• Interviews d'auteurs

  • Interview Chris Red

     

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^ 
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m’appelle Chris Red dans le cadre de mes romans, je suis un jeune auteur qui apprend le « métier » au fil de mes œuvres et je compte principalement écrire des romans fantastiques, même si j’ai toujours tenu à une certaine liberté, ce qui fait que si j’ai le temps, je n’hésiterai pas à m’essayer à d’autres genres. Et en-dehors de la littérature, je suis un mari et un père de famille comblé. Rien ne m’apporte plus de bonheur que leur présence.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Oui, il y en a plusieurs. Jules Verne pour les romans fantastiques, j’aimais beaucoup Alexandre Dumas dans un autre genre, un héritage de ma grand-mère qui adorait les films et les romans de capes et d’épées. Après, j’ai lu énormément de livres de nombreux auteurs différents dans ma jeunesse qu’il est difficile de tous les citer. Je me souviens avoir craqué pour L’Ile au Trésor de Robert Louis Stevenson. J’aimais bien les histoires de pirates étant enfant.

     

    Interview Chris Red

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    Cela fait environ quatre ou cinq ans. J’avais déjà essayé d’écrire lorsque j’étais adolescent mais cela n’allait jamais bien loin, je manquais de maturité. Un soir, c’est venu, en 2011. Mais cela n’a duré qu’une nuit. Et puis, quelques mois plus tard, mon frère est tombé sur ce que j’avais écrit et il m’a encouragé à poursuivre. L’écriture du premier roman a représenté un long chemin de croix, je l’ai d’ailleurs refaçonné il y a quelques temps. Et puis, petit à petit, j’ai commencé à trouver mon style. Toutefois, j’ai eu une période où j’ai cessé d’écrire, découragé que j’étais par ce milieu impitoyable, par le manque de soutien et d’encouragements et par le fait qu’une vie de famille s’avère exigeante. Un jour, une chroniqueuse m’a dit une phrase qui m’a regonflé à bloc, et c’est reparti peu de temps après. J’ai mis quelques mois avant de me relancer mais je n’ai pas oublié son message. Il s’agit de Lup'appassionata. Elle m’avait dit : « Et surtout continuez à écrire, car je suis sûre que vous avez encore de très belles aventures à nous faire vivre, grâce à votre plume ;-) » puis « Je comprends que la motivation pour écrire ne doit pas toujours être évidente à trouver, mais dites-vous que c'est un don précieux qu'il ne faut pas laisser s'étioler. » Dans mon entourage, à part ma femme, ma mère et mon frère, je n’ai guère eu droit à ce genre de déclarations, on me demandait surtout combien je vendais de livres. Même si j’aimerais en vivre et avoir plus de succès « commercial », vendre n’était pas le but en soi. En tout cas, ces quelques mots m’ont fait beaucoup de bien à l’époque.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Il m’arrive souvent d’écouter de la musique en écrivant, mais pas toujours. Je suis parfois bercé par les rires de ma fille qui joue à côté. Sinon, je n’ai pas de rituel spécifique.

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

     C’est très aléatoire suivant les occupations que ma vie familiale implique. Si je ne suis pas trop dérangé et que je suis motivé, je peux me plonger dedans pendant de longues heures. Cela dit, à un moment donné, il me faut faire une coupure. Mais si je dois estimer un chiffre, je dirais trois-quatre heures. Et encore, je ne vois pas le temps passer quand j’écris, je ne regarde pas à quelle heure je commence, et souvent j’arrête parce qu’il faut faire à manger aux enfants ou étendre le linge de la machine, ou parce que j’ai envie de faire un tour sur internet. Le problème d’écrire, c’est d’avoir la tentation de fureter sur internet en même temps.
    (Je plussoie, j'ai parfois le même problème lorsque j'écris mes chroniques. XD)

     

    Interview Chris Red

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

     Non, il y a une très grande part d’improvisation. Au début, j’ai quelques idées en tête, quelques personnages, mais ça ne doit pas représenter plus de 10% du contenu final. J’ai une écriture très instinctive. Par exemple, en ce qui concerne Les Fils du Destin, je voulais entrecroiser les destins de deux personnages principaux, un homme que je connaissais déjà, et une femme. Et je voulais ajouter une enquête sur la disparition d’enfants. La raison de leur kidnapping ne m’était pas encore connue à ce moment-là, je savais que je l’inventerai plus tard, je voulais simplement quelque chose qui sorte de l’ordinaire.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

     Mon frère et ma mère ex-aequo. Avec des regards différents. Ma mère, c’est plus par amour maternel étant donné que ce n’est pas une lectrice assidue, et mon frère, nous avons, en-dehors de notre lien fraternel, des centres d’intérêts que nous partageons.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

     Non. Simplement à des chroniqueurs qui font un peu office de bêta-lecteurs. J’ai essayé avec certaines personnes mais rares sont ceux qui parviennent à s’engager jusqu’au bout.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à choisir l’auto-édition ?

    Par impatience au début, je n’étais pas emballé à l’idée d’attendre des mois les éventuelles réponses des maisons d’édition et j’étais pressé de pouvoir tenir mes livres entre mes mains. Depuis, j’ai revu ma position, mais j’ai auto-édité Les Fils du Destin pour l’inscrire à un concours. L’auto-édition faisait partie des critères du concours.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    J’ai auto-édité quatre romans. Trois font partie d’une série composée de quatre tomes dont le dernier est en cours d’écriture. Elle s’appelle Les Quatre Éléments. Ensuite, j’ai écrit et publié Les Fils du Destin. Entre temps, j’ai écrit un roman qui s’appelle Le Secret des Mères Fondatrices mais que j’ai envoyé à des maisons d’édition. J’attends toujours les réponses. J’ai écrit la suite, mais aussi la fin de cette histoire, avec La Croisée des Destins. J’attends les retours du premier volet avant de le proposer à quiconque ou de l’autoéditer en cas de refus unanimes. Enfin, j’ai aussi écrit une histoire d’amour fantastique que j’ai appelée La Malédiction du Bonheur dans le cadre du concours du Prix Romantique pour les éditions Charleston. Les résultats seront dévoilés le 20 novembre 2017 mais les cinq lauréats auraient déjà dû être contactés au mois d’octobre et je ne l’ai pas été, donc je suppose qu’il me faudra le proposer à des maisons d’éditions.

     

    Interview Chris Red     Interview Chris Red     Interview Chris Red     Interview Chris Red

    Interview Chris Red     Interview Chris Red     Interview Chris Red     Interview Chris Red

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Pour ceux qui ont été auto-édités, on peut les retrouver sur Amazon.fr en version e-book et bientôt en version papier, sur Kobo Fnac en version e-book et sur Lulu.com en version papier. En outre, on peut retrouver une de mes nouvelles aux éditions Lune Écarlate à l’intérieur du livre II du recueil Le Vampire des Origines.

     

    Interview Chris Red                                                                    Interview Chris Red

     

    Parlons maintenant de votre livre, « Les Fils du Destin ». Comment vous est venue l'idée de ce roman ?

     J’ai voulu participer à un concours sur le site fyctia et j’ai donc eu développé l’idée de ce roman pour y participer, mais j’avais déjà l’idée de ce roman en tête avant. En fait, il y a quelques années, j’avais écrit une nouvelle, Le Secret de Karmenyta, qu’il faudrait que je relise éventuellement avec le recul pour la peaufiner, qui évoquait l’arrivée d’Esteban dans la forêt de Karmenyta. Je savais qu’un jour, je voudrais creuser cet univers et donc, il y a quelques mois, quand je terminais l’écriture de La Croisée des Destins, j’avais envie de rester dans l’univers SF et de créer une histoire où il fallait jongler de planète en planète. D’abord, j’ai pensé à y mêler une enquête policière. Souvent, on entend dans les faits divers, des histoires tragiques d’enfants disparus, et d’ailleurs, à Carrefour, le magasin le plus proche du quartier où j’habite, il y a une photo d’un enfant qui est affichée sur la porte coulissante depuis de longs mois, quelque chose qui m’attriste personnellement chaque fois que je vois ce genre de choses. J’ai donc voulu utiliser ce thème qui nous touche tous, sauf que j’ai préféré lui conférer une autre portée, donner une autre raison à ces disparitions, car j’ose espérer que tous ces enfants ne sont pas victimes de personnes mal intentionnées et qu’il y a une petite part de mystérieux dans certaines affaires. Il y a notamment la légende urbaine des abductions (des enlèvements réalisés par des extra-terrestres). Au début, j’avais d’ailleurs pensé à cela et puis, non, je ne l’ai pas senti, je suis parti dans une autre direction. Lorsque j’ai voulu écrire sur fyctia, une des conditions qu’il fallait respecter était l’intégration d’une prophétie, alors j’ai décidé de fusionner le destin de l’enquêtrice et celui d’Esteban.

     

    Interview Chris Red
    Quand on parle d'enfants disparus, j'ai toujours une petite pensée pour Marion.
    Je ne la connaissais pas, mais, allez savoir pourquoi, sa disparition m'a toujours marquée...

     

    Je vais revenir sur les descriptions que j'ai trouvé légèrement insuffisantes. Vous disiez que c'était un choix ?

     Oui, pour insuffler du dynamisme au récit. Dans la série Les Quatre Éléments, je me suis montré beaucoup plus généreux en détails, et avec le recul, j’ai eu le sentiment que cela freinait le rythme de l’histoire. En plus, dans le cadre du concours, il y avait un nombre de signes par chapitre à respecter. Des descriptions trop longues ne me permettaient pas d’entrer dans les clous sans ralentir le roman. Quand on écrit, on doit parfois faire des choix, aussi bien sur le fond que sur la forme. J’ai pensé que pour Les Fils du Destin, le rythme était important, je voulais faire en sorte qu’on n’ait pas envie de quitter un seul instant Leonida ou Esteban.

     

    Pourquoi ce choix de peupler votre univers d'animaux humanoïdes ?

    Parce que j’adore les animaux et que j’ai toujours été adepte de ces incarnations dans les univers déjà connus comme Star Wars ou La Planète des Singes par exemple. J’ai toujours aimé penser que nous n’étions pas seuls dans l’univers. Si sur notre planète, on s’imagine descendre du singe, j’ai pensé qu’on pouvait allègrement imaginer que d’autres espèces sur d’autres planètes pouvaient avoir un lien avec une autre ascendance animale. Ensuite, il me fallait créer de nombreuses espèces pour les besoins de l’univers, je voulais un monde cosmopolite mais je me voyais mal créer des créatures à six bras, trois yeux et deux tentacules. Si c’est fait avec habileté, ça peut fonctionner, mais je préférais m’inspirer du monde animal et aussi de celui de la mythologie.

     

    Interview Chris Red                                   Interview Chris Red

     

    Vous avez choisi de faire de Leonida une tatoulina. Pourquoi avoir choisi cet animal dont on parle, sommes toutes, fort peu ?

    Je ne sais pas, c’est venu spontanément. J’avais dans l’idée que ça correspondait à sa personnalité. Elle était ainsi dotée d’une sorte de carapace qui la protège alors qu’à l’intérieur, elle reste relativement forte.

    Interview Chris Red

    Pour le prénom de Spot, c'était un clin d’œil aux albums pour enfants ?

    Pas du tout, je ne connais pas les albums pour enfants. C’est un clin d’œil au chat, décédé entre temps malheureusement, de ma belle-maman que l’on aimait tous beaucoup dans la famille. J’aime bien utiliser parfois des noms qui proviennent de mon entourage. Un chat pour un canidé, c’est un peu taquin en plus.

     

    Interview Chris Red

     

    Concernant Esteban, c'est un peu le fiancé parfait, non ? Y a-t-il un peu de vous en lui ?

    Ce qui veut dire que je suis le fiancé parfait ? Je l’espère pour ma femme. J’ai dans l’idée de lui faire baver un peu plus dans les prochaines aventures qu’il vivra. Sinon, je ne m’identifie pas vraiment à ce personnage. Je pense qu’il y a un peu de moi dans plusieurs personnages, mais il n’y en a pas un qui me ressemble. Après, je partage les valeurs d’Esteban.

     

    Cette histoire de possession... Ce n'est pas très ragoûtant... (Je précise que ce n'est pas un point que j'ai pu trouver dérangeant. C'est juste... glauque. lol)

    Certes. Je ne sais pas quoi répondre… Je crois que dans tout bon roman il faut une part de lumière et une part de ténèbres. Les bisounours, ça plait surtout aux enfants. La mort est un thème qui fascine, notamment parce qu’il détient une part que l’on ne peut pas expliquer et j’ai voulu l’utiliser.

     

    Si vous pouviez intégrer le monde de votre livre, parmi quel peuple, sur quelle planète, voudriez-vous vivre ? Pourquoi ?

    Animotopia, je pense. Mais j’ai encore d’autres planètes à créer, alors ce n’est peut-être pas un choix définitif. J’ai toujours été fasciné par l’Afrique, la brousse et ses animaux. Vivre en compagnie de la terre natale des rhinocornes ne serait pas pour me déplaire.

     

    Interview Chris Red

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

     Oui, je compte écrire un roman sur le football, une de mes passions depuis que je suis enfant, et qui, je pense, ne correspondra pas trop aux goûts des chroniqueurs et chroniqueuses que j’ai contacté ces derniers temps. Ensuite, j’aimerais m’essayer à écrire un roman dans l’univers steampunk, j’ai déjà en tête l’esquisse d’une intrigue. Un de mes rêves est d’écrire un roman avec pour héros Astérix et Obélix, j’ai d’ailleurs déjà écrit les prémices de cette histoire, mais comme j’ignore pour le moment comment cela fonctionnerait pour les droits d’image, je la garde de côté. Je pense écrire une nouvelle aventure dans l’univers de Karmenyta où l’on retrouvera Leonida et Esteban. J’avais également une autre idée en tête, mais vous n’allez pas trouver cela ragoûtant, j’imaginais écrire une histoire ressemblant à Jumanji mais en mode The Walking Dead. (Pas ragoûtant peut-être, mais en tout cas, ça donne envie moi je dis ! :D ) C’est le projet dont je suis le moins sûr qu’il verra le jour soit dit en passant. Et je crois que ce n’est déjà pas mal pour le moment. Sans compter qu’il me faut terminer Le Jugement Dernier, le tome final de la série Les Quatre Éléments.

     

    Interview Chris Red           Interview Chris Red        Interview Chris Red

     

    Interview Chris Red

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^ 
    Un dernier mot pour la fin ?

     Merci Khiad pour cette interview ainsi que de m’avoir accordé votre confiance. Et puis, je vais me faire encore un peu de promo. Je traduis aussi des livres écrits en anglais dans leur version originale, notamment ceux de Jimm Grogan. Après avoir traduit Négatif Zéro, le premier volet d’une trilogie, je m’attaque en ce moment à Baktu. On est dans de la SF pure et dure et il s’agit vraiment d’un auteur dont je trouve ses intrigues prenantes. Son univers est vraiment bien pensé et ses descriptions plus fouillées que les miennes. D’ailleurs, j’aurais envie de conseiller la trilogie Crying Star de Kane Banway, qui m’avait bien marquée, mais si je commence à promouvoir les œuvres pas forcément médiatisées que j’apprécie, on ne va plus s’en sortir. Merci Khiad de me permettre de m’exprimer à travers vos questions !

     

    Interview Chris Red            Interview Chris Red                 Interview Chris Red

     

     

     

    Merci à Chris Red d'avoir eu la gentillesse, la patience et la rapidité de répondre à mes questions. C'est quelqu'un de gentil, d'ouvert et de très abordable.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)


     

     

     

     Bibliographie de Chris Red :

     Les Quatre Éléments T1 - Un Ere Nouvelle
    Les Quatre Éléments T2 - Félicité
    Les Quatre Éléments T3 - Voyage à Shamballa
    Les Quatre Éléments T4 - Le Jugement Dernier  (A venir)
    Les Fils du Destin 
    Le Secret des Mères Fondatrices
    La Croisée des Destins
    La Malédiction du Bonheur
    Le secret de Karmenyta
    Voyage hors du temps
    2023
    La malédiction du chasseur
    Une nouvelle dans Le Vampire des Origines


     
    Livre lu
     
     

    Les Fils du Destin

      

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  • Interview Daryl Delight

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Mon nom de plume est Daryl Delight. Je me considère comme un auteur éclectique qui peut écrire dans tous les genres. Ceci dit, j'ai un penchant certain pour l'horreur, le fantastique et le thriller.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Ce n'est pas très original. Stephen King est le premier à qui je pense. Il y a aussi Clive Barker, Graham Masterton ou encore Lovecraft. J'ai surtout des références cinématographiques, de tout genres. Je peux citer par exemple Martin Scorsese, Wes Craven, John McTiernan, David Fincher, John Carpenter, Quentin Tarantino, James Wan... Et tant d'autres !

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    J'écris depuis toujours. Ça m'aide à extérioriser mes angoisses et autres sentiments. Je me suis tourné vers le cinéma pour mes études et je devais écrire des scenarii pour mes cours. J'ai découvert l'autoédition en 2016. Je suis du genre pessimiste alors je n'ai jamais voulu tenter d'envoyer mes écrits dans une maison d'édition. Mais je me suis dit pourquoi pas tenter de les mettre directement sur le web.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Je préfère le calme. D'ailleurs mes moments les plus productifs sont tard le soir, lorsque la nuit est tombée et que la ville dort paisiblement. Mais je ne suis pas contre un petit orage de temps en temps pour alimenter tout ça. J'aime également boire du thé dans mon mug favori.

     

    Interview Daryl Delight
    Ceci n'est pas le mug de l'auteur mais juste une illustration.

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    J'écris un peu le matin. Puis le soir. Et puis la nuit avant de dormir. C'est très aléatoire. Ce que je peux vous dire c'est qu'au delà de l'écriture, je pense à mon récit tout le temps. Que ce soit une idée, une phrase ou même un mot que j'aimerais placer dans un contexte.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    J'ai quelques idées mais j'aime beaucoup improviser. Je laisse les mots me guider même si parfois il faut que je m'arrête pour rentrer dans une phase de réflexion intense.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    La femme de ma vie. Son avis m'apporte beaucoup et son soutien m'est indispensable !

    Interview Daryl Delight

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    J'y arrive petit à petit mais je ne pense pas en prendre énormément. Les avis divergent tellement qu'il ne faut pas que les bêtas-lecteurs changent complètement mon texte et me donnent des complexes.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à choisir l’auto-édition ?

    La liberté de m'amuser. Car écrire reste ma passion avant tout, j'avais trop peur d'envoyer mes romans à une maison d'édition, de rencontrer trop de refus ou d'ordres concernant mes écrits.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    3 pour le moment. Slave And Mistress mon premier roman, Le faux milliardaire, une courte nouvelle érotique et humoristique. Mon troisième s'appelle La légende de Spellman et annonce mon arrivée dans le genre Horreur et Thriller. Et je compte bien continuer dans ce sens.

     

    Interview Daryl Delight        Interview Daryl Delight        Interview Daryl Delight

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Sur amazon, j’inscris mes romans au programme KDP. Alors je ne publie que sur cette plateforme.

     

    Interview Daryl Delight

     

    Parlons maintenant de « La légende de Spellman ». D'où vous est venue l'idée de cette nouvelle horrifique ?

    L'idée m'est venu simplement. Je voulais faire un hommage aux films d'horreur de mon enfance. J'avais trois histoires différentes en tête et je me suis dit que j'allais les écrire dans un recueil de nouvelles. Et puis en cours d'écriture je me suis dit que les histoires avaient un point commun et qu'il serait beaucoup mieux d'y ajouter un fil conducteur. Ce qui m'a amené à créer une dernière histoire.

     

    N'est-ce pas trop dur de trucider des adolescents (les pauvres !) à tour de bras ? Enfin littérairement, bien entendu. ;-)

    Ho non... j'adore ! Je vais même vous citer Scary Movie : « J'en ai marre de tous ces adolescents boutonneux ! ». Haha.

     

    Petite question bête, mais pourquoi un doberman et pas une autre race ? 

    J'aime beaucoup les doberman, ça m'est venu comme ça, je trouve la race assez inquiétante si vous la croisez seul la nuit. Et je pense que inconsciemment l'image est venu du jeu Resident Evil. Je m'en suis rendu compte seulement après, mais c'est parfait car ça rentre parfaitement dans la thématique de la nouvelle qui est l'hommage aux films d'horreur. Même si c'est un jeu vidéo, ça me va très bien.

     

    Interview Daryl Delight

     

    Lors d'une soirée feu de camp et histoires qui font peur, quel est le rôle que vous joueriez ? Celui qui raconte les histoires les plus trash ? Celui qui surgit d'un buisson en hurlant « BOOOOUUUUHHH ! » ? Celui qui tremble dans un coin ? Celui qui essaye de rassurer les autres en leur disant que ce ne sont que des histoires ?

    Celui qui raconte et qui veille tard pour épier les autres se méfier de leur ombre. Sortir d'un buisson et crier pour faire peur est trop simple. Je déteste les Jumpscares comme on les appelle. Je préfère créer une ambiance. La peur doit venir après l'histoire, lorsque vous hésitez à descendre la nuit pour aller vous chercher un verre d'eau.

     

    Il est parfois des légendes qu'il vaut mieux laisser dormir. Y en a-t-il une en particulier qui vous ai déjà effrayé ? (Dame Blanche, Bloody Mary...) 

    Les légendes urbaines les plus effrayantes sont souvent tirés de faits réels. Vous réveiller avec une cicatrice et un rein en moins dans une baignoire pleine de glace. Voila qui peut faire peur. Je citerai simplement un passage du film Urban Legend : « Ma mère regarde toujours sous la banquette arrière avant de monter en voiture. ». On ne sait jamais, un homme armé d'une hache pourrait y être caché !

     

    J'ai cru lire qu'il serait possible que cette nouvelle de reste pas un one-shot ? 

    Un volume 2... Un jour peut-être. Mais je compte écrire d'autre romans avant... A moins que les lecteurs le réclament très vite.

     

    Interview Daryl Delight

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Oui beaucoup d'idées se bousculent dans ma tête. Je sais déjà que je compte continuer dans ce genre. Horreur ou Thriller. Je me suis éclaté à écrire La légende de Spellman, alors je compte bien m'éclater de nouveau.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    N'allez jamais dans une maison perdue dans la forêt !

     

    Interview Daryl Delight

     

     

     

    Merci à Daryl Delight d'avoir eu la gentillesse, la patience et la rapidité de répondre à mes questions. C'est quelqu'un de gentil et d'abordable.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)


     

     

     

     Bibliographie de Daryl Delight :

    Slave And Mistress : Quand les femmes prennent le pouvoir
    Le faux milliardaire (Nouvelle érotique) 
    La légende de Spellman (Nouvelle horreur) 


     
    Livre lu
     
     

    La légende de Spellman

      

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    Interview Daryl Delight
    Marques-page La légende de Spellman.

     


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  • Interview Marion Roudaut

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^

    Mais de rien, ça me fait plaisir de papoter !

     

    Tout d’abord, présente-toi un peu.

    Salut, je m’appelle Marion et j’ai 22 ans. Après avoir tenté ma chance auprès des maisons d’édition (à 17 et 18 ans, naïve et inconsciente que j’étais), j’ai fait la connaissance d’auteurs géniaux sur Wattpad, avec lesquels j’ai finalement fondé L’Attelage ! Et sinon, je suis bretonne et actuellement en master web éditorial.

    Mes crêpes sont fameuses.

     

    Interview Marion Roudaut

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé ton enfance ?

    Comme beaucoup d’enfants de ma génération, j’ai grandi avec la saga de J.K Rowling ! Sinon, dans l’ensemble, j’ai passé de longues années avec des ouvrages dont je déconseille la lecture aujourd’hui, parce qu’ils m’ont immensément déçue in fine : Tara Duncan, ou encore Les Chevaliers d’Émeraude avaient un formidable potentiel, avant d’être gâchés sur la longueur – je dirai même que Sophie Audouin-Mamikonian a massacré sa saga. Mais même ces lectures décevantes ont joué leur rôle dans la formation de mon imaginaire et le développement de mon écriture : ça m’a donné des exemples ce que je ne veux pas faire ! Eragon a les mêmes travers, avec deux derniers tomes calamiteux.

    Par contre, des séries comme Fablehaven ou Percy Jackson m’ont enchantée ; je les recommande ! La série des Narnia a vivifié mon imaginaire. Et sinon, j’ai aimé lire des classiques (Dumas, Hugo, Flaubert, Austen, Baudelaire, Rimbaud, etc), et tout ce qui touchait à la mythologie celtique et gréco-romaine.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de ta vie ?

    C’est mon professeur de CM1 qui m’a donné le goût de l’écriture en imposant des rédactions toutes les deux semaines. Ma mère, qui a une jolie plume, planchait avec moi sur les histoires, tous les mercredis, et les bonnes notes m’ont motivée ! J’ai cogité des années, à la recherche de ma propre histoire, jusqu’à trouver ma voie à 16 ans. J’ai accumulé les textes par-ci par-là entre temps.

     

    As-tu des rituels lorsque tu écris ? Par exemple, écoutes-tu de la musique ou préfères-tu être au calme ?

    La plupart du temps, j’écris en musique ! Ça m’est nécessaire pour plonger dans l’ambiance adéquate, ça invoque tout de suite des images. Sinon, je n’ai pas de rituels en particulier, au risque de décevoir ! J’ai besoin d’être à un bureau, relativement au calme. Je peux écrire dans le bruit, ou pendant un cours, mais le résultat nécessite de bonnes corrections derrière en général !

    Interview Marion Roudaut

     

    Combien d’heures par jour passes-tu à écrire ?

    C’est variable, ça dépend du travail que me demande la gestion de L’Attelage et mon master ! Mais allez, disons que les bonnes semaines, je peux accumuler 5-6h d’écriture.

     

    As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    J’avoue ne pas trop comprendre lorsque des collègues auteurs et autrices prétendent que leurs personnages « n’en font qu’à leur tête », haha ! J’ai une idée bien précise de comment ils doivent se comporter. Concernant l’intrigue, je laisse une bonne part à l’improvisation, mais dans un cadre maîtrisé : je sais d’où je pars, avec quels personnages, ce que je dois incorporer en termes de concepts, d’événements clefs, d’images et d’idées, vers où je dois aller, mais il y a des trous à combler au fur et à mesure de l’écriture ; c’est impossible (ou suicidaire) d’écrire une saga sans aucun plan !

     

    Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ?

    C’est Maxime, l’un des Attelés fondateurs ; nous sommes en discussion quasi tout le temps, dès que nous sommes sur nos PC respectifs, donc ça facilite de facto les échanges ! J’estime beaucoup son écriture et son regard critique, d’où l’importance de ses retours. Mais mes autres compères attelés, Julien et Karole, sont juste derrière pour me relire et me prodiguer leurs précieux conseils ; j’ai de la chance de faire partie d’un tel groupe.

     

    Fais-tu appel à des bêta-lecteurs ?

    Alors, L’Attelage a ça de génial que les lecteurs lisent ce qu’on écrit au fur et à mesure, tous les mois, à chaque chapitre publié ! On pourrait dire que ce sont nos bêta-lecteurs de luxe, puisqu’ils nous aident à rectifier, voire à réécrire, ce qui ne va pas. Les versions propres de nos histoires achevées, c’est à leur investissement qu’on les doit !

     

    Interview Marion Roudaut

     

    Comment et pourquoi en es-tu venue à choisir l’auto-édition ?

    On pourrait croire que les auto-édités décident de tout faire eux-mêmes par aigreur, déçus de ne pas avoir été retenus par le circuit traditionnel ; ce n’est pas mon cas. J’ai bien conscience de la médiocrité des manuscrits que j’ai expédiés à mes 17 et 18 ans, ils ne pouvaient être que refusés !

    Je me suis « juste » rendue compte que j’avais énormément idéalisé le système éditorial, que je ne voyais que le côté prestigieux et réconfortant de la reconnaissance de mon travail par des professionnels.

    Mais quand on creuse un peu, on découvre un système qui appauvrit les auteurs, les empêche de vivre de leur plume et les accable de nombreuses contraintes. Puis, une fois qu’on a goûté à des alternatives comme Wattpad, on ne peut plus se passer de l’interaction en direct avec les lecteurs.

    Tout ça m’a conduite à la fondation de L’Attelage !

     

    Combien de livres as-tu fait naître sous ta plume ?

    Un seul pour l’instant, Les Prétendants, le premier tome de ma série Fantasy… et c’est déjà pas mal, vu la taille du bestiau !

     

    Interview Marion Roudaut                    Interview Marion Roudaut
    Partie 1                                                                                   Partie 2

     

    Où peut-on se les procurer ?

    C’est en lecture gratuite et illustrée (merci les contributrices <3) sur le site de L’Attelage ; foncez-y, vous le trouverez parmi la foule de bons romans qu’on vous propose ! J’ai aussi commencé à y publier le tome 2.

     

    Interview Marion Roudaut

     

    Parlons maintenant du « Livre du Destin T1 – Les Prétendants ».
    Pourquoi ce choix de faire un roman fantasy ?

    C’était mon genre littéraire préféré (et ça l’est toujours) quand j’étais ado, ça m’a paru naturel d’y plonger. Tout, ou presque, est permis !

     

    Comment t'est venue l'idée de cette histoire ? Quelles en ont été les premières bases ?

    J’ai très longtemps réfléchi à la série que j’aimerais écrire, depuis ma classe de CM1 pour être honnête. Je voulais être autrice, et puis c’est tout. Puis, durant une heure de permanence en seconde, j’ai cogité autour du terme de « dragonnier » qu’on trouve dans la série Eragon, et je me suis dit que c’était un néologisme super bien trouvé. J’ai tenté d’en créer un et, je ne sais trop comment, j’ai abouti au terme d’ « Alfadryon » ; Zéphyr est né, puis sa jumelle Dana, et les autres. J’ai construit l’univers et l’histoire autour d’eux, injectant ce que j’avais toujours aimé dans mes lectures de jeunesse, et des éléments que j’aurais aimé croiser dans mes romans préférés.

     

    On y retrouve des races plutôt classiques (Elfes, Nains, Fées, Dragons...) et d'autres que l'on rencontre moins souvent (Centaures (<3), Dryades, Hamadryades, Satyres... ). Cependant chacune porte un peu de toi. J'imagine que tu as dû faire quelques recherches pour te les approprier ?

    J’ai dévoré pas mal de manuels et vu beaucoup de documentaires sur la Préhistoire et l’Histoire, en passant par les mythologies du monde ; un terreau parfait !

     

    Tu as une plume très fluide, très agréable et fraîche. Je suis fan ! Tu as fais le choix de créer une héroïne assez « classique » et réaliste, mais avec une répartie acérée. Peux-tu nous en dire un peu plus à son sujet ?

    Pour l’anecdote, Morgane est le dernier personnage qui m’est venu. Je trouvais qu’il manquait quelque chose à mon groupe de héros, il manquait un liant, une présence qui, peu à peu, les souderait tous. C’est comme ça qu’elle m’est venue, par nécessité de parachever la fresque narrative en construction.

     

    Interview Marion Roudaut


    Restons avec les personnages. Lequel prends-tu le plus de plaisir à mettre en scène ?
    A contrario, lequel est le moins coopératif (le vilain) ?

    Zéphyr est le plus plaisant à mettre en scène… parce que le plus complexe. Cassim me permet aussi de m’éclater, mais, définitivement, l’Alfadryon a ma préférence. J’aime les choses un peu brisées.

    Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, Morgane est particulièrement difficile à manipuler : une héroïne dite « principale » peut très vite devenir insupportable, clichée et envahissante. Je suis très prudente dans son traitement, je veux la garder aussi crédible que possible, avec ses forces et ses faiblesses bien dosées.

     

    Merlin, tu nous l'as complètement chamboulé ! Mais j'adore ! Cela n'a-t-il pas été trop difficile de transformer un enchanteur de légende en sorcier 2.0 ?

    Haha non, Merlin me permet d’explorer toute la palette des émotions humaines, parce qu’il a un passé très lourd, dont il ne se débarrassera jamais, et de nombreux secrets. C’est toujours un plaisir de prendre des personnages que tout le monde connaît pour les détourner et en faire des êtres surprenants ! Le mieux, c’est de parvenir à concilier la tradition et la nouveauté, en ajoutant ma touche qui reste cohérente avec la légende originelle.

    Interview Marion Roudaut

     

    Pour Nunki (il a l'air trop mignon !) et ceux de sa race, comment t'est venue cette idée ?

    Très honnêtement… Je ne sais pas. Mais depuis peu, je soupçonne les séries de mon enfance (Pokémon ou encore Yu-Gi-Oh !) de se mélanger pour créer des créatures bizarres, à partir de souvenirs déformés. Les lumignons sont sûrement un mélange de togepi et de kuriboh aîlé, pour ceux à qui ça peut parler – j’ai honte.
    Il ne faut pas, j'adore l'idée ! Et puis Kuriboh était mignon, même si je lui préférai le Magicien des Ténèbres et le Gardien Celte. ;-)

     

    Interview Marion Roudaut                      Interview Marion Roudaut

     

    Quelle est la scène que tu as préféré écrire ?

    La scène dans la Crypte du Destin, sans hésiter ! Elle concentre pas mal de concepts qui me sont chers et qui irriguent toute la saga.

     

    J'ai pu noter une certaine référence à Patrick Sébastien. Pourquoi lui en particulier ? :p

    Alors ça, c’est un ultime ajout de réécriture suggéré par Maxime, pour rire, mais ça marche bien, haha !

     

    Interview Marion Roudaut


    Petite question un peu bête mais... lequel a vu le jour dans ta tête avant l'autre ? Manau ou le prénom de Dana ? XD

    La question n’est pas bête… J’avoue que je ne sais plus trop si j’ai connu ce prénom d’abord grâce à Manau, ou d’abord grâce à la mythologie nordique… Damn. Tu m’as eue.

     

    Interview Marion Roudaut

     

    Si tu pouvais choisir de rentrer dans ton livre, quelle race voudrais-tu incarner ?

    C'est tout vu : je voudrais être une Dragonne ! Pouvoir se transformer quasi à volonté, selon l'humeur, selon les besoins, ça doit être absolument génial. Besoin d'un peu de muscles ? Done. Tu veux les cheveux longs aujourd'hui ? Done. Tu veux être un mâle ? Done. Les possibilités sont infinies, des plus sérieuses aux plus marrantes.

     

    Interview Marion Roudaut


    Pour les curieux (et je me considère dans le lot), combien de tomes comprendra cette saga ?

    7 ! Je suis ambitieuse, ou trop gourmande, au choix.

     

    As-tu d’autres projets littéraires ? 

    Pas dans l’immédiat, je souhaite vraiment me dédier à ce gros projet avant de m’embarquer dans autre chose, mais je laisse des idées me venir. On verra comment elles évoluent avec les années.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Merci beaucoup pour cette interview et, ma foi, jetez au moins un œil au site de L’Attelage : si vous aimez lire et si vous aimez les communautés soudées, ça devrait vous plaire !

     

    Interview Marion Roudaut

     

     

     

    Merci à Marion Roudaut d'avoir eu la gentillesse, la patience et la fabuleuse rapidité de répondre à mes questions. C'est une jeune femme pleine de vie et d'humour, très abordable.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)
    N'hésitez pas non plus à aller faire un petit tour sur le site de L’Attelage.

     

     

     

     Bibliographie de Marion Roudaut :

    Le Livre du Destin T1 – Les Prétendants
    Le Livre du Destin T2 – Sagesse pervertie (En cours d'écriture) 
    Le Livre du Destin T3 (A venir) 
    Le Livre du Destin T4 (A venir)
    Le Livre du Destin T5 (A venir)
    Le Livre du Destin T6 (A venir)
    Le Livre du Destin T7 (A venir)



    Livre lu
     
     

    Le Livre du Destin T1 - Les Prétendants

      

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    2 commentaires
  •  

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je suis passionnée par l’écriture depuis l’âge de mes douze ans. Également passionnée par le monde équestre, j’en ai fait mon premier métier. Ensuite, je me suis orientée sur d’autres emplois tous assez différents avant de me consacrer exclusivement à l’écriture.

     

    Interview Oxanna Hope

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Je n’ai pas vraiment d’auteurs fétiches. Les seuls dont j’ai lu tous les ouvrages sont les sœurs Brontë, Charlotte, Emily et Agnès. Peut-être également beaucoup de Stephen King.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    Je crois qu’elle est vraiment devenue indispensable à ma survie quand j’avais une quinzaine d’années. Je passais mes heures de repas à écrire, c’était vital, plus encore que de me nourrir.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’écoute effectivement de la musique. En général avec un casque. Des musiques dont l’ambiance me permet de me mettre dans l’ambiance de ce que je veux écrire. Écrire dans le silence me perturbe, je n’arrive pas à me concentrer.

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    L’écriture, à proprement parler, en général 2 à 3 heures en ne commençant pas avant 22 heures. Maintenant, si on tient compte des modifications que je fais sur mes textes qui sont de la réécriture et des corrections, j’y passe toute la journée, de 9 heures du matin à 22 heures.

     

    Interview Oxanna Hope

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

     Non, c’est très rare que j’aie une histoire complète en tête quand j’écris. Je suis une personne pour qui faire un plan est déstabilisant. Ça me bride trop d’un point de vue imaginatif, donc je démarre avec une idée de base et ensuite, je laisse courir mon imagination. Parfois, je peux avoir un début et une fin de roman à l'esprit, je dois alors me débrouiller pour faire se rejoindre les deux parties.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

     Ma mère.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

     Ça m’arrive, oui. C’est important, à mes yeux, d’avoir le ressenti de ces premiers lecteurs pour rectifier le tir.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venue à être éditée ?

    Comment : juste en envoyant mon manuscrit dans une maison d’édition. J’avais vu le nom de l'une d'entre elles qui venait d'ouvrir ses portes et j’avais été séduite par son nom. Deux semaines plus tard, j’avais une réponse positive.

    Le pourquoi est simplement que pour moi, quand j’étais enfant, c’était un rêve de l’être. Parce que pour moi, c'était une sorte de reconnaissance pour les auteurs. Savoir qu’un éditeur a le désir de miser sur soi, c’est quelque chose qui donne envie de se surpasser pour ne pas le décevoir. Néanmoins, à la suite d’un refus de mon tout premier roman, je n’ai plus voulu montrer mes écrits pendant au moins dix ans ni entendre parler d'édition. Une amie a réussi à me convaincre de me relancer alors que je ne croyais plus en moi, mais j’ai tout de même préféré choisir la voix de l’auto-édition. Jusqu’à ce que je réalise que je n’avais pas les épaules pour gérer le côté commercial. Je me suis donc tournée de nouveau vers le mode d’édition traditionnel.

     

    Interview Oxanna Hope

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

     En tout, 13 livres, mais deux d’entre eux ne seront jamais édités puisqu’ils ont été écrits quand j’étais adolescente et le niveau n'est pas là. Sur les onze autres, il en reste encore trois à publier (1 en 2017 et 2 en 2018)

     

    Interview Oxanna Hope     Interview Oxanna Hope     Interview Oxanna Hope     Interview Oxanna Hope

    Interview Oxanna Hope      Interview Oxanna Hope     Interview Oxanna Hope

     

    Où peut-on se les procurer ?

    On peut les trouver mes ouvrages, d’une part chez mes éditeurs (Rebelle éditions, Nats éditions, J’ai Lu), ainsi que sur toutes librairies numériques et papier.

     

    Interview Oxanna Hope

     

    Parlons maintenant de « Lebenstunnel T1 - Allégeance ». Pourquoi avoir choisi d'écrire une uchronie sur le thème de la victoire nazi ?

    Je dois dire que je n’ai pas choisi d’écrire une Uchronie. Je voulais écrire une dystopie et, à mes yeux, ça en est une, mais à caractère uchronique (oui, je sais, je joue sur les mots ^^). Le thème en lui-même m’inspire depuis toujours. Non pas le nazisme à proprement parler, mais celui de la Shoah qui me touche beaucoup et également le mystère que constitue pour moi la capacité des humains à se transformer en monstres. Ça a un côté fascinant pour beaucoup de gens, je crois, parce que c’est terrifiant de se rendre compte qu’une part monstrueuse se cache en chacun de nous.

     

    Peut-on dire que ce livre est le reflet du monde tel que vous l'imaginez si l'armée SS avait réellement gagnée la guerre ou avez-vous « forcé les détails » ?

    Pas forcément, je me dis que si les Aryens avaient vraiment décidé de vivre comme je le décris, ils auraient eu beaucoup de mal à accroître leur population de par le fait que la génétique, même si on peut envisager qu’elle se contrôle, ne peut l'être en totalité. Il y aura toujours des Aryens qui naîtrons blonds et grandiront en ayant les cheveux qui foncent. Parce que la perfection imaginée par les Aryens n'existe pas. La preuve en serait une Krista qui, malgré sa « perfection » physique aryenne, n’est en rien une bonne Aryenne, justement. Ça ne fera pourtant pas d’eux des non-Aryens dans la façon de penser. Si on prend en plus comme base que le Führer Hitler et beaucoup de ses lieutenants étaient bruns ou n’avaient pas les yeux bleus, mon monde ne serait pas viable en totalité. Je suppose que oui, j’ai beaucoup forcé les détails, mais, dans une moindre mesure, je pense que mon univers dystopique et aseptisé pourrait être mis en œuvre sur une partie de la Terre, mais certainement pas sur la planète entière. C’est du moins ce que je veux croire parce que sinon, nous ne serions pas nombreux à avoir le droit de vivre.

     

    J'imagine que vous avez dû faire pas mal de recherches sur le sujet. Cela n'a-t-il pas été trop fastidieux ?

    Oui, j’en ai fait un certain nombre, mais pour moi, elles n’ont pas été fastidieuses parce que j’aime creuser les sujets qui m’intéressent. J’ai beaucoup étudié Germania en elle-même. Je lisais aussi beaucoup de livres documentaires comme « Les furies du Führer », « Les secrets du 3e Reich », des vidéos, des bios de survivants de la Shoah. Tout un tas de choses en fait.

     

    Comment les personnages de Krista et d’Élias sont-ils nés ?

    Je ne saurais pas vraiment dire. Je pense qu’à la base, je désirais deux personnages antagonistes. Chacun est l’opposé de l’autre, mais est également le miroir du peuple qu'il représente. Krista serait un peu comme la lumière alors qu’Élias est l’ombre. Ce que je voulais surtout, c’était voir l’histoire du côté de l’ennemi parce qu’on la raconte souvent sous l’angle de celui qui a souffert et non de celui qui fait souffrir. Mais, j'avais besoin que Krista soit une jeune fille douce et ouverte en même temps qu’elle était docile, pour montrer que parmi les « méchants » d’une histoire, on peut aussi trouver de bonnes personnes, et inversement dans le peuple d’Élias qui n’est pas fait que de personnes justes.



    J'ai flashé sur le prénom Yigaël (j'aime aussi beaucoup Krista). Comment les avez-vous choisis (tous, j'entends, pas que ces deux-là) ?

    Pour la majorité, j’ai fait des recherches au niveau des prénoms allemands pour Krista. Son nom de famille, par contre, est celui de ma correspondante allemande que j'ai eu quand j'étais au collège. Un petit clin d'œil pour elle. J'ai procédé de la même façon pour prénoms juifs et opté pour ceux qui me parlaient le plus, notamment Ygaël et Menahem que j’aime beaucoup.


    La scène de la maternité est particulièrement « violente ». N'a-t-elle pas été trop difficile à écrire ?

    Elle l’est, oui. Je me souviens avoir eu le cœur serré en la terminant. J’étais Krista et je voyais cet enfant dans mes bras et je me demandais si moi, en tant que vraie personne, j’aurais refusé d’obéir comme l’a fait Krista. Je sais que c’est une scène qui perturbe beaucoup, mais elle se devait de refléter le monde dans lequel vivait Krista.

     

    Combien de tomes cette série comprendra-t-elle ? Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

    Lebenstunnel est une trilogie, le dernier tome sortira dans le premier trimestre 2018. Je n’ai pas de date exacte pour le moment, mais elle sera ciblée sur le début de l’année.

    En dire un peu plus est difficile parce que je ne voudrais pas spoiler les lecteurs. Je mentionnerais simplement un mot : Pénitence.

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Je travaille actuellement sur une dystopie qui se situe dans un futur moins lointain que Lebenstunnel, mais tout aussi fermé.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^ 
    Un dernier mot pour la fin ?

    Merci beaucoup de m’avoir offert l’opportunité de parler de mon travail et un immense merci à tous ceux qui ont pris de leur temps pour lire mes livres et découvrir mon univers. Je suis toujours très touchée par les retours que l’on me fait sur cela, et c’est ce qui m’aide à avancer et à m’améliorer.

     

    Interview Oxanna Hope

     

     

     

     

    Je remercie une fois encore Oxanna Hope de s'être prêtée au jeu avec autant de rapidité, de bonne humeur et de gentillesse.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Oxanna Hope :

    Dis Maman, qu'est-ce que ça veut dire ?
    Lebenstunnel T1 - Allégeance
    Lebenstunnel T2 - Chaos

    L'Apôtre de l'ombre
    Au creux de ma main tu n'es plus rien

    Go To Hell T1 - Rébellion
    Go To Hell T2 -Pulsions

     

      
    Livres lu

    Lebenstunnel T1 - Allégeance
    Lebenstunnel T2 - Chaos

      

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  • Interview Rozenn Illiano

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Bien le bonjour, je m'appelle Rozenn, je suis une Bretonne de 32 ans qui fait plein de trucs (écriture mais illustration de temps en temps, et des bijoux).

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Il n'y en a pas un en particulier. J'ai toujours lu plein de choses différentes : des contes, par exemple, ou des Chair de poule quand j'étais petite, puis plus tard des livres des collections Noir Mystère ou Peur Bleue chez J'ai lu (ça date !), puis beaucoup Stephen King aussi.

     

    Interview Rozenn Illiano

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    L'écriture a toujours été là en sourdine, mais je m'y suis mise sérieusement il y a trois ans environ, et je m'y consacre à temps plein depuis un an.

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Je n'ai pas de rituel à l'exception de la musique : je mets mon casque, je lance Deezer (toujours les mêmes playlists, même si ce n'est pas en accord avec ce que j'écris : j'ai besoin de bien connaître les titres que j'écoute pour mieux les occulter), et ça roule tout seul. De temps en temps, mon chat vient sur mes genoux mais comme je ne peux pas le faire venir sur commande…

    Interview Rozenn Illiano   

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?
    Je ne sais pas trop, quatre ou cinq heures. J'ai la chance de pouvoir m'y consacrer pleinement (mais pas d'en vivre), du coup l'écriture est pour moi comme un vrai travail : je bosse très sérieusement et je remplis mon quota même si je n'ai pas envie de m'y mettre.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    Il m'est impossible de poser le moindre mot si je n'ai pas l'ensemble de l'histoire : j'élabore un plan avant de commencer la rédaction, je dois absolument savoir où je vais dans les grandes et moyennes lignes. C'est-à-dire qu'il me faut absolument la fin (pas de début si je n'ai pas de fin !), mais aussi les principaux et moins principaux événements, les liens de cause à effet, les évolutions des personnages… En général, ces derniers prennent vie dans ma tête et je ne fais que raconter ce que je vois mais pour pouvoir jouer telle ou telle scène intérieurement, je dois d'abord déterminer ce qui les mène à vivre cette histoire. Il m'arrive parfois de les laisser prendre le contrôle lors de scènes ou de dialogues, mais rien de plus (je suis un peu une maniaque du contrôle, pour tout dire).

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    En général, mon chéri et une de mes bêta-lectrices (coucou Sophie !).

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Je demande à des lecteurs de m'aider, mais il ne s'agit pas de bêta-lecture dans le vrai sens du terme : je ne cherche pas à améliorer le texte mais juste à avoir un avis global sur le fond, ce qui ne nécessite pas de gros boulot (savoir si c'est cohérent, compréhensible, s'il reste des questions en suspens, etc). Quelquefois, j'ai aussi besoin d'un lecteur pour m'aider à traquer les dernières coquilles (et il en reste immanquablement malgré la dizaine de relectures à chaque texte !).

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venue à choisir l’auto-édition ?

    Le premier livre que j'ai auto-édité est un recueil de nouvelles que j'ai voulu faire pour le plaisir, pour me dire que je l'ai réalisé de A à Z toute seule comme une grande. Puis d'autres ont suivi mais il s'agissait encore de recueils de nouvelles, très difficiles à placer dans une maison d'édition classique. Ensuite… mon univers personnel s'est étendu. Toutes mes histoires sont reliées entre elles, et si pour le moment elles sont indépendantes les unes des autres, ce ne sera pas toujours le cas. Éditorialement, je ne suis pas sûre qu'un éditeur prenne le risque d'en publier la totalité : si mes calculs sont bons, ça fera une quinzaine de livres ! Ils sont souvent de genres différents, allant de la fantasy au fantastique, en passant par le post-apo. J'ai pensé que garder le contrôle là-dessus serait la meilleure des solutions.

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    Pour l'instant, j'ai auto-édité trois recueils de nouvelles, une novella et un roman, et publié un album illustré pour les enfants.

     

    Interview Rozenn Illiano     Interview Rozenn Illiano     Interview Rozenn Illiano     Interview Rozenn Illiano

     

    Interview Rozenn Illiano        Interview Rozenn Illiano        Interview Rozenn Illiano

     

    Où peut-on se les procurer ?

    On peut les acheter directement dans ma boutique (pratique pour avoir une dédicace !), et sur des plate-formes de vente comme Amazon, la Fnac, Kobo et Lulu. Et tout est détaillé sur mon site perso : onirography.com.

    Interview Rozenn Illiano

     

    Parlons maintenant d' « Elisabeta ». Pourquoi avoir choisi le thème des vampires ?

    De base je ne suis pas particulièrement fan de vampires, dans le sens où je n'en raffole pas et où je ne suis pas une spécialiste. Mais ça faisait partie depuis longtemps de la liste des trucs que je voulais écrire pour voir comment je traiterai le sujet (sur la liste, il y a aussi un roman avec des anges, un thriller, un roman YA, etc). Elisabeta est la rencontre entre plein de choses différentes que j'aime beaucoup : ma fascination pour tout l'aspect ritualisé de l’Église, l'Italie, les poupées, l'ésotérisme, mais aussi les luttes contre les oppressions… Les vampires me paraissaient des créatures parfaites pour raconter tout ça.

     

    Interview Rozenn Illiano
    La poupée où est piégée l'âme d'Elisabeta.

     

    Dans votre livre, on voit les vampires - pardon les immortels - sous un autre jour. Ici pas de gousses d'ail ni de chauves-souris. Avez-vous fait beaucoup de recherches et/ou certains détails viennent-ils exclusivement de votre imagination ?

    Je me suis inspirée de tout ce que j'aimais chez les vampires des autres, et en ai fait un mélange à ma sauce. J'adore quand les vampires vivent dans des sociétés secrètes et très anciennes, quand tout répond à des codes et des rituels. Un des films de vampires que je préfère, c'est Underworld 3, par exemple. Pour autant, beaucoup de choses ont été inventées pour le roman, mais mon monde vampirique s'est construit avec les années et je serais bien incapable de dire comment tel ou tel détail m'est venu.

     

    Interview Rozenn Illiano

     

    J'ai aimé l'idée que certains animaux pouvaient devenir immortels et qu'ainsi on ne perde plus nos compagnons. Pourquoi ce choix et pourquoi un chat ? Pour son côté chasseur ? Comment pensez-vous qu'un herbivore aurait réagi ?

    Il y a toujours (ou presque) un chat blanc dans mes histoires. :) C'est mon clin d’œil à Lilith, ma vieille chatoune toute blanche. Avec mon chéri, nous avons pris l'habitude de la faire apparaître dans nos projets importants (il est illustrateur, et le chat blanc apparaît dans quasiment tous ses livres et dans les jeux qu'il a illustrés). Dans mes romans, la plupart du temps elle apparaît juste comme ça, au détour d'une route, mais j'ai voulu lui donner un peu plus de place dans Elisabeta et l'idée de la rendre immortelle s'est imposée. Et c'est vrai que le côté chasseur convient particulièrement (j'avais l'image précise d'une tache de sang sur sa fourrure toute blanche). Pour ce qui est des autres animaux, je ne pense pas que l'immortalité fonctionne pour tous ; à mon avis, les herbivores ne sont pas adaptés et mourraient si on tentait de les rendre éternels (tout comme les jeunes enfants).

     

    Interview Rozenn Illiano

     

    Pourquoi avoir uniquement choisi des points de vue féminins, malgré les nombreux personnages masculins ?

    J'ai voulu dès le départ écrire un roman féministe, avec des héroïnes qui cherchent à tout prix à retrouver leur liberté. Je ne voulais donc pas laisser la parole aux hommes. De plus, la plupart de mes autres histoires (les romans surtout) sont racontés du point de vue de personnages masculins, je voulais équilibrer.

    Interview Rozenn Illiano
    Une illustration de Saraï réalisée par Rozenn Illiano.



    Retrouve-t-on un peu de vous dans vos personnages ?

    Les deux héroïnes représentent clairement chacune une partie de moi : Giovanna pour le côté fonceuse bourrine qui va trop loin, et Saraï pour le découragement qui vient assez vite (ce qui est assez paradoxal, finalement). Je pense que tous mes personnages sont un bout de moi, mais je n'ai pas encore tout décrypté (est-ce à dire que l’œuvre d'un écrivain peut servir de matière à un psy ? Je pense, oui !).



    Pour la petite pique envers Linkin Park, c'est un avis personnel ou seulement celui du personnage ? (Nan parce que j'avoue, j'aime beaucoup ce groupe...:p )

    Ah, je suis contente qu'on me pose la question. :) En fait, Linkin Park fait partie de mes groupes préférés ! (Et je ne me remets pas de la mort de Chester Bennington.) Je les évoque souvent dans mes histoires, certains de mes personnages les écoutent et dans Elisabeta, j'avais envie de rigoler et de faire l'inverse, d'avoir un personnage qui les adore et qui gave tout le monde avec sa musique.


    Interview Rozenn Illiano

     

    Et vous, vous plairait-il d'avoir la vie éternelle ?

    Je signe direct.


    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Beaucoup (trop ?). Comme je l'ai dit dans une précédente question, Elisabeta s'inscrit dans une gigantesque histoire, une quinzaine de romans que je commence tout juste à publier (Elisabeta est le premier). Une bonne partie est déjà écrite, le reste est planifié dans le carnet qui me sert de 'bible'… J'en ai peut-être pour dix ou quinze ans de boulot avant que tout soit publié.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Merci beaucoup pour la lecture d'Elisabeta et pour cette interview, c'est toujours très agréable. :)

     

    Interview Rozenn Illiano

     

     

     

    Je remercie une fois encore Rozenn Illiano d'avoir eu la gentillesse, la rapidité et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Rozenn Illiano :

    Le Chat qui avait peur des ombres
    Le Rêve du Prunellier
    Fêlures

    Notre-Dame de la mer
    Rouge
      (Nouvelle dans l'anthologie Routes de légendes, légendes de la route)
    18.01.16
    Elisabeta


     


    Livre lu

    Elisabeta

      

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  •  

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Bien le bonjour et un grand merci pour commencer, de m'avoir proposé cette interview.

    J'ai 45 ans (oui ça fait vieux je sais mes filles me le rappellent souvent :) ), je suis donc une maman (pas comme les autres il parait). Que dire de plus ? Je suis une adepte de la devise Carpe Diem et je profite donc de chaque instant de la vie.

    Ai-je précisé que je me prends rarement au sérieux ? La preuve en photo un jour de travail. :)

    Ce que j'aime ? Hum ... mes enfants, mes animaux envahissants, mes amis.

    Ce que je déteste ? Un peu comme tout le monde, je pense, les mensonges, l'hypocrisie.

    Pricipal défaut chez moi ? Têtue (hélas), trop franche aussi.

    Qualité ? heu ... je cherche encore :)

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Oui, plusieurs : Stephen King, Christian Bernardac, principalement, puis vient Assimov, Serge Dalens, Victor Hugo.

    Je n'étais pas une adepte des Oui-Oui ou de la bibliothèque rose.

     

    Interview Stéfanie Hodier

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    Bonne question. Je ne pensais pas du tout écrire un jour. C'est venu comme ça, sur un défi de ma fille.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’écoute de la musique, cela m'aide à mieux visualiser les scènes que je souhaite écrire. C'est comme un film dans ma tête, le plus dur est de trouver les mots justes, et surtout de ne rien rater pour bien faire ressentir les pressions ou sentiments.

    J'écris souvent la nuit (oui cela me réveille) car les idées fusent en vrac et je dois tout trier ensuite.


    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Je ne peux pas, hélas répondre correctement, j'écris sous l'impulsion du moment. J'ai toujours un cahier sur moi, ce qui me permet d'écrire où je veux quand je veux (surtout en réunion - c'est pas bien je sais - mais les idées arrivent par flot à ce moment là).

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    L'improvisation, oui j'aime. Mais dur à gérer, toutefois c'est possible. En général j'écris sur mon cahier et lors de la retransmission sur le PC j'en rajoute.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Sans hésiter Flo Renard une amie Twitter, puis ma fille Oriane (15 ans), puis viennent mes 2 filles, dont une en étude littéraire, ensuite ma sœur et pour finir mon mari car il fait la couverture et les illustrations.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Oh oui, j' en ai grand besoin, pour la cohérence du récit, la syntaxe etc... Je considère que New Life, le commencement est leur livre car sans eux il n'aurait jamais vu le jour.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venue à choisir l’auto-édition ?

    Twitter est une mine riche d'auteurs en tout genre. J'ai crée des liens avec certaines personnes qui sont en auto-édition (dont mes bêtas) et qui m'ont poussé dans cette voix. L'avantage de cela permet d'écrire sans trop de contraintes. Et pour les maisons d'édition disons que cela ne m'est pas venu à l'esprit quand je vois les modifications à apporter. Je sais que cela peut être une bonne chose mais dans l'immédiat, je ne suis qu'une toute petite auteure donc la liberté me convient.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    1 seul pour le moment, mais 2 en cours (et oui surprise). Je ne suis pas une rapide et j'écris sous l'impulsion (je me répète là non ?).

     

    Interview Stéfanie Hodier

     

    Où peut-on se le procurer ?

    Pour le kindle sur amazon : https://www.amazon.fr/NEW-LIFE-St%C3%A9fanie-Hodier-ebook/dp/B06XYM3XG3/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1491043191&sr=1-1&keywords=new+life

    Sur Chapitre : http://ebook.chapitre.com/ebooks/new-life-9791022726672_9791022726672_10.html

    La version broché illustrée : https://www.bookelis.com/romans/26718-NEW-LIFE.html

    Sur Kobo : https://www.kobo.com/fr/fr/ebook/new-life-17

     

    Un petit aperçu des illustrations du broché.

     

    Interview Stéfanie Hodier                Interview Stéfanie Hodier

     

    Interview Stéfanie Hodier                 Interview Stéfanie Hodier

     

    Parlons maintenant un peu de « New Life T1 – Le commencement ». Vous dites que l'idée vous est venue grâce à votre frère. Pouvez-vous nous en dire plus ? Le côté virtuel/réel était-il déjà présent au départ ?

    Le fait d'écrire était un défi lancé par ma fille, puis le sujet est venu en discutant avec mon frère. Nous sommes tous les deux des adeptes de la SF et SFF ainsi que de l'horreur mais je ne voulais pas faire un truc standard. Lors de nos énièmes conversations outre-mer et décalage horaire (je suis en France lui au Canada), il m'a conseillé de regarder autour de moi et d'observer, d'analyser et que le sujet viendrait tout seul. Ce fut le cas en effet. Oriane étant une joueuse de Xbox j'ai trouvé mon sujet : le jeu vidéo, restait toutes les recherches à faire là dessus.

    Je précise quand même que je suis plus lectrice qu'écrivain, donc oui c'était un super défi et j'ai bien aimé le faire car j'ai beaucoup ris en l'écrivant.

     

    Interview Stéfanie Hodier

     

    Pouvez-vous nous dire comment vous avez choisi le titre de votre livre ?

    Vers le milieu de l'écrit, je me suis dit qu'il serait temps de nommer cet écrit. Sachant le contenu et là où je voulais emmener les lecteurs, le titre est venu tout seul.

     

    Vos personnages sont assez difficiles à cerner par ce qu'ils changent sans arrêt de « personnalité ». N'avez-vous pas peur que vos lecteurs s'y perdent et, du coup, se lassent de ces retournements de veste ?

    Sans doute un peu, mais cela est voulu. Tout sera expliqué dans le tome 2 (et oui va falloir attendre un peu).

    Vos personnages sont-ils purement fictifs ou certains sont-ils inspirés de votre entourage ?

    Caco existe vraiment ainsi que Tao, quant à Cory, Cerise et Loukas il y a une part de moi et de mon entourage pour certains autres personnages. D'ailleurs une ou deux scènes écrites se sont réellement passées.

    Interview Stéfanie Hodier

     

    Pourquoi ce choix de nous emmener dans les îles Samoa parmi toutes celles existantes ?

    Et pourquoi pas ? J'ai aimé le défi de me renseigner auprès des aéroports pour le trajet, et prendre les renseignements auprès de "l'office du tourisme" de Samoa. Tout comme les yeux verts de Cory qui ressemblent au lac de Kalimutu.

     

    Interview Stéfanie Hodier



    Si jamais vous pouviez entrer virtuellement dans un jeu et/ou une série/un film. Quel(s) serai(en)t votre(vos) choix ?

    Le choix est vaste mais je dirai pour commencer : Outlander pour la série quant au jeu : Destiny.

     

     Interview Stéfanie Hodier                   Interview Stéfanie Hodier

     

    Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le prochain tome à venir ?

    Et si je vous y mets un extrait brut ?

    Sur l’île de Samoa, Medcen Hospital, chambre 311, service neurologie, un homme de 28 ans est dans le coma depuis six mois. Personne ne lui rend visite, c’est un inconnu, un oublié, suite au tragique accident du paquebot « ECHTACH » au large de l’île.

    Seul son portefeuille, qu’il avait miraculeusement sur lui, peut permettre de l’identifier. Il s’appelle Sasha Sobek, 28 ans, habite Kilkenny en Irlande, mesure environ 1m90, une belle musculature qui fait pâmer les infirmières, des cheveux noir corbeau, quant à la couleur de ses yeux il faudra attendre qu’il se réveille.

    Le personnel médical rentre dans la chambre afin de faire le relevé des constantes.

    — Personne n’est venu le voir depuis que la police a lancé un appel à reconnaissance. Le pauvre, à croire qu’il n’a pas de famille ou d’amis. Tu te rends compte, Inoa, partir en vacances, serein et heureux, et au bout du compte tu te retrouves dans un lit d’hôpital, sous perfusion et sonde, dans le coma.

    — C’est la faute à pas de chance, et ne va pas t’amouracher de ce patient, Selena. Quand on prend un bateau avec ce nom, il faut s’attendre au pire.

    — Et que fais-tu de l’espoir ? Peut-être ignore-t-il la signification du mot echtag ?

    — Il est irlandais, sur un bateau irlandais ! Allons, comment aurait-il pu ignorer que le nom du bateau est en gaélique et signifie « qui donne la mort » ? Personnellement, je me serai renseignée, ce n’est pas commun comme nom.

    — Mais bien sûr, Inoa, la grande ! Inoa sait tout sur tout ! Inoa vaut mieux que tout le monde ! En attendant aide-moi plutôt à changer ses draps.

    Suite à l’échouement du bateau Echtach, les rumeurs ont commencé circulé :

    « Le bateau est maudit… Pourquoi donner un nom pareil à un paquebot ? Il parait qu’il transportait des caisses dangereuses et des personnes plus que bizarres… 1200 passagers et seulement 150 de vivants, c’est terrible… Un survivant affirme avoir entendu une explosion mais les commissaires doutent, en effet de sa suite il ne pouvait rien entendre d’autant plus qu’il était en train de cuver… »

    L’infirmière et l’aide-soignante commence à enlever les draps. Au moment de basculer le patient sur le côté, Selena se fait agripper le bras par Sasha.

    Surprise, elle pousse un cri. De grands yeux vert intense comme le lac de Kelimutu, l’observent.

    — Pardon, vous m’avez fait peur. Inoa appelle le médecin ! Sasha est réveillé.

    Inoa s’empresse d’aller au poste de soin et de contacter le neurologue de garde.

    — Vous m’entendez ? Est-ce que vous me comprenez ? Si oui serrez ma main s’il vous plait, demande Selena.


    A suivre pour le reste, car là c'est juste une ébauche.

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Oui je compte écrire la suite et (j'espère) fin de New Life, j'ai aussi un autre récit en cours qui est à l'opposé de celui-ci.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Merci, Mylène, de m'avoir accordé de ton temps et de m'avoir lu. Je remercie aussi tous mes satellites : Bêtas lecteurs, amis et amies, famille de m'avoir soutenu et surtout de m'avoir poussé à me lancer dans l'auto-édition. Je n'y serais pas parvenue sans eux car je ne me sentais pas à la hauteur (et c'est toujours le cas). Je persiste à dire que je suis plus lectrice qu'écrivain et donc j'ai pleinement conscience que ce j'ai pu publier ne plait pas à tout le monde, mais j'aurai essayé et rien que pour ça je remercie tout le monde. Toutes les critiques apportées seront prises en considération pour les prochains (encore faut il que je les finisse) car cela permet d'avancer et j'aime apprendre.

     

    Interview Stéfanie Hodier

     

     

     

    Je remercie une fois encore Stéfanie Hodier d'avoir eu la gentillesse, l'humour et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Stéfanie Hodier :

    New Life T1 - Le commencement

     
    New Life T2  (En cours) 

     


    Livre lu

    New Life T1 - Le commencement

      

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  • Interview Thomas Lejeune

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    J'ai passé le cap des trente ans, hélas, et après une longue période d'intérêt quasi exclusif au sport, l'écriture est venu m'interpeller. Je suis aussi papa d'une petite intrépide d'un an et demi.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Non, dans le sens où j'ai surtout lu des obligations scolaires et que ça ne m'avait pas forcement botté, mis à part le souvenir de « 1984 » de George Orwell dont je garde un souvenir certain.

     

    Interview Thomas Lejeune

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    Depuis trois ans.

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    La musique vient régulièrement accompagner l'activité du clavier. Elle peut aussi être un bon échauffement pour faire défiler ce que je suis censé raconter.

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    C'est très variable. Si je suis plongé au beau milieu d'un roman, les heures passent sans que je m'en rende compte, plus rien ne compte (ou presque) autour. Et il y a des jours où on a beau le vouloir, mais ça ne vient pas.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    J'aime créer un schéma directeur dans lequel je sais où je vais. Mais je ne peux m'empêcher, et c'est bien là le côté le plus plaisant, d'ajouter, de saupoudrer des détails qui ne me seraient pas venu au premier jet.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Ma compagne, l'heure du grand jugement !

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Oui, ils sont essentiels pour pointer ce qui ne colle pas où éveiller ce que eux, en tant que lecteurs, auraient aimé trouver. C'est un gros boulot de leur part et un immense service rendu.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à choisir l’auto-édition ?

    Parce que comme beaucoup, je pense, on démarre en imprimant une tonne de papier, jouant au loto de l'édition en frappant aux portes et puis, le temps passe, les réponses négatives affluent. Et là, le miracle de l'auto-édition opère pour enfin avoir des lecteurs et partager ce qui nous a accompagné d'incalculables heures.

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    Seulement deux, mais déjà un sacré défi relevé à mon niveau.

     

    Interview Thomas Lejeune                             Interview Thomas Lejeune

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Sur les plateformes en ligne d'auto-édition mais également sur les sites spécialisés (Fnac, Cultura, Dilicom…) et via « Bookelis », physiquement en papier chez votre libraire.

    Interview Thomas Lejeune                                  Interview Thomas Lejeune
    Couverture ebook                                                               Couverture broché

     

    Parlons maintenant un peu de « Une dose d'adrénaline ». Comment vous est venue l'idée d'écrire un thriller, ce thriller ?

    Un thriller car j'aime ce style où on tente de jouer avec le suspense et les émotions sans tomber dans le gore. Cette idée m'est venu après un voyage en Irlande où j'ai capté (ne me demandez pas pourquoi…) la possibilité de cette histoire. Les gens croisés, l'atmosphère, les échanges, l'excitation, c'est la recette qui m'a amené à cela.

     

    Pourquoi ce choix de mettre autant l'adrénaline en avant, presque comme si c'était un personnage à part entière ?

    J'ai longtemps été sportif assidu et cet élément, on court après, c'est une drogue légale et vivement conseillé. Alors, j'ai eu l'envie de rechercher comment se la procurer dans une vie de tous les jours, romancé bien évidement. Ce fut une évidence d'écrire le second sur ce thème.

     

    Ermingh est un personnage que j'ai pris plaisir à détester. Rentrer dans sa tête n'a-t-il pas été trop difficile ?

    Non car je pense que l'on aime a croire que des flics de ce type existent partout, trainant avec eux un lot de magouille à n'en plus finir. C'est aussi un aspect « facile », bien aidé par le cinéma mais j'ai rapidement trouvé ce personnage.

     

    Emmy est un personnage que la vie n'a pas épargné, ce qui lui a forgé un caractère bien trempé. Est-elle porteuse d'un message particulier ?

    Je pense que j'aurai pu aimer être Emmy. Elle fonce, elle joue, elle recherche ce je ne sais quoi qui doit et peut rendre la vie excitante, tout comme moi. Je n'ai pas la prétention d'être vecteur de message mais si c'était le cas, j'aimerai que la vie soit chaque jour un lot de surprises, de rebondissement, bref : un livre !

     

    Interview Thomas Lejeune

     

    Pourquoi le choix du Monopoly ? Pour le côté voyage ?

    Je n'y joue jamais (trop long à mon goût) mais le Monopoly, c'est cette boîte que l'on traîne chez soi toute sa vie, la première qui nous fait croire au pouvoir d'acheter, vendre, posséder et échanger tous ces beaux billets colorés. Avec Paris, c'était le lien idéal pour là encore garder l'aspect du jeu. Et puis, je pense que la plupart le connaisse, donc identifiable aisément.

     

    Et vous, quel est votre jeu de société favori ?

    L'awalé : simple, basique, fait tourner les méninges.

     

    Interview Thomas Lejeune

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Oui !!! Un 3ème synopsis avec qui je vis une relation compliqué. Je ne le quitte plus par moment, l'agrémentant de détails pour le rendre le plus vivant possible. Et puis d'autres périodes où je le laisse en sommeil, si toutefois il veut bien écrire l'histoire tout seul à ma place...

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Un très grand MERCI pour l'intérêt apporté à mes romans, et répondre à cet interview fut assez plaisant !

     

     

    Interview Thomas Lejeune

     

     

     

     

    Je remercie une fois encore Thomas Lejeune d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Thomas Lejeune :
    Renversant
    Une dose d'adrénaline

     

     


    Livres lu
    s

    Une dose d'adrénaline
    Renversant

      

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    2 commentaires
  • Interview Enzo Bartoli

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^ 
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m’appelle Enzo Bartoli, c’est un pseudo que j’ai emprunté au personnage de l’un de mes premiers polars. Je ne vous dirai pas mon âge, car je ne le fais pas, ni ma situation personnelle, car on ne sait jamais, ni mon autre métier, car personne ne nous aime.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Deux principalement :

    Frédéric Dard, dont je possède tous les San-Antonio et que j’ai littéralement dévoré pendant les heures de cours au collège

    Patrick Cauvin, pour son imagination et l’épaisseur de ses personnages auxquels on s’attache systématiquement.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    Une vingtaine d’années. Tout d’abord en devenant journaliste, puis en écrivant un premier roman en 2012.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Aucun rituel ! J’écris sur ordi ou à la main. Dans un bureau, au bistrot, dans un train ou lors de réunions dans mon autre activité.

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Deux heures, mais c’est très variable.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    Disons que, s’agissant de polars, je démarre en sachant qui est tué, comment, par qui et pourquoi… Ensuite ça peut prendre beaucoup de chemins de traverse.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

     Jusqu’à peu, c’était uniquement ma compagne. Maintenant, selon leurs disponibilités, c’est elle… ou mon éditeur.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Plus maintenant… l’avantage d’être édité et de bénéficier du travail d’un directeur éditorial et de correcteurs. Mais à une époque, surtout pour deux manuscrits que j’ai envoyé au jury du Prix du Quai des Orfèvres, j’avais un officier de police judiciaire et un médecin qui vérifiaient le respect des procédures ou la crédibilité des autopsies.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à être édité par Amazon Publishing ?

    Pourquoi ?

    Parce que c’est le seul éditeur à m’avoir proposé un contrat… ou presque ! Plus sérieusement, c’est très agréable de travailler avec eux. Ils n’imposent jamais rien, mais proposent et attendent mon avis, que ce soit pour les couv, les 4ème de couv, les corrections, etc… On échange aussi textos ou messages sur FB qui n’ont rien à voir avec le boulot, juste pour se marrer. Et comme ils sont aussi très efficaces sur la promotion de leurs auteurs, je n’ai pour le moment aucune raison d’aller voir ailleurs. J’allais oublier : le fait de n’être pas présent en librairie évite les séances de dédicaces… exercice pour lequel je ne suis pas très à l’aise.

    Comment ?

    Comme beaucoup d’auteurs KDP, donc indépendants, je me suis rendu sur le stand Amazon au salon du livre de Paris. J’y ai rencontré le staff avec lequel nous avons parlé de mes deux premiers ouvrages et de mes projets en cours. C’était le début d’Apub France et ils cherchaient leurs premiers auteurs… ça s’est fait comme ça.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    Neuf sont écrits. Deux ne seront pas réédités, cinq sont disponibles, un paraîtra le 30 octobre. Rien n’est encore prévu pour le neuvième. En revanche le dixième est en cours d’écriture et devrait sortir en mars 2018.

    Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Amazon only !

     

    Interview Enzo Bartoli

     

    Parlons maintenant de « Curriculum Mortem ». Comment vous est venue l'idée de ce roman ?

    Difficile à raconter sans révéler l’intrigue… On va dire que j’ai l’habitude de voir passer beaucoup de CV sur mon bureau, censés raconter une vie professionnelle. J’ai commencé à imaginer des CV qui raconteraient… autre chose !

     

    J'ai beaucoup aimé l'inclusion des petites scènes qui ont l'air, de prime abord, de ne pas avoir de rapport avec la trame principale. Avez-vous eu l'idée dès le départ où est-elle venue plus tard ?

    Dès le départ ! Mais c’est justement quelque chose qui m’a été inspiré par Patrick Cauvin, dans son roman Hautepierre, que je recommande à tous, sans aucune restriction.

     

    Dans votre livre, Pascal aime sa famille, certes, mais il est passionné par son travail et très investi dans sa traque des criminels au point de la mettre un peu de côté. Pensez-vous que ça soit une bonne qualité chez un représentant de la loi ?

    Non, ils ont le besoin impératif de se couper de leur vie professionnelle. C’est une nécessité absolue, mais qu’ils ne parviennent pas toujours à respecter.

     

    Guilhem est un sacré phénomène. Son personnage est-il purement fictif ou s'inspire-t-il de personnes de votre entourage ?

    Pas d’une personne précise, mais comme souvent chez les auteurs, je crois, de plusieurs à la fois… Et peut-être même de moi, il y a quelques années !

     

    J'ai cru lire que vous aviez visité le 36 quai des orfèvres. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

    Qu’en dire de plus ? Certainement pas par quel biais j’ai eu ce privilège ! Seulement que c’est très impressionnant. Ces murs, le fameux escalier, la collection de képis, le « séchoir »… Il y a dans tout cela une histoire que l’on perçoit immédiatement. Et en dehors des lieux, il y a les rencontres avec les « vrais » flics, un déjeuner partagé avec eux, au cours duquel tous ne savaient pas que je ne faisais pas partie de la maison et donc, j’ai eu droit à quelques infos que je n’aurais pas dû entendre. Mais je n’en ai jamais rien dit, et ne le ferai jamais !

     

    Si je ne me trompe pas, « Curriculum Mortem » est le lieu des premières aventures de Pascal et Guilhem, mais il n'est cependant pas le dernier. Je crois que deux autres livres les concernant sont déjà sortis...

    « Tonton » et « le Beau gosse » (j’aime beaucoup leurs surnoms) ont effectivement mené deux autres enquêtes. L’une dans le milieu des courses hippiques (Enquête à l’arrivée) et une autre dans le milieu du théâtre (Les loges du mal).

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

     Plusieurs ! Le 30 octobre sortira Six mois à tuer. Pour celui-ci, je suis sorti de mon schéma habituel que je qualifierais d’enquête policière réaliste. C’est un thriller à l’humour noir, écrit dans la tête du tueur à la première personne. Impossible d’en dire plus pour le moment. Ensuite, il y aura normalement un quatrième « Brigade criminelle », avec Pascal et Guilhem, qui enquêteront sur une série de meurtres dont les victimes partagent un secret vieux de cinquante ans. Il devrait sortir en mai 2018. Je vous laisse faire le rapprochement ! Enfin, il y a un vieux projet de polar, dont l’action se situait chez moi, entre lac et montagnes (j’habite Annecy), qui était tombé aux oubliettes. Je l’avais un peu oublié, mais il semblerait qu’il suscite à nouveau de l’intérêt… Affaire à suivre !

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Déjà, merci (contrairement à Guilhem, je suis très bien élevé). Et si je disais tout à l’heure que j’étais plutôt content d’éviter les séances de dédicace, je réponds systématiquement à tous les lecteurs et toutes les lectrices qui me contactent via ma page FB ou mon site Internet… N’hésitez pas !

     

    Interview Enzo Bartoli

     

     

     

    Je remercie une fois encore Enzo Bartoli d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Enzo Bartoli :

     
    Cul sec ! : Une enquête éthylique d'Enzo Bartoli
     
    Une cause perdue (Signé polar t. 1)
      Série noire pour femmes en blanc (Signé polar t. 2)
     Curriculum Mortem
     Enquête à l'arrivée
    Les Loges du mal

     


    Livre lu

    Curriculum Mortem

      

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    2 commentaires
  • Interview Anaïs Guilmet


    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présente-toi un peu. (Je me permets le tutoiement, si ça ne dérange pas. ;-) )

    Non non, ça ne me dérange pas ! Je suis trop gênée quand on me vouvoie ! Alors, je m’appelle Anaïs, j’ai 19 ans et j’écris des romans, je suis correctrice en freelance, je tiens un petit blog et une chaîne Youtube !

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé ton enfance ?

    Of course, comme tous les auteurs, je suppose ! Bon, ça va être un peu cliché, mais j’ai véritablement commencé à lire vers 10/11 ans et… c’était du Stephenie Meyer, avec la saga Twilight. Ensuite il y a eu Lauren Kate et Nalini Singh.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de ta vie ?

    L’écriture, c’est devenu très important dans ma vie depuis mes 12/13 ans, quand j’ai commencé à écrire vraiment. C’est-à-dire, lorsque j’ai débuté la rédaction de Zéphyria et travaillé l’univers autour du roman.

     

    As-tu des rituels lorsque tu écris ? Par exemple, écoutes-tu de la musique ou préfères-tu être au calme ?

    Je prône le silence complet lorsque j’écris, mais il m’arrive (rarement) de mettre de la musique quand celle-ci m’inspire. Ensuite, lors de mes séances, il y a toujours une tasse de thé sur le coin de mon bureau et un carnet de notes, si jamais des idées pour la suite du roman me viennent en tête !

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    Combien d’heures par jour passes-tu à écrire ?

     Je ne compte pas mes heures, je ne m’impose pas un temps de travail. J’écris quand je me sens inspirée, ou simplement quand j’en ai envie ! Après, j’essaye d’écrire un peu tous jours, même si ce n’est que 300 ou 500 mots. Cependant, j’ai une vague idée du temps que je mets à écrire un chapitre. Si je suis dans une bonne condition, je mets entre une heure et une heure et demi pour écrire environ 1500 mots. Tout dépend si les idées viennent rapidement ou non…

     

    As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ? 

    Pour Zéphyria, j’ai les grandes lignes du tome 2 et 3 (puisque le 1 est terminé). Après, comme tous les romans que j’écris, je dévie beaucoup de la trame principale et parfois, c’est du freestyle total. Et puis, je ne vais pas mentir, mes personnages finissent par avoir leur propre volonté et je ne suis plus maître de rien quand j’écris ! Ce sont eux qui décident. Mais je te rassure, j’arrive tout de même à me venger !

     

    Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ? 

    Ma première lectrice est une amie d’enfance, elle s’appelle Alixia. Elle m’a soutenue depuis le début !

     

    Faits-tu appel à des bêta-lecteurs ? 

    Depuis peu de temps, en effet ! J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à accepter de demander de l’aide, car je voulais aboutir ce premier roman toute seule. Sans personne pour « interférer » dans la réalisation du projet. Et j’ai appris à mes dépends qu’il était nécessaire de faire appel à des tierce-personnes pour le bien de l’écrit.

     

    Comment et pourquoi en es-tu venu(e) à choisir l’auto-édition ?

    Pour une des raisons citées au-dessus : l’indépendance, faire le travail seule. De la mise en page (pour une prochaine version broché) à la couverture, tout a été réalisé par mes soins. Je ne voulais pas qu’une maison d’édition touche à mon roman et le déforme. J’avais peur de ne plus reconnaître mon propre roman. Et comme Zéphyria est mon premier, il a une grande valeur sentimentale.

     

    Combien de livres as-tu fait naître sous ta plume ? 

    Un seul, enfin, le premier épisode ! Et une petite nouvelle dans le style suspense qui s’appelle Le retour de l’Eventreur. Mais elle doit contenir beaucoup de fautes et je ne suis pas sûre de l’avoir laissée sur Amazon !

     

    Où peut-on se les procurer ? 

    Zéphyria est dispo sur Amazon, en version numérique. Et plus tard, en version broché également lorsque les 5 épisodes du tome 1 seront publiés !

     

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    Comment t'est venue l'idée de « Zéphyria » ? Pourquoi le thème des anges ?
    J’ai fait un rêve où des vampires venaient m’attaquer en pleine nuit et où des anges seraient arrivés pour me sauver… Oui oui, il n’y a pas de vampires dans Zéphyria, mais il y en avait dans les premières versions ! Bon, je n’ai pas cherché beaucoup plus loin, j’ai continué mon rêve et j’ai creusé la piste ! Résultats, les anges sont devenus mon domaine de prédilection ! Je trouve qu’il n’y en pas assez et que les vampires, il y en trop eu. Et ça m’éclate de créer autour des anges, d’autant plus qu’il y a matière à faire pour être original !

     

    On en apprend beaucoup sur l'univers angélique. Le travail de documentation a dû te prendre du temps, non ? N'est-ce pas trop fastidieux ? 

    Oh ça oui c’était fastidieux ! Mais c’est un travail que j’ai effectué tout au long de l’écriture. D’autant plus que je ne voulais pas impliquer le côté religieux, alors ça a demandé réflexion. Et puis, il fallait respecter la hiérarchie céleste tout en la modifiant pour apporter quelque chose de cohérent au récit. Je ne voulais pas me faire taper sur les doigts par les connaisseurs… Après, je ne prétends pas être une spécialiste, mes sources sont simplement Wikipédia !

     

    Le premier tome sera fractionné en cinq épisodes. Pourquoi ce choix ? Une fois les cinq épisodes écrits, y aura-t-il un tome les regroupant tous ? 

    C’est avant tout un choix pratique, autant pour les lecteurs que pour moi. Cela me permet de faire sorties plus régulières (tous les deux ou trois mois) plutôt qu’il y ait un voire deux ans d’attente entre le tome 1 et le tome 2 qui est loin d’être fini. De plus, cela me laisse le temps d’envoyer les épisodes à mes bêtas-lectrices et de les corriger ensuite ! Et il y aura effectivement un format broché quand les épisodes du tome 1 seront publiés, ainsi qu’une version numérique !

     

    Jessyca a un caractère bien trempé. Ce personnage s'est-il affirmé des le départ où as-tu dû tâtonner un peu pour le trouver ?

    Jessyca a toujours été comme cela, même dans les anciennes versions ! Je crois que je n’ai pas réussis à la rendre moins désagréable tellement son personnage est ancré en moi ! C’est terrible.


    Gabriel aussi a un sacré caractère. Son duo avec Jessyca (voire trio avec les percées de Zayne) semble plutôt explosif, non ?

    Et si tu savais ce que j’ai prévu pour ces trois imbéciles ! Ils n’ont pas fini de se taper dessus ! *Rire de sorcière malfaisante venue du plus profond des enfers.*



    Dans « Zéphyria », quel personnage te ressemble le plus ? Avec lequel aurais-tu pu être amie et, inversement, avec lequel n'aurais-tu jamais pu l'être ?

    Je pense que le personnage qui me ressemble le plus est Katerina. Le calme et la gentillesse, la bonne copine quoi ! Je pourrais être amie avec Gabriel et Mickaël, tout comme Kate, d’ailleurs. Au contraire, je pense que ça ne pourrait pas coller avec Miss Clara (c’est évident) et que je me serais alliée à Jessyca pour lui casser les dents !



    Si tu étais un ange, quelle serait ta spécialité ? La couleur de tes ailes ? 

    J’avoue n’y avoir jamais réfléchi ! Mais j’aurais aimé avoir des ailes violettes !

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    As-tu d’autres projets littéraires ?

    Tu sais que tous les auteurs vont te répondre la même chose ? J’en ai encore pleins en réserve ! Romance, fantastique, post-apocalyptique… Que du beau monde ! Bien sûr, cela reste confidentiel pour l’instant !

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?
     

    Déjà, merci de m’avoir laissé une chance et d’avoir chroniqué Zéphyria, parce que tous les avis sont bons à prendre, d’autant plus que je suis débutante ! J’espère que tu seras là pour chroniquer les épisodes suivants !

     

     

     

     

    Merci à Anaïs Guilmet de s'être prêtée au jeu et d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Anaïs Guilmet :

    Zéphyria T1, épisode 1
    Zéphyria T1, épisode 2 (En cours) 
    Zéphyria T1, épisode 3 (A venir) 
    Zéphyria T1, épisode 4 (A venir)
    Zéphyria T1, épisode 5 (A venir)
    Zéphyria T2 (A venir) 



    Livre lu

    Zéphyria T1 - Néphilim - Episode 1

      

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    2 commentaires
  • Interview Jean Bury

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^

    Bonjour, c'est moi qui vous remercie de m'avoir proposé cet entretien.

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m'appelle Jean Bury et je suis né au Cambodge. Après une enfance vagabonde, je suis entré à quatorze ans au lycée militaire de Saint-Cyr : je fais donc partie du petit groupe des anciens enfants de troupe qui écrivent, aux côtés d'auteurs comme Charles Juliet, Sébastien Lapaque ou Yannick Haenel (par ordre d'admiration décroissant). J'ai d'ailleurs l'impression d'être le seul à conserver un bon souvenir de mon adolescence sous l'uniforme : cela explique sans doute, en partie, la fréquence des gosses combattants dans mes histoires.

    Je travaille aujourd'hui comme traducteur de jeux vidéo. C'est épuisant, mais amusant.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    J'ai eu la chance de naître dans une famille où l'on racontait des histoires aux enfants et où les livres s'entassaient dans tous les coins. En piochant au hasard dans la bibliothèque de mes parents, je lisais pêle-mêle de la littérature classique et de la SF, des livres d'histoire et du théâtre, du roman contemporain et de l'analyse géopolitique. Tout cela m'a suivi jusqu'à aujourd'hui, et j'aime toujours autant Conrad, Kipling ou Bradbury, cependant que je redécouvre Maupassant et Balzac. Et Stephen King : un ami m'a récemment prêté La Tour sombre. Malgré quelques longueurs, la série m'a vivement impressionné. C'est dans ces moments-là qu'on mesure le chemin qui nous reste à parcourir avant de pouvoir jouer à l'auteur.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    J'ai beaucoup écrit à la fin de mon adolescence, mais il ne m'en est resté qu'un roman pour les 11-13 ans : Le Roi de la colline. Ensuite, il a bien fallu trouver un boulot et j'ai rangé mes stylos. J’ai recommencé à écrire quelques années plus tard : ma première nouvelle a été publiée fin 2013 et mon premier roman d'adulte, Terre Zéro, début 2014. Je débute ! Mais je débute avec enthousiasme. C'est très amusant, écrire.

     

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Aucun rituel particulier, sauf que j'aime les stylos-plumes et les cahiers d'écolier plus que les ordinateurs et les logiciels. Mais j'écris avec un casque sur les oreilles, c'est vrai. J'ai un goût marqué pour la musique classique du 20e siècle : Debussy, Bartók, Messiaen, Ohana, Koechlin. Et Ravel, bien sûr, que je tiens pour l'un des plus grands créateurs de tous les temps, tous arts confondus. J'aime le free jazz de Coltrane ou d'Eric Dolphy, aussi. J'ai du mal à écrire sans ça.

     

    Interview Jean Bury
    Maurice Ravel en poilu de la Grande Guerre 1916

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Tout dépend de mon temps libre. Si je le pouvais, j'écrirais toute la journée, sauf pendant ces subites crises de doute où je me dis que rien de ce que je fais ne mérite qu'on débite un arbre. Je rédige beaucoup plus vite, aussi, avec l'expérience : pas forcément mieux, mais plus vite. Pour tenir les délais, par exemple, j'ai écrit Faon en trois semaines, le soir, après le travail, en bâillant beaucoup. Pourtant, ce livre n’aurait pas été meilleur si j'avais pu me prélasser des mois dans un emploi fictif à la Revue des Deux Mondes.

    Le but serait maintenant de transformer l'expérience accumulée en surcroît de qualité. C'est un autre défi. Plus fatiguant.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    C'est variable. Je n'ai pas besoin de plan pour mes romans courts et linéaires. J'ai les personnages, l'ambiance générale et les premières péripéties. Pour le reste, j'improvise au fur et à mesure. C'est ainsi que j'ai écrit Faon ou Les Dieux sans visage. La fin me vient généralement au dernier moment. C'est casse-cou, mais j'ai l'impression qu'on a plus de chances de surprendre le lecteur si on n'a pas la moindre idée de ce qu'on fait.

    Cela dit, certains livres sont beaucoup plus complexes, il faut avoir les rênes bien en mains pour tenir ces quadriges. Mots & Légendes me fera le plaisir de publier d'ici quelques mois un roman de 800 pages pleins de rebondissements chronométrés : avant d'attaquer un mastodonte aussi contrôlé, j'ai préparé un plan très détaillé. En cours de route, bien sûr, j'ai pris des libertés, mais le cadre était clairement fixé.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Généralement, mon colocataire. Nous partageons les mêmes goûts en littérature et cinéma de genre, il lit tout ce que je lui soumet avec une gentillesse sans faille et il a un goût très sûr. Ma famille est toujours disponible et certains de mes éditeurs, qui sont eux-mêmes écrivains (Ludovic de Mots & Légendes, Nicholas d'Otherlands), acceptent volontiers de lire un manuscrit, même s'il est promis à une autre maison. C'est la grande qualité des petites structures : ce sont aussi des communautés.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Mon colocataire s'y colle toujours avec une endurance qui l'honore. Mais j'ai trop sollicité les avis de mes proches : je n'ose plus.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à être édité ?

    Ça s'est fait naturellement. Une fois terminé mon premier roman (hormis l'essai de jeunesse qu'est Le Roi de la colline), j'ai cherché un éditeur avec toute la naïveté du débutant. J'ai eu beaucoup de chance d'en trouver un. Depuis, je m'efforce au maximum de travailler avec les maisons qui m'ont déjà publié, je me sens très à l'aise chez elles.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    J'ai publié une quinzaine de nouvelles et six romans. En jeunesse Le Roi de la colline, en fantastique Aniki, en cyberpunk Terre Zéro. Les Dieux sans visage est ma tentative de post-apo. Enfin, Mots & Légendes a publié Faon et proposera bientôt un gros roman d'anticipation en deux tomes.

     

      Interview Jean Bury  Interview Jean Bury  Interview Jean Bury  Interview Jean Bury 

    Interview Jean Bury  Interview Jean Bury   Interview Jean Bury
    Cliquez sur les images pour les agrandir.

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Je suggère toujours, dans la mesure du possible, de commander directement chez les éditeurs. Dans mon cas, à ce jour, essentiellement Mots & LégendesOtherlands et RroyzZ.

     

    Interview Jean Bury

     

    Parlons maintenant de Faon.
    Comment vous est venue l'idée de cette novella ?

    Dans les années 70, lors d’une célèbre série de conférences à Harvard, Leonard Bernstein répondait à Adorno que la musique tonale n’était pas morte, puisque Stravinsky, Poulenc ou Milhaud la rajeunissaient en mêlant à des compositions très savantes l’influence de musiques populaires (ragtimes, tangos, chansons des cabarets de Montmartre, rythmes du carnaval de Rio, etc.). Je me situe évidemment à un niveau bien plus modeste, mais j'avais envie de tenter aussi une petite fusion entre le roman psychologique conradien et les genres populaires, voire « geek ». Pour Faon, je suis donc parti de thématiques et de personnages inspirés des mangas (Akira ou Monster) et j'ai tenté de travailler l'histoire à la manière d'Au cœur des ténèbres. Les délais m’ont contraint à abandonner cette ambition avant la fin du 1er chapitre, et Faon est rentré dans le rang. Mais tout est parti de là. Je réessaierai !

     

    Comment avez-vous choisi les noms de « Faon » et « Axe » ?

    Je ne peux malheureusement pas vous le dire, sous peine d'être mis sur la liste noire, généralement létale, d'organisations secrètes dont le gouvernement nie l'existence. Mais ce ne sont pas des noms de code aléatoires...

     

    Ces personnages (Lucas aussi), on apprend à s'y attacher au fil des chapitres (surtout Axe que j'ai adoré !). Comment sont-ils nés ? Vous êtes-vous inspiré de votre entourage ?

    Merci ! J'ai des thèmes et des personnages de prédilection qui reviennent fréquemment dans mes histoires : les soldats perdus, les adolescents confrontés à des responsabilités au-dessus de leur âge, les orphelins en mal d'adultes (mais aussi les adultes qui sont « sauvés » par les orphelins qu'ils ramassent dans la rue). Dans cette histoire, comme dans mon roman Aniki, je voulais de surcroît parler d'amour fraternel. Axe et Faon sont un mélange de tout cela. Mais ce sont des personnages totalement imaginaires.

     

    Le thème de l'expérimentation sur des êtres vivants (animaux ou humains) vous tenait-il particulièrement à cœur ?

    Oui. Plus spécifiquement, je suis extrêmement hostile à la capitulation sans condition des États, censément garants de l'intérêt général, devant les lobbys privés, qu'ils soient financiers, actionnariaux, agro-industriels, bio-industriels, chimiques, etc. Même lorsque des savants à gages avancent le prétexte du progrès et de la recherche, ces intérêts privés ont pour objectif exclusif la maximisation des profits, et cette dernière implique systématiquement l'écrasement du bien commun. Cette obscénité morale connaît d'autant moins de barrières que l'illimitation est le fondement de la doctrine libérale contemporaine. Rien ne doit être soustrait au champ du vendable et de l'achetable, de l'exploitation, de la privatisation. Il y a peu de chances que ça finisse bien.



    Le terme de monstre est tout à fait subjectif, n'est-ce pas ? L'homme aime se prendre pour Dieu, mais rejette en bloc ce qu'il ne peut contrôler...

    Dans le roman, c'est Axe qu'on appelle « la Bête ». Je partage donc votre sentiment d’ironie.


    Et si Faon, ou Axe, vous projetait votre plus grande peur, que verriez-vous ?

    Moi, ayant de nouveau leur âge. Je suis prêt pour la révolution, pour la terraformation de planètes hostiles, pour la guerre des tranchées, pour l'intégrale des symphonies de Penderecki en un seul concert… Mais revivre l'adolescence ? Pas le courage ! Sauf à travers mes gosses, bien sûr, dont Axe et Faon font partie.

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    J'ai cinq romans en cours, simultanément. Certains s'éloignent un peu de l'imaginaire, tout en restant uchroniques, d'autres plongent dans le cyberpunk pur et dur. Mais je serais bien incapable de vous dire lesquels seront finis un jour et dans quel ordre.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    C'est moi qui vous remercie, de votre chronique et de cette invitation à discuter.

    En mot de la fin : vive la micro-édition et tous ceux, éditeurs, auteurs, illustrateurs, chroniqueurs, qui la font vivre ! Non que je méprise les maisons honorablement connues de la bonne société, grâce auxquelles nous pouvons lire Justine Niogret, Même pas mort ou l'intégrale de Stefan Wul, mais il serait tout de même dommage de passer à côté d'Anthony Boulanger, de Sylvain Lamur, de La Maison Ogre ou de Nicolas Villain.

     

     

     

     

    Je remercie une fois encore Jean Bury d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions, ainsi que pour la qualité de ses réponses et son humour.
    Des échanges plaisants et une plume agréable qui font que je lirais certainement d'autres livres de cet auteur. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Jean Bury :

    Romans/Novellas
    Le Roi de la colline
    Terre Zéro
    Les Dieux sans visage
    Et la mort perdra tout empire
    Aniki
    Liberté pour tous
    Faon

     

    Nouvelles dans des recueils
    Pince-Mi et Pince-Moi sont au Pôle Nord, de Jean Bury
     (Corbeau #4 - Athématique) 
    La nuit où j'habite (Nouveau Monde 3) 
     
    Les princes des ruines 
    (Les belles histoires des Otherlands) 
    O.R.B 
    (Absinthe Mag #12 - Dans l'Ombre) 
    L'Arbre-Monde
    (Absinthe Mag #9 - Dame Nature) 
    Humanologie
    (Géante Rouge n°24)
     Tous les robots s'appellent Alex 
    (Mots & Légendes n°9 : Science-Fiction dans tous ses états) 
    Le Chat Gris
    (Absinthe Mag #7 - Horreur 1) 
    La Rouille
    (Rétro-Fiction)
    Peter Grimes est coupable
     (Anthologie - Les Yeux du Tueur)
    Crise d'adolescence
     (Créatures des Otherlands)
    Triton sur le rivage de sable (Galaxies #46)



    Livre lu

    Faon

      

    Où retrouver l'auteur ?

    Site

    Interview sur Mots & Légendes

     


    2 commentaires
  • Interview Léonard Aigoin

     

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Bonjour,
    Je m’appelle Léonard, j’ai 32 ans et je suis assistant de service social. Je suis marié et père d’un petit garçon formidable qui s’appelle Raphaël. J’espère qu’il appellera son fils Donatello qui appellera son fils Michaelangelo, comme ça, sur quatre générations, on sera les tortues ninjas.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Adolescent, j’ai lu la plupart des livres des annales du disque-monde de Terry Pratchett. C’est aussi la période où j’ai découvert Franz Kafka et Philip Lovecraft, dont je relis régulièrement les écrits.

    Cela dit, j’ai été très inspiré par le scénariste de comics Grant Morrison, dont l’œuvre est toujours teinté de surréalisme. Je suis également très fan de David Lynch et Christopher Nolan, dont les travaux sont un peu à l’opposé et en ce sens, se complètent.

    Je pense que les créateurs sont inspirants quel que soit leur mode d’expression. Bien sûr, on ne raconte pas une histoire de la même manière au cinéma ou à la radio que dans un livre. Mais il y a des points de connexion.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    L’envie de raconter des histoires est née très tôt. En sixième, je commençais à faire des bandes-dessinées avec un copain en classe. Ça nous occupait mais c’était aussi constructif d’une certaine manière. En fait, pendant tout le collège, les bandes dessinées étaient un moyen de se décharger de la frustration ressentie face au comportement de certaines personnes.

    J’ai écrit ma première nouvelle en 1999, à la fin du collège. C’est la découverte de la série télé Twin Peaks (encore David Lynch) qui m’a donné cette envie d’aller un peu plus loin dans la narration.

    A la même époque, j’ai réalisé un premier court-métrage, puis un deuxième… J’ai aussi fait du théâtre au collège et ensuite au lycée.

    Depuis, je n’ai jamais vraiment arrêté de raconter des histoires.

    Depuis l’an dernier, je me suis remis à faire des courts-métrages, disponibles sur ma chaine Youtube et j’essaie de m’améliorer au fur et à mesure en me fixant des objectifs. Je travaille actuellement sur trois courts-métrages que je vais normalement réaliser entre août et fin octobre.

    Ces temps-ci, j’alterne donc entre l’écriture de mes livres et celles de mes scénarios.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’écris en écoutant de la musique. Pour être plus précis, je me prépare une playlist composée de musiques destinées à me plonger dans l’ambiance du récit. Quand j’ai écrit la dernière nouvelle, j’écoutais du ska, principalement deux groupes : The Forces of Evil et Battleska Galactica, et lorsque je rédigeais la grosse scène d’action finale, j’écoutais en boucle le thème V has come to de Metal Gear Solid V.


    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Je ne peux pas parler de moyenne. D’abord parce que le quotidien fait que selon les périodes, je n’ai pas toujours le temps d’écrire. Mais aussi parce que je ne me force jamais à écrire. Je ne le fais que quand je me sens dans la bonne énergie. L’inverse serait contre-productif pour moi. Pour les nouvelles, je pense avoir passé en moyenne 2 à 3 semaines sur chacune. Pour le roman, j’ai principalement écrit une trentaine de pages par mois. J’ai par contre écrit les 130 dernières pages en un mois.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    J’ai écrit Le Couloir en suivant l’inspiration. La construction est donc plus maladroite que les autres. Mais je lui trouve une innocence presque pure, j’ai donc tenu à l’inclure dans le recueil sans y retoucher. Cela permet de constater l’évolution et c’est une nouvelle qui reste importante dans la construction du récit global.

    J’ai commencé à faire un plan pour Le Poulet. Depuis, j’ai toujours utilisé cette méthode. C’était indispensable pour le tome 1, puisqu’on suit une dizaine de protagonistes. Il fallait donc non seulement que je sois en mesure de savoir où j’allais mais aussi que je m’assure que les chronologies étaient cohérentes entre elles puisque les personnages se croisent à plusieurs moments.

    La préparation du plan a duré trois mois pour le tome 1 et j’ai ensuite consacré un an à la rédaction du livre.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?  

    Ma femme, qui a toujours été d’un grand soutien.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Ma femme en premier lieu. Comme elle n’aime pas trop le fantastique et l’horreur, je sais que ses retours sont toujours pertinents et ils me permettent de remettre certaines choses en perspective. Elle n’hésite pas à me dire quand certains passages ne sont pas assez clairs ou quand elle n’aime pas un élément.

    J’ai également quelques amis qui lisent au fur et à mesure et me font des retours. Je pense notamment à certains amis qui écrivent également et avec qui nous entretenons une correspondance littéraire dans laquelle nous parlons de nos écrits et nous nous faisons des retours. L’un d’entre eux devrait publier son premier roman prochainement et pour l’avoir lu, j’espère qu’il rencontrera un grand succès car c’est un récit extrêmement prenant et bien écrit. Un autre de mes amis écrit également et j’ai eu la chance de lire sa dernière fiction. Je ne pense pas qu’il envisage de faire publier pour le moment, mais son écriture est très fraîche.

    Ces échanges sont vraiment constructifs et m’aident à réfléchir à l’écriture.

    Je ne travaille pas avec des bêta-testeurs officiels en revanche.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu(e) à choisir l’auto-édition ?

    Je ne pense pas que mes écrits répondent aux attentes des éditeurs traditionnels et l’auto-édition donne une grande liberté. Je n’ai donc pas essayé d’envoyer ce prologue, pas plus que je n’enverrai le tome 1 à des maisons d’édition.

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?
    Prologue est le seul à être publié. Le tome 1 sera normalement disponible d’ici la fin de l’été. Mes anciens travaux ne sont pas assez rigoureux pour être publiés.

     

    Interview Léonard Aigoin

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Le prologue est disponible sur le site de la Fnac, en édition numérique, via la plate-forme Kobo. Je compte le mettre, comme le tome 1, sur Amazon, notamment parce que j’ai découvert que le lecteur avait désormais la possibilité d’acheter une version brochée, ce que je trouve formidable !

     

    Interview Léonard Aigoin

     

    Pourquoi avoir choisi (à juste titre selon moi) de faire un prologue contenant huit nouvelles ? Ce n'est pas courant...

    La genèse de Cousin est longue et complexe (je pense d’ailleurs la raconter plus en détail en conclusion du tome 3… à moins que je n’utilise certaines des idées dans un autre récit…). L’idée est née en 2010, avec au départ l’intention de construire l’intrigue sur 2 romans. Les scènes majeures du tome 1 étaient déjà présentes dans cette mouture, mais les thèmes et le déroulement étaient très différents. J’ai commencé à écrire Le Couloir à ce moment-là et je me suis dit que ça pourrait être intéressant d’introduire des personnages du roman en amont. Le but était de permettre au lecteur d’avoir déjà une connaissance des protagonistes en démarrant la lecture. Quand j’ai écrit Le Poulet, la version actuelle de Cousin était déjà précise dans ma tête. J’ignorais par contre combien de nouvelles composeraient le recueil. Comme je ne me sentais pas prêt à me lancer dans le roman, c’était aussi un moyen de travailler mon style et tout ce qui touche au rythme du récit, l’écriture des dialogues… tout ce qui compose l’écriture. Je pense qu’on observe une évolution significative dans l’écriture entre la première et la dernière nouvelle. Une fois celle-ci écrite, je me sentais suffisamment confiant pour rédiger le tome 1. En somme, le prologue m’a permis à la fois de poser certaines bases de cet univers tout en me permettant de trouver ma voix. Je voulais aussi que le lecteur entame le tome 1 en ayant déjà des questions en tête, pour entretenir le suspense.

     

    D'où vous est venue l'idée de cet univers à la fois horrifique, mystérieux et décalé ? Pourquoi ce choix de mixer les genres ?

    J’ai toujours aimé ce qui n’est pas conventionnel. La passion pour le mélange des genres me vient du nombre de films de Hong Kong que j’ai regardé au cours des années. J’aime aussi beaucoup le cinéma japonais. Et si on regarde des films coréens, on se rend compte qu’il y a en Asie, une plus grande liberté à ce niveau. Peut-être que le public asiatique attend moins d’une œuvre qu’elle s’inscrive dans un genre en particulier. Je trouve que le fait de mélanger les genres donne un rythme et crée quelque chose de…. « vrai ». Dans la vie, une journée peut être composée de moments tristes, violents, puis de situations cocasses. Et je voulais qu’on retrouve cette sensation que tout peut arriver.

    Mais au-delà de ça, je fonctionne surtout autour de l’idée. Quand elle se présente, je réfléchis à la façon dont je veux la construire. Pour les nouvelles par exemple, j’ai d’abord eu un thème en tête. Le harcèlement pour Laissez-moi surfer par exemple. C’est un sujet grave et important. C’est aussi un sujet qu’on traite souvent sur un registre dramatique. En pensant au thème, j’ai songé qu’il fallait que l’écriture soit en phase avec les problèmes qu’on rencontre de nos jours, je ne pouvais donc pas faire l’impasse sur l’utilisation des réseaux sociaux. Le choix d’utiliser l’humour s’est fait naturellement dès lors que l’acteur Shia Leveau s’est imposé comme l’un des protagonistes.

    La volonté d’utiliser l’horreur et le fantastique vient du fait que j’ai toujours été fasciné par la richesse de ces genres. On a souvent tendance à considérer l’horreur comme quelque chose de sale, peu digne d’intérêt. Bien sûr, il y a des exceptions puisque quelqu’un comme Stephen King est très respecté. Mais il s’agit plus de l’exception que de la règle. Quand on regarde les films de Romero, l’utilisation du zombie a un but, il y a tout un discours qui se construit autour et qui dépasse la simple image du mort-vivant dévoreur de chair. Je voulais de la même manière utiliser l’horreur et le fantastique, plonger les personnages et les lecteurs dans des situations surréalistes, pour parler de sujets qui nous touchent tous plus ou moins.

    L’aspect mystérieux, la construction en forme de puzzle, tout ça m’a toujours fasciné, parce que je trouve qu’on se sent impliqué, on a envie de trouver des réponses, on se créé ses propres théories. L’existence du Prologue part aussi de cette volonté de faire vivre une expérience au lecteur, de lui donner l’envie de se plonger dans la suite pour découvrir ce qui se cache derrière ce qu’il a lu.

     

    Avez-vous des personnages que vous avez plus aimer créer que d'autres, et inversement ?
    Globalement, dans la rédaction du prologue en tout cas, je dirais qu’il y a plutôt des situations que j’ai préféré créer. Cela dit, je suis très fier du personnage de Magrina Canardo, parce que je pense qu’elle est unique. Je suis attaché à tous mes personnages, mais j’ai aussi une tendresse pour Shia Leveau et sa douce folie.


    Question bête, mais... Pourquoi un poulet humanoïde ?

    L’existence du Poulet précède l’écriture de la nouvelle. J’évoquais plusInterview Léonard Aigoin tôt les bandes dessinées faites à l’époque du lycée. Le Poulet y apparaissait déjà, dans un rôle plus ou moins similaire. Il était déjà une sorte de guide aux tendances violentes. Je l’avais créé pour représenter le Front de libération des poulets, dont le but était de sauver les poulets. Nous étions deux membres et notre action a consisté à créer un site Web et une chanson engagée. J’ai repensé à ce personnage et je me suis dit qu’il illustrerait bien le côté absurde de l’intrigue. Je voyais les scènes se dérouler et le poulet me semblait le personnage idéal.

    Pensez-vous que nous ne sommes pas entièrement maîtres de notre destin ?
    Vous l’avez souligné dans votre chronique, je pose un certain nombre de questions dans le prologue. Si la trilogie de romans va donner un grand nombre de réponses, certaines resteront peut être en suspens… Ce qui touche au destin, au libre-arbitre, tout ça est exploré dans les romans.

    Tout ça me fait penser au jeu vidéo Steins Gate. Il s’agit du récit le plus abouti sur le voyage dans le temps pour moi (sur la base de ce que j’ai vu et lu et je ne prétends pas être expert en la matière). La notion classique selon laquelle si un événement doit arriver, il arrivera quelques soient les efforts que l’on déploie y est traitée de façon très intelligente.

    Je pense qu’on a tous eu à un moment, cette envie de retourner dans le passé, de changer des événements. Mais il m’est aussi arrivé de me dire que certaines choses devaient arriver d’une certaine façon, comme si c’était écrit, comme s’il y avait un but précis. J’ai le sentiment qu’il y a une part de destin en ce sens, mais pour autant, je crois qu’on peut aussi être acteur de notre histoire.

     

    Et vous, à quoi ressemblerait votre « gardien » ?

    J’espère qu’il ressemblerait au Superman de All-Star Superman par Grant Morrison et Frank Quitely. Un être capable de défier l’impossible pour le petit-déjeuner tout en prenant le temps de de soucier d’une adolescente désespérée avant le goûter. C’est d’ailleurs plus ou moins le cas. Parfois, quand j’ai besoin d’un coup de boost, je repense à la nature profondément bonne de ce personnage, et ça m’inspire. Ça me donne envie d’être meilleur (sur le plan moral).


    Pouvez-vous nous parlez un peu de cette fameuse trilogie... ? Y retrouvera-t-on tous les personnages croisés dans le prologue ?

    La majorité des personnages du prologue a un rôle central dans les romans. Je m’appuie sur leur développement dans les nouvelles pour construire leur évolution dans les romans. Vous allez découvrir l’effet que les événements du couloir ont eu sur Eric. Vous allez savoir si Shia Leveau s’est un peu calmé. Vous allez aussi vous rendre compte qu’affronter un croque-mitaine peut avoir des conséquences surprenantes sur un père de famille qui doit désormais se battre contre l’équivalent de Pole Emploi.

    Mais le tome 1 contient un grand nombre de surprises. Sans trop en dire, il y a par exemple un thriller historique qui se déroule vers la fin du paléolithique. Quel rapport avec le reste ? Il faudra lire pour le découvrir ! La construction du récit peut rappeler un peu les livres Game of Thrones, puisqu’on suit plusieurs protagonistes qui ont chacun une histoire à part entière, mais qui se croisent à plusieurs moments importants de l’intrigue principale. Le tome 1 fait 428 pages et est découpé en deux parties : cauchemars et réveil.

    Vous allez aussi rencontrer de nouveaux personnages. L’aspect surréaliste et horreur est encore présent, mais l’intrigue globale est plus accessible que ce qu’on a pu lire dans les nouvelles. J’ai déjà les grandes lignes des tomes 2 et 3 et je sais comment va se conclure l’histoire, l’objectif étant que les éléments introduits dès le prologue aient un sens et donnent de l’épaisseur à la fin.

    Voilà le synopsis du tome 1 : Dans une ville aussi gigantesque qu’imaginaire, Fabien, assistant de service social, vient d’avoir une idée surprenante afin de sensibiliser les gens au quotidien des personnes en situation de handicap. Mais il semble souffrir lui-même d’un mal dont la nature lui échappe, un mal qui le plonge nuit et jour dans une inquiétude cauchemardesque, un mal tel qu’il ne peut plus l’ignorer… à moins que son esprit ne lui joue des tours.

    Son chemin va croiser celui de plusieurs personnages hauts en couleur, dont une célébrité un peu folle en quête d’une cause à défendre, un père de famille qui doit prouver à ses proches qu’il est à la hauteur de ce rôle ou encore un ancien policier ivre de vengeance, piégé dans une guerre entre deux organisations secrètes qui jouent avec le destin de l’humanité.

    Quel rapport peut-il y avoir avec une enquête menée à la fin du paléolithique ?

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Je pense que l’écriture de la trilogie va encore m’occuper jusqu’à au moins 2020. Cela dit j’ai quelques idées en tête, notamment une nouvelle qui n’aura rien à voir avec cet univers et que je pense écrire avant de me lancer dans le tome 2. Elle s’intitulera « mail à l’ennemi » et ne sera ni horrifique, ni fantastique !

    J’ai aussi quelques idées pour un recueil d’histoires très courtes (1 à 2 pages). J’ai déjà écrit quelques-unes des histoires.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Tout d’abord, j’aimerais revenir sur un point que vous abordez dans votre chronique : la couverture du prologue. Je suis d’accord avec votre constat : elle n’est pas réussie. J’ai fait un certain nombre de photos qui dégageaient pour moi une aura de mystère et celle-ci me plaisait en ce sens. Mais le résultat n’est pas assez parlant. Je suis en train de travailler avec une personne de mon entourage qui peint extrêmement bien à la confection de la couverture du tome 1. Enfin c’est surtout elle qui travaille. Comme moi, elle aime l’abstrait et l’objectif était donc de dessiner quelque chose d’atmosphérique plutôt qu’une représentation concrète de ce qui se passe dans le récit. Je trouve que le dessin qui servira de couverture au tome 1 dégage une ambiance unique et est fidèle au côté décalé du récit. Elle a également fait une couverture pour le Prologue, qui illustre bien mieux le ton et qui est visuellement bien plus attrayante. Attendez-vous donc à voir une nouvelle couverture sous peu. Notre objectif est d’ailleurs de créer une continuité entre les couvertures des quatre livres qui constitueront l’intrigue de Mon Cousin l’avait Prédit.


    Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire et chroniquer mon livre, mais aussi de me donner l’occasion de m’exprimer.

     

    Merci à celles et ceux qui l’ont lu et le liront. Je vais faire mon possible pour continuer de m’améliorer et raconter des histoires qui, je l’espère, vous feront vivre une expérience unique !

     

     

     

     

    Merci à Léonard Aigoin d'avoir eu la gentillesse, la patience et la prodigieuse rapidité de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Léonard Aigoin :

    Prologue à Mon cousin l'avait prédit
    Mon cousin l'avait prédit T1 (En cours d'écriture) 
    Mon cousin l'avait prédit T2 (A venir) 
    Mon cousin l'avait prédit T3 (A venir)


    Livre lu

    Prologue à Mon cousin l'avait prédit

      

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    4 commentaires
  • Inverview Loïc Dossèbre

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Eh bien je m’appelle Loïc, j’ai vingt-et-un ans, je suis passionné d’Histoire et j’écris des
    récits de fiction. En 2014, je me suis lancé dans une drôle d’aventure : déterminé à vivre du
    métier d’auteur, je me suis mis au défi d’écrire un roman. Aujourd’hui, j’ai rangé au placard
    ce premier manuscrit, mais je ne désespère pas de vivre un jour de ma plume. J’écris des
    nouvelles, des articles, des billets, et de manière plus générale, je me sers de mon blog pour
    satisfaire ma curiosité et partager mes passions.


    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Pour être honnête, je n’ai découvert que très tardivement le plaisir de la lecture. Je ne sais
    pas exactement d’où me vient cette lacune. Sans doute une mauvaise expérience en cours de
    français, qui, excitant mon esprit de contradiction, m’a longtemps poussé à rejeter les livres.
    « Mémoire d’Hadrien » est le premier roman que j’ai véritablement apprécié. J’avais dix-sept
    ans, et ce fut une révélation. Une triple révélation, en fait. Il en découle mon amour de
    la littérature, mon amour du monde antique, et je crois une grande partie de ce qui fonde
    aujourd’hui mon caractère. J’ai beaucoup d’admiration pour Marguerite Yourcenar, elle est
    sans aucun doute l’un de mes modèles dans la vie. Autrement, comme tout le monde je
    suppose, j’ai eu mes lubies : d’abord les romantiques français, Musset en tête ; puis
    quelques auteurs anglo-saxons, avec Poe et LovecraftMaupassant, que je détestais à
    l’école, garde une place à part dans mon cœur, tant je prends plaisir à le redécouvrir.


    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître pour un enfant qui ne lisait pas beaucoup, j’ai
    toujours eu l’envie d’écrire. Si mes souvenirs sont exacts, j’ai tenté d’écrire mon premier
    roman à l’âge de neuf ou dix ans. Naturellement, la tentative fut avortée au bout de quelques
    lignes. Mais ! l’idée ne m’a jamais réellement lâché, j’ai fait plusieurs autres essais tout au
    long de mon adolescence, et voilà où j’en suis actuellement. Je n’écris de manière
    professionnelle que depuis novembre 2014.


    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou
    préférez-vous être au calme ?

    Je n’ai pas de rituel à proprement parler, au sens où il n’y a rien que je fasse en écrivant dont
    je ne puisse me passer. Mais la plupart du temps, j’ai à portée de la main une vieille balle de
    base-ball canadienne, que j’aime tripoter et faire rouler sur mon bureau. M’occuper les
    mains m’aide à réfléchir pendant que je travaille. En dehors de ça, j’écris le plus souvent sur
    des feuilles volantes, avant de tout retranscrire à l’ordinateur. J’aime le contact de l’encre et
    du papier. Du reste, je n’écoute pas de musique lorsque je rédige ; je trouve que ça parasite
    l’écriture, qui est avant tout une affaire de rythme.


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Entre deux et quatre. Le reste du temps, je fais des recherches, je lis, je flâne, je bricole mes
    fiches… Mes journées sont très mal organisées, je le crains. Je travaille de manière
    décousue, la nuit le plus souvent.


    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part
    d’improvisation ?

    Plus le temps passe, et plus je fais des plans. J’en ai toujours fait, mais au début,
    j’improvisais de chapitre en chapitre. Je me disais : il faut aller du point A au point Z, et
    entre les deux, carte blanche. À présent, je mets plus de soin à la préparation de mes
    intrigues. J’ai l’impression qu’on est plus libre de jouer avec les mots quand on n’a pas a se
    soucier de l’ossature du texte.


    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Tout dépend de la disponibilité de mon entourage ! Ou bien des amis, ou bien la famille.


    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Cela m’arrive, bien qu’il soit diablement difficile d’en trouver. Si j’osais, je demanderais s’il
    n’y pas quelques volontaires dans la salle.


    Si je ne me trompe pas, tous vos écrits sont sur votre blog, disponibles gratuitement.
    Pourquoi ce choix ? N'avez-vous pas envie de tenter l'aventure de l'auto-édition ?

    Pour être tout à fait exact, la plupart de mes écrits sont disponibles sur mon blog, mais pas
    tous. Certains ne seront tout simplement jamais publiés, et d’autres le seront sur des
    supports différents. L’auto-édition me tente évidemment, j’ai d’ailleurs pour projet d’écrire
    une saga se déroulant au XIXème siècle, et qui, si tout se passe bien, sera disponible sur
    Amazon.

     

    Inverview Loïc Dossèbre         Inverview Loïc Dossèbre        Inverview Loïc Dossèbre         Inverview Loïc Dossèbre  


    Combien de livres à votre actif ?

    Quatre nouvelles : Nuit grise, Le Connétable, Réquisitoire pour un Dimanche et Sur le seuil,
    que vous m’avez fait l’honneur d’évoquer sur ce blog. Il y a également Celui qui ne voulait
    pas, mon premier roman, mais ce dernier reste pour l’instant bien à l’abri de mes boites à
    archives.

     

    Inverview Loïc Dossèbre


    Comment vous est venue l'idée de votre nouvelle « Sur le seuil » ?

    Je revenais de l’Imagina’livres – très bon salon, par ailleurs ! –, deux jeunes femmes
    discutaient dans le train, une rangée devant la mienne ; l’une dit à l’autre qu’elle
    s’inquiétait, car deux semaines de suite, le samedi, à la même heure, on était venu frapper à
    sa porte sans qu’elle n’ait eu le temps d’ouvrir. Et voilà. J’ai rapidement noté ceci sur mon
    smartphone : « Histoire d'épouvante – quelqu’un ou quelque chose frappe à la porte, chaque
    jour à la même heure. » La lecture de Lovecraft et mes souvenirs de la Métamorphose de
    Kafka ont fait le reste.


    Elle se passe en 1922. Pourquoi le choix de cette date ?

    Je suis un peu vieux jeu. Je n’aime pas notre époque et la plupart de mes histoires se passent
    il y a longtemps, que ce soit à l’entre-deux-guerre, à la Renaissance ou même dans
    l’Antiquité. Esthétiquement, je trouve que le XXIème siècle est le pire d’entre tous. Surtout
    en France. Je veux dire : la France contemporaine, comme décor de fiction, c’est…
    déprimant. Je ne conçois pas de faire évoluer mes personnages dans la France
    d’aujourd’hui, tout simplement parce que la trouve laide à mourir ; et je ne conçois pas de
    faire évoluer mes personnages dans d’autres pays, pour la bonne raison que je ne connais
    pas d’autre pays que le mien, et que je ne veux pas « faire semblant ». Par voix de
    conséquence, situer mes récits dans des époques reculées, sujettes à réinterprétation, est
    devenu mon habitude.


    Vous avez choisi un homme d'un certain âge comme personnage principal. Y-a-il une
    raison particulière ?

    Ça n’est pas un choix réfléchi, mais en y songeant, je pense qu’un personnage jeune aurait
    sans doute eu moins de crédit, mettant le lecteur en garde à la fin du texte. De telles
    déclarations exigent une certaine contenance.


    L'homme possède beaucoup de livres chez lui (six-mille-sept-cent-vingt-huit
    exactement). Pourquoi ce chiffre (oui, je suis curieuse ! :D ) Est-ce une petite part de
    vous que vous qui brille à travers lui ?

    J’ai toujours été fasciné par les grandes bibliothèques. L’un de mes dossiers Pinterest est
    uniquement consacré aux vastes étalages de livres ; je trouve que les murs recouverts de
    vieux bouquins ont quelque chose d’apaisant, en plus de faire montre d’une certaine
    élégance. Quant à ressembler à ce vieil ermite, Zeus m’en garde… Même si je suis un peu
    agoraphobe.


    Dans votre nouvelle, la frontière entre réalité et folie est bien mince, faisant douter le

    lecteur (enfin moi en tout cas ^^) de ce qu'il faut croire ou non. Est-ce bien l'effet que
    vous recherchiez ?

    Tout à fait ! J’ai d’ailleurs utilisé ce principe dans l’un de mes romans inachevés : c’était
    l’histoire d’un jeune archéologue découvrant une machine antique – inspirée de la machine
    d’Anticythère – dont il réalisait, après de nombreuses recherches, qu’elle permettait le
    voyage temporel. Naviguant entre les époques, il perdait petit à petit la raison et doutait de
    la véracité de son aventure. Malheureusement je ne suis jamais venu à bout de ce travail,
    non seulement parce que l’histoire me semblait trop terne, mais également parce que je
    n’arrivais pas à décrire, de manière suffisamment nette, cette distinction parfois ténue entre
    le rêve et la réalité. J’avais seize ou dix-sept ans, à l’époque. Peut-être que je remettrai ce
    projet en chantier, un jour !


    Et si jamais « quelqu'un » venait frapper ainsi à votre porte, quelle serait votre
    réaction ?

    Je m’exilerai en Antarctique pour faire prendre l’air à ma folie du côté des montagnes
    hallucinées.


    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Mais certainement ! Je travaille en ce moment à une sorte de saga dont les différents tomes
    seront à peu près interchangeables, et qui narrera les étranges aventures d’un écrivain du
    XIXème, capable de prédire l’avenir par les fictions qu’il invente – et donc d’éviter, ou de
    provoquer, une infinité de catastrophes en tout genre.


    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Merci à vous !

     

     

     

    Merci à Loïc Dossèbre d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Loïc Dossèbre :

    Nuit grise
    Le Connétable
    Réquisition pour un Dimanche
    Sur le seuil
    Celui qui ne voulait pas (Roman abandonné)

     


    Livre lu

    Sur le seuil

      

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