Quand j’ai écrit la dernière nouvelle, j’écoutais du ska, principalement deux groupes : The Forces of Evil et Battleska Galactica, et lorsque je rédigeais la grosse scène d’action finale, j’écoutais en boucle le thème V has come to de Metal Gear Solid V.


    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Je ne peux pas parler de moyenne. D’abord parce que le quotidien fait que selon les périodes, je n’ai pas toujours le temps d’écrire. Mais aussi parce que je ne me force jamais à écrire. Je ne le fais que quand je me sens dans la bonne énergie. L’inverse serait contre-productif pour moi. Pour les nouvelles, je pense avoir passé en moyenne 2 à 3 semaines sur chacune. Pour le roman, j’ai principalement écrit une trentaine de pages par mois. J’ai par contre écrit les 130 dernières pages en un mois.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    J’ai écrit Le Couloir en suivant l’inspiration. La construction est donc plus maladroite que les autres. Mais je lui trouve une innocence presque pure, j’ai donc tenu à l’inclure dans le recueil sans y retoucher. Cela permet de constater l’évolution et c’est une nouvelle qui reste importante dans la construction du récit global.

    J’ai commencé à faire un plan pour Le Poulet. Depuis, j’ai toujours utilisé cette méthode. C’était indispensable pour le tome 1, puisqu’on suit une dizaine de protagonistes. Il fallait donc non seulement que je sois en mesure de savoir où j’allais mais aussi que je m’assure que les chronologies étaient cohérentes entre elles puisque les personnages se croisent à plusieurs moments.

    La préparation du plan a duré trois mois pour le tome 1 et j’ai ensuite consacré un an à la rédaction du livre.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?  

    Ma femme, qui a toujours été d’un grand soutien.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Ma femme en premier lieu. Comme elle n’aime pas trop le fantastique et l’horreur, je sais que ses retours sont toujours pertinents et ils me permettent de remettre certaines choses en perspective. Elle n’hésite pas à me dire quand certains passages ne sont pas assez clairs ou quand elle n’aime pas un élément.

    J’ai également quelques amis qui lisent au fur et à mesure et me font des retours. Je pense notamment à certains amis qui écrivent également et avec qui nous entretenons une correspondance littéraire dans laquelle nous parlons de nos écrits et nous nous faisons des retours. L’un d’entre eux devrait publier son premier roman prochainement et pour l’avoir lu, j’espère qu’il rencontrera un grand succès car c’est un récit extrêmement prenant et bien écrit. Un autre de mes amis écrit également et j’ai eu la chance de lire sa dernière fiction. Je ne pense pas qu’il envisage de faire publier pour le moment, mais son écriture est très fraîche.

    Ces échanges sont vraiment constructifs et m’aident à réfléchir à l’écriture.

    Je ne travaille pas avec des bêta-testeurs officiels en revanche.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu(e) à choisir l’auto-édition ?

    Je ne pense pas que mes écrits répondent aux attentes des éditeurs traditionnels et l’auto-édition donne une grande liberté. Je n’ai donc pas essayé d’envoyer ce prologue, pas plus que je n’enverrai le tome 1 à des maisons d’édition.

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?
    Prologue est le seul à être publié. Le tome 1 sera normalement disponible d’ici la fin de l’été. Mes anciens travaux ne sont pas assez rigoureux pour être publiés.

     

    Interview Léonard Aigoin

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Le prologue est disponible sur le site de la Fnac, en édition numérique, via la plate-forme Kobo. Je compte le mettre, comme le tome 1, sur Amazon, notamment parce que j’ai découvert que le lecteur avait désormais la possibilité d’acheter une version brochée, ce que je trouve formidable !

     

    Interview Léonard Aigoin

     

    Pourquoi avoir choisi (à juste titre selon moi) de faire un prologue contenant huit nouvelles ? Ce n'est pas courant...

    La genèse de Cousin est longue et complexe (je pense d’ailleurs la raconter plus en détail en conclusion du tome 3… à moins que je n’utilise certaines des idées dans un autre récit…). L’idée est née en 2010, avec au départ l’intention de construire l’intrigue sur 2 romans. Les scènes majeures du tome 1 étaient déjà présentes dans cette mouture, mais les thèmes et le déroulement étaient très différents. J’ai commencé à écrire Le Couloir à ce moment-là et je me suis dit que ça pourrait être intéressant d’introduire des personnages du roman en amont. Le but était de permettre au lecteur d’avoir déjà une connaissance des protagonistes en démarrant la lecture. Quand j’ai écrit Le Poulet, la version actuelle de Cousin était déjà précise dans ma tête. J’ignorais par contre combien de nouvelles composeraient le recueil. Comme je ne me sentais pas prêt à me lancer dans le roman, c’était aussi un moyen de travailler mon style et tout ce qui touche au rythme du récit, l’écriture des dialogues… tout ce qui compose l’écriture. Je pense qu’on observe une évolution significative dans l’écriture entre la première et la dernière nouvelle. Une fois celle-ci écrite, je me sentais suffisamment confiant pour rédiger le tome 1. En somme, le prologue m’a permis à la fois de poser certaines bases de cet univers tout en me permettant de trouver ma voix. Je voulais aussi que le lecteur entame le tome 1 en ayant déjà des questions en tête, pour entretenir le suspense.

     

    D'où vous est venue l'idée de cet univers à la fois horrifique, mystérieux et décalé ? Pourquoi ce choix de mixer les genres ?

    J’ai toujours aimé ce qui n’est pas conventionnel. La passion pour le mélange des genres me vient du nombre de films de Hong Kong que j’ai regardé au cours des années. J’aime aussi beaucoup le cinéma japonais. Et si on regarde des films coréens, on se rend compte qu’il y a en Asie, une plus grande liberté à ce niveau. Peut-être que le public asiatique attend moins d’une œuvre qu’elle s’inscrive dans un genre en particulier. Je trouve que le fait de mélanger les genres donne un rythme et crée quelque chose de…. « vrai ». Dans la vie, une journée peut être composée de moments tristes, violents, puis de situations cocasses. Et je voulais qu’on retrouve cette sensation que tout peut arriver.

    Mais au-delà de ça, je fonctionne surtout autour de l’idée. Quand elle se présente, je réfléchis à la façon dont je veux la construire. Pour les nouvelles par exemple, j’ai d’abord eu un thème en tête. Le harcèlement pour Laissez-moi surfer par exemple. C’est un sujet grave et important. C’est aussi un sujet qu’on traite souvent sur un registre dramatique. En pensant au thème, j’ai songé qu’il fallait que l’écriture soit en phase avec les problèmes qu’on rencontre de nos jours, je ne pouvais donc pas faire l’impasse sur l’utilisation des réseaux sociaux. Le choix d’utiliser l’humour s’est fait naturellement dès lors que l’acteur Shia Leveau s’est imposé comme l’un des protagonistes.

    La volonté d’utiliser l’horreur et le fantastique vient du fait que j’ai toujours été fasciné par la richesse de ces genres. On a souvent tendance à considérer l’horreur comme quelque chose de sale, peu digne d’intérêt. Bien sûr, il y a des exceptions puisque quelqu’un comme Stephen King est très respecté. Mais il s’agit plus de l’exception que de la règle. Quand on regarde les films de Romero, l’utilisation du zombie a un but, il y a tout un discours qui se construit autour et qui dépasse la simple image du mort-vivant dévoreur de chair. Je voulais de la même manière utiliser l’horreur et le fantastique, plonger les personnages et les lecteurs dans des situations surréalistes, pour parler de sujets qui nous touchent tous plus ou moins.

    L’aspect mystérieux, la construction en forme de puzzle, tout ça m’a toujours fasciné, parce que je trouve qu’on se sent impliqué, on a envie de trouver des réponses, on se créé ses propres théories. L’existence du Prologue part aussi de cette volonté de faire vivre une expérience au lecteur, de lui donner l’envie de se plonger dans la suite pour découvrir ce qui se cache derrière ce qu’il a lu.

     

    Avez-vous des personnages que vous avez plus aimer créer que d'autres, et inversement ?
    Globalement, dans la rédaction du prologue en tout cas, je dirais qu’il y a plutôt des situations que j’ai préféré créer. Cela dit, je suis très fier du personnage de Magrina Canardo, parce que je pense qu’elle est unique. Je suis attaché à tous mes personnages, mais j’ai aussi une tendresse pour Shia Leveau et sa douce folie.


    Question bête, mais... Pourquoi un poulet humanoïde ?

    L’existence du Poulet précède l’écriture de la nouvelle. J’évoquais plusInterview Léonard Aigoin tôt les bandes dessinées faites à l’époque du lycée. Le Poulet y apparaissait déjà, dans un rôle plus ou moins similaire. Il était déjà une sorte de guide aux tendances violentes. Je l’avais créé pour représenter le Front de libération des poulets, dont le but était de sauver les poulets. Nous étions deux membres et notre action a consisté à créer un site Web et une chanson engagée. J’ai repensé à ce personnage et je me suis dit qu’il illustrerait bien le côté absurde de l’intrigue. Je voyais les scènes se dérouler et le poulet me semblait le personnage idéal.

    Pensez-vous que nous ne sommes pas entièrement maîtres de notre destin ?
    Vous l’avez souligné dans votre chronique, je pose un certain nombre de questions dans le prologue. Si la trilogie de romans va donner un grand nombre de réponses, certaines resteront peut être en suspens… Ce qui touche au destin, au libre-arbitre, tout ça est exploré dans les romans.

    Tout ça me fait penser au jeu vidéo Steins Gate. Il s’agit du récit le plus abouti sur le voyage dans le temps pour moi (sur la base de ce que j’ai vu et lu et je ne prétends pas être expert en la matière). La notion classique selon laquelle si un événement doit arriver, il arrivera quelques soient les efforts que l’on déploie y est traitée de façon très intelligente.

    Je pense qu’on a tous eu à un moment, cette envie de retourner dans le passé, de changer des événements. Mais il m’est aussi arrivé de me dire que certaines choses devaient arriver d’une certaine façon, comme si c’était écrit, comme s’il y avait un but précis. J’ai le sentiment qu’il y a une part de destin en ce sens, mais pour autant, je crois qu’on peut aussi être acteur de notre histoire.

     

    Et vous, à quoi ressemblerait votre « gardien » ?

    J’espère qu’il ressemblerait au Superman de All-Star Superman par Grant Morrison et Frank Quitely. Un être capable de défier l’impossible pour le petit-déjeuner tout en prenant le temps de de soucier d’une adolescente désespérée avant le goûter. C’est d’ailleurs plus ou moins le cas. Parfois, quand j’ai besoin d’un coup de boost, je repense à la nature profondément bonne de ce personnage, et ça m’inspire. Ça me donne envie d’être meilleur (sur le plan moral).


    Pouvez-vous nous parlez un peu de cette fameuse trilogie... ? Y retrouvera-t-on tous les personnages croisés dans le prologue ?

    La majorité des personnages du prologue a un rôle central dans les romans. Je m’appuie sur leur développement dans les nouvelles pour construire leur évolution dans les romans. Vous allez découvrir l’effet que les événements du couloir ont eu sur Eric. Vous allez savoir si Shia Leveau s’est un peu calmé. Vous allez aussi vous rendre compte qu’affronter un croque-mitaine peut avoir des conséquences surprenantes sur un père de famille qui doit désormais se battre contre l’équivalent de Pole Emploi.

    Mais le tome 1 contient un grand nombre de surprises. Sans trop en dire, il y a par exemple un thriller historique qui se déroule vers la fin du paléolithique. Quel rapport avec le reste ? Il faudra lire pour le découvrir ! La construction du récit peut rappeler un peu les livres Game of Thrones, puisqu’on suit plusieurs protagonistes qui ont chacun une histoire à part entière, mais qui se croisent à plusieurs moments importants de l’intrigue principale. Le tome 1 fait 428 pages et est découpé en deux parties : cauchemars et réveil.

    Vous allez aussi rencontrer de nouveaux personnages. L’aspect surréaliste et horreur est encore présent, mais l’intrigue globale est plus accessible que ce qu’on a pu lire dans les nouvelles. J’ai déjà les grandes lignes des tomes 2 et 3 et je sais comment va se conclure l’histoire, l’objectif étant que les éléments introduits dès le prologue aient un sens et donnent de l’épaisseur à la fin.

    Voilà le synopsis du tome 1 : Dans une ville aussi gigantesque qu’imaginaire, Fabien, assistant de service social, vient d’avoir une idée surprenante afin de sensibiliser les gens au quotidien des personnes en situation de handicap. Mais il semble souffrir lui-même d’un mal dont la nature lui échappe, un mal qui le plonge nuit et jour dans une inquiétude cauchemardesque, un mal tel qu’il ne peut plus l’ignorer… à moins que son esprit ne lui joue des tours.

    Son chemin va croiser celui de plusieurs personnages hauts en couleur, dont une célébrité un peu folle en quête d’une cause à défendre, un père de famille qui doit prouver à ses proches qu’il est à la hauteur de ce rôle ou encore un ancien policier ivre de vengeance, piégé dans une guerre entre deux organisations secrètes qui jouent avec le destin de l’humanité.

    Quel rapport peut-il y avoir avec une enquête menée à la fin du paléolithique ?

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Je pense que l’écriture de la trilogie va encore m’occuper jusqu’à au moins 2020. Cela dit j’ai quelques idées en tête, notamment une nouvelle qui n’aura rien à voir avec cet univers et que je pense écrire avant de me lancer dans le tome 2. Elle s’intitulera « mail à l’ennemi » et ne sera ni horrifique, ni fantastique !

    J’ai aussi quelques idées pour un recueil d’histoires très courtes (1 à 2 pages). J’ai déjà écrit quelques-unes des histoires.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Tout d’abord, j’aimerais revenir sur un point que vous abordez dans votre chronique : la couverture du prologue. Je suis d’accord avec votre constat : elle n’est pas réussie. J’ai fait un certain nombre de photos qui dégageaient pour moi une aura de mystère et celle-ci me plaisait en ce sens. Mais le résultat n’est pas assez parlant. Je suis en train de travailler avec une personne de mon entourage qui peint extrêmement bien à la confection de la couverture du tome 1. Enfin c’est surtout elle qui travaille. Comme moi, elle aime l’abstrait et l’objectif était donc de dessiner quelque chose d’atmosphérique plutôt qu’une représentation concrète de ce qui se passe dans le récit. Je trouve que le dessin qui servira de couverture au tome 1 dégage une ambiance unique et est fidèle au côté décalé du récit. Elle a également fait une couverture pour le Prologue, qui illustre bien mieux le ton et qui est visuellement bien plus attrayante. Attendez-vous donc à voir une nouvelle couverture sous peu. Notre objectif est d’ailleurs de créer une continuité entre les couvertures des quatre livres qui constitueront l’intrigue de Mon Cousin l’avait Prédit.


    Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire et chroniquer mon livre, mais aussi de me donner l’occasion de m’exprimer.

     

    Merci à celles et ceux qui l’ont lu et le liront. Je vais faire mon possible pour continuer de m’améliorer et raconter des histoires qui, je l’espère, vous feront vivre une expérience unique !

     

     

     

     

    Merci à Léonard Aigoin d'avoir eu la gentillesse, la patience et la prodigieuse rapidité de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Léonard Aigoin :

    Prologue à Mon cousin l'avait prédit
    Mon cousin l'avait prédit T1 (En cours d'écriture) 
    Mon cousin l'avait prédit T2 (A venir) 
    Mon cousin l'avait prédit T3 (A venir)


    Livre lu

    Prologue à Mon cousin l'avait prédit

      

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    4 commentaires
  • Prologue à Mon cousin l'avait prédit - Léonard Aigoin

     

    Un prologue étonnant qui nous emmène aux confins de la peur et de l'absurde.

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  • Joyeux anniversaire, mais pas que !

     

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  • Livia Lone - Barry Eisler

     

    Êtes-vous préparé/e à affronter les pires raclures de l'espèce, dite "humaine" ?

     

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  • Tag PKJ de l’été !

     

    C'est l'été ! Et quoi de mieux qu'un tag PKJ pour associer la saison à nos lectures ! Le principe est toujours le même : présenter un livre correspondant à chaque question. Dans la mesure du possible, il faut essayer de ne pas répondre 2 fois avec le même livre !

     

             

     

     

    1) Quelle a été votre première lecture de l'été ?

    Tag PKJ de l’été !Zéphyria T1 - Néphilim - Episode 1 d'Anaïs Guilmet
    Ce fut une lecture agréable, auto-éditée, peuplée d'Anges et de dangers pour Jessyca une jeune Néphilim (mi-humaine ni-Ange) au caractère bien trempé.

     

     

     

     

     

     

    2) Citer un livre qui évoque un souvenir d'été.

    Tag PKJ de l’été !Alors là... Ce livre ne répond peut-être pas vraiment à la question, mais je vais dire Le jour des morts de Nicolas Lebel.
    Pourquoi ?
    Parce que j'ai lu ce livre en été, que j'ai adoré et qu'il m'a fait sortir d'une panne livresque. Du coup, je peux dire que c'est un souvenir d'été, même si ça n'a rien à voir avec des vacances. :p

     

     

     

     

    3) Citer un livre qui se passe en été.

    Tag PKJ de l’été !Tout comme l'indique le titre de Lee Martin, c'est Cet été-là que tout s'est passé.

     

     

     

     

     

     

     

    4) Citer un livre dont la couverture évoque l'été.

    Tag PKJ de l’été !Pas besoin d'y réfléchir trop longtemps pour que celle-ci me revienne en mémoire. Sous son emprise T2 - Délivrance de Aloïsia Nidhead . Une couverture qui fleure bon l'été en bord de mer et la sensation de liberté. ^^

     

     

     

     

     

     

    5) Citer un livre qui se passe dans un endroit où vous aimeriez passer des vacances.

    Tag PKJ de l’été !Alors je ne suis pas une grande fan des États-Unis, mais ce roman, Hôtel des muses de Ann Kidd Taylor, se passant en Floride m'a réellement donnée envie de découvrir ses belles plages. ;-)

     

     

     

     

     

     

    6) Citer deux livres qui vous conseillez pour l'été.

    Tag PKJ de l’été !Alors je dirais que c'est une question un peu compliquée,Tag PKJ de l’été ! parce que tout le monde ne conçoit pas sa "PAL d'été" de la même façon. Certains aiment les livres chauds et légers, d'autres privilégient les livres qui leur font le plus envie et d'autres, comme moi, ne changent pas leur train-train.
    Du coup, je dirais Pas de sexe le mardi de Tracy Bloom et Everything, Everything de Nicola Yoon, deux livres plutôt légers qu'il fera bon de lire au soleil, les pieds dans l'eau. ^^

     

     

    7) Avec quel personnage de roman aimeriez-vous partir en vacances ?

    Tag PKJ de l’été !C'est une très bonne question.... Là, comme ça, à froid, Tag PKJ de l’été !je dirais que ce n'est pas avec un, mais avec des : les 5 Magnifiques et Fred de la saga Exilium de Frédéric Bellec. Je suis certaine qu'avec ce groupe, je passerais de très belles vacances. ^^

     

    Tag PKJ de l’été !

     

     

     

           

     

    Et vous, quelles seraient vos choix ?

    N'hésitez pas à partager vos réponses avec Pocket Jeunesse sur les réseaux sociaux avec le hashtag #TagPKJ !


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  • Cadeaux familiaux

     

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