• Interviews d'auteurs

  • Interview Ludovic Metzker

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m’appelle Ludovic Metzker, je suis né à Paris le 28 juin 1974. Je travaille dans le domaine du commerce en île de France. En dehors de l’écriture, j’aime le cinéma, les séries télévisées et surtout, voyager ! Mes autres passions sont la photographie et l’informatique.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    J’ai démarré avec « Le lion » de Joseph Kessel et « Un sac de billes » de Joffo, deux livres qui m’ont vraiment fait découvrir la lecture. Un ami m’a poussé à aller plus loin et m'a présenté des livres comme « Thérèse Desqueyroux », « Au bonheur des dames » ...

    J’ai approfondi ma passion pour les livres avec des auteurs comme Dumas, Zola, Boris Vian (mon préféré). « Le comte de Monte-Cristo » fut mon livre de chevet lors de mes 16 ans. Il y avait une véritable histoire d’amour entre Edmond Dantès et moi : il m’a fait découvrir un autre aspect de l’histoire de France qui a été une passion d’adolescent.

    Avec Alexandre Dumas, Boris Vian et Bernard Cornwell, j’ai découvert cette fascination pour l’écriture, ce plaisir de raconter une histoire. C’est cela qui m’a grandement fasciné : comment permettre aux lecteurs de prendre part à une aventure !

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    J’ai découvert l’écriture à mes 16 ans cependant, je m’y suis attelé depuis 2013.

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Lorsque je suis en phase d’écriture, il me faut du calme afin de visualiser les scènes. J’ai besoin de me projeter dans l’histoire afin de me rapprocher au mieux de mes personnages et de mon histoire.

     

    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Cela peut varier en fonction de mon emploi du temps : il m’est possible, parfois, d’y travailler 5 heures sans m’arrêter.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Une première trame est dans ma tête cependant, j’apporte, grâce à mes discussions avec mes Bêta-lectrices, de nouvelles idées et de nouveau détails. Il m’est important d’avoir des échanges avec elles, car elles connaissent mon univers et voient où je veux en venir.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Je dois avouer que j’ai toujours peur de mal faire. Heureusement, mes amis Cédric Groux, Sophie Allard ainsi que mes autres Bêta-lectrices me donnent un regard neuf sur mes écrits et me permettent de choisir une histoire à raconter parmi une vingtaine de scénarios en attente sur mon disque dur.

     

    Donc, vous faites-vous appel à des bêta-lecteurs...

    Je ne connaissais pas du tout cela avant fin 2016. J’ai la chance d’avoir des gens qui aiment mes récits et qui ont cette envie d’en savoir plus et de me voir évoluer. Depuis le début de l’année, j’ai une équipe de cinq filles qui font un boulot remarquable : Maité, Sophie, Sarah ne se gênent pas pour me dire si j’ai merdouillé sur un chapitre, un passage… Je trouve cela pratique pour avancer et apprendre de ses erreurs. Pour « Le monde à l’envers », Sophie Allard, Sarah Auger, Hélène du blog Cultur-All et Maité Passero ont suivi l’histoire dans son ensemble et m’ont fait recommencer des passages !

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à choisir l’auto-édition ?

    Parce que j’aime avoir ma liberté dans mes récits. Certains de mes personnages peuvent être violents et contraires à une éthique morale. Pour « L’homme sans nom », le personnage principal annonce clairement être capable d’anéantir des planètes pour sauver deux étoiles, sous-entendu les deux jeunes filles qui le suivent dans ses voyages dans le temps. J’aime les personnages « changeants » et qui peuvent passer de la cruauté à l’amour et vice versa. Je ne pense pas que cela serait possible avec l’édition traditionnelle dans le sens où il aurait fallu être dans une sorte de norme !

     

    Combien de livres à votre actif ?

    J’ai, à l’heure actuelle, neuf livres à mon actif. De « L’homme sans nom » en passant par « Les contes qui se racontent » sans oublier « Morphèa, la gardienne des rêves » et mon dernier-né prévu pour le 28 juin 2017, « Le monde à l’envers ».

    Interview Ludovic Metzker        Interview Ludovic Metzker        Interview Ludovic Metzker        Interview Ludovic Metzker  

    Interview Ludovic Metzker         Interview Ludovic Metzker          Interview Ludovic Metzker

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Tous mes livres, à part « Les contes qui se racontent » sont ou seront chez BoD France (Books on Demand), car ils sont les seuls à proposer un véritable service presse qui permet aux chroniqueurs de recevoir un de mes livres.

    Concernant les lecteurs, ils peuvent trouver mes livres sur les plus grands sites de e-commerce (Fnac, Amazon…) que ce soit en numérique ou en broché et à la demande auprès des librairies ou enseignes spécialisées.

     

    Interview Ludovic Metzker

     

    Pourquoi ce choix d'écrire un livre contenant quatre nouvelles ?

    En réalité, la plupart de mes livres sont issus de nouvelles ! J’ai plusieurs histoires qui font entre 30 et 100 pages. J’aime raconter une histoire courte et voir si celle-ci pourrait plaire toutefois, avec « Histoires Fantastiques », j’ai voulu produire une sorte de catalogue de mes différents écrits / récits.

     

    Vous y abordez des thèmes forts : la mort, le deuil, l'amour, la liberté... Ce sont des thèmes importants pour vous ? Récurrents dans vos autres livres ?

    Ce sont des thèmes importants à mes yeux, car ils font partie intégrante de la vie de l’homme. Nous ne pouvons pas passer à côté et quoi qu'il puisse nous arriver, nous y sommes ou seront confronté un jour ou l’autre. Se lamenter est une manière de figer le temps et de ne pas accepter que celui-ci continue son petit bonhomme de chemin. Comme j’aime le dire dans un de mes livres : la vie n’attend pas tandis que la mort a tout son temps !

     

    Vous y abordez aussi le thème (toujours malheureusement d'actualité) des attentats. N'est-ce pas un sujet difficile à traiter (même si ce n'est pas le thème principal de la nouvelle) ?

    C’est un sujet très difficile à traiter, car il est effectivement d’actualité et chacun y trouve son ressenti, son point de vue et qu’on tombe, malheureusement, souvent dans l’amalgame. Par mes écrits, je tente de rester le plus neutre possible en évoquant des sujets d’actualité sensibles comme ceux-là et de reprendre les faits en les intégrant dans une fiction.

     

    Vous m'avez confié ne pas avoir de style littéraire fixe et en changer selon les histoires que vous racontez. Pourquoi ce choix à la fois risqué, mais aussi audacieux ?

    Il m’est difficile d’aborder un sujet d’actualité, une romance ou un conte pour enfants de la même manière. Pour cette raison, j’adapte mon style à l’histoire qui va être raconté pour que le lecteur puisse ressentir l’importance du récit et partager les différentes émotions.

     

    Dans La photo et Le monde de Jacob, on ne s'attend pas du tout à la fin que vous nous dévoilez. Est-ce important pour vous de surprendre vos lecteurs ?

    J’aime raconter une histoire qui semble banale, de prime abord, afin de donner aux lecteurs cette sensation de « déjà-vu » ! Ainsi, le lecteur pense connaître une histoire et j’essaie d’imaginer la tête qu’il fera lorsqu’il découvre le fin mot de l’histoire. Je suis un amoureux du cinéma et de séries télévisées, bercé dans ce domaine depuis mon adolescence. Je suis fasciné par la capacité que peuvent procurer certains films. Il existe un terme dans le métier de la communication : l’effet « Wahou ! » ! C’est ce que je cherche à faire avec la plupart de mes livres.


    Le personnage de John a apparemment eu pas mal de succès, ce que je conçois sans peine. Il va donc avoir un traitement de faveur et avoir son propre livre. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet ?

     Contre toute attente, alors que John se veut assez violent dans sa manière d’agir, le personnage et le mystère qui plane autour de lui plaisent grandement. Il m’a été demandé, effectivement, d’écrire une histoire sur lui. Cette fois-ci l’idée est d’emmener le lecteur à comprendre la raison pour laquelle John va devenir ce justicier répondant au nom de Luc Feri. J’aime ce personnage qui, contrairement à L’homme sans nom, n’hésite pas un instant pour faire subir la loi du Talion à ceux qui croisent son chemin et l’idée qu’un individu s’occupe de venger d’innocentes victimes ! Pour John, il n’existe pas de demi-mesure dans sa façon d’opérer !

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Oui. Une histoire est en cours d’écriture et par la suite, j’aimerais écrire le prochain volume de la saga « Et si demain n’existait plus ? ».

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^ 
    Un dernier mot pour la fin ?

    J’aimerais présenter un livre en particulier : « Les contes qui se racontent » ! Avec ce livre de contes pour enfants, j’ai pris la décision d’offrir tous les bénéfices à une association qui vient en aide aux enfants défavorisés à travers le monde. Que ce soit avec mes livres pour enfants ou pour adultes, je tente de partager le même message d’amour, de partage, d’amitié et de courage face à la mort, le deuil, les guerres… Je reste persuadé qu’ensemble, nous pouvons changer les choses !
    Merci à vous de m’avoir accordé cette interview.

     

     

     

     

    Merci à Ludovic Metzker d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité et pour les discussions que nous avons eu ensemble. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     
     

     

     

     Bibliographie de Ludovic Metzker :

    L'homme sans nom T1 : Un sombre présent
    L'homme sans nom T2 : L'erreur du Führer
    Les contes qui se racontent (Bénéfices offert à une association aidant les enfants défavorisés.)
    Morphèa, la gardienne des rêves T1 : La Montagne Sacrée
    Et si demain n'existait plus ? T1 : Marie
    Et si demain n'existait plus ? T2 : Diane
    Histoires fantastiques
    Le monde à l’envers (En cours)
      


    Livre lu

    Histoires Fantastiques T1

      

    Où retrouver l'auteur ?

    Facebook

    Page Facebook

    Site Internet

    Amazon

    Twitter

     


    2 commentaires
  • Interview Frédéric Bellec

     

    Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.

    Bonjour Mylène. C’est très gentil de votre part de m’avoir proposé cet entretien.

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Frédéric Bellec est mon vrai nom. Je n’utilise aucun pseudonyme, peut-être par peur qu’un second moi me fasse de l’ombre smile ! Je suis né le 9 mars 1965 en région parisienne. J’ai construit l’essentiel de mon cursus professionnel dans le Var en tant que responsable informatique, où en plus d’une formation commerciale sur le tas, j’ai eu le plaisir d’exercer dans le webmastering, la publicité et la PAO. Depuis quelques petites années, je suis installé dans le Cher, en Centre France, pour me rapprocher de ma famille. Je travaille actuellement (et pour deux ans encore) en tant qu’assistant d’éducation dans un lycée.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Une question difficile car je n’ai jamais été un grand lecteur. J’admire d’ailleurs ceux qui peuvent avaler un livre par jour ! Je lis en pointillé, de livre en livre sans forcément commencer par la première page pour finir par la dernière. Je pense être le seul auteur qui possède plus de marque-pages que de livres smile ! Adolescent, je prenais plaisir à lire du Hitchcock, ainsi que les novellisations d’Allan Dean Foster. J’affectionnais aussi les beaux livres qui traitaient des civilisations antiques. Mais il ne se passait pas une seule journée sans que je mette mon nez dans des revues techniques spécialisées dans l’électronique et la programmation. Je n’ai pas perdu cette habitude d’avoir toujours quelque chose à lire sous les yeux.

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    J’ai appris à aimer la lecture très tôt. L’écriture est venue avec. J’ai tenu le journal satirique du lycée, écris des articles techniques dans la presse, créé un magazine informatique sur support numérique. Le tout était de qualité très inégale, avec beaucoup de choses mauvaises. Mais le besoin d’une écriture plus structurée susceptible de faire l’objet de livres n’est apparu qu’une fois adulte. Je n’ai jamais cherché à devenir auteur, ce sont les circonstances de la vie qui m’ont amené à endosser ce statut qui m’a enrichi l’esprit.

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Avant de publier le premier tome de la saga Exilium fin 2015 (le troisième livre sort courant juin 2017), j’ai publié début 2012 une (grosse) biographie-documentaire en deux volumes sur le thème de la stigmatisation de l’identité sexuelle face par l’obscurantisme religieux. J’ai aussi publié une BD rigolote au thème adjacent (le second volume n’est d’ailleurs jamais sorti). Mais je prends plus de plaisir à l’écriture depuis la création de l’univers fantastique d’Exilium. Je suis un créatif, j’ai besoin de sortir plein de lapins de mon chapeau. À côté de cela, je ne suis pas manuel du tout. C’est mon frère qui a monté ma bibliothèque smile !

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi l’auto-édition ?

    À moins d’être « fils de », l’auto-édition n’a rien d’un choix quand on publie un livre. À plus forte raison quand c’est le premier. Inutile de rappeler les difficultés qu’il y a à percer dans le monde de l’édition traditionnelle. En revanche, les rapides évolutions technologiques dans l’impression numérique ont changé le rapport entre le monde de l’édition et l’auteur. L’édition traditionnelle n’a aujourd’hui plus le monopole des bonnes surprises. Écrire un livre fait beaucoup moins peur qu’avant parce que les outils pour y parvenir se sont démocratisés. Avec l’édition indépendante, n’importe quel auteur un tant soit peu sérieux peut faire entendre sa (petite) voix, même s’il faut compter sur le temps et les bonnes rencontres pour élargir son cercle de lecteurs. Mais elle souffre d’un (gros) inconvénient : le manque de visibilité des ouvrages produits, induits par les difficultés de les promouvoir. En revanche, l’auteur garde un contrôle total sur le texte qui lui appartient toujours. Ensuite, tout est question de priorité : si un éditeur est emballé par notre histoire et souhaite la diffuser à un million d’exemplaires et le traduire en dix langues, il faudra accepter l’idée que notre livre ne nous appartiendra plus et deviendra un pur produit commercial dont on cédera les droits. Mais quand on en arrive là, les choix deviennent plus simples smile !

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Chez un marchand de livres smile ! La librairie de ma ville a toujours mes ouvrages en stock (ils sont gentils), sinon ils sont commandables dans n’importe quelle librairie, avec livraison rapide par la SODIS, la société de distribution du groupe Gallimard. Les grandes plateformes en lignes le distribuent également, aux formats imprimés et numériques (Apple ibook, Kindle Amazon etc.), en version brochée ou luxe, au niveau national et l’international. Les plus chanceux peuvent tomber sur des exemplaires exposés dans certains magasins tels Cultura, FNAC, Kebler etc. Bref, partout où on vend des livres !

     

    Interview Frédéric Bellec

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’ai besoin d’avoir l’esprit libéré pour écrire. Une tuile dans la journée et ça me ruine la motivation. Je travaille sans musique ni rien pour me distraire autour de moi. Je plonge dans le récit, je partage les émotions des personnages, et je fais en sorte qu’aucun stimuli extérieur ne vienne dénaturer ces ressentis. Je quitte ma réalité et voyage dans un autre monde. C’est aussi pour cette raison que je préfère écrire la nuit. Ou du moins le soir jusque tard si je dois travailler le lendemain.

     

    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Je n’ai aucune règle. C’est ma disponibilité psychologique qui le décide. Je peux rester plusieurs semaines, voire des mois, sans écrire, comme passer des journées entières devant mon écran. Mais l’absence d’écriture n’est pas une absence de réflexion. Je ne laisse pas une journée sans réfléchir à l’intrigue. Je note toutes les idées qui viennent sur magnifique un calepin en cuir commandé spécialement pour cet usage, ou un fichier texte relié entre mes différents terminaux informatiques.

     

    Interview Frédéric Bellec

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Il y a une finalité morale dans Exilium : la nature triomphe toujours ! Et si elle permet qu’on la bouscule, elle gagne toujours la guerre. Jusqu’à la fin du troisième tome, le scénario est bouclé, même si beaucoup d’idées spontanées s’ajouteront avec le temps. Il m’arrive aussi de m’imposer des défis : créer des situations dont je ne prémédite pas l’évolution ! Je prends l’exemple de la jeune Maïwenn, qui apparaît comme un cheveu dans la soupe à la fin du tome 1. Elle bénéficie de prédispositions bien définies, mais je n’avais aucune idée du rôle qui serait tenu par cette lycéenne dans la suite dans l’histoire ! Je sentais juste qu’elle devait être là. Alors j’ai suivi mon intuition. La réflexion m’a ensuite permis d’en faire un personnage à part entière et désormais irremplaçable. J’aime travailler ainsi sur certains pans de l’histoire. Une façon de brusquer les neurones qui me permet déjà d’envisager un quatrième tome. Je trouve aussi certaines de mes idées dans mes rêves nocturnes.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ? Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Les relectrices ! Des personnes neutres qui n’ont pas besoin d’aimer ou de ne pas aimer l’histoire. En dehors des aspects purement techniques qui imposent la relecture (pour les méchantes coquilles, les fautes rebelles, les incohérences de lieu, de temps, de personnages…), je n’aime pas faire découvrir l’histoire à des ‘pré-lecteurs’. Je suis ouvert à toutes les remarques une fois le livre terminé, et j’en tiens compte si cela permet de nourrir l’intrigue. C’est par exemple ce qui m’a permis de développer la psychologie des personnages dès le tome 2. Mais je préfère laisser à tous les lecteurs l’entière découverte d’un produit fini, avec mon style, ma façon de développer l’histoire. Je ne prends pas ombrage de ceux que mon univers indiffère, je leur laisse ouverte la porte vers mon univers pour y découvrir peut-être quelques richesses. Même s’il ne restait qu’un seul lecteur sur terre qui aime mon univers, je continuerai d’écrire pour lui, je me sentirai redevable. Je n’oublie pas mon frère qui est un grand fan. Il écrit lui aussi, mais de l’heroic fantasy, et sous un pseudonyme.

     

    Interview Frédéric Bellec

     

    Vous avez choisi de traiter ce roman comme un journal dont le personnage principal s'appelle comme vous et travaille au même endroit. Pourquoi ? Vous ressemble-t-il aussi beaucoup dans sa façon d'être et de penser ?

    À l’origine, le livre était destiné à amuser les ados du lycée où je travaille. J’étais donc leur surveillant et je leur faisais part de mes découvertes dans l’internat, réputé pour faire des bruits étranges en pleine nuit. Le témoignage devait faire authentique, tout le monde devait reconnaître les lieux. Seuls les prénoms des personnages avaient été modifiés. D’ailleurs, il ne devait au départ y avoir qu’un seul volume, qui s’était appelé au départ « L’Internat ». En fusionnant au maximum le réel, jusqu’au personnage du surveillant (donc moi), avec des éléments troublants, j’ai suscité le doute et accroché le lecteur. Et c’est comme ça que la mayonnaise a pris. Ensuite, à partir du tome 2, le personnage fictif reprend davantage ses droits, la narration est moins vue du côté exclusivement surveillant, mais beaucoup pensent encore que ce roman fantastique traite de sujets réels. Cela dit, je ne vous cache pas que tous les éléments présentés comme ayant caractère fantastique le soient forcément. Mais peut-être devrais-je aussi garder une part de mystère smile !

    Le personnage me ressemble sous beaucoup d’aspect. Mes collègues de travail me l’ont confirmé smile ! Plus particulièrement dans le rapport que j’entretiens avec les élèves, qui se veut au plus juste et sans jugement. Posture délicate s’il en est et soumise comme tant d’autres à la maladresse. Mais, suspense littéraire oblige, le surveillant du lycée est plus long que moi pour défaire les nœuds. Du moins dans le tome 1. En même temps, comment réagir dans des circonstances similaires ? Il prend toutefois du poil de la bête dans la seconde partie du tome 2, et on remarque sa vraie personnalité de meneur dès la fin de ce tome (donc à paraître en juin 2017). Il prend les choses en main pour gérer comme il faut son petit groupe d’ados face aux événements dantesques qui se présentent, parce qu’il n’a pas le choix. Il se défend bien. J’aimerais pouvoir ajouter : c’est tout moi smile ! Tout au long des différents tomes de la saga, le surveillant reste le narrateur.

     

    Pourquoi ce choix d'un roman fantastique ?

    L’envie de changer d’univers. De sortir de cette réalité pour en découvrir de nouvelles. J’affectionne les mondes dans les mondes, les univers qui sont sous nos yeux et qu’on refuse de voir. Avec Exilium, j’encourage le lecteur à contrôler ses peurs pour chasser l’ignorance et ouvrir son cœur et son esprit à l’autre et à la beauté de la vie infinie, plutôt que s’enfermer dans les normes et les conventions établies.

     

    Malgré le côté huis-clos (qui remplit très bien son rôle) vous avez choisi de sortir des sentiers battus, du code des classiques (niveau « monstres »). Pourquoi ce choix ? (Difficile de rester vague pour ne rien spoiler... ^^')

    Plusieurs chroniqueurs ont écrit que mon livre sortait des sentiers battus. Je me souviens de certains passages (je fais un copier-coller) : « Une histoire surprenante, inattendue », « un roman qui change vraiment des romans fantastiques que vous avez déjà pu lire », « Un roman qui se différencie sans difficulté des autres romans du genre fantastique ». Des compliments qui à chaque fois me font battre le cœur de reconnaissance. J’ai pourtant le sentiment de n’avoir produit qu’un ouvrage fantastique de plus, avec tout le panel d’idées que l’imaginaire peut produire. Il est vrai que mes « monstres » sont aussi majestueux qu’ils sont terrifiants, et c’est peut-être cette opposition qui casse avec le code du monstre hideux étiqueté mécaniquement de méchant. La terreur suscitée par l’apparition d’une seule de mes créatures est inversement proportionnelle à la douceur de leur fourrure, même si les choses changent à partir du tome 2. Cela dit, ce contraste est volontaire. Je voulais que le surveillant ait peur de ce qu’il voit, mais soit aidé pour surmonter cette peur et découvrir tout ce qui se cache derrière sa vision d’horreur. Le message est simple : ne nous arrêtons pas à ce qui nous effraie ou dérange notre petit confort. Augmentons en connaissance, notre compréhension de l’inconnu augmentera, et l’amour avec !

     

    Si vous pouviez être une créature fantastique (en dehors des vôtres), laquelle choisiriez-vous, et pourquoi ?

    Probablement une créature angélique. Libéré d’un corps composé de matière lourde, avec le pur esprit aux commandes, et la conscience libérée de l’esclavage terrestre. La liberté d’être !

     

    Votre livre n'est pas qu'une simple histoire. Il envoie aussi un message très fort de tolérance, d'amour et de lutte contre les préjugés. Sans oublier la cause animale et leur sensibilité. J'imagine que ce sont des sujets importants à vos yeux...

    Je ne suis pas un grand activiste dans la défense des belles choses, d’autres sont plus efficaces que moi. Les animaux font partie de ces belles choses qu’il faut choyer. Mais j’ai la conviction que l’homme subira un jour ou l’autre un cuisant échec s’il persévère à se croire supérieur à la nature, plutôt que se considérer comme un simple composant. Une supériorité malsaine qui touche aussi l’esprit. Comment peut-on encore aujourd’hui établir des jugements sur tout ce qui est différent de soi ? Quel niveau de suffisance faut-il atteindre pour se croire le mètre étalon de la bien-pensance ? Celui qui comprend ne juge jamais ! J’essaie de faire passer ce message dans Exilium. Encourager à l’instruction et la connaissance pour refouler les pensées obscurantistes qui conduisent à la peur de ce qu’on ne comprend pas et à la violence. Et je suis heureux de vivre une époque où le savoir est accessible au plus grand nombre, notamment par le biais d’Internet. J’encourage ensuite chacun à transformer ce savoir en connaissance par la réflexion. La culture n’est pas faite pour briller en société, elle est indispensable pour structurer nos pensées et nous aider à cultiver la modération dans nos conclusions. Y’a rien de pire qu’un imbécile qui courbe le dos sous le poids de ses propres convictions !

     

    Pouvez-vous nous en dire un peu plus (sans spoiler, bien entendu) sur les tomes à venir ? Combien y en aura-t-il en tout ?

    Au moment où j’écris ces lignes, la seconde partie de second tome d’Exilium est en relecture (le tome 2 a été divisé en deux pour des raisons pratiques). Sortie prévue avant l’été 2017. Avant l’écriture du tome 3, il y aura un livre intermédiaire, « Exilium – Chroniques parallèles », composé d’une trentaine (voire davantage) de mini-nouvelles, chacune mettant en avant une spécificité ou un tranche de vie des créatures exposées dans Exilium. Il y en aura pour tous les goûts : du rire, des larmes, de l’amour, du drame, du sexe, du gore… No tabou ! Le tome 3, prévu pour bien plus tard, est quant à lui censé clore la saga Exilium. Le hic : j’ai encore des idées pour un tome 4 smile ! Et en théorie c’est une saga qui n’a pas de fin tant que les héros sont vivants ! J’avais toutefois pensé à écrire ce qu’on appelle des « spin-off », c’est-à-dire des récits qui relatent l’histoire des personnages principaux, avant qu’ils ne se rencontrent. J’aimerais tant avoir le temps d’écrire du soir au matin sur ces thèmes !

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    J’ai plusieurs idées de thrillers fantastiques sous le coude, sans aucun lien avec Exilium. Peut-être que le jour où je pourrai vivre de ma plume, je pourrai me libérer du temps pour concrétiser ces projets. Qui vivra verra…

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. Un dernier mot pour la fin ?

    Juste un mot d’amour aux auteurs indépendants : aimez ce que vous écrivez, n’écrivez pas pour la gloire, vous vous fatiguerez avant de la trouver. Ne vous découragez jamais au point de stopper l’écriture. Écrivez à votre rythme, mais écrivez ! Et gardez toujours un calepin à portée de main pour noter toutes les idées que la vie vous offre du matin au soir, et du crépuscule à l’aube ! Surprenez-vous à rêver éveillés et dépassez votre monde, envolez-vous là où personne n’a jamais été, allez puiser vos idées et vos folies partout où votre esprit vous conduit, parez-vous de lumières et de couleurs… Et revenez LIBRES ! Que l’écriture vous libère le cœur, vous élève et fasse de vous une personne meilleure !

     

     

    Interview Frédéric Bellec

     

     

     

     

    Merci à Frédéric Bellec d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité ainsi que pour la richesse de ses réponses. ^^
    Un auteur très gentil, ouvert et à l'univers captivant. J'ai hâte de me lancer dans la lecture de la première moitié du T2 d'Exilium. :D
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     
     

     

     

     Bibliographie de Frédéric Bellec :

    Romans
    Exilium T1 - L'Internat
    Exilium T2 1/2 - Les legs noirs
    Exilium T2 2/2 - Les legs noirs (En cours)
    Exilium  T2.5 – Chroniques parallèles (A venir)
    Exilium T3 (A venir)
     


    Autre
     Je n'ai pas choisi d'être homosexuel, je suis juste chanceux !
    Masturbin et Clitorine T1



    Livre lu

    Exilium T1 - L'Internat - Frédéric Bellec

      

    Où retrouver l'auteur ?

    Facebook auteur

    Facebook Exilium

    Facebook Exilium Underground

    Site Internet

    Amazon

    Twitter

     

    Interview Frédéric Bellec

     


    10 commentaires
  • Interview Valérie Faiola

     

    Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^ 
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je suis née au siècle dernier, en l’an de grâce 1970 par une belle journée de printemps. Je suis avant tout maman de trois enfants (22 ans, 16 ans et 13 ans). Ma profession est réflexologue et hypnothérapeute, seulement le matin, et l’après-midi, je me donne entièrement à ma passion, l’écriture.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Zola, Maupassant, Agatha Christie, Stephen King. Et à présent, JK Rowling, Mireille Calmel, Leonora Miano, Diana Gabaldon, Maxime Chattam

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis que je sais tenir un stylo. ;-)

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Pour l’instant 1 : Par-delà les Siècles, mais le reste arrive, je pars pour une trilogie.

    Un oracle (jeu de cartes) « Il s’appelait » guide d’accompagnement spirituel pour transformer nos émotions par rapport à un deuil, et un deuil de soi (blessures intérieures).

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être éditée ?

    J’espère de tout cœur répondre un jour à cette question. ;-) J’aurai peut-être la surprise de signer chez un éditeur ! Le paysage de l’édition a changé. Apparemment, il est plus simple de passer par l’auto-édition pour se faire remarquer.

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Amazon, en version numérique et papier.

    Librairie Arthaud, Grenoble.

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Généralement sur mon Macbook, mais j’ai toujours des cahiers autour de moi, à côté de mon lit, dans la cuisine, dans mon sac. L’inspiration n’attend pas, quand une phrase arrive, je dois la noter immédiatement, la cause : mémoire de poisson rouge ! (Comme je me sens moins seule ! :D)

    La musique est importante dans mon processus d’écriture. Elle me permet de décrire et véhiculer certaines émotions. Vous pouvez retrouver la playlist de Par-delà les siècles T1, ici.

    http://www.valeriefaiola.com/musique.html 

     

    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

     J’écris du lundi au samedi, généralement entre 14h et 17h.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Les deux ! Avant d’écrire, je fais un énorme travail de construction, pour aboutir à une chronologie détaillée. Quand je passe à la phase rédactionnelle, je peux facilement laisser l’improvisation m’emporter et être surprise. Si cela apporte un regard nouveau au roman, alors je reprends depuis le début !

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Une amie, Carine. Elle est sans pitié !
    Mes enfants, ma fille de 16 ans et mon fils de 22 ans.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Oui ! Trois personnes sur qui je peux compter.

     

    Interview Valérie Faiola

     

    D'où vous est venue l'envie d'écrire une romance fantastique ? Votre profession y est-elle pour quelque chose ?

    J’ai toujours aimé le fantastique, en lecture ou au cinéma. Alors forcément…

    Pour ma profession, oui ! Mon travail est de permettre aux personnes de transformer les émotions, afin qu’elles puissent avancer et s’épanouir, sans peur ou honte de ce qu’ils sont. Livia vit des expériences pour le moins déroutantes, mais le fond de l’histoire, est de rester sans jugement face à la différence des autres, de comprendre qu’il n’y a pas qu’une vérité, mais des vérités.

     

    Pourquoi avoir choisi d'y inclure ce côté historique ?

    J’adore l’histoire, depuis toujours : « Merci papa ! »

    Pour Par-delà les siècles, il fallait cette touche historique. Livia avait besoin de comprendre ses origines, et l’origine de cet amour intemporel.

     

    Et pour la période ? Pourquoi avoir choisi celle de l'Inquisition ?

    Facile ! En me penchant sur l’histoire de Grenoble, je suis tombée sur Francesco de Nobilibus, moine franciscain, exécuté le 14 août 1606, sans compter que cette période m’intéresse.

     

    Plus qu'une romance, ce livre est aussi un récit initiatique qui aide à s'accepter malgré les différences. Chénéa est un très bon guide. A-t-elle des points communs avec vous ?

     Bonne question ! La plupart de mes clients diraient oui.

    Moi, je ne sais pas. J’apprends tous les jours des personnes qui viennent me voir au cabinet. Je suis admirative de la force qu’ils déploient pour toucher leur potentiel, et généralement en fin de consultation, je les remercie de m’en apprendre autant sur la vie et les émotions.

     

    Gaëlle est un personnage haut en couleurs, mais néanmoins sincère et fidèle, que j'ai beaucoup apprécié. Vous êtes-vous inspirée d'une personne de votre entourage ?

    Elle va apprécier ? Oui, mon amie d’enfance, mais dans le Tome 2, on découvre une autre facette de Gaëlle, un facette beaucoup plus sombre… 

     

    Ce tome est donc le premier d'une trilogie. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la suite ?

    Juste un petit indice : plus sombre ! 

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Oui ! J’ai un cahier seulement pour ça, il y a environ une dizaine d’idées.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^ 
    Un dernier mot pour la fin ?

    Tout d’abord, je te remercie infiniment pour cette petite interview écrite. Sans vous, blogueurs littéraires, nous, auto-édités aurions du mal à nous faire connaître.

    Ensuite, un immense merci à toutes les personnes qui ont lu ou liront mes romans, grâce à vous mon rêve est devenu réalité.

    J’aimerais partager avec vous, ma vision particulière de voir ma vie et cette pensée m’a permis d’aller au-delà de ce que je pensais être capable de faire.

    « L’expérience que l’on subit n’est pas la plus importante, mais c’est ce qu’on décide d’en faire après. »

    Que le plaisir, la joie et le partage illuminent chaque instant de votre vie.

     

     

     

    Merci à Valérie Faiola d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     
     

     

     

     Bibliographie de Valérie Faiola :

    Romans
    Par-delà les siècles T1
    Par-delà les siècles T2 (En cours)
    Par-delà les siècles T3 (A venir)
     


    Spiritualité
    L'Oracle "Il s’appelait"




    Livre lu

    Par-delà les siècles T1

      

    Où retrouver l'auteure ?

    Page Facebook personnelle

    Page Facebook auteure

    Site Internet auteure

    Site Internet professionnel

    Amazon

    Twitter

     

    Interview Valérie Faiola

     


    2 commentaires
  • Interview Paul Clément

     

    Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^
    Tout d’abord, présente-toi un peu.

    Bien entendu. Pour ceux, nombreux, qui ne me connaissent pas encore. Je m'appelle Paul Clément. Je suis le gars un peu fou qui, après avoir été diplômé d'une école de commerce et en publicité, a décidé d'essayer de vivre, difficilement, de sa passion : l'écriture. Je suis un fervent amateur de fantastique et encore plus de post-apocalyptique.

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


    Quels ont été les auteurs qui ont bercé ton enfance ?

    C'est un peu cliché, mais, comme beaucoup, l'auteure qui m'a vraiment permis de mettre le pied à l'étrier de la lecture est JK Rowling. J'ai aussi dévoré les romans de Philip Pullman, Robin Hobb et je me suis lancé dans mes premiers Stephen King au collège. Sa Majesté des Mouches est aussi un roman que j'ai lu assez jeune et qui m'a beaucoup marqué.

    Interview Paul ClémentCliquez sur l'image pour l'agrandir.  

     

    Depuis combien de temps écris-tu ? 

    Décidément, je n'arrête pas avec le cliché, mais j'ai toujours un peu écrit. À vrai dire, au collège, j'avais déjà en tête d'écrire un roman même si, pour la petite anecdote, les couvertures étaient plus abouties que les textes. Au lycée, j'ai fait pas mal de RP sur des forums spécialisés puis un soir, alors que j'avais déjà intégré mon école de commerce, j'ai écrit par hasard le premier chapitre de ce qui allait devenir mon premier roman Les Décharnés.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

     Combien de livres à ton actif ? 

    J'ai déjà publié deux oneshots – Les Décharnés et Creuse la Mort – et les trois premiers épisodes de ma saga Young Adult Les Orphelins de Windrasor. J'écris actuellement le quatrième épisode.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Comment et pourquoi as-tu choisi d’être édité ? 

    Je suis un auteur auto-édité, donc je gère tout de l'écriture jusqu'à la commercialisation du livre en passant pour tout ce qui est formatage, promotion etc. Ça prend un nombre assez incroyable d'heures. Seul Les Décharnés a été envoyé à des maisons d'édition, mais uniquement des grandes, car j'avais, dès le départ, en tête de m'auto-éditer si aucun des éditeurs à qui j'avais envoyé le roman ne voulait de moi. Mais, avec un premier roman de zombies, je savais que c'était peine perdue. Je suis heureux aujourd'hui de m'auto-éditer et de voir le succès critique que rencontrent mes récits. C'est peut-être ainsi qu'un éditeur me repérera, mais je ne fais plus aucune démarche vers eux.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Où peut-on se procurer tes livres ? 

    Même si cela a un peu été à contrecœur (je m'en suis expliqué sur mon blog), j'ai décidé en début d'année d'offrir l'exclusivité à Amazon pour les versions numériques de mes romans (sauf pour l'épisode 1 de Les Orphelins de Windrasor qui est disponible gratuitement un peu partout). Ils se trouvent donc principalement sur Amazon. Pour ceux qui aiment le papier, ils sont disponibles sur Amazon, mon site auteur ainsi que dans certaines librairies du nord de la France. Nouveauté, les épisodes de Les Orphelins de Windrasor peuvent être commandés partout en France directement chez votre libraire.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Comment écris-tu ? As-tu des rituels ? Écoute-tu de la musique ou préfère-tu être au calme ? 

    Un seul rituel : mettre du Joe Hisaishi en fond. Ce compositeur est tout simplement prodigieux.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Combien d’heures par jour écris-tu ?

    Alors cela varie pas mal, mais depuis quelques mois je m'efforce, en bon disciple de Stephen King, de coucher environ 1500 mots par jour sur papier. En pratique, je ne le fais pas le mercredi parce que j'ai des tonnes d'administratif à gérer en plus de la promotion de mes romans. Mais globalement, le reste du temps : 3 à 4h.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Les deux à vrai dire. Pour mes oneshots j'avais la trame globale en tête, mais, et c'est ce que j'aime dans l'écriture, ce sont souvent les personnages qui finissent par choisir le cour de leur destinée. C'est encore plus le cas dans ma saga Les Orphelins de Windrasor. Je sais où je vais, mais la manière de m'y rendre ne cesse d'évoluer en fonction de mes idées et de ce que mes personnages décident de faire. Faut dire que ces orphelins-là ne sont pas très obéissants.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ?

    Ma maman. Eh oui, c'est ma correctrice perso et je me demande bien comment je ferais sans son soutien !

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Fais-tu appel à des bêta-lecteurs ? 

    Je l'ai fait pour la première fois pour les premiers épisodes de Les Orphelins de Windrasor, jusque-là, ça restait dans le contexte familial.

     

    Interview Paul ClémentCliquez sur l'image pour l'agrandir. 

     

    D'où te vient cette passion pour les zombies ? Pourquoi les aimes-tu autant ? 

    Pour l'anecdote, je m'intéresse aux zombies depuis que j'ai découvert la trilogie des morts de Romero que j'avais achetée en DVD en pensant que le coffret DVD était mal étiqueté (et ce n'était même pas le cas). Depuis, j'ai vu des centaines de films et lu autant de romans/BD/mangas etc. Ils me fascinent car, au-delà de leur aspect grotesque qui permet de faire de très bonnes comédies et de rire de la mort, je pense qu'ils illustrent vraiment un état d'esprit de notre société actuelle. Comme beaucoup, je crois que je fantasme sur la fin de notre civilisation car je préférerais la vivre en fiction plutôt qu'en réalité... mais, vu le contexte actuel, j'ai l'impression qu'on fonce droit dans le mur, mais y aura sûrement pas de zombies et ça c'est bien dommage.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Pourquoi ce choix d'un anti-héros comme Patrick pour incarner le personnage principal ? 

    Parce que j'en avais tout simplement marre de retrouver toujours les mêmes personnages en guise de héros. En cas d'apocalypse, il n'y aura pas que des GI Joe capables de dégommer des dizaines de zombies à la minute, y aura aussi des gens normaux dont des agriculteurs pas forcément très sympas au premier abord et ça, ça m'amusait.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    J'ai trouvé le personnage d'Emma très attendrissant, certes, mais aussi très bien maîtrisé. A-t-il été difficile pour toi d'essayer de raisonner comme un enfant ?

    Je crois que ça s'est fait de manière assez naturelle, mais il est vrai que je voulais vraiment qu'Emma soit touchante dans son réalisme et son innocence. J'imaginais souvent ma petite nièce pour les dialogues.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Tu insistes beaucoup sur la chaleur accablante, dans ton livre. Penses-tu que si « Les Décharnés » s'était passé en hiver, avec une tempête de neige, par exemple (si si je suis certaine qu'il peut faire très froid dans le sud ! ;-) ), tes personnages auraient pu prendre des décisions différentes ? 

    En fait, pour ceux qui liraient entre les lignes, Les Décharnés véhicule un véritable message écologique. Pour moi, le climat devait vraiment être un protagoniste de l'histoire. Donc j'aurais très bien pu le faire dans un milieu plus froid, encore plus inhospitalier qu'un été particulièrement sévère dans le sud. Et, évidemment, les personnages auraient du faire avec et s'adapter. Plusieurs fois, les héros suggèrent de se rendre dans les Alpes. J'imagine que là-bas, en plein hiver, ça aurait été assez différent. 

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


    La fin est assez ouverte et l'épilogue (très bien trouvé !) résonne un peu comme une promesse. Y aura-t-il une suite ?

    Quand j'ai écrit Les Décharnés, je voyais vraiment le livre comme un oneshot. J'avais raconté tout ce que j'avais à dire, mais on me demande très souvent une suite, donc si un jour je m'arrête sur des idées qui me plaisent... pourquoi pas. Mais, pour moi, la fin était surtout une invitation à l'imagination de mes lecteurs.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


    Je sais que l'on ne peut jamais vraiment savoir comment l'on se comporterait en situation de crise, mais si une attaque de zombies venait à avoir lieu, comment réagirais-tu ? Quel serait ton « personnage » ?

    J'ai beau être sportif, je pense que je ferais partie des premiers à mourir. Mais il faut déjà que l'infection atteigne mon bled perdu à la campagne. Alors, qui sait ?

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    As-tu d’autres projets littéraires ?

    Actuellement, je me consacre entièrement à ma saga Les Orphelins de Windrasor qui risque de m'occuper un petit moment encore. J'ai des idées pour la suite, mais rien de très avancé. Mais il se pourrait que j'écrive un court roman comique l'année prochaine.

     

    Interview Paul Clément
    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    D'abord merci à toi pour ces questions auxquelles j'ai pris plaisir à répondre. Ensuite, un merci à tous ceux qui découvriront mon univers car, vous verrez, il y en a pour tous les goûts.

     

     

     

     

    Merci à Paul Clément d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité mordante.
    Un auteur à découvrir. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

    P.S. : Désolée pour l'omniprésence des images de catcheurs (zombies ! ! !), mais pour une fois que je peux caser ça quelque part, autant mettre la dose. Et puis c'est dans le thème, non ? :D
     

     

     

     Bibliographie de Paul Clément :
    Romans
    Les Décharnés - Une lueur au crépuscule
    Creuse la mort
    Les Orphelins de Windrasor T1 - Entre les Murs

    Les Orphelins de Windrasor T2 - Un Monde Ignoble
    Les Orphelins de Windrasor T3 - Traqués
    Les Orphelins de Windrasor T4 (En cours d'écriture)


    Nouvelles

    Vraiment merdé
    A bout de souffle
    Talis
    L'un, l'autre
    Voyage au bout de l'hiver
    L'arrache de Noéh


    Livre lu

    Les Décharnés - Une lueur au crépuscule

      

    Où retrouver l'auteur ?

    Facebook

    Site Internet

    Amazon

    Mon BestSeller.com

    Zombieculture.com

     


    4 commentaires
  • Interview Alex Evans

     

    Bonjour. Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Bonjour et merci de m'accueillir sur ce blog. Je suis une autrice « mixte » puisque j’ai été publiée aussi bien chez des éditeurs classiques que numériques ou en autoédition. Ainsi mon roman Sorcières associées vient de ressortir chez Actu SF après avoir été autoédité. J'écris aussi bien aussi bien de la high fantasy, que du steampunk ou du paranormal.

    Étant allergique aux clichés et autres stéréotypes, je les évite au maximum dans mes romans. Je suis aussi une grande fan de folklore et je m'en inspire beaucoup.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Leur nom ne vous dira pas grand-chose, car j'ai passé une partie de mon enfance en Russie et il s'agissait d'auteurs russes. Les seules exceptions seraient Efremov et Beliayev, deux auteurs de SF qui furent traduits en français. J'ai également lu beaucoup de contes populaires, car c'était ce qu'il y avait de disponible pour les enfants à l'époque. Ado, j'ai découvert les auteurs de pulps américains, en particulier Robert Howard, Leigh Brackett et Fritz Leiber qui sont devenus de grandes sources d'inspiration.

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis l'adolescence, mais avec de longues pauses (études, boulot, enfants…).

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Cinq romans : Les Murailles de Gandarès (high fantasy), Le Loup des Farkas, Sorcières associées (steampunk), L'Oeuf-tonnerre et Skinwalkers (urban fantasy).

    Interview Alex Evans       Interview Alex Evans   Interview Alex Evans   Interview Alex Evans   Interview Alex Evans

     

     

     

     


    Deux novellas : La Chasseuse de livres et La Machine de Léandre (steampunk).

    Interview Alex Evans        Interview Alex Evans


    J'ai également publié une douzaine de nouvelles dans divers recueils.

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être éditée ?

    Il n'y a pas eu vraiment de choix. J'ai envoyé mes premiers romans à des éditeurs de SFFF et j'ai eu une réponse très rapide de la part d'éditeurs numériques. Puis j'ai découvert l'existence de l'autoédition alors que je finissais Sorcières associées, un roman un peu « expérimental » qui ne rentrait pas dans les cases, donc j'ai décidé de le mettre en autoédition. Cela a été un succès, alors j'ai continué avec L’œuf-tonnerre et Skinwalkers. Par la suite, Sorcières associées est entré dans le Label Bad Wolf qui a lui-même été récupéré par les Éditions Actu SF.

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Dans les librairies numériques pour les ebooks. Dans toutes les bonnes librairies qui vendent de la SFFF pour les livres papiers.

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Je peux écouter de la musique quand j'invente une histoire, mais pas quand j'écris, ça me distrait. A part ça, je n'ai aucun rituel.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Je commence par imaginer mon histoire (et ça peut prendre des mois), mais je ne commence à rédiger que lorsque j'ai les grandes lignes en tête, en particulier la fin. Après, je peux modifier beaucoup de choses au fur et à mesure de la rédaction et des révisions.


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Deux, quand tout va bien ! Cependant, je n'écris pas tous les jours.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Mes lecteurs Wattpad. J'y publie généralement le premier ou deuxième jet de mes romans. 

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Je fais partie du groupe de béta lecture en ligne Cocyclics, donc oui, je fais béta-lire les extraits qui me posent problème.

     

    D'où vous est venue l'idée d'écrire sur un mythe mettant en scène les indiens d'Amérique ?

    Je voulais écrire un roman d'urban fantasy, mais échapper au cliché de « l'histoire qui se passe dans une petite ville de l'Amérique profonde avec des vampires, des loup-garous et une héroïne anglosaxonne » qu'on retrouve paradoxalement chez de nombreux auteurs francophones. Alors, j'ai pris du vrai folklore américain et une héroïne bien franchouillarde qui découvre le pays de l'Oncle Sam !

     

    Même si j'ai parfois eu envie de lui donner une claque ou deux, j'ai bien aimé le personnage d'Aude. Pourquoi avoir choisi de la faire si peu sûre d'elle ?

    En fantasy, on a régulièrement des antihéros, mais quasiment jamais d'antihéroïnes. J'avais envie de combler cette lacune. Alors j'ai pris une héroïne de romance bien cliché (revenus modestes, faible niveau d'éducation, passive, pas débrouillarde pour deux sous). Curieusement, ce genre de personnage ne gêne personne en romance. Alors, j'ai plongé cette pauvre fille dans une intrigue de fantasy, pour voir si elle allait s'en sortir !

     

    Y a-t-il un peu de vous en elle ?

    Hélas non ! Ce genre de comportement a toujours été un luxe au-dessus de mes moyens. Cependant, on connaît tous une personne comme ça !

     

    Jake a tout du prince charmant : beau comme un dieu, bon partenaire au lit, un petit côté bad boy, du caractère mais aussi de la douceur... Ce personnage s'est-il imposé à vous ou s'est-il construit au fil des pages ?

    Ce personnage s'est imposé lorsque j'ai décidé que son totem serait le loup. Dans les légendes indiennes, cet animal a une image totalement différente de celle qu'on a en Occident. Ce n'est pas le Grand Méchant Loup, ni le jeune loup aux dents longues. Ce qui semble avoir marqué les amérindiens c'est le fait que les loups vivaient en société et coopéraient entre eux. Un individu dont le totem était le loup était certes un guerrier, mais était très protecteur vis-à vis de sa tribu et cherchait la coopération et non la compétition avec les autres membres. Bref, un individu minimalement diplomate, intelligent et psychologue, à des années-lumières du loup alpha qu'on trouve dans nombre de romans d'urban fantasy.


    Si vous pouviez choisir votre animal totem, quel serait-il et pourquoi ?

    La marmotte ! La grasse mat' est mon Graal personnel.


    Un second et dernier tome de Skinwalkers est à venir. Pouvez-vous nous dire quelques mots à son sujet ?

    On retrouve une Aude mûrie par ses expériences et sa formation en magie. Elle retourne avec Jake à San Francisco pour un séjour touristique. Seulement dans la vitrine d'une sordide boutique de prêt sur gages, ils tombent sur un loup empaillé…

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    À part la suite de Skinwalkers, je suis en train de rédiger un roman dans le même univers : Néosorcière. Comme d'habitude, je commencerais par le poster sur Wattpad. Il s'agit de l'histoire d'une ado des cités paumée, prise dans une guerre des gangs entre dealers de drogue, en même temps qu'elle découvre une créature magique dans un terrain vague.

     

    Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
    Un dernier mot pour la fin ?

    Oui : vive la SFFF !

     

     

    ~ * ~ * ~

    Merci à Alex Evans d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa redoutable rapidité.
    Une auteure à découvrir. ^^
     


    ~ * ~ * ~

     

     Bibliographie de Alex Evans :
    Contes de la terre, de la mer et d'ailleurs: Nouvelles de fantasy
    Les Murailles de Gandarès
    La Chasseuse de livres
    Pour l'honneur de Mérina

    La Machine de Léandre
    Le Loup des Farkas
    L’œuf-tonnerre - Chasseuse de trésors
    Skinwalkers T1 - Entre chien et loup
    Sorcières associées



    Livre lu
    Skinwalkers T1 - Entre chien et loup

      
    Où retrouver l'auteur ?

    Page Facebook personnelle

    Page Facebook auteure

    Site Internet

    Page Amazon

    Page Wattpad


    4 commentaires
  • Interview Laurent Loison

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    J’ai 48 ans, suis marié, 2 filles et 2 beaux-fils. Entrepreneur depuis l’âge de 23 ans, j’ai eu la chance de de gérer des entreprises aussi diverses qu’une agence de traduction technique, une web agency, un bar-boite de nuit aux USA et aujourd’hui une agence immobilière et une agence de services à la personne avec mon épouse.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Ceux de la bibliothèque verte surtout ! Enid Blyton avec Le Clan des Sept, Lieutenant X avec Langelot, Georges Bayard avec Michel pour ne citer qu’eux. Et j’étais aussi fan de BD type Astérix, Tintin, Lucky Luke ; j’en fais d’ailleurs toujours la collection.

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis 2007. J’ai d’abord écrit pour moi et mes proches, c’était une envie de longue date mais je ne m’imaginais pas aller plus loin. Puis en 2009, j’ai commencé Charade.

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Bientôt deux ;-) ou trois si l’on compte celui que j’avais écrit pour moi, à compte d’auteur et que je compte d’ailleurs retravailler comme il se doit bientôt. Charade, et Cyanure qui sortira en 2017.

     

    J'imagine qu'on vous a déjà posé plusieurs fois cette question, mais comment vous est venue cette idée de tueur à la charade et combien de temps avez-vous mis à composer cette énigme ?

    J’étais à Phoenix pour aller voir mes filles et avec le décalage horaire (9h), impossible de dormir ! Les pensées vagabondaient et c’est venu comme ça. J’ai mis 4 jours à créer la charade et ensuite j’ai construit l’intrigue autour, en la remontant à l’envers. Dans tous les cas, c’est la nuit que me viennent mes idées les plus retorses en général ;-)

     

    Comment s'est passée l'immersion dans la tête de ce dangereux psychopathe, ainsi que dans celle de Barga ?

    Cela devrait vous faire peur, mais cela ne m’a pas été très difficile… Là, j’étais vraiment dans la partie fiction et c’est mon imagination qui a travaillé.

     

    Cette question est aussi souvent posée, mais y a-t-il un peu de vous dans vos personnages ?

    Bien sûr ! J’écris en tant que personne et donc avec tout le vécu et l’expérience y afférant. Forcément, oui, il y a de moi, de mes proches, de mes tranches de vie ; c’est inévitable, que ce soit conscient ou non. Mais bien entendu, en majorité, il s’agit de fiction, comme vous devez vous en douter. :-)

     

    J'imagine que le travail de documentation sur l'organisation de la police a dû être colossal. Avez-vous eu affaire à des professionnels pour vous conseiller ?

    Eh bien oui et non ! Non, malheureusement, je n’avais aucun professionnel dans mes connaissances, et j’aurais adoré prendre les renseignements à la source !

    Oui, je me suis effectivement renseigné et documenté, mais essentiellement sur Internet, à partir de sources fiables, bien entendu.

     

    J'ai pu voir que certaines personnes avaient trouvé votre roman gore, voire insoutenable et n'ont pu le terminer. Comment réagissez-vous à de tels ressentis ?
    (A mes yeux, sachez que ces scènes descriptives étaient totalement justifiées et nécessaires à votre livre. Elles ne m'ont pas choquée même si, j'en conviens, elles étaient dures.)

    Oui, en effet, cela est ressorti plusieurs fois. Et c’est là que je me suis rendu compte à quel point les curseurs sont différents. Là où certains parlent de gore, d’autres me disent qu’ils auraient préféré que je détaille davantage. C’est pour cela que je respecte chaque avis, la diversité des sensibilités est une richesse.

    Pour ma part, voici dans quel contexte je l’ai écrit : les scènes difficiles étaient nécessaires à l’intrigue. Cependant, j’ai pris le parti, comme vous l’avez si bien décrit, de rester clinique dans les descriptions et surtout de ne pas décrire l’acte au moment où il se déroulait. Les constatations sont livrées par les légistes ou les personnages. Il ne s’agit pas pour moi de faire du gore pour faire du gore ; il faut que cela se justifie, que cela ait un sens.

    D’ailleurs, dans Cyanure, mon prochain, il n’y en aura pas. Des meurtres, bien sûr, mais dans cette intrigue, nul besoin d’effusions de sang.


    Votre épilogue m'a beaucoup touchée, ayant moi-même été victime par le passé de ce que l'on appelle aujourd'hui un « pervers narcissique ». Pourquoi le choix de ce thème ?

    C’est un thème encore méconnu et qui me tient à cœur, pour avoir vu les ravages que cela peut causer et effectivement, si vous êtes passée par là, vous devez comprendre… Bien entendu, dans Charade, c’est mis en relief, c’est le PN à son paroxysme. Je voulais montrer comment cela pouvait vite basculer…


    J'ai cru comprendre qu'un second roman était en cours. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à son sujet ?

    Tout à fait, Cyanure, comme je l’évoquais précédemment. Nous retrouverons la même équipe, Barga, EDQ et Loïc qui seront entrainés dans une intrigue très différente de Charade… mais tout aussi tordue. Je peux vous dire que vous serez personnellement impliquée dans cet opus. ;-)

    (Chouette ! :D)

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Oui, j’ai un cérémonial. Il me permet de m’isoler psychologiquement. Un café et de la musique. Toujours le même thème pour un ouvrage. Charade s’est construit avec l’Agnus Dei de Samuel Barber. Cyanure évolue avec Clannad et Bono.

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Un roman doit avoir une montée dramatique, et un final. Il n'y a qu'une solution. Selon moi car encore une fois, c’est très personnel. Elle est scolaire, mais je pense efficace. Je commence toujours un roman dès lors que le plan est finalisé. Une quinzaine de pages avec l'enchaînement des chapitres, de la montée des histoires connexes pour parvenir au final. 

    Ensuite, j'ai un fichier pour les personnages, à qui je pense quand j'écris sur eux, etc. J’ai aussi tapissé mon bureau d’une frise chronologique comportant les évènements marquants de chaque personnage.


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Ce n’est pas linéaire du tout ! Parfois, je n’écris pas, mais je me réveille à 5h du matin et c’est le moment où les idées foisonnent.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Mon épouse. Elle n’hésitera pas à me descendre si elle trouve ça mauvais, et c’est parfait. :-)

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Pour Charade, non, mais pour Cyanure, un grand nombre de personnes se sont gentiment proposées. Je ne pourrai malheureusement pas dire oui à tout le monde et je sélectionnerai les premiers qui me l’ont demandé.

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être édité ?

    Quand j’ai écrit Charade, je l’ai fait lire à mes proches et ils m’ont tous encouragé à tenter ma chance. Il faut savoir que c’est le parcours du combattant, pratiquement autant d’envois de manuscrits que de lettres de refus… ou pas de réponse d’ailleurs. Les maisons d’édition sont très sollicitées, il est donc très difficile de se démarquer dans une pile version tour de Babel !

    Je ne voulais pas me lancer dans l’autoédition, c’était beaucoup trop chronophage pour moi, je n’aurais pas pu suivre sauf à arrêter de travailler !

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Plein ! Déjà 4 sur le papier, mais on ne peut pas tout faire en même temps. ;-)

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Normalement dans toutes les bonnes librairies et puis les grandes enseignes.

     

    Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
    Un dernier mot pour la fin ?
     

    Les auteurs mettent beaucoup de temps et d’énergie dans leurs ouvrages. Nous nous exposons et prenons le risque de soumettre notre travail à la critique et c’est le jeu. Ces critiques nous sont utiles quand elles sont constructives et surtout argumentées.

    Pour mes confrères et moi-même, pensez toujours que pour qu’elles servent, elles se doivent d’être respectueuses et expliquées. Ainsi, nous pouvons bénéficier de votre retour.

    Enfin, si vous avez pris plaisir à lire une œuvre, pensez à mettre vos commentaires sur le site de votre achat. Les retours aident l’auteur et les autres lecteurs.

    Je vous donne rendez-vous bientôt avec Cyanure !

     

    ~ * ~ * ~

    Merci à Laurent Loison d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité.
    Un auteur très accessible et très humain à découvrir. ^^
     


    ~ * ~ * ~

     

     Bibliographie de Laurent Loison :
    Charade
    Cyanure (A paraître en 2017)



    Livres lus
    Charade
     

      
    Où retrouver l'auteur ?
    Page Facebook personnelle

    Page Facebook auteur 

    Site Internet 

     


    4 commentaires
  • Interview de Delman

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m’appelle Nathalie et je vis en Avesnois.

    Je suis depuis toujours une grande dévoreuse de livres devant l’Éternel. De tous genres (historique, fantasy, classique…) L’imagination a toujours été débordante chez moi. J’aime créer un univers avec des personnages torturés. Une recherche de soi permanente.

    Mes fils et mon époux sont mes premiers supporters.

    Mes amies aussi (Christelle et Magali). Elles m’encouragent à croire en moi et en ce que je produis.

    De formation artistique, je dessine aussi à mes heures perdues. En fait, je suis une touche à tout.


    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Les auteurs antiques (Virgile, Homère), Alexandre Dumas, Tolkien, Robert Gaillard.

    Mon grand-père était un grand lecteur. J’ai découvert le plaisir de lire grâce à lui. Il me racontait que chaque ouvrage avait son âme propre. J’en ai gardé un amour du livre papier qui ne se dément pas.


    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

     J’écris depuis l’âge de quinze ans environ.



    Combien de livres à votre actif ?

    J’ai deux livres proposés en autoédition « Corsaire au nom du Roi » et « Un passé perdu ».

    Beaucoup d’autres sont écrits et envoyés aux maisons d’édition dans l’attente d’une éventuelle publication.



    La couverture de « Un passé perdu » est vraiment belle. Comment est-elle née ?

    Je l’ai entièrement réalisée seule. Je voulais donner une atmosphère mystérieuse au livre.



    Pourquoi ce choix de titre ?

     L’héroïne veut tirer un trait sur son passé sentimental. Le héros, lui, a complètement perdu son passé et ses racines. Il ne pourra jamais les retrouver. Ils ont un pont commun.



    Comment vous est venue l'idée de ce sujet sur un métamorphe ?

    C’est un sujet qui me plaît beaucoup. J’aime l’idée que la nature ne nous a pas encore révélé tous ses mystères et que peut-être des métamorphes vivent parmi nous…


    D'où vous est venue l'inspiration pour créer Marie ? Y a-t-il un peu de vous en elle ?

    Je pense qu’il y a toujours un peu de nous dans nos personnages. On place en eux des espoirs, des reflets de notre propre personnalité ou des émotions.



    Du coup, comment auriez-vous réagi à la place de Marie ? Seriez-vous allée aussi loin qu'elle pour sauver Jake ?

    Oui, je pense qu’en amour, il ne faut pas avoir peur. Quand on a trouvé la bonne personne, on peut tout surmonter.



    Vous avez écrit cette nouvelle au profit d'une association féline, c'est bien ça ? Pourquoi cette décision ? Dites-nous en un peu plus à ce sujet.

     Oui, tout à fait.

    J’ai toujours été fascinée par les félins. Ils ont une beauté exceptionnelle. Une fluidité dans les mouvements et une grâce que l’on retrouve peu chez d’autres animaux. Les chats noirs ont ma préférence.

    Mes animaux ont toujours été adoptés en refuge ou en association. Les bénévoles y font un travail exceptionnel. C’était ma façon de donner un petit coup de pouce. 

    L'auteure a écrit cette nouvelle au profit de l'association Chatvesnois qui, malheureusement, est en cours de fermeture...
    Voici tout de même leur page facebook ainsi que leur forum.



    J'en déduis donc que vous êtes une amoureuse des chats (comme moi). En avez-vous chez vous ?

     Oui, j’en suis ! J’ai un chat chez moi actuellement. Une petite demoiselle de 4 ans qui était sauvage. Maintenant, elle partage notre vie.

     


    Et si votre chat, à défaut de se métamorphoser, pouvait parler...

     Ce serait formidable ! Il y a tellement de choses que je souhaiterais leur demander !



    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

     J’ai la chance de pouvoir écrire n’importe où et n’importe quand.

    Un fond musical approprié au thème peut aider à produire.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou y a-t-il une grande part d’improvisation ?

     Un peu des deux. Je pars parfois avec une idée précise et m’en détourne pour y intégrer une intrigue secondaire. C’est ça qui est amusant dans l’écriture. On se laisse porter par les mots…

     


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

     Tout dépend de mon temps libre. Je dirais 2 heures en moyenne.



    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

     Mon époux.


    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

     Oui. Et je les remercie encore de leur aide.

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être éditée ?

     Tout d’abord en passant par l’autoédition. Les grandes maisons sont très frileuses et n’acceptent que rarement des auteurs inconnus. Je trouve cela dommage mais c’est ainsi. L’autoédition permet de se faire connaître. Mais c’est un travail très lourd de promotion. La finalité étant, bien entendu, de décrocher un contrat éditeur.



    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

     Oui, notamment une saga de fantasy urbaine en 5 tomes pour le moment. Trois sont déjà écrits.



    Où peut-on se procurer vos livres ?

     Sur le site d’autoédition Thebookedition en version papier ou sur Amazon en format numérique.



    Un dernier mot pour la fin ?

    Je vous remercie d’avoir accepté de lire Un passé perdu. C’est toujours un suspens de savoir si ce que l’on écrit peut plaire.

    Ensuite, soyons fous ! Je me souhaite une belle carrière dans l’écriture et un contrat bientôt !

     

    ~ * ~ * ~

    Merci à Delman d'avoir eu la gentillesse de répondre à mes questions, pour sa toute première interview. Merci aussi pour sa rapidité, ainsi que pour sa patience devant le temps que j'ai mis à lire sa (très jolie) nouvelle.
    J'en profite pour lui souhaiter plein de bonnes choses pour cette nouvelle année qui débute.
     


    ~ * ~ * ~

     

     Bibliographie de Delman :
    Un passé perdu (Nouvelle)
    Corsaire au nom du Roi


    Livres lus
    Un passé perdu
     

      
    Où retrouver l'auteure ?
    Page Facebook 

    Page Amazon

    Page Thebookedition

     


    votre commentaire
  • Interview de Morgan of Glencoe

     

    Tout d’abord, présente-toi un peu.
    Bonjour ! Je m'appelle Morgan of Glencoe, j'ai 28 ans, je viens du pays de Porhoët, en Bretagne, et heu dans la vie, j'écris des romans et je compose de la musique celtique. Et oui, c'est vraiment mon vrai travail. Je suis zèbre, et j'ai une passion assumée pour le thé et le whisky.

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé ton enfance ?
    Wahou alors. J'ai vidé la bibliothèque municipale plusieurs fois, ils ont donc été très nombreux. Mais dans ceux qui m'ont vraiment, énormément marqué... JRR Tolkien (bien sûr) Wendy & Richard Pini, JK Rowling, Alexandre Dumas. Victor Hugo. Derib. Plein d'autres. Si je veux continuer la liste on y est encore dans une semaine. ^^' J'vais m'arrêter là.

    Depuis combien de temps écris-tu ?
    Je répondrais bien “toujours” et ce ne serait pas très loin de la vérité. J'ai fini mon premier “roman” à 9 ans. Il faisait 60 pages A4 recto-verso, et ça racontait une histoire de chien. Mais à ce moment-là, j'avais déjà des années d'expérience en conte : je passais des heures à raconter des histoires à mon petit frère... donc, aussi longtemps que je me souvienne, j'ai raconté des histoires. Je sais faire ça, raconter des histoires. C'est un talent comme un autre, et, je trouve, plutôt agréable.

    Combien de livres à ton actif ?
    Publiés ou non publiés ? Parce que publiés, c'est facile, c'est : un. Si loin du Soleil. À condition de ne pas compter l'anthologie d'un concours de poésie.
    Non publiés... 5 de finis, mais honnêtement, sur le lot y'en a qu'un d'objectivement publiable. Et encore. Avec une bonne, grosse relecture. Les autres ont des histoires très chouettes, mais le style est, heu, immature.


    La couverture de « Si loin du Soleill » est juste magnifique. Je crois que tu as travaillé avec un illustrateur. Comment s'est passée cette collaboration ? Savais-tu dès le départ ce que tu voulais ?
    Oh génial je vais pouvoir parler de Laurent !!! Alors. La couverture a été créée par Laurent Miny, illustrateur de son état. Il est extrêmement talentueux, j'adore son travail ainsi que celui de sa chérie, Mathilde Marlot (mais c'est un autre style, qui n'aurait pas aussi bien convenu à LDG) et ça a été pour moi un honneur qu'il accepte de créer cette couverture ! Son site est là : http://laoransminy.wixsite.com/alacroiseedeschemins 

    Je ne savais pas exactement ce que je voulais, mais je savais quelle scène j'imaginais, du coup, comme il avait... lu la scène en question (en fait il a lu le livre. Laurent est un ami, et un bêta-lecteur occasionnel.) on va dire qu'il a projeté sa vision de la scène en question. Et au dos... j'avais lancé un petit sondage entre les premiers lecteurs, ceux de la version numérique, pour savoir qui ils voulaient... Mais Laurent a voté Sir Edward, et du coup, ça a été Sir Edward. Maintenant, Laurent et moi fonctionnons d'une façon très simple : il connaît le synopsis du livre, il en a parfois lu un bout ou la totalité au moment où il dessine la couverture, et on décide ensemble des grandes lignes. Pour la suite, je lui fais totalement confiance. Et POUF, une couverture.

    J'ai plus qu'adoré le mélange des cultures japonaises et européennes. D'où t'est venue cette idée ? Pourquoi vouloir mélanger Japon, France et empire Ottoman ?
    80% du temps, je ne sais honnêtement pas répondre à la question “d'où t'est venue cette idée ?” C'est juste venu, et c'était bien, donc c'est resté. C'est même assez logique, du point de vue culturel, ils représentent trois grandes civilisations, et encore, car chaque prétendu royaume ou empire est constitué d'une multitude de cultures. Beaucoup d'univers de fantasy sont, par rapport à notre monde, très monolithiques : si c'est médiéval, c'est médiéval européen, ou médiéval asiatique, ou médiéval quelque chose mais ce n'est jamais le mélange de plusieurs cultures et... je trouve ça dommage. Donc, je le fais. ^^


    Pourquoi ce choix d'écrire de la fantasy avec des « fées » (Selkie, Aeling, Feux Follets...) ? Ces créatures proviennent-elles toutes de légendes ou en as-tu inventé certaines ?
    Les fées de La Dernière Geste sont sans doute les moins originales qui soient : ce sont des élémentaires, en somme. Elles sont inspirées, et souvent quasiment reprises, de légendes de divers endroits du monde. Les Selkies, par exemple, sont des fées des eaux écossaises, qui portent à l'origine des robes de mer qui leur permettent de se changer en phoque. Je les ai “mélangées” aux Morganès bretonnes, et à tout un tas d'autres nymphes des eaux, pour en faire les Selkies de La Dernière Geste. Les Feux-follets sont un mélange entre les djinns des légendes arabes et les feux-follets occidentaux, les Sylphes sont un mélange des trolls scandinaves et de mythes africains, et toujours avec ma propre sauce dessus (pour le goût, tout ça.) C'est un peu le bazar, en fait, rien n'est exactement tiré d'une légende précise.

    Je n'avais pas besoin, pour l'histoire et l'univers de La Dernière Geste, de fées “originales”, mais d'espèces capables d'interagir avec les humains tout en étant aux antipodes de notre façon de penser, et de ressentir. L'idée de fées élémentaires, liées au monde par leur élément, m'a paru pertinente et pratique, car l'univers que je propose n'est déjà pas simple à comprendre sur d'autres points, alors en garder quelques-uns qui parleraient directement à chacun, c'était quand même plus cool.

    D'où t'est venue l'inspiration pour créer Yuri ? Ne représente-t-elle pas un peu le combat de toutes les femmes ?
    Yuri est en partie inspirée de ma meilleure amie, et en partie de, heu, elle-même. C'est un personnage assez haut en couleur qui s'auto-inspire très bien. J'aime ce personnage très ciselé, capable d'un incroyable recul vis-à-vis des choses et des gens. Ça lui donne une force de caractère peu commune, et une très grande capacité d'adaptation et de remise en question. Yuri, c'est un cerveau logique et très cartésien, et un cœur d'une générosité immense. C'est une jeune femme consciente de ses défauts comme de ses qualités, et j'aime l'idée d'un personnage féminin qui ne remette pas en question sa propre puissance. Elle est très ancrée dans le moment présent, dans l'instant. Elle analyse vite, mais elle ne juge pas, ou plutôt : elle juge de moins en moins.

    C'est drôle, car on m'a déjà posé la question une fois de Yuri-incarnant-le-combat-de-toutes-les-femmes et... la réponse est non. D'abord, toutes les femmes ne livrent pas le même combat. Le combat de Yuri, c'est le sien. Il peut ressembler au combat de certaines femmes (principalement occidentales, et aisées) mais il n'est pas le combat de toutes les femmes, non. Chaque femme livre son combat à elle, dans sa vie à elle, avec ses moyens à elle. Que Yuri soit inspirante, tant mieux ! Mais plus que Trente-Chênes ? Que Lady Lore ? Que Haruko, ou Lilas ? Je ne pense pas. Yuri a l'âge des découvertes, elle fait ses choix, mais ce sont les siens, en tant que personne (-age, dans son cas). Ce serait un autre combat si elle avait 45 ans, comme Haruko, ou si elle était racisée (et spécisée) comme Lilas ou Tina. C'en serait encore un autre si elle avait choisi de rester dans la voie qu'on lui imposait, et d'en devenir maîtresse, comme Aliénor. Et chacun de ces combats est le combat d'une femme. Certains de ces combats se rejoignent, puis se séparent... On peut se battre côte à côte et s'entraider, mais à la fin, chacune aura fait son propre chemin, parce que chacune est unique !

    En revanche, si chacune des femmes de La Dernière Geste peut être une inspiration pour quelqu'un... alors, mon combat à moi sera un peu gagné.

     

    J'ai vraiment beaucoup aimé le personnage de Bran qui présente un gros contraste avec celui de Yuri. Comment est-elle née ?
    Hahaha le contraste est 100% volontaire. Je crois qu'on aurait du mal à imaginer plus opposées que Yuri et Bran !

    Bran, je la voulais pleine de paradoxes, et pourtant très entière. Je la voulais façonnée par le vent, les vagues, le monde dans ce qu'il a de plus dur et de plus doux, de plus grandiose et de plus simple. Là où Yuri a été modelée par la société qui l'entourait dans le but précis de remplir un rôle, l'existence de Bran n'a d'autre sens que ceux qu'elle se fixe elle-même. Cependant, cette autodétermination totale possède aussi des conséquences, parfois lourdes : contrairement à Yuri, Bran s'adapte mal, ou lentement, et elle est beaucoup plus égocentrée. Là où Yuri met trois semaines à faire partie du décor, Bran tranche encore au bout de sept ans ! Et je vous parle pas de sa santé mentale, elle pourrait embaucher un psy à plein temps. Sérieusement. Mais c'est un très beau personnage, courageux et talentueux, qui porte ses combats à l'intérieur d'elle-même quand Yuri fait face à ceux de l'extérieur...

     

    Sans vouloir spoiler la fin, j'imagine qu'elle a dû être particulièrement difficile à écrire...

    J'ai pleuré des larmes de sang (métaphoriques, je te rassure). Plusieurs fois. J'ai dû m'arrêter d'écrire souvent pour me moucher, m'essuyer les yeux, etc. C'était atroce. Je me demande encore pourquoi j'ai fait ça. Et je pleure encore quand je la relis. Ou quand j'y pense. Scénaristiquement, c'était inévitable mais quand même. Bordel. C'était dur. Je vous referai pas ce genre de coup souvent... Je craquerai avant les lecteurs.

     

    « Si loin du soleil » est le premier tome de « La Dernière Geste ». Combien de tomes comportera cette saga ?
    Je répondrais volontiers “autant qu'il me sera donné d'en écrire” mais heu pas tout à fait. Le cycle principal, La Dernière Geste, comporte 5 tomes.

    Entre les sorties de ceux-ci, je publie en feuilleton des préquels consacrés à divers personnages secondaires. Celui qui est actuellement en cours de publication est consacré à Sir Edward Longway, et on peut le trouver ici : http://ladernieregeste.com/prequels/will-ye-go/ 

    J'aimerai pouvoir écrire les 7 que j'ai prévu, mais je ne sais pas encore si ce sera possible, ou s'ils seront tous publiés. Et je ferai peut-être des pauses pour écrire dans d'autres univers. Bref, j'en ai pour un moment !
     

    Comment écris-tu ? As-tu des rituels ? Écoutes-tu de la musique ou préfères-tu être au calme ?
    La musique étant mon métier, il m'est assez compliqué d'écrire en écoutant de la musique : j'ai tendance à me concentrer dessus, au lieu de me concentrer sur l'écriture. Ça arrive, mais c'est plutôt rare et toujours pour des scènes particulières. Par exemple, quand les personnages chantent une certaine chanson ou quand j'évoque telle ou telle pièce de musique, je me la passe. Par contre, je mets depuis quelques temps des bandes-son de nature, et c'est super pour se concentrer. Surtout les bruits de mer, ou d'eau.

    J'ai peu, voire pas de rituels d'écriture. J'écris tous les jours, et principalement la nuit. En buvant des quantités invraisemblables de thé. (Heureusement que je suis plus raisonnable sur le whisky. ^^')

     

    As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?
    Je suis à 100% du côté structurel de la Force. Je peux te dire comment finit La Dernière Geste. Mais je le ferai pas.

    Sinon, j'improvise peu. Toutes les grandes lignes sont là, après je rajoute des détails, parfois des arcs secondaires en cours d'écriture mais globalement, oui, j'ai toute l'histoire en tête. J'ai même déjà le découpage en tomes, et, pour le tome en cours et celui d'après, le découpage en chapitres. C'est cette structure qui me permet de n'avoir plus à me préoccuper que sur l'action en cours, le passage à écrire, et de me concentrer sur les personnages, l'émotion, les sensations...


    Combien d’heures par jour écris-tu ?
    Ça dépend beaucoup de l'inspiration. J'essaie de ne jamais écrire moins de 1000 mots par jour. Je crois qu'on est en moyenne entre 2 et 3h. Mais je peux parfois ne pas écrire du tout, ou au contraire, y passer 10h d'affilée. Les trois derniers chapitres de Si loin du Soleil ont été écrit d'une traite, par exemple.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ?
    Moi ? Je me relis toujours une fois avant d'envoyer à qui que ce soit. (Je dis ça pour pas faire doublon avec la question d'après. ^^)

     

    Fais-tu appel à des bêta-lecteurs ?
    Owi. J'en ai une véritable équipe. Certains lisent en feuilleton, chapitre par chapitre, et attendent parfois des mois alors que je les ai laissés en plan avec un cliffhanger de fou. D'autres ne découvrent le récit qu'une fois le premier jet achevé. Chacun a son rôle. Émotion, avancée de l'intrigue, cohérence des personnages... Certains sont des professionnels de l'édition, d'autres des artistes d'autres branches, d'autres des lecteurs lambdas. J'adore leurs retours. Et heu. Des fois je les embête pendant des heures pour vérifier qu'ils n'ont rien oublié. Faut être patient pour être mon bêta-lecteur, juré ! J'en profite pour leur redire merci, d'ailleurs. Merci les gens ! Vous êtes trop biens.

     

    Comment et pourquoi as-tu choisi d’être éditée ?
    Actuellement, Si loin du Soleil est auto-édité. Ce ne sera peut-être pas toujours le cas, mais il était temps pour cette histoire d'être lue par plus de gens que mon cercle de bêta-lecteurs. La preuve, plusieurs lectrices sont venues me voir en me disant que ce livre leur avait fait du bien, qu'elles avaient envie depuis longtemps de lire ce genre de roman fantasy, avec une héroïne et de grands personnages féminins ! Beaucoup ont adoré le personnage du Capitaine Trente-Chênes, en particulier. J'ai même reçu des fanarts !
    Ensuite, pour le comment, je n'aurai sans doute pas osé l'auto-édition sans l'intervention d'Elen Brig Koridwen, qui m'a proposé, bénévolement, un accompagnement éditorial, incluant la correction détaillée de mon manuscrit, et une aide très conséquente à la promotion dans les premiers mois. Nous y avons passé beaucoup de temps ensemble, et je la remercie encore une fois pour tout cela.

    Si j'ai la chance de recevoir un contrat d'édition, je dirai sans doute oui – sauf conditions abusives bien sûr – car j'ai du mal à faire la promotion de mon travail, et j'aimerai toucher un lectorat aussi large que possible.

     

    As-tu d’autres projets littéraires ?
    Pour le moment, je me concentre sur l'univers de La Dernière Geste, et les deux projets actuels qui y sont rattachés : Azurs & Aciers, la suite de Si loin du Soleil, et Will ye go ? le préquel consacré à Sir Edward Longway. Ce dernier est publié en feuilleton, à la fois via Amazon et sur mon Patreon, et le début est même en lecture directement sur mon site !

    J'ai aussi un projet de livre pour enfants, illustré, en partenariat avec Aliciane ( https://www.facebook.com/Aliciane-Illustratrice-Freelance-659757334077758/ ) mais on avance doucement, en parallèle de nos projets respectifs.

     

    Où peut-on se procurer ton livre ?
    Facile !

    Ici : https://www.amazon.fr/dp/B01HOJLUCG

    ou là : https://www.createspace.com/6411845

    ou, si vous habitez près de Ploërmel, au centre culturel leclerc. Ou directement en venant à une dédicace, j'en fais pas mal (mais pour le moment je n'ai plus de dates de prévues.)

     

    Un dernier mot pour la fin ?
    Oui ! J'ai encore des remerciements à faire !

    D'abord, merci à tous les lecteurs et toutes les lectrices qui m'ont fait des retours ! Merci aussi à celles qui m'ont envoyé des fanarts, vous êtes toutes très talentueuses (et on attend un fanart de garçon, du coup, hahaha).

    Un merci tout particulier à mes mécènes, qui me soutiennent chaque mois sur Patreon, et grâce à qui il m'est plus facile de me consacrer à l'écriture ! Si vous voulez rejoindre leurs rangs (et avoir des bonus au moins deux fois par mois) ben, c'est là : https://www.patreon.com/user?u=4258054 

    Si vous n'avez pas encore lu Si loin du Soleil, j'espère que vous passerez un excellent voyage dans ses pages et surtout, surtout, lisez bien jusqu'à la dernière, dernière, dernière page.

    Non il n'y a pas une petite scène post-générique.

    Ou peut-être que si.

    Étoiles & cailloux blancs, comme dirait Taliesìn !

     

    ~ * ~ * ~

    Merci à Morgan of Glencoe d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité.
    SI vous n'avez pas lu La Dernière Geste T1 - Si loin du soleil, je ne peux que vous conseiller
    de vous jeter sur cette petite pépite d'auto-édition dont j'ai vraiment hâte de lire le T2 !


    ~ * ~ * ~

     

     Bibliographie de Morgan of Glencoe :
    La Dernière Geste T1 - Si loin du soleil (1 tome publié, 4 autres à suivre)


    Livres lus
      La Dernière Geste T1 - Si loin du soleil (Coup de cœur)
     

      
    Où retrouver l'auteure ?
    Page Facebook 

    Site Internet 

    Page Amazon

    Page Patreon

    Page Createspace


    votre commentaire
  • Aloïsia Nidhead

     

     

    ~ * ~ * ~

     

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu. 

    Bonjour à tous et toutes, je suis Aloïsia, j'ai 35 ans. Je suis née en région parisienne et vers l'âge de quatre ans je suis arrivée en Normandie. Je suis mère de famille et je travaille à temps plein dans la communication artistique.

     

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Je crois que j’aime lire depuis mon plus jeune âge, j’ai commencé par dévorer les livres de la collection Bibliothèque rose puis de la Bibliothèque verte de ma sœur. J’ai un souvenir particulier des aventures du Club des Cinq, cette bande de jeunes qui tentait de résoudre des énigmes. J’ai vu dernièrement que cette série existe encore, j’essaie donc de la faire découvrir à ma fille afin de lui donner le goût pour la lecture (ce n’est pas évident, les jeunes générations sont souvent plus intéressées par la télé que par les livres). Oups, je m’égare... Pour en revenir aux auteurs qui m’ont marquée, cela remonte au collège lorsque j’ai découvert les classiques de la littérature en particulier Hugo, Stendhal, Jane Austen ou les sœurs Brontë... Plus tard j’ai mis le nez dans les romans d’Agatha Christie et ça a été le déclic : je me suis dit « Je veux écrire comme elle. ». Ensuite j'ai exploré les univers de Mary Higgins Clark pour le côté polar, Stephen King et Graham Masterton pour le fantastique et plus récemment j'ai beaucoup aimé le style de L.J Smith ou de Stephenie Meyer (fantasy). Je pourrais vous en citer des dizaines encore, je finirai avec la plume de Guillaume Musso qui m'inspire énormément.

     

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis le collège justement, j’ai commencé par écrire des poèmes puis des petits textes d’une dizaine de pages tout au plus, sans jamais les montrer. Plus tard, j'ai tenté d'écrire un premier roman mais j’ai laissé tomber par manque de temps ou peut-être aussi parce que l'idée de départ ne conduisait nulle part. J'ai finalement redécouvert l'écriture grâce à une reprise d’études en 2010. Durant le master, il a fallu que je présente un mémoire de recherches. Ce travail imposé m'a montré qu'avec de la persévérance on pouvait mener à bien n'importe quel projet. Alors j'ai créé un blog où je parlais de choses et d'autres. Et enfin j'ai fini par proposer un extrait de ce qui allait devenir mon premier roman : j'avais écrit un bout de texte il y a quelques années mais sans avoir le courage de le montrer à qui que ce soit. J'ai été surprise lorsque j'ai vu les commentaires positifs des lecteurs. Ils aimaient ma façon d'écrire, ça m'a motivé pour continuer.

     

     

    Combien de livres à votre actif ?

    C’est le tout premier, je me lance avec un mélange d’appréhension et d’excitation. Enfin je réalise mon rêve !

     

     

    Pourquoi ce choix de traiter la violence conjugale et les 'pervers narcissiques', comme on les nomme maintenant ? Vous, ou quelqu'un de votre entourage, a-t-il déjà été victime de ce genre de personne ?

    Non ce n’est pas autobiographique, il s'agit d'une fiction. J'en ai eu l'idée il y a quelques années en regardant un reportage consacré aux violences faites aux femmes. Ce reportage m’a profondément marquée et je me suis fait la réflexion qu’on ne parlait que des violences physiques, sans évoquer l'emprise psychologique qu'un homme ou même une femme peut avoir sur son conjoint. J’ai connu une personne comme ça, qui ne portait pas de traces de coups mais qui semblait terrorisée par son mari. Ça m’a révoltée ! L’amour, la vie de couple ça ne doit pas se vivre dans la peur ! A l’époque, je n’étais pas dans le bon timing pour écrire, j’ai donc laissé germer l’idée jusqu’à l’an dernier.

     

     

    D'où vous est venue l'inspiration pour vos deux personnages principaux ? Y a-t-il en eux une part de vous ou de votre entourage ?

    Je pense qu’il y a toujours une part - aussi infime soit-elle - de l’auteur dans les personnages qu’il met en scène. En ce qui me concerne, je me suis demandée comment je réagirais si j’étais face à un manipulateur narcissique. Il y a eu une grande phase d’introspection chez moi. Le second personnage reflète en quelque sorte tout ce que je déteste chez un homme : ces défauts réunis dans un seul personnage, cela donne un cocktail explosif mais qui me semble proche de la réalité qu’endurent certaines femmes. Après, le travail d'un auteur repose sur l'imagination mais aussi et surtout sur des recherches. Pour cela Internet est une formidable mine d'informations. Une fois l'idée générale tracée, je n'ai plus eu qu'à me documenter (à partir de blogs, forums et pages dédiées sur les réseaux sociaux) afin de bien cerner le sujet.

     

     

    Pensez-vous que votre livre pourrait aider certaines femmes (voire des hommes, ne les oublions pas !) à sortir de leur relation toxique ?

    Ce serait pour moi une belle récompense si ce livre pouvait aider certaines personnes à ouvrir les yeux sur leur condition. Bien souvent les victimes ne s’aperçoivent pas tout de suite de la perversité de leur conjoint(e). Tout commence par des petites remarques, anodines au départ : les critiques sont déguisées. L’autre est culpabilisé, on le rend responsable de ce qui ne va pas. Ensuite la domination se manifeste sous la forme de brimades, humiliations pouvant aller jusqu'aux insultes, avant même le premier coup porté. Cette violence là ne laisse pas de trace visible, mais psychologiquement ça peut vous détruire.

     

     

     

    J'ai bien compris que votre livre se passait non loin de la mer/océan, mais je ne me souviens pas avoir lu de nom exact de lieu. Vous êtes-vous inspirée d'endroits déjà existants où sont-ils créés de toutes pièces ?

    Ayant grandi en Normandie et vécu quelques années en Picardie maritime, j’ai un profond attachement pour les paysages côtiers. Je m’en suis donc inspirée pour décrire certaines scènes. D’autres sortent tout droit de mon imagination. S’il y a cette distanciation au niveau géographique, c’est surtout pour ne pas que l’on croit que cette histoire est la mienne.

     

     

     

    La proie est le premier tome de « Sous son emprise ». Combien de tomes comportera cette saga ?

    Il y en a deux. Chaque tome aborde un événement particulier dans la vie de l’héroïne.

     

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’écris de façon décousue ! Non, en fait j'ai un travail à côté, ça me prend déjà beaucoup de temps et j'ai  également une vie de famille. La plupart du temps j'écris lorsque tout le monde est couché, donc en fin de soirée. J'aime bien cette ambiance feutrée, lorsqu'il n'y a plus un bruit dans la maison, c'est parfait pour la concentration. Je peux écrire tous les soirs pendant une certaine période si les idées sont là, de peur de perdre le fil. Il faut aussi qu'il y ait l'envie, sans cela l'écriture ne serait plus une passion mais une corvée. Et je n’aime pas ça les corvées ! Alors je fais des pauses et je reprends la lecture (ma PAL déborde en ce moment !). Il m’arrive d’écouter de la musique pour trouver la bonne intensité selon les scènes que je souhaite écrire, mais ce n’est pas systématique.

     

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    La trame est tracée depuis près d’un an. J’avais fait un plan détaillé, puis l’inspiration a eu raison de lui, j’ai déplacé des chapitres pour pouvoir me focaliser sur certaines scènes. Au final, cela ne ressemble plus au plan de départ mais l’idée directrice est toujours là, c’est l’essentiel. J’écris plus au feeling finalement, le plan me sert juste de fondations.

     

     


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Comme expliqué plus haut, je n’écris pas forcément tous les jours. Lorsque l’inspiration est là, je peux écrire trois ou quatre heures d’affilée, mais ce n’est pas très bon pour ma concentration le lendemain au bureau !

     

     

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Il y en a deux, mon compagnon et ma sœur. Ce sont mes piliers, si l’histoire leur plaît alors je garde, sinon je tente une autre approche.

     

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Mon compagnon et ma sœur bien évidemment et également une amie à qui j'accorde une confiance aveugle dans ce qui est de déceler la moindre faute d'accord ou les tournures bancales.

     

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être édité ?

    J'ai fait lire mon roman à quelques personnes de mon entourage, et même si elles ont apprécié, j'avais besoin de connaître l'avis d'autres personnes avant de proposer ce roman à une maison d'édition. J'ai donc créé une version électronique que l'on peut trouver sur le Kindle d'Amazon et comme tout le monde n'est pas adepte des livres électroniques, j'ai cherché une solution pour imprimer mon livre à la demande. J'ai eu la chance de pouvoir être référencée chez Chapitre.com via leur plateforme "Je publie mon livre". Cela me donne une meilleure visibilité. Et qui sait, peut être pourrais-je intéresser un éditeur… En attendant j'endosse toutes les casquettes : auteure, éditrice et même commerciale pour démarcher les libraires. Ça représente beaucoup de temps que je ne passe pas à écrire.

     

     

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Terminer l'écriture du tome 2 qui devrait être prêt pour la fin d'année si tout va bien. J'ai également commencé l'écriture d'une toute autre histoire, un mélange de romance et de fantasy, les premiers chapitres sont visibles sur Wattpad, ça s'appelle Jusqu'à ce que la mort vous sépare. J'ai déjà deux autres idées qui fourmillent dans ma tête, dont une qui s'inspirerait de l'histoire de mes grands parents pendant la guerre. Il faut maintenant que je trouve le temps...

     

     

     

    Où peut-on se procurer votre livre ? 

    La proie (Sous son emprise, tome 1) est disponible sur tous les sites marchands (Amazon, Fnac, Chapitre.com…), format broché. La version électronique n'est accessible que via Amazon. Quatre libraires près de chez moi (en Normandie donc) jouent le jeu et me feront figurer en rayons dès la sortie. Pour les autres librairies, mon livre est référencé sur la base Dilicom des libraires et est donc disponible à la commande partout en France et à l'étranger.

     

    Je mets les liens :

    Pour commander le livre papier (broché) : 

    Chapitre 

    Fnac

    Amazon 

    Pour commander la version électronique :

    Amazon

     

     

     

    Un dernier mot pour la fin ?

    Merci pour votre accueil Mylène. Je donne rendez-vous aux lecteurs proches de la Normandie pour une séance de dédicaces à l'Espace Culturel Leclerc d'Etalondes le Samedi 09 Juillet 2016 de 15h à 18h.

     

    ~ * ~ * ~

     

    Je voudrais remercier Aloïsia Nidhead pour avoir répondu avec autant de précision et de franchise à mes questions. Par contre, je m'excuse pour avoir posté cet interview tardivement parce que la date de la séance dédicace est passée...

     

    ~ * ~ * ~

     

    Bibliographie d'Aloïsia Nidhead :
    Sous son emprise T1 - La proie
    Sous son emprise T2 - Délivrance
    Poussière de Lune


    Livres lu
    Sous son emprise T1 - La proie
    Sous son emprise T2 - Délivrance
    Poussière de Lune

     

    Où trouver l'auteure ?
    Facebook

    Site auteure

    Wordpress

    Wattpad

     


    votre commentaire
  • Interview de Tristan Kalan

     

     ~ * ~ * ~

    Tout d’abord, présente-toi un peu.

    Alors, Tristan Kalan, 33 ans, auteur par passion, papa par amour et en recherche d'emploi par galère. ^^
    Je ne sais pas trop quoi dire sur moi qui pourrait intéresser les gens en fait. Mais je répondrai volontiers aux questions que les gens peuvent se poser.
     

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé ton enfance ?

    Mon enfance n'a pas été très littéraire, j'y suis venu tard, et je ne suis toujours pas un GRAND lecteur bien que j'y trouve beaucoup de plaisir aujourd'hui, mais pour le coup, le temps me fait défaut. Alors, je vais dire que mon premier roman lu c'était Les Goonies de James Kahn étant un GRAND fan du film. J'ai ensuite eu entre les mains la saga de L'apprenti assassin de Robin Hobb. On va dire que c'est ce qui à débuté mon goût pour la lecture.

     

    Depuis combien de temps écris-tu ?

    Depuis mes 14 ans environ, si on ne compte pas les histoires inventées dans ma chambre avec mes jouets.

     

    Combien de livres à ton actif ?

    Réellement 2, mais le premier, écrit lors de mes 14 ans est trèèèès immature. Donc on va dire 1 mais il n'est que le premier d'un gros projet.

     

    Pourquoi ce choix de te lancer dans la fantasy ? Qu’est-ce qui t'attire dans ce genre ?

    J'y suis à mon aise, autant, j'ai déjà fais des débuts d'histoire dans d'autres styles, mais la fantasy c'est plus « facile » pour moi. D'une part par ce que j'y ai baigné très jeune grâce à mes frères et leurs parties de jeux de rôle. Puis aussi parce que mon plus grand atout reste l'imagination, et que j'ai une liberté plus grande dans un univers fantasy / fantastique / voire SF (peut-être un jour), que dans un univers plus « réaliste ».

    Je trouve que la fantasy invite au voyage, et ça, c'est primordial. Je veux voyager quand j'écris, et je veux emmener avec moi mes lecteurs.

     

    Tu as choisi de créer un monde de fantasy avec ses propres races. Pourquoi ce choix plutôt que les classiques elfes, orcs, trolls, nains...

    Certaines races que j'ai utilisé sont clairement des dérivées des elfes, orcs, trolls, nains. Mais j'ai fais le choix de partir sur des nominations différentes (Elaro, Oboro, Gemi...) pour un principe de liberté, et de neutralité du lecteur.

    Liberté car, je peu faire ce que je veux de la race en question, sans me dire que « Non, un elfe ne ferrait pas ce genre de choses. ».

    Et neutralité du lecteur car, de nos jours, avec Le Seigneur des anneaux au cinéma, on a tous une vision plus ou moins claire d'un elfe (par exemple) et je ne voulais pas que cela bride l'imaginaire du lecteur.

     

    D'où t'es venu l'inspiration pour le caractère de tes personnages ? Y a-t-il un peu des gens que tu connais en eux ?

    Il y a certainement de moi dans certains personnages, puis des bouts de mes amis. Je pense qu'il y a aussi des morceaux de rencontres que j'ai pu avoir le long des années avec des gens que j'ai croisé. Il y a très certainement un peu de mon père. L'inspiration vient de partout, d'un grand puzzle où je m'amuse à imbriquer les pièces même si elles ne sont pas des mêmes puzzles. Je couds un patchwork de sentiments picorés un peu partout pour en ressortir une identité nouvelle et, je l'espère, cohérente.

     

    J'ai beaucoup apprécié le personnage de Ferwell. Le retrouvera-t-on dans le T2 ?

    Oui (bon, c'est pas un GRAND spoil, ça va, je peux le dire). Et je me rends compte que, plus j'écris sur lui, plus je le trouve trop mis à l'écart. Je pense qu'il est loin d'avoir dit son dernier mot au bout de ma plume (enfin, de mon clavier pour le coup).

     

    Son histoire est le premier tome des Chroniques Edwo. Combien de tomes comportera cette saga ?

    J'étais depuis le début dans l'idée d'en faire 3 pour la saga initiale. Cependant, le 3ème risque d'être séparé en plusieurs histoires, plus courtes (qui en ebook seront séparées, mais en broché seront sûrement regroupées). Le pourquoi de ce choix ne peut être expliqué sans gâcher l'histoire du Tome 2. J'en resterais donc là !

     

    J'ai cru comprendre que tu aimais les jeux de rôles. Je suis une grande fan d'Anima et de Earthdawn. Quels sont tes préférés ?

    Je crois que je suis quelqu'un d'atypique.

    Je suis un auteur qui est un piètre lecteur.

    Et je suis un Roliste qui connait pas trop de jeux de rôle. Je précise, je fais jouer (je suis meneur dans 95% des cas) et cela se déroule sur mon monde avec mes règles. Ushi fait partie du monde où mes joueurs galèrent. Hum. Pardon. Où mes joueurs s'aventurent !

    Qui sait, peut-être qu'un jour je serais capable de faire éditer mon jeu de rôle. J'ai aussi testé une version « jeu de cartes » des joutes Edwo. Ça marchait plutôt pas mal ! Ça s’apparenterait, vaguement, à du HearthStone mixé à un jeu de plateau.

     

    Comment écris-tu ? As-tu des rituels ? Écoutes-tu de la musique ou préfères-tu être au calme ?

    Alors, souvent, il m'arrive d'écouter de la musique, mais ce n'est pas un rituel, car je m'en passe très bien. J'ai aussi tendance à picorer (Bonbon, Maïs Grillé, cochonnerie) mais ça n'est pas « glop » pour la santé et cela n'est pas nécessaire à mon écriture. Non, pour écrire, il me faut juste un ordinateur, et un peu de calme.

    (Ce qui est très paradoxal car dans la vie de tous les jours, je suis assez « ritualiste ».)

     

    As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    J'ai les grandes lignes en tête, et j'ai de l'improvisation qui s'ajoute au fil de l'écriture. L’appétit vient en mangeant, et bien pour les idées, pour moi, c'est pareil. Elles viennent souvent pendant que j'écris.


    Combien d’heure écris-tu par jour ?

    C'est trèèèès irrégulier, encore plus aujourd'hui que j'ai une vie de famille. Je ne peux vraiment pas répondre à ça. En ce moment, j'aurais tendance à dire : le plus possible. Mais cela n'est pas forcement beaucoup.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ?

    Mon meilleur ami. Il est l'un des rares à l'avoir lu sans aucune correction et en version première écriture (je réécris une seconde fois en général). Et, étant une bille en orthographe, c'est un sacré mérite de l'avoir lu dans cet état-là !

     

    Fais-tu appel à des bêta-lecteurs ?

    Oui, une fois que la correction pro à été faite, je l'ai testé auprès de gens que je connais. Allant de 13 ans à ... plus. :-)

     

    Comment et pourquoi as-tu choisi d’être édité ?

    Auto-édité surtout, pour pouvoir avancer. Les maison d'édition, j'ai testé, des grandes (plus ou moins) et je ne les touche pas (et c'est normal). J'ai donc décidé de l'auto-éditer pour me jeter dans le bain, qu'il soit lu par des gens que je ne connais pas, qu'il ait une vie. Ma plus grande crainte était que je ne sois jamais lu par personne.

     

    As-tu d’autres projets littéraires ? 

    Oui, la suite, déjà. Et j'ai divers projets annexes, dans le même univers pour le moment.

     

    Où peut-on se procurer ton livre ?

    Plutôt que de tout lister ici, je dirais : par mon Site Internet.

    J'y regroupe toutes les information.

     

    Un dernier mot pour la fin ?

    Merci de m'avoir lu, merci pour l'interview.

    Je ne sais pas si mon roman trouvera son public, j'ai de bons retours jusqu'à maintenant. En tout cas ça m'a permis de rencontrer des blogueuses sympas, alors c'est très positif !

    Et puis, je suis disponible pour tout le monde, je ne mords pas, donc n'hésitez pas !

     

     ~ * ~ * ~

     

    Un grand merci à Tristan Kalan d'avoir pris le temps de répondre à mes questions de façon si complète. C'est un auteur très abordable et très humain. Très drôle aussi. ^^

     

    ~ * ~ * ~

     

    Bibliographie de Tristan Kalan :
    Chroniques Edwo T1 : Son histoire
    Chroniques Edwo T2 (En cours)


    Livre lu
      Chroniques Edwo T1 - Son histoire

     

    Où trouver l'auteur ?
    Site Internet
    Page Facebook


    votre commentaire
  • Southeast Jones  

     

     ~ * ~ * ~

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je suis un presque soixantenaire plutôt casanier. Je mène une vie calme, presque routinière, aux côtés de mon épouse et de mes chats. Je suis Belge et je vis à Seraing, dans ce qui fut longtemps l’un des plus gros bassins industriels liégeois.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Parmi les plus connus : Simak, Van Vogt, Silverberg, Dick, Bradbury, Moore et Kutner. Si je devais citer ceux dont je me souviens, il me faudrait deux pages !

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Difficile à dire, ma première nouvelle est parue dans un journal de quartier, je devais avoir aux alentours de quatorze ans, quarante-cinq ans au bas mot, mais c’est sans doute un peu plus, j’ai toujours aimé raconter des histoires.

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Un seul, le recueil de nouvelles que vous avez lu. Les autres (les anthologies des Éditions Les Artistes Fous Associés) sont des ouvrages collectifs, le fruit du travail d’une formidable équipe travaillant de concert.

     

    Pourquoi ce choix de vous lancer dans la science-fiction ? Qu’est-ce qui vous attire dans ce genre ?

    Je pourrais vous répondre que c’est parce que j’aime ça, que j’en lis depuis toujours et que j’en lirai toujours, mais c’est surtout parce que j’en ai besoin. Que voulez-vous, je suis un rêveur ! Quant à ce qui m’attire, c’est de pouvoir laisser libre cours à mon imagination, il n’y a pas de limite, car tous les genres peuvent être explorés par le biais de la science-fiction.

     

    D’où vient votre inspiration ?

    De mes rêves ou de mes cauchemars, des informations, des nouvelles avancées technologiques, mais aussi de mes espoirs et de mes angoisses, parfois de rien. C’est comme un déclic, une simple idée en entraîne une autre et ça fait « tilt ».

     

    Avez-vous dans votre recueil une nouvelle qui vous tient particulièrement à cœur ?

    Non, pas vraiment ; toutes contiennent une petite partie de moi, elles sont assez représentatives de ce que je suis, il y a des thèmes récurrents dans chacune d’elles : la mort et la survivance, l’espoir, et la crainte de l’Avenir, Dieu et l’Homme, la connaissance… Mes questions et mes angoisses se cachent derrière chaque mot, d’une certaine façon, en lisant mes nouvelles, c’est un peu moi que le lecteur découvre.

     

    Pourquoi le choix des opossums parmi tous les animaux ? (J’avoue que j’attends votre réponse avec impatience.)

    Au risque de vous décevoir, je l’ignore, j’ai un jour tapé ces mots : Notre-Dame des Opossums ; quand je suis en manque d’idée, j’écris des titres potentiels et de courts synopsis, parfois une simple liste de mots-clef – la plupart ne seront jamais utilisés ou changeront une fois le texte terminé - pour essayer de stimuler mon imagination. Souvent, le déclic ne se fait que des semaines, voire des mois plus tard.

     

    « Il sera une fois… » amène à se poser beaucoup de questions sur l’avenir du monde. Comment voyez-vous celui-ci d’ici une centaine d’années ?

    En vérité, si je me base sur l’actualité, je ne lui vois pas d’avenir. Je ne veux pas dire par là que ce sera la fin du monde, mais peut-être bien, la fin d’un monde, celui que nous connaissons. Je ne suis pas certain que cela soit si dramatique, l’Humanité a tendance à se croire plus importante qu’elle ne l’est en réalité, ma nouvelle Début de semaine illustre d’ailleurs parfaitement mes propos. Je suis un rêveur, alors je rêve, mais il ne m’appartient pas d’analyser mes songes, je laisse ce soin au lecteur, à lui d’en tirer ses propres conclusions.

     

    Croyez-vous que la Terre soit la seule planète habitée ?

    Franchement, non. Une telle exception dans l’univers me semble inimaginable, il y a forcément de la vie ailleurs.

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’écris généralement très lentement car j’ai tendance à travailler sur plusieurs textes à la fois, mais dans l’urgence, et pour autant que l’inspiration soit là, je suis une véritable locomotive. Je n’ai pas de rituel particulier, je m’installe au clavier, je relis mes textes en cours, puis je travaille sur celui qui me parle le plus sur le moment. J’attache peu d’importance à ce qui se passe autour de moi lorsque j’écris, j’ai fréquemment de la musique dans les oreilles, principalement du hard ou du métal que j’écoute à fond, mais ce n’est pas ça qui m’aide vraiment, en réalité, j’oublie ce qui se passe autour de moi, il est fréquent que je ne réponde pas lorsqu’on me parle, je suis tout simplement ailleurs.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Lorsque je pense une histoire, j’ai souvent une idée très précise du début et de la fin, entre les deux, c’est un peu plus compliqué. C’est dans ce milieu qu’intervient l’improvisation, mais je vais rarement là où je le voudrais, dans l’absolu, c’est presque l’histoire qui se construit elle-même, et à la fin, le résultat final n’a souvent plus aucun rapport avec l’idée d’origine.

     

    Combien d’heure écrivez-vous par jour ?

    C’est variable, une heure, parfois deux, trois, ou toute une nuit, parfois pas du tout, j’ai aussi une vie, et elle est plutôt bien remplie.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    J’ai la chance d’avoir une épouse qui partage mes goûts littéraires, elle me donne son avis, me fait des suggestions - souvent pertinentes - et me souffle quelques fois des idées intéressantes (Le temps du repos m’a été inspiré d’une discussion que nous avions eue à propos de la saga Vendredi 13, plus précisément sur Jason Vorrhees. Le monstre est apparemment increvable, j’ai voulu voir ce que ça donnerait s’il était immortel, elle a adoré le résultat !).

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Non, je partage parfois avec quelques amis auteurs, mais c’est juste pour savoir si le texte fonctionne, connaître leur ressenti.

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être édité ?

    C’était un passage obligé, comprenez par-là, que je n’écrivais que dans ce but. Les Artistes Fous Associés ne pouvaient pas me publier (leur rôle consiste à faire connaître le plus grand nombre d’auteurs possibles). Un ami proche venait de se lancer dans l’édition, il faut dire que ce n’est pas le premier venu ! En effet, Michaël Shoonjans distribue les livres de mon association en Belgique, c’est un véritable passionné de littérature ! Il est en outre l’inventeur du Bookshowing, un concept novateur calqué sur le même principe que les réunions Tupperware, mais adapté aux livres. Incidemment, il s’occupait aussi du blog Lire ou mourir  et connaissait certains de mes textes au travers de nos anthologies. Nous en avons parlé, je savais dès le début comment serait mon livre, il me semblait impensable de ne pas d’une manière ou d’une autre y mêler mon association. Le comité éditorial (et principalement Vincent « Vinze » Leclercq) m’ont aidé sur les premières corrections avant que les textes ne soient confiés aux bon soins de l’équipe de SEMA Edition. Ensuite, j’ai choisi la crème de la crème des illustrateurs des Artistes Fous Associés qui ont pris de leur temps pour m’offrir le meilleurs d’eux-mêmes en donnant vie à mes histoires. Ce fut une aventure formidable avec des gens formidables !

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?
    P
    lein ! Des nouvelles pour divers appels à textes (trop pour que je suive le rythme), un second recueil de nouvelles et un roman de science-fiction basé sur l’univers de l’une de mes nouvelles, mais de toute façon, rien ne devrait se concrétiser avant 2018.

     

    Où peut-on se procurer votre livre ?

    Sur le site de l’éditeur, dans quelques librairies de Belgique (et bientôt en France), ainsi que dans les différents salons ou manifestations dédiées aux genre qu’écume littéralement SEMA Diffusion/SEMA Édition.

     

    Un dernier mot pour la fin ?

    Euuuh… « Coupez ! » ?

     

     ~ * ~ * ~

     

    Un grand merci à Southeast Jones d'avoir répondu aussi vite à mes questions ainsi que pour ses petites corrections de mon style encore un peu hésitant pour ces interviews où je suis encore toute novice. ^^

     

    ~ * ~ * ~

     

    Bibliographie de Southeast Jones :
    Sales bêtes ! (Anthologie de plusieurs auteurs)
    Folie(s) (Anthologie de plusieurs auteurs)
    Les Contes Roses (Anthologie de plusieurs auteurs)
    L'Homme de demain (Anthologie de plusieurs auteurs)
    Il sera une fois...
    La Mort (Anthologie de plusieurs auteurs) (A paraître en 2016)



    Livre lu
    Il sera une fois...

     

    Où trouver l'auteur ?
    Les Artistes Fous Associés
    SEMA Édition

     

    Southeast Jones


    2 commentaires
  •  

    ~ * ~ * ~

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    J'ai 43 ans et je suis professeur de philosophie.


    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    J'ai toujours aimé lire. Tout le monde lisait à la maison. Le dimanche, ma mère nous lisait les contes de Grimm, avant le petit-déjeuner. Adolescent, j'ai aimé Kafka, Dostoïevski, Rimbaud, Baudelaire, Maupassant, Sartre...


    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis l'adolescence. Mais, du fait de mes études, je me suis tourné vers la littérature philosophique.


    Combien de livres à votre actif ?

    Alexy Soulberry est un pseudonyme (et c'est très bien ainsi). J'ai publié cinq livres de philosophie sous mon vrai nom.


    Pourquoi ce choix de vous lancer dans la fantasy ?

    Alors ça, c'est pour moi-même un mystère. Mes écrits philosophiques sont athées, excluent le fantastique. Et pourtant, je ne suis à l'aise, dans le roman, qu'avec la fantasy. C'est une part de moi-même, différente du ''philosophe''. Ma part d'enfance et d'adolescence... Elle est précieuse.


    Où avez-vous trouvé l’inspiration pour créer vos personnages des « Éléments » ?

    J'ai commencé par créer Hermione. Nalia s'est ensuite imposée à moi. J'aime les personnages féminins. J'en suis amoureux. D'où l'importance des femmes dans mon histoire, comme quelques lecteurs l'ont remarqué.


    Vos personnages ont tous leur propre caractère mais y en a-t-il un qui vous ressemble plus que les autres ?

    Dans le tome 2, Mankir acquiert de l'importance ; c'est un mage doué, mais fragile. Par exemple, il a le vertige et n'en mène pas large lorsqu'il doit chevaucher la dragonne d'Hermione. Il a une espèce de don naturel pour s'allier aux autres ''melkiors'' (aux autres magiciens), à commencer par Hermione avec laquelle il a une communication extraordinaire. Il y a une attirance entre Mankir et Hermione, qui est toute magique, pas du tout physique. Au contraire, elle le trouve plutôt laid. Je me sens proche de Mankir.


    Anolie est un personnage que l'on aime détester. Comment arrive-t-on à se placer et à écrire du point de vue du “méchant” ?

    Anolie est littéralement amoureuse de Nalia. Elle est animée par cette passion, qui, chez elle, implique la haine. C'est par là qu'on peut la comprendre. Prêtresse du ''Délétère'', elle a fait le choix du chemin le plus court vers le pouvoir magique. Elle aime le pouvoir pour lui-même. Alors qu'Hermione expérimente la responsabilité qu'implique ce pouvoir, le fait, si jeune, d'être princesse d'un peuple et haute-melkiore.


    Dans votre livre, on voit clairement le combat du “Clair” et du “Délétère”. L'un peut-il vraiment l'emporter face à l'autre ? Est-ce seulement possible ? Pour qu'il y ait du Bien ne faut-il pas qu'il y ait du Mal, et inversement ?

    Bien sûr. Je fais allusion au ''wiz'' dans le tome 1. Ce serait un point d'équilibre, mystérieux, entre les deux destinations de la magie, et des royaumes. Ce thème va s'amplifier dans les volumes à venir. C'est le secret des Eléments. Hermione va devoir accepter et traverser sa part d'ombre.


    Comment se passe, pour vous, l’écriture d’un livre ?

    C'est difficile. Je doute de tout. Je procède par plongées successives. Entre deux plongées, du temps peut s'écouler. Je trouve plus simple d'écrire de la philosophie. Le roman, il faut tout donner... C'est épuisant. Et on est jamais sûr de bien faire. A vrai dire, je n'en mène pas large...


    Avez-vous besoin de musique ou plutôt de calme ?

    Quand j'écris, j'adore écouter de la musique, du rock progressif, sophistiqué, style Marillion, Pendragon, Soen, Yes, Genesis, King Crimson, etc. Par ailleurs, le cinéma est une source d'inspiration. Par exemple, j'ai adoré les séries L'épée de Vérité et Merlin. Je m'en explique d'ailleurs dans un article paru sur monbestseller.com.


    Avez-vous l’ensemble dès le départ ou y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Il y a une part d'improvisation. J'espère que cela ne se voit pas trop ! Pour autant, l'improvisation amène du sang neuf à un récit. C'est loin d'être un mal, à mon avis.


    Combien d’heures par jour ?

    Je procède par scènes. Je peux ne pas écrire pendant un certain temps, retournant à la philosophie. J'écris de la fantasy lorsque j'en ai le désir, je ne me force jamais. Par contre, lorsque j'ai une scène en tête, je ne la lâche pas. Le tome 2 est bientôt prêt. Enfin. Je ne compte pas m'arrêter là, enfin si j'ai un peu de retour positif... Idéalement, je vois une série de neuf ou dix volumes, tous assez courts – pour changer des standards de la Fantasy, faite habituellement de gros livres. J'ai plutôt le modèle de la série cinématographique en tête.


    Qui est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Personne en particulier. Je suis en période de test. Je teste le livre auprès des lecteurs de monbestseller.com, d'Amazon, des blogeurs litteraires. Cela m'aide à y voir plus clair.


    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Malheureusement, je ne l'ai pas fait. D'où les coquilles qui traînent, comme vous l'avez remarqué. Mais je vais corriger le problème. J'en ai conscience...


    Quel choix avez-vous fait pour être édité ? Pourquoi ?

    C'est une question très complexe. Ayant été édité à plusieurs reprises pour mes travaux philosophiques, je sais pertinemment ce que cela apporte. Et aussi qu'il ne faut pas surestimer la publication (même à compte d'éditeur) par rapport à l'auto-édition. Cela dit, le texte est actuellement entre les mains de trois éditeurs. On verra. Je me satisferai, sinon, de l'auto-édition. Les choses évoluent. Aujourd'hui un livre peut exister sans éditeur. Inversement : être édité ne signifie pas forcément que le livre va faire carrière.


    Avez-vous d’autres projets ?

    Non. Dès que j'aurai terminé le tome 2, je passerai au troisième. Avec 7 royaumes, j'ai de quoi faire !

     

    ~ * ~ * ~


    Un grand merci à Alexy Soulberry pour avoir pris le temps de répondre aussi vite à mes questions et ce, de manière assez détaillée. ^^

     

    ~ * ~ * ~

     

    Bibliographie d'Alexy Soulberry :
    Les Éléments T1 : La Traversée des Maléfices
    (Tome 2 en cours d'écriture, les autres suivront.)


    Livre lu
    Les Éléments T1 : La Traversée des Maléfices

     

    Où trouver l'auteur ?
    Page FB de l'auteur
    Page Amazon de l'auteur


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique