• Interviews d'auteurs

  • Interview Enzo Bartoli

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^ 
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m’appelle Enzo Bartoli, c’est un pseudo que j’ai emprunté au personnage de l’un de mes premiers polars. Je ne vous dirai pas mon âge, car je ne le fais pas, ni ma situation personnelle, car on ne sait jamais, ni mon autre métier, car personne ne nous aime.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Deux principalement :

    Frédéric Dard, dont je possède tous les San-Antonio et que j’ai littéralement dévoré pendant les heures de cours au collège

    Patrick Cauvin, pour son imagination et l’épaisseur de ses personnages auxquels on s’attache systématiquement.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    Une vingtaine d’années. Tout d’abord en devenant journaliste, puis en écrivant un premier roman en 2012.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Aucun rituel ! J’écris sur ordi ou à la main. Dans un bureau, au bistrot, dans un train ou lors de réunions dans mon autre activité.

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Deux heures, mais c’est très variable.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    Disons que, s’agissant de polars, je démarre en sachant qui est tué, comment, par qui et pourquoi… Ensuite ça peut prendre beaucoup de chemins de traverse.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

     Jusqu’à peu, c’était uniquement ma compagne. Maintenant, selon leurs disponibilités, c’est elle… ou mon éditeur.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Plus maintenant… l’avantage d’être édité et de bénéficier du travail d’un directeur éditorial et de correcteurs. Mais à une époque, surtout pour deux manuscrits que j’ai envoyé au jury du Prix du Quai des Orfèvres, j’avais un officier de police judiciaire et un médecin qui vérifiaient le respect des procédures ou la crédibilité des autopsies.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à être édité par Amazon Publishing ?

    Pourquoi ?

    Parce que c’est le seul éditeur à m’avoir proposé un contrat… ou presque ! Plus sérieusement, c’est très agréable de travailler avec eux. Ils n’imposent jamais rien, mais proposent et attendent mon avis, que ce soit pour les couv, les 4ème de couv, les corrections, etc… On échange aussi textos ou messages sur FB qui n’ont rien à voir avec le boulot, juste pour se marrer. Et comme ils sont aussi très efficaces sur la promotion de leurs auteurs, je n’ai pour le moment aucune raison d’aller voir ailleurs. J’allais oublier : le fait de n’être pas présent en librairie évite les séances de dédicaces… exercice pour lequel je ne suis pas très à l’aise.

    Comment ?

    Comme beaucoup d’auteurs KDP, donc indépendants, je me suis rendu sur le stand Amazon au salon du livre de Paris. J’y ai rencontré le staff avec lequel nous avons parlé de mes deux premiers ouvrages et de mes projets en cours. C’était le début d’Apub France et ils cherchaient leurs premiers auteurs… ça s’est fait comme ça.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    Neuf sont écrits. Deux ne seront pas réédités, cinq sont disponibles, un paraîtra le 30 octobre. Rien n’est encore prévu pour le neuvième. En revanche le dixième est en cours d’écriture et devrait sortir en mars 2018.

    Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli  Interview Enzo Bartoli

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Amazon only !

     

    Interview Enzo Bartoli

     

    Parlons maintenant de « Curriculum Mortem ». Comment vous est venue l'idée de ce roman ?

    Difficile à raconter sans révéler l’intrigue… On va dire que j’ai l’habitude de voir passer beaucoup de CV sur mon bureau, censés raconter une vie professionnelle. J’ai commencé à imaginer des CV qui raconteraient… autre chose !

     

    J'ai beaucoup aimé l'inclusion des petites scènes qui ont l'air, de prime abord, de ne pas avoir de rapport avec la trame principale. Avez-vous eu l'idée dès le départ où est-elle venue plus tard ?

    Dès le départ ! Mais c’est justement quelque chose qui m’a été inspiré par Patrick Cauvin, dans son roman Hautepierre, que je recommande à tous, sans aucune restriction.

     

    Dans votre livre, Pascal aime sa famille, certes, mais il est passionné par son travail et très investi dans sa traque des criminels au point de la mettre un peu de côté. Pensez-vous que ça soit une bonne qualité chez un représentant de la loi ?

    Non, ils ont le besoin impératif de se couper de leur vie professionnelle. C’est une nécessité absolue, mais qu’ils ne parviennent pas toujours à respecter.

     

    Guilhem est un sacré phénomène. Son personnage est-il purement fictif ou s'inspire-t-il de personnes de votre entourage ?

    Pas d’une personne précise, mais comme souvent chez les auteurs, je crois, de plusieurs à la fois… Et peut-être même de moi, il y a quelques années !

     

    J'ai cru lire que vous aviez visité le 36 quai des orfèvres. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

    Qu’en dire de plus ? Certainement pas par quel biais j’ai eu ce privilège ! Seulement que c’est très impressionnant. Ces murs, le fameux escalier, la collection de képis, le « séchoir »… Il y a dans tout cela une histoire que l’on perçoit immédiatement. Et en dehors des lieux, il y a les rencontres avec les « vrais » flics, un déjeuner partagé avec eux, au cours duquel tous ne savaient pas que je ne faisais pas partie de la maison et donc, j’ai eu droit à quelques infos que je n’aurais pas dû entendre. Mais je n’en ai jamais rien dit, et ne le ferai jamais !

     

    Si je ne me trompe pas, « Curriculum Mortem » est le lieu des premières aventures de Pascal et Guilhem, mais il n'est cependant pas le dernier. Je crois que deux autres livres les concernant sont déjà sortis...

    « Tonton » et « le Beau gosse » (j’aime beaucoup leurs surnoms) ont effectivement mené deux autres enquêtes. L’une dans le milieu des courses hippiques (Enquête à l’arrivée) et une autre dans le milieu du théâtre (Les loges du mal).

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

     Plusieurs ! Le 30 octobre sortira Six mois à tuer. Pour celui-ci, je suis sorti de mon schéma habituel que je qualifierais d’enquête policière réaliste. C’est un thriller à l’humour noir, écrit dans la tête du tueur à la première personne. Impossible d’en dire plus pour le moment. Ensuite, il y aura normalement un quatrième « Brigade criminelle », avec Pascal et Guilhem, qui enquêteront sur une série de meurtres dont les victimes partagent un secret vieux de cinquante ans. Il devrait sortir en mai 2018. Je vous laisse faire le rapprochement ! Enfin, il y a un vieux projet de polar, dont l’action se situait chez moi, entre lac et montagnes (j’habite Annecy), qui était tombé aux oubliettes. Je l’avais un peu oublié, mais il semblerait qu’il suscite à nouveau de l’intérêt… Affaire à suivre !

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Déjà, merci (contrairement à Guilhem, je suis très bien élevé). Et si je disais tout à l’heure que j’étais plutôt content d’éviter les séances de dédicace, je réponds systématiquement à tous les lecteurs et toutes les lectrices qui me contactent via ma page FB ou mon site Internet… N’hésitez pas !

     

    Interview Enzo Bartoli

     

     

     

    Je remercie une fois encore Enzo Bartoli d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Enzo Bartoli :

     
    Cul sec ! : Une enquête éthylique d'Enzo Bartoli
     
    Une cause perdue (Signé polar t. 1)
      Série noire pour femmes en blanc (Signé polar t. 2)
     Curriculum Mortem
     Enquête à l'arrivée
    Les Loges du mal

     


    Livre lu

    Curriculum Mortem

      

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  • Interview Anaïs Guilmet


    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présente-toi un peu. (Je me permets le tutoiement, si ça ne dérange pas. ;-) )

    Non non, ça ne me dérange pas ! Je suis trop gênée quand on me vouvoie ! Alors, je m’appelle Anaïs, j’ai 19 ans et j’écris des romans, je suis correctrice en freelance, je tiens un petit blog et une chaîne Youtube !

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé ton enfance ?

    Of course, comme tous les auteurs, je suppose ! Bon, ça va être un peu cliché, mais j’ai véritablement commencé à lire vers 10/11 ans et… c’était du Stephenie Meyer, avec la saga Twilight. Ensuite il y a eu Lauren Kate et Nalini Singh.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de ta vie ?

    L’écriture, c’est devenu très important dans ma vie depuis mes 12/13 ans, quand j’ai commencé à écrire vraiment. C’est-à-dire, lorsque j’ai débuté la rédaction de Zéphyria et travaillé l’univers autour du roman.

     

    As-tu des rituels lorsque tu écris ? Par exemple, écoutes-tu de la musique ou préfères-tu être au calme ?

    Je prône le silence complet lorsque j’écris, mais il m’arrive (rarement) de mettre de la musique quand celle-ci m’inspire. Ensuite, lors de mes séances, il y a toujours une tasse de thé sur le coin de mon bureau et un carnet de notes, si jamais des idées pour la suite du roman me viennent en tête !

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    Combien d’heures par jour passes-tu à écrire ?

     Je ne compte pas mes heures, je ne m’impose pas un temps de travail. J’écris quand je me sens inspirée, ou simplement quand j’en ai envie ! Après, j’essaye d’écrire un peu tous jours, même si ce n’est que 300 ou 500 mots. Cependant, j’ai une vague idée du temps que je mets à écrire un chapitre. Si je suis dans une bonne condition, je mets entre une heure et une heure et demi pour écrire environ 1500 mots. Tout dépend si les idées viennent rapidement ou non…

     

    As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ? 

    Pour Zéphyria, j’ai les grandes lignes du tome 2 et 3 (puisque le 1 est terminé). Après, comme tous les romans que j’écris, je dévie beaucoup de la trame principale et parfois, c’est du freestyle total. Et puis, je ne vais pas mentir, mes personnages finissent par avoir leur propre volonté et je ne suis plus maître de rien quand j’écris ! Ce sont eux qui décident. Mais je te rassure, j’arrive tout de même à me venger !

     

    Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ? 

    Ma première lectrice est une amie d’enfance, elle s’appelle Alixia. Elle m’a soutenue depuis le début !

     

    Faits-tu appel à des bêta-lecteurs ? 

    Depuis peu de temps, en effet ! J’ai d’ailleurs eu beaucoup de mal à accepter de demander de l’aide, car je voulais aboutir ce premier roman toute seule. Sans personne pour « interférer » dans la réalisation du projet. Et j’ai appris à mes dépends qu’il était nécessaire de faire appel à des tierce-personnes pour le bien de l’écrit.

     

    Comment et pourquoi en es-tu venu(e) à choisir l’auto-édition ?

    Pour une des raisons citées au-dessus : l’indépendance, faire le travail seule. De la mise en page (pour une prochaine version broché) à la couverture, tout a été réalisé par mes soins. Je ne voulais pas qu’une maison d’édition touche à mon roman et le déforme. J’avais peur de ne plus reconnaître mon propre roman. Et comme Zéphyria est mon premier, il a une grande valeur sentimentale.

     

    Combien de livres as-tu fait naître sous ta plume ? 

    Un seul, enfin, le premier épisode ! Et une petite nouvelle dans le style suspense qui s’appelle Le retour de l’Eventreur. Mais elle doit contenir beaucoup de fautes et je ne suis pas sûre de l’avoir laissée sur Amazon !

     

    Où peut-on se les procurer ? 

    Zéphyria est dispo sur Amazon, en version numérique. Et plus tard, en version broché également lorsque les 5 épisodes du tome 1 seront publiés !

     

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    Comment t'est venue l'idée de « Zéphyria » ? Pourquoi le thème des anges ?
    J’ai fait un rêve où des vampires venaient m’attaquer en pleine nuit et où des anges seraient arrivés pour me sauver… Oui oui, il n’y a pas de vampires dans Zéphyria, mais il y en avait dans les premières versions ! Bon, je n’ai pas cherché beaucoup plus loin, j’ai continué mon rêve et j’ai creusé la piste ! Résultats, les anges sont devenus mon domaine de prédilection ! Je trouve qu’il n’y en pas assez et que les vampires, il y en trop eu. Et ça m’éclate de créer autour des anges, d’autant plus qu’il y a matière à faire pour être original !

     

    On en apprend beaucoup sur l'univers angélique. Le travail de documentation a dû te prendre du temps, non ? N'est-ce pas trop fastidieux ? 

    Oh ça oui c’était fastidieux ! Mais c’est un travail que j’ai effectué tout au long de l’écriture. D’autant plus que je ne voulais pas impliquer le côté religieux, alors ça a demandé réflexion. Et puis, il fallait respecter la hiérarchie céleste tout en la modifiant pour apporter quelque chose de cohérent au récit. Je ne voulais pas me faire taper sur les doigts par les connaisseurs… Après, je ne prétends pas être une spécialiste, mes sources sont simplement Wikipédia !

     

    Le premier tome sera fractionné en cinq épisodes. Pourquoi ce choix ? Une fois les cinq épisodes écrits, y aura-t-il un tome les regroupant tous ? 

    C’est avant tout un choix pratique, autant pour les lecteurs que pour moi. Cela me permet de faire sorties plus régulières (tous les deux ou trois mois) plutôt qu’il y ait un voire deux ans d’attente entre le tome 1 et le tome 2 qui est loin d’être fini. De plus, cela me laisse le temps d’envoyer les épisodes à mes bêtas-lectrices et de les corriger ensuite ! Et il y aura effectivement un format broché quand les épisodes du tome 1 seront publiés, ainsi qu’une version numérique !

     

    Jessyca a un caractère bien trempé. Ce personnage s'est-il affirmé des le départ où as-tu dû tâtonner un peu pour le trouver ?

    Jessyca a toujours été comme cela, même dans les anciennes versions ! Je crois que je n’ai pas réussis à la rendre moins désagréable tellement son personnage est ancré en moi ! C’est terrible.


    Gabriel aussi a un sacré caractère. Son duo avec Jessyca (voire trio avec les percées de Zayne) semble plutôt explosif, non ?

    Et si tu savais ce que j’ai prévu pour ces trois imbéciles ! Ils n’ont pas fini de se taper dessus ! *Rire de sorcière malfaisante venue du plus profond des enfers.*



    Dans « Zéphyria », quel personnage te ressemble le plus ? Avec lequel aurais-tu pu être amie et, inversement, avec lequel n'aurais-tu jamais pu l'être ?

    Je pense que le personnage qui me ressemble le plus est Katerina. Le calme et la gentillesse, la bonne copine quoi ! Je pourrais être amie avec Gabriel et Mickaël, tout comme Kate, d’ailleurs. Au contraire, je pense que ça ne pourrait pas coller avec Miss Clara (c’est évident) et que je me serais alliée à Jessyca pour lui casser les dents !



    Si tu étais un ange, quelle serait ta spécialité ? La couleur de tes ailes ? 

    J’avoue n’y avoir jamais réfléchi ! Mais j’aurais aimé avoir des ailes violettes !

     

    Interview Anaïs Guilmet

     

    As-tu d’autres projets littéraires ?

    Tu sais que tous les auteurs vont te répondre la même chose ? J’en ai encore pleins en réserve ! Romance, fantastique, post-apocalyptique… Que du beau monde ! Bien sûr, cela reste confidentiel pour l’instant !

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?
     

    Déjà, merci de m’avoir laissé une chance et d’avoir chroniqué Zéphyria, parce que tous les avis sont bons à prendre, d’autant plus que je suis débutante ! J’espère que tu seras là pour chroniquer les épisodes suivants !

     

     

     

     

    Merci à Anaïs Guilmet de s'être prêtée au jeu et d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Anaïs Guilmet :

    Zéphyria T1, épisode 1
    Zéphyria T1, épisode 2 (En cours) 
    Zéphyria T1, épisode 3 (A venir) 
    Zéphyria T1, épisode 4 (A venir)
    Zéphyria T1, épisode 5 (A venir)
    Zéphyria T2 (A venir) 



    Livre lu

    Zéphyria T1 - Néphilim - Episode 1

      

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  • Interview Jean Bury

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^

    Bonjour, c'est moi qui vous remercie de m'avoir proposé cet entretien.

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m'appelle Jean Bury et je suis né au Cambodge. Après une enfance vagabonde, je suis entré à quatorze ans au lycée militaire de Saint-Cyr : je fais donc partie du petit groupe des anciens enfants de troupe qui écrivent, aux côtés d'auteurs comme Charles Juliet, Sébastien Lapaque ou Yannick Haenel (par ordre d'admiration décroissant). J'ai d'ailleurs l'impression d'être le seul à conserver un bon souvenir de mon adolescence sous l'uniforme : cela explique sans doute, en partie, la fréquence des gosses combattants dans mes histoires.

    Je travaille aujourd'hui comme traducteur de jeux vidéo. C'est épuisant, mais amusant.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    J'ai eu la chance de naître dans une famille où l'on racontait des histoires aux enfants et où les livres s'entassaient dans tous les coins. En piochant au hasard dans la bibliothèque de mes parents, je lisais pêle-mêle de la littérature classique et de la SF, des livres d'histoire et du théâtre, du roman contemporain et de l'analyse géopolitique. Tout cela m'a suivi jusqu'à aujourd'hui, et j'aime toujours autant Conrad, Kipling ou Bradbury, cependant que je redécouvre Maupassant et Balzac. Et Stephen King : un ami m'a récemment prêté La Tour sombre. Malgré quelques longueurs, la série m'a vivement impressionné. C'est dans ces moments-là qu'on mesure le chemin qui nous reste à parcourir avant de pouvoir jouer à l'auteur.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    J'ai beaucoup écrit à la fin de mon adolescence, mais il ne m'en est resté qu'un roman pour les 11-13 ans : Le Roi de la colline. Ensuite, il a bien fallu trouver un boulot et j'ai rangé mes stylos. J’ai recommencé à écrire quelques années plus tard : ma première nouvelle a été publiée fin 2013 et mon premier roman d'adulte, Terre Zéro, début 2014. Je débute ! Mais je débute avec enthousiasme. C'est très amusant, écrire.

     

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Aucun rituel particulier, sauf que j'aime les stylos-plumes et les cahiers d'écolier plus que les ordinateurs et les logiciels. Mais j'écris avec un casque sur les oreilles, c'est vrai. J'ai un goût marqué pour la musique classique du 20e siècle : Debussy, Bartók, Messiaen, Ohana, Koechlin. Et Ravel, bien sûr, que je tiens pour l'un des plus grands créateurs de tous les temps, tous arts confondus. J'aime le free jazz de Coltrane ou d'Eric Dolphy, aussi. J'ai du mal à écrire sans ça.

     

    Interview Jean Bury
    Maurice Ravel en poilu de la Grande Guerre 1916

     

    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Tout dépend de mon temps libre. Si je le pouvais, j'écrirais toute la journée, sauf pendant ces subites crises de doute où je me dis que rien de ce que je fais ne mérite qu'on débite un arbre. Je rédige beaucoup plus vite, aussi, avec l'expérience : pas forcément mieux, mais plus vite. Pour tenir les délais, par exemple, j'ai écrit Faon en trois semaines, le soir, après le travail, en bâillant beaucoup. Pourtant, ce livre n’aurait pas été meilleur si j'avais pu me prélasser des mois dans un emploi fictif à la Revue des Deux Mondes.

    Le but serait maintenant de transformer l'expérience accumulée en surcroît de qualité. C'est un autre défi. Plus fatiguant.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    C'est variable. Je n'ai pas besoin de plan pour mes romans courts et linéaires. J'ai les personnages, l'ambiance générale et les premières péripéties. Pour le reste, j'improvise au fur et à mesure. C'est ainsi que j'ai écrit Faon ou Les Dieux sans visage. La fin me vient généralement au dernier moment. C'est casse-cou, mais j'ai l'impression qu'on a plus de chances de surprendre le lecteur si on n'a pas la moindre idée de ce qu'on fait.

    Cela dit, certains livres sont beaucoup plus complexes, il faut avoir les rênes bien en mains pour tenir ces quadriges. Mots & Légendes me fera le plaisir de publier d'ici quelques mois un roman de 800 pages pleins de rebondissements chronométrés : avant d'attaquer un mastodonte aussi contrôlé, j'ai préparé un plan très détaillé. En cours de route, bien sûr, j'ai pris des libertés, mais le cadre était clairement fixé.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Généralement, mon colocataire. Nous partageons les mêmes goûts en littérature et cinéma de genre, il lit tout ce que je lui soumet avec une gentillesse sans faille et il a un goût très sûr. Ma famille est toujours disponible et certains de mes éditeurs, qui sont eux-mêmes écrivains (Ludovic de Mots & Légendes, Nicholas d'Otherlands), acceptent volontiers de lire un manuscrit, même s'il est promis à une autre maison. C'est la grande qualité des petites structures : ce sont aussi des communautés.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Mon colocataire s'y colle toujours avec une endurance qui l'honore. Mais j'ai trop sollicité les avis de mes proches : je n'ose plus.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à être édité ?

    Ça s'est fait naturellement. Une fois terminé mon premier roman (hormis l'essai de jeunesse qu'est Le Roi de la colline), j'ai cherché un éditeur avec toute la naïveté du débutant. J'ai eu beaucoup de chance d'en trouver un. Depuis, je m'efforce au maximum de travailler avec les maisons qui m'ont déjà publié, je me sens très à l'aise chez elles.

     

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?

    J'ai publié une quinzaine de nouvelles et six romans. En jeunesse Le Roi de la colline, en fantastique Aniki, en cyberpunk Terre Zéro. Les Dieux sans visage est ma tentative de post-apo. Enfin, Mots & Légendes a publié Faon et proposera bientôt un gros roman d'anticipation en deux tomes.

     

      Interview Jean Bury  Interview Jean Bury  Interview Jean Bury  Interview Jean Bury 

    Interview Jean Bury  Interview Jean Bury   Interview Jean Bury
    Cliquez sur les images pour les agrandir.

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Je suggère toujours, dans la mesure du possible, de commander directement chez les éditeurs. Dans mon cas, à ce jour, essentiellement Mots & LégendesOtherlands et RroyzZ.

     

    Interview Jean Bury

     

    Parlons maintenant de Faon.
    Comment vous est venue l'idée de cette novella ?

    Dans les années 70, lors d’une célèbre série de conférences à Harvard, Leonard Bernstein répondait à Adorno que la musique tonale n’était pas morte, puisque Stravinsky, Poulenc ou Milhaud la rajeunissaient en mêlant à des compositions très savantes l’influence de musiques populaires (ragtimes, tangos, chansons des cabarets de Montmartre, rythmes du carnaval de Rio, etc.). Je me situe évidemment à un niveau bien plus modeste, mais j'avais envie de tenter aussi une petite fusion entre le roman psychologique conradien et les genres populaires, voire « geek ». Pour Faon, je suis donc parti de thématiques et de personnages inspirés des mangas (Akira ou Monster) et j'ai tenté de travailler l'histoire à la manière d'Au cœur des ténèbres. Les délais m’ont contraint à abandonner cette ambition avant la fin du 1er chapitre, et Faon est rentré dans le rang. Mais tout est parti de là. Je réessaierai !

     

    Comment avez-vous choisi les noms de « Faon » et « Axe » ?

    Je ne peux malheureusement pas vous le dire, sous peine d'être mis sur la liste noire, généralement létale, d'organisations secrètes dont le gouvernement nie l'existence. Mais ce ne sont pas des noms de code aléatoires...

     

    Ces personnages (Lucas aussi), on apprend à s'y attacher au fil des chapitres (surtout Axe que j'ai adoré !). Comment sont-ils nés ? Vous êtes-vous inspiré de votre entourage ?

    Merci ! J'ai des thèmes et des personnages de prédilection qui reviennent fréquemment dans mes histoires : les soldats perdus, les adolescents confrontés à des responsabilités au-dessus de leur âge, les orphelins en mal d'adultes (mais aussi les adultes qui sont « sauvés » par les orphelins qu'ils ramassent dans la rue). Dans cette histoire, comme dans mon roman Aniki, je voulais de surcroît parler d'amour fraternel. Axe et Faon sont un mélange de tout cela. Mais ce sont des personnages totalement imaginaires.

     

    Le thème de l'expérimentation sur des êtres vivants (animaux ou humains) vous tenait-il particulièrement à cœur ?

    Oui. Plus spécifiquement, je suis extrêmement hostile à la capitulation sans condition des États, censément garants de l'intérêt général, devant les lobbys privés, qu'ils soient financiers, actionnariaux, agro-industriels, bio-industriels, chimiques, etc. Même lorsque des savants à gages avancent le prétexte du progrès et de la recherche, ces intérêts privés ont pour objectif exclusif la maximisation des profits, et cette dernière implique systématiquement l'écrasement du bien commun. Cette obscénité morale connaît d'autant moins de barrières que l'illimitation est le fondement de la doctrine libérale contemporaine. Rien ne doit être soustrait au champ du vendable et de l'achetable, de l'exploitation, de la privatisation. Il y a peu de chances que ça finisse bien.



    Le terme de monstre est tout à fait subjectif, n'est-ce pas ? L'homme aime se prendre pour Dieu, mais rejette en bloc ce qu'il ne peut contrôler...

    Dans le roman, c'est Axe qu'on appelle « la Bête ». Je partage donc votre sentiment d’ironie.


    Et si Faon, ou Axe, vous projetait votre plus grande peur, que verriez-vous ?

    Moi, ayant de nouveau leur âge. Je suis prêt pour la révolution, pour la terraformation de planètes hostiles, pour la guerre des tranchées, pour l'intégrale des symphonies de Penderecki en un seul concert… Mais revivre l'adolescence ? Pas le courage ! Sauf à travers mes gosses, bien sûr, dont Axe et Faon font partie.

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    J'ai cinq romans en cours, simultanément. Certains s'éloignent un peu de l'imaginaire, tout en restant uchroniques, d'autres plongent dans le cyberpunk pur et dur. Mais je serais bien incapable de vous dire lesquels seront finis un jour et dans quel ordre.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    C'est moi qui vous remercie, de votre chronique et de cette invitation à discuter.

    En mot de la fin : vive la micro-édition et tous ceux, éditeurs, auteurs, illustrateurs, chroniqueurs, qui la font vivre ! Non que je méprise les maisons honorablement connues de la bonne société, grâce auxquelles nous pouvons lire Justine Niogret, Même pas mort ou l'intégrale de Stefan Wul, mais il serait tout de même dommage de passer à côté d'Anthony Boulanger, de Sylvain Lamur, de La Maison Ogre ou de Nicolas Villain.

     

     

     

     

    Je remercie une fois encore Jean Bury d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions, ainsi que pour la qualité de ses réponses et son humour.
    Des échanges plaisants et une plume agréable qui font que je lirais certainement d'autres livres de cet auteur. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Jean Bury :

    Romans/Novellas
    Le Roi de la colline
    Terre Zéro
    Les Dieux sans visage
    Et la mort perdra tout empire
    Aniki
    Liberté pour tous
    Faon

     

    Nouvelles dans des recueils
    Pince-Mi et Pince-Moi sont au Pôle Nord, de Jean Bury
     (Corbeau #4 - Athématique) 
    La nuit où j'habite (Nouveau Monde 3) 
     
    Les princes des ruines 
    (Les belles histoires des Otherlands) 
    O.R.B 
    (Absinthe Mag #12 - Dans l'Ombre) 
    L'Arbre-Monde
    (Absinthe Mag #9 - Dame Nature) 
    Humanologie
    (Géante Rouge n°24)
     Tous les robots s'appellent Alex 
    (Mots & Légendes n°9 : Science-Fiction dans tous ses états) 
    Le Chat Gris
    (Absinthe Mag #7 - Horreur 1) 
    La Rouille
    (Rétro-Fiction)
    Peter Grimes est coupable
     (Anthologie - Les Yeux du Tueur)
    Crise d'adolescence
     (Créatures des Otherlands)
    Triton sur le rivage de sable (Galaxies #46)



    Livre lu

    Faon

      

    Où retrouver l'auteur ?

    Site

    Interview sur Mots & Légendes

     


    2 commentaires
  • Interview Léonard Aigoin

     

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Bonjour,
    Je m’appelle Léonard, j’ai 32 ans et je suis assistant de service social. Je suis marié et père d’un petit garçon formidable qui s’appelle Raphaël. J’espère qu’il appellera son fils Donatello qui appellera son fils Michaelangelo, comme ça, sur quatre générations, on sera les tortues ninjas.

     

    Y a-t-il des auteurs qui ont bercé votre enfance/adolescence ?

    Adolescent, j’ai lu la plupart des livres des annales du disque-monde de Terry Pratchett. C’est aussi la période où j’ai découvert Franz Kafka et Philip Lovecraft, dont je relis régulièrement les écrits.

    Cela dit, j’ai été très inspiré par le scénariste de comics Grant Morrison, dont l’œuvre est toujours teinté de surréalisme. Je suis également très fan de David Lynch et Christopher Nolan, dont les travaux sont un peu à l’opposé et en ce sens, se complètent.

    Je pense que les créateurs sont inspirants quel que soit leur mode d’expression. Bien sûr, on ne raconte pas une histoire de la même manière au cinéma ou à la radio que dans un livre. Mais il y a des points de connexion.

     

    Depuis combien de temps l'écriture est-elle devenue une part non négligeable de votre vie ?

    L’envie de raconter des histoires est née très tôt. En sixième, je commençais à faire des bandes-dessinées avec un copain en classe. Ça nous occupait mais c’était aussi constructif d’une certaine manière. En fait, pendant tout le collège, les bandes dessinées étaient un moyen de se décharger de la frustration ressentie face au comportement de certaines personnes.

    J’ai écrit ma première nouvelle en 1999, à la fin du collège. C’est la découverte de la série télé Twin Peaks (encore David Lynch) qui m’a donné cette envie d’aller un peu plus loin dans la narration.

    A la même époque, j’ai réalisé un premier court-métrage, puis un deuxième… J’ai aussi fait du théâtre au collège et ensuite au lycée.

    Depuis, je n’ai jamais vraiment arrêté de raconter des histoires.

    Depuis l’an dernier, je me suis remis à faire des courts-métrages, disponibles sur ma chaine Youtube et j’essaie de m’améliorer au fur et à mesure en me fixant des objectifs. Je travaille actuellement sur trois courts-métrages que je vais normalement réaliser entre août et fin octobre.

    Ces temps-ci, j’alterne donc entre l’écriture de mes livres et celles de mes scénarios.

     

    Avez-vous des rituels lorsque vous écrivez ? Par exemple, écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’écris en écoutant de la musique. Pour être plus précis, je me prépare une playlist composée de musiques destinées à me plonger dans l’ambiance du récit. Quand j’ai écrit la dernière nouvelle, j’écoutais du ska, principalement deux groupes : The Forces of Evil et Battleska Galactica, et lorsque je rédigeais la grosse scène d’action finale, j’écoutais en boucle le thème V has come to de Metal Gear Solid V.


    Quel est, en moyenne, le temps que vous consacrez à l'écriture dans une journée lambda ?

    Je ne peux pas parler de moyenne. D’abord parce que le quotidien fait que selon les périodes, je n’ai pas toujours le temps d’écrire. Mais aussi parce que je ne me force jamais à écrire. Je ne le fais que quand je me sens dans la bonne énergie. L’inverse serait contre-productif pour moi. Pour les nouvelles, je pense avoir passé en moyenne 2 à 3 semaines sur chacune. Pour le roman, j’ai principalement écrit une trentaine de pages par mois. J’ai par contre écrit les 130 dernières pages en un mois.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation au fur et à mesure que les personnages prennent vie ?

    J’ai écrit Le Couloir en suivant l’inspiration. La construction est donc plus maladroite que les autres. Mais je lui trouve une innocence presque pure, j’ai donc tenu à l’inclure dans le recueil sans y retoucher. Cela permet de constater l’évolution et c’est une nouvelle qui reste importante dans la construction du récit global.

    J’ai commencé à faire un plan pour Le Poulet. Depuis, j’ai toujours utilisé cette méthode. C’était indispensable pour le tome 1, puisqu’on suit une dizaine de protagonistes. Il fallait donc non seulement que je sois en mesure de savoir où j’allais mais aussi que je m’assure que les chronologies étaient cohérentes entre elles puisque les personnages se croisent à plusieurs moments.

    La préparation du plan a duré trois mois pour le tome 1 et j’ai ensuite consacré un an à la rédaction du livre.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?  

    Ma femme, qui a toujours été d’un grand soutien.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Ma femme en premier lieu. Comme elle n’aime pas trop le fantastique et l’horreur, je sais que ses retours sont toujours pertinents et ils me permettent de remettre certaines choses en perspective. Elle n’hésite pas à me dire quand certains passages ne sont pas assez clairs ou quand elle n’aime pas un élément.

    J’ai également quelques amis qui lisent au fur et à mesure et me font des retours. Je pense notamment à certains amis qui écrivent également et avec qui nous entretenons une correspondance littéraire dans laquelle nous parlons de nos écrits et nous nous faisons des retours. L’un d’entre eux devrait publier son premier roman prochainement et pour l’avoir lu, j’espère qu’il rencontrera un grand succès car c’est un récit extrêmement prenant et bien écrit. Un autre de mes amis écrit également et j’ai eu la chance de lire sa dernière fiction. Je ne pense pas qu’il envisage de faire publier pour le moment, mais son écriture est très fraîche.

    Ces échanges sont vraiment constructifs et m’aident à réfléchir à l’écriture.

    Je ne travaille pas avec des bêta-testeurs officiels en revanche.

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu(e) à choisir l’auto-édition ?

    Je ne pense pas que mes écrits répondent aux attentes des éditeurs traditionnels et l’auto-édition donne une grande liberté. Je n’ai donc pas essayé d’envoyer ce prologue, pas plus que je n’enverrai le tome 1 à des maisons d’édition.

    Combien de livres avez-vous fait naître sous votre plume ?
    Prologue est le seul à être publié. Le tome 1 sera normalement disponible d’ici la fin de l’été. Mes anciens travaux ne sont pas assez rigoureux pour être publiés.

     

    Interview Léonard Aigoin

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Le prologue est disponible sur le site de la Fnac, en édition numérique, via la plate-forme Kobo. Je compte le mettre, comme le tome 1, sur Amazon, notamment parce que j’ai découvert que le lecteur avait désormais la possibilité d’acheter une version brochée, ce que je trouve formidable !

     

    Interview Léonard Aigoin

     

    Pourquoi avoir choisi (à juste titre selon moi) de faire un prologue contenant huit nouvelles ? Ce n'est pas courant...

    La genèse de Cousin est longue et complexe (je pense d’ailleurs la raconter plus en détail en conclusion du tome 3… à moins que je n’utilise certaines des idées dans un autre récit…). L’idée est née en 2010, avec au départ l’intention de construire l’intrigue sur 2 romans. Les scènes majeures du tome 1 étaient déjà présentes dans cette mouture, mais les thèmes et le déroulement étaient très différents. J’ai commencé à écrire Le Couloir à ce moment-là et je me suis dit que ça pourrait être intéressant d’introduire des personnages du roman en amont. Le but était de permettre au lecteur d’avoir déjà une connaissance des protagonistes en démarrant la lecture. Quand j’ai écrit Le Poulet, la version actuelle de Cousin était déjà précise dans ma tête. J’ignorais par contre combien de nouvelles composeraient le recueil. Comme je ne me sentais pas prêt à me lancer dans le roman, c’était aussi un moyen de travailler mon style et tout ce qui touche au rythme du récit, l’écriture des dialogues… tout ce qui compose l’écriture. Je pense qu’on observe une évolution significative dans l’écriture entre la première et la dernière nouvelle. Une fois celle-ci écrite, je me sentais suffisamment confiant pour rédiger le tome 1. En somme, le prologue m’a permis à la fois de poser certaines bases de cet univers tout en me permettant de trouver ma voix. Je voulais aussi que le lecteur entame le tome 1 en ayant déjà des questions en tête, pour entretenir le suspense.

     

    D'où vous est venue l'idée de cet univers à la fois horrifique, mystérieux et décalé ? Pourquoi ce choix de mixer les genres ?

    J’ai toujours aimé ce qui n’est pas conventionnel. La passion pour le mélange des genres me vient du nombre de films de Hong Kong que j’ai regardé au cours des années. J’aime aussi beaucoup le cinéma japonais. Et si on regarde des films coréens, on se rend compte qu’il y a en Asie, une plus grande liberté à ce niveau. Peut-être que le public asiatique attend moins d’une œuvre qu’elle s’inscrive dans un genre en particulier. Je trouve que le fait de mélanger les genres donne un rythme et crée quelque chose de…. « vrai ». Dans la vie, une journée peut être composée de moments tristes, violents, puis de situations cocasses. Et je voulais qu’on retrouve cette sensation que tout peut arriver.

    Mais au-delà de ça, je fonctionne surtout autour de l’idée. Quand elle se présente, je réfléchis à la façon dont je veux la construire. Pour les nouvelles par exemple, j’ai d’abord eu un thème en tête. Le harcèlement pour Laissez-moi surfer par exemple. C’est un sujet grave et important. C’est aussi un sujet qu’on traite souvent sur un registre dramatique. En pensant au thème, j’ai songé qu’il fallait que l’écriture soit en phase avec les problèmes qu’on rencontre de nos jours, je ne pouvais donc pas faire l’impasse sur l’utilisation des réseaux sociaux. Le choix d’utiliser l’humour s’est fait naturellement dès lors que l’acteur Shia Leveau s’est imposé comme l’un des protagonistes.

    La volonté d’utiliser l’horreur et le fantastique vient du fait que j’ai toujours été fasciné par la richesse de ces genres. On a souvent tendance à considérer l’horreur comme quelque chose de sale, peu digne d’intérêt. Bien sûr, il y a des exceptions puisque quelqu’un comme Stephen King est très respecté. Mais il s’agit plus de l’exception que de la règle. Quand on regarde les films de Romero, l’utilisation du zombie a un but, il y a tout un discours qui se construit autour et qui dépasse la simple image du mort-vivant dévoreur de chair. Je voulais de la même manière utiliser l’horreur et le fantastique, plonger les personnages et les lecteurs dans des situations surréalistes, pour parler de sujets qui nous touchent tous plus ou moins.

    L’aspect mystérieux, la construction en forme de puzzle, tout ça m’a toujours fasciné, parce que je trouve qu’on se sent impliqué, on a envie de trouver des réponses, on se créé ses propres théories. L’existence du Prologue part aussi de cette volonté de faire vivre une expérience au lecteur, de lui donner l’envie de se plonger dans la suite pour découvrir ce qui se cache derrière ce qu’il a lu.

     

    Avez-vous des personnages que vous avez plus aimer créer que d'autres, et inversement ?
    Globalement, dans la rédaction du prologue en tout cas, je dirais qu’il y a plutôt des situations que j’ai préféré créer. Cela dit, je suis très fier du personnage de Magrina Canardo, parce que je pense qu’elle est unique. Je suis attaché à tous mes personnages, mais j’ai aussi une tendresse pour Shia Leveau et sa douce folie.


    Question bête, mais... Pourquoi un poulet humanoïde ?

    L’existence du Poulet précède l’écriture de la nouvelle. J’évoquais plusInterview Léonard Aigoin tôt les bandes dessinées faites à l’époque du lycée. Le Poulet y apparaissait déjà, dans un rôle plus ou moins similaire. Il était déjà une sorte de guide aux tendances violentes. Je l’avais créé pour représenter le Front de libération des poulets, dont le but était de sauver les poulets. Nous étions deux membres et notre action a consisté à créer un site Web et une chanson engagée. J’ai repensé à ce personnage et je me suis dit qu’il illustrerait bien le côté absurde de l’intrigue. Je voyais les scènes se dérouler et le poulet me semblait le personnage idéal.

    Pensez-vous que nous ne sommes pas entièrement maîtres de notre destin ?
    Vous l’avez souligné dans votre chronique, je pose un certain nombre de questions dans le prologue. Si la trilogie de romans va donner un grand nombre de réponses, certaines resteront peut être en suspens… Ce qui touche au destin, au libre-arbitre, tout ça est exploré dans les romans.

    Tout ça me fait penser au jeu vidéo Steins Gate. Il s’agit du récit le plus abouti sur le voyage dans le temps pour moi (sur la base de ce que j’ai vu et lu et je ne prétends pas être expert en la matière). La notion classique selon laquelle si un événement doit arriver, il arrivera quelques soient les efforts que l’on déploie y est traitée de façon très intelligente.

    Je pense qu’on a tous eu à un moment, cette envie de retourner dans le passé, de changer des événements. Mais il m’est aussi arrivé de me dire que certaines choses devaient arriver d’une certaine façon, comme si c’était écrit, comme s’il y avait un but précis. J’ai le sentiment qu’il y a une part de destin en ce sens, mais pour autant, je crois qu’on peut aussi être acteur de notre histoire.

     

    Et vous, à quoi ressemblerait votre « gardien » ?

    J’espère qu’il ressemblerait au Superman de All-Star Superman par Grant Morrison et Frank Quitely. Un être capable de défier l’impossible pour le petit-déjeuner tout en prenant le temps de de soucier d’une adolescente désespérée avant le goûter. C’est d’ailleurs plus ou moins le cas. Parfois, quand j’ai besoin d’un coup de boost, je repense à la nature profondément bonne de ce personnage, et ça m’inspire. Ça me donne envie d’être meilleur (sur le plan moral).


    Pouvez-vous nous parlez un peu de cette fameuse trilogie... ? Y retrouvera-t-on tous les personnages croisés dans le prologue ?

    La majorité des personnages du prologue a un rôle central dans les romans. Je m’appuie sur leur développement dans les nouvelles pour construire leur évolution dans les romans. Vous allez découvrir l’effet que les événements du couloir ont eu sur Eric. Vous allez savoir si Shia Leveau s’est un peu calmé. Vous allez aussi vous rendre compte qu’affronter un croque-mitaine peut avoir des conséquences surprenantes sur un père de famille qui doit désormais se battre contre l’équivalent de Pole Emploi.

    Mais le tome 1 contient un grand nombre de surprises. Sans trop en dire, il y a par exemple un thriller historique qui se déroule vers la fin du paléolithique. Quel rapport avec le reste ? Il faudra lire pour le découvrir ! La construction du récit peut rappeler un peu les livres Game of Thrones, puisqu’on suit plusieurs protagonistes qui ont chacun une histoire à part entière, mais qui se croisent à plusieurs moments importants de l’intrigue principale. Le tome 1 fait 428 pages et est découpé en deux parties : cauchemars et réveil.

    Vous allez aussi rencontrer de nouveaux personnages. L’aspect surréaliste et horreur est encore présent, mais l’intrigue globale est plus accessible que ce qu’on a pu lire dans les nouvelles. J’ai déjà les grandes lignes des tomes 2 et 3 et je sais comment va se conclure l’histoire, l’objectif étant que les éléments introduits dès le prologue aient un sens et donnent de l’épaisseur à la fin.

    Voilà le synopsis du tome 1 : Dans une ville aussi gigantesque qu’imaginaire, Fabien, assistant de service social, vient d’avoir une idée surprenante afin de sensibiliser les gens au quotidien des personnes en situation de handicap. Mais il semble souffrir lui-même d’un mal dont la nature lui échappe, un mal qui le plonge nuit et jour dans une inquiétude cauchemardesque, un mal tel qu’il ne peut plus l’ignorer… à moins que son esprit ne lui joue des tours.

    Son chemin va croiser celui de plusieurs personnages hauts en couleur, dont une célébrité un peu folle en quête d’une cause à défendre, un père de famille qui doit prouver à ses proches qu’il est à la hauteur de ce rôle ou encore un ancien policier ivre de vengeance, piégé dans une guerre entre deux organisations secrètes qui jouent avec le destin de l’humanité.

    Quel rapport peut-il y avoir avec une enquête menée à la fin du paléolithique ?

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Je pense que l’écriture de la trilogie va encore m’occuper jusqu’à au moins 2020. Cela dit j’ai quelques idées en tête, notamment une nouvelle qui n’aura rien à voir avec cet univers et que je pense écrire avant de me lancer dans le tome 2. Elle s’intitulera « mail à l’ennemi » et ne sera ni horrifique, ni fantastique !

    J’ai aussi quelques idées pour un recueil d’histoires très courtes (1 à 2 pages). J’ai déjà écrit quelques-unes des histoires.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Tout d’abord, j’aimerais revenir sur un point que vous abordez dans votre chronique : la couverture du prologue. Je suis d’accord avec votre constat : elle n’est pas réussie. J’ai fait un certain nombre de photos qui dégageaient pour moi une aura de mystère et celle-ci me plaisait en ce sens. Mais le résultat n’est pas assez parlant. Je suis en train de travailler avec une personne de mon entourage qui peint extrêmement bien à la confection de la couverture du tome 1. Enfin c’est surtout elle qui travaille. Comme moi, elle aime l’abstrait et l’objectif était donc de dessiner quelque chose d’atmosphérique plutôt qu’une représentation concrète de ce qui se passe dans le récit. Je trouve que le dessin qui servira de couverture au tome 1 dégage une ambiance unique et est fidèle au côté décalé du récit. Elle a également fait une couverture pour le Prologue, qui illustre bien mieux le ton et qui est visuellement bien plus attrayante. Attendez-vous donc à voir une nouvelle couverture sous peu. Notre objectif est d’ailleurs de créer une continuité entre les couvertures des quatre livres qui constitueront l’intrigue de Mon Cousin l’avait Prédit.


    Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire et chroniquer mon livre, mais aussi de me donner l’occasion de m’exprimer.

     

    Merci à celles et ceux qui l’ont lu et le liront. Je vais faire mon possible pour continuer de m’améliorer et raconter des histoires qui, je l’espère, vous feront vivre une expérience unique !

     

     

     

     

    Merci à Léonard Aigoin d'avoir eu la gentillesse, la patience et la prodigieuse rapidité de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Léonard Aigoin :

    Prologue à Mon cousin l'avait prédit
    Mon cousin l'avait prédit T1 (En cours d'écriture) 
    Mon cousin l'avait prédit T2 (A venir) 
    Mon cousin l'avait prédit T3 (A venir)


    Livre lu

    Prologue à Mon cousin l'avait prédit

      

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    Youtube

     


    4 commentaires
  • Inverview Loïc Dossèbre

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Eh bien je m’appelle Loïc, j’ai vingt-et-un ans, je suis passionné d’Histoire et j’écris des
    récits de fiction. En 2014, je me suis lancé dans une drôle d’aventure : déterminé à vivre du
    métier d’auteur, je me suis mis au défi d’écrire un roman. Aujourd’hui, j’ai rangé au placard
    ce premier manuscrit, mais je ne désespère pas de vivre un jour de ma plume. J’écris des
    nouvelles, des articles, des billets, et de manière plus générale, je me sers de mon blog pour
    satisfaire ma curiosité et partager mes passions.


    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Pour être honnête, je n’ai découvert que très tardivement le plaisir de la lecture. Je ne sais
    pas exactement d’où me vient cette lacune. Sans doute une mauvaise expérience en cours de
    français, qui, excitant mon esprit de contradiction, m’a longtemps poussé à rejeter les livres.
    « Mémoire d’Hadrien » est le premier roman que j’ai véritablement apprécié. J’avais dix-sept
    ans, et ce fut une révélation. Une triple révélation, en fait. Il en découle mon amour de
    la littérature, mon amour du monde antique, et je crois une grande partie de ce qui fonde
    aujourd’hui mon caractère. J’ai beaucoup d’admiration pour Marguerite Yourcenar, elle est
    sans aucun doute l’un de mes modèles dans la vie. Autrement, comme tout le monde je
    suppose, j’ai eu mes lubies : d’abord les romantiques français, Musset en tête ; puis
    quelques auteurs anglo-saxons, avec Poe et LovecraftMaupassant, que je détestais à
    l’école, garde une place à part dans mon cœur, tant je prends plaisir à le redécouvrir.


    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Aussi paradoxal que cela puisse paraître pour un enfant qui ne lisait pas beaucoup, j’ai
    toujours eu l’envie d’écrire. Si mes souvenirs sont exacts, j’ai tenté d’écrire mon premier
    roman à l’âge de neuf ou dix ans. Naturellement, la tentative fut avortée au bout de quelques
    lignes. Mais ! l’idée ne m’a jamais réellement lâché, j’ai fait plusieurs autres essais tout au
    long de mon adolescence, et voilà où j’en suis actuellement. Je n’écris de manière
    professionnelle que depuis novembre 2014.


    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou
    préférez-vous être au calme ?

    Je n’ai pas de rituel à proprement parler, au sens où il n’y a rien que je fasse en écrivant dont
    je ne puisse me passer. Mais la plupart du temps, j’ai à portée de la main une vieille balle de
    base-ball canadienne, que j’aime tripoter et faire rouler sur mon bureau. M’occuper les
    mains m’aide à réfléchir pendant que je travaille. En dehors de ça, j’écris le plus souvent sur
    des feuilles volantes, avant de tout retranscrire à l’ordinateur. J’aime le contact de l’encre et
    du papier. Du reste, je n’écoute pas de musique lorsque je rédige ; je trouve que ça parasite
    l’écriture, qui est avant tout une affaire de rythme.


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Entre deux et quatre. Le reste du temps, je fais des recherches, je lis, je flâne, je bricole mes
    fiches… Mes journées sont très mal organisées, je le crains. Je travaille de manière
    décousue, la nuit le plus souvent.


    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part
    d’improvisation ?

    Plus le temps passe, et plus je fais des plans. J’en ai toujours fait, mais au début,
    j’improvisais de chapitre en chapitre. Je me disais : il faut aller du point A au point Z, et
    entre les deux, carte blanche. À présent, je mets plus de soin à la préparation de mes
    intrigues. J’ai l’impression qu’on est plus libre de jouer avec les mots quand on n’a pas a se
    soucier de l’ossature du texte.


    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Tout dépend de la disponibilité de mon entourage ! Ou bien des amis, ou bien la famille.


    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Cela m’arrive, bien qu’il soit diablement difficile d’en trouver. Si j’osais, je demanderais s’il
    n’y pas quelques volontaires dans la salle.


    Si je ne me trompe pas, tous vos écrits sont sur votre blog, disponibles gratuitement.
    Pourquoi ce choix ? N'avez-vous pas envie de tenter l'aventure de l'auto-édition ?

    Pour être tout à fait exact, la plupart de mes écrits sont disponibles sur mon blog, mais pas
    tous. Certains ne seront tout simplement jamais publiés, et d’autres le seront sur des
    supports différents. L’auto-édition me tente évidemment, j’ai d’ailleurs pour projet d’écrire
    une saga se déroulant au XIXème siècle, et qui, si tout se passe bien, sera disponible sur
    Amazon.

     

    Inverview Loïc Dossèbre         Inverview Loïc Dossèbre        Inverview Loïc Dossèbre         Inverview Loïc Dossèbre  


    Combien de livres à votre actif ?

    Quatre nouvelles : Nuit grise, Le Connétable, Réquisitoire pour un Dimanche et Sur le seuil,
    que vous m’avez fait l’honneur d’évoquer sur ce blog. Il y a également Celui qui ne voulait
    pas, mon premier roman, mais ce dernier reste pour l’instant bien à l’abri de mes boites à
    archives.

     

    Inverview Loïc Dossèbre


    Comment vous est venue l'idée de votre nouvelle « Sur le seuil » ?

    Je revenais de l’Imagina’livres – très bon salon, par ailleurs ! –, deux jeunes femmes
    discutaient dans le train, une rangée devant la mienne ; l’une dit à l’autre qu’elle
    s’inquiétait, car deux semaines de suite, le samedi, à la même heure, on était venu frapper à
    sa porte sans qu’elle n’ait eu le temps d’ouvrir. Et voilà. J’ai rapidement noté ceci sur mon
    smartphone : « Histoire d'épouvante – quelqu’un ou quelque chose frappe à la porte, chaque
    jour à la même heure. » La lecture de Lovecraft et mes souvenirs de la Métamorphose de
    Kafka ont fait le reste.


    Elle se passe en 1922. Pourquoi le choix de cette date ?

    Je suis un peu vieux jeu. Je n’aime pas notre époque et la plupart de mes histoires se passent
    il y a longtemps, que ce soit à l’entre-deux-guerre, à la Renaissance ou même dans
    l’Antiquité. Esthétiquement, je trouve que le XXIème siècle est le pire d’entre tous. Surtout
    en France. Je veux dire : la France contemporaine, comme décor de fiction, c’est…
    déprimant. Je ne conçois pas de faire évoluer mes personnages dans la France
    d’aujourd’hui, tout simplement parce que la trouve laide à mourir ; et je ne conçois pas de
    faire évoluer mes personnages dans d’autres pays, pour la bonne raison que je ne connais
    pas d’autre pays que le mien, et que je ne veux pas « faire semblant ». Par voix de
    conséquence, situer mes récits dans des époques reculées, sujettes à réinterprétation, est
    devenu mon habitude.


    Vous avez choisi un homme d'un certain âge comme personnage principal. Y-a-il une
    raison particulière ?

    Ça n’est pas un choix réfléchi, mais en y songeant, je pense qu’un personnage jeune aurait
    sans doute eu moins de crédit, mettant le lecteur en garde à la fin du texte. De telles
    déclarations exigent une certaine contenance.


    L'homme possède beaucoup de livres chez lui (six-mille-sept-cent-vingt-huit
    exactement). Pourquoi ce chiffre (oui, je suis curieuse ! :D ) Est-ce une petite part de
    vous que vous qui brille à travers lui ?

    J’ai toujours été fasciné par les grandes bibliothèques. L’un de mes dossiers Pinterest est
    uniquement consacré aux vastes étalages de livres ; je trouve que les murs recouverts de
    vieux bouquins ont quelque chose d’apaisant, en plus de faire montre d’une certaine
    élégance. Quant à ressembler à ce vieil ermite, Zeus m’en garde… Même si je suis un peu
    agoraphobe.


    Dans votre nouvelle, la frontière entre réalité et folie est bien mince, faisant douter le

    lecteur (enfin moi en tout cas ^^) de ce qu'il faut croire ou non. Est-ce bien l'effet que
    vous recherchiez ?

    Tout à fait ! J’ai d’ailleurs utilisé ce principe dans l’un de mes romans inachevés : c’était
    l’histoire d’un jeune archéologue découvrant une machine antique – inspirée de la machine
    d’Anticythère – dont il réalisait, après de nombreuses recherches, qu’elle permettait le
    voyage temporel. Naviguant entre les époques, il perdait petit à petit la raison et doutait de
    la véracité de son aventure. Malheureusement je ne suis jamais venu à bout de ce travail,
    non seulement parce que l’histoire me semblait trop terne, mais également parce que je
    n’arrivais pas à décrire, de manière suffisamment nette, cette distinction parfois ténue entre
    le rêve et la réalité. J’avais seize ou dix-sept ans, à l’époque. Peut-être que je remettrai ce
    projet en chantier, un jour !


    Et si jamais « quelqu'un » venait frapper ainsi à votre porte, quelle serait votre
    réaction ?

    Je m’exilerai en Antarctique pour faire prendre l’air à ma folie du côté des montagnes
    hallucinées.


    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Mais certainement ! Je travaille en ce moment à une sorte de saga dont les différents tomes
    seront à peu près interchangeables, et qui narrera les étranges aventures d’un écrivain du
    XIXème, capable de prédire l’avenir par les fictions qu’il invente – et donc d’éviter, ou de
    provoquer, une infinité de catastrophes en tout genre.


    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    Merci à vous !

     

     

     

    Merci à Loïc Dossèbre d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions.
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     

     

     

     Bibliographie de Loïc Dossèbre :

    Nuit grise
    Le Connétable
    Réquisition pour un Dimanche
    Sur le seuil
    Celui qui ne voulait pas (Roman abandonné)

     


    Livre lu

    Sur le seuil

      

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    2 commentaires
  • Interview Ludovic Metzker

     

    Bonjour.
    Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.
    ^^
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m’appelle Ludovic Metzker, je suis né à Paris le 28 juin 1974. Je travaille dans le domaine du commerce en île de France. En dehors de l’écriture, j’aime le cinéma, les séries télévisées et surtout, voyager ! Mes autres passions sont la photographie et l’informatique.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    J’ai démarré avec « Le lion » de Joseph Kessel et « Un sac de billes » de Joffo, deux livres qui m’ont vraiment fait découvrir la lecture. Un ami m’a poussé à aller plus loin et m'a présenté des livres comme « Thérèse Desqueyroux », « Au bonheur des dames » ...

    J’ai approfondi ma passion pour les livres avec des auteurs comme Dumas, Zola, Boris Vian (mon préféré). « Le comte de Monte-Cristo » fut mon livre de chevet lors de mes 16 ans. Il y avait une véritable histoire d’amour entre Edmond Dantès et moi : il m’a fait découvrir un autre aspect de l’histoire de France qui a été une passion d’adolescent.

    Avec Alexandre Dumas, Boris Vian et Bernard Cornwell, j’ai découvert cette fascination pour l’écriture, ce plaisir de raconter une histoire. C’est cela qui m’a grandement fasciné : comment permettre aux lecteurs de prendre part à une aventure !

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    J’ai découvert l’écriture à mes 16 ans cependant, je m’y suis attelé depuis 2013.

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Lorsque je suis en phase d’écriture, il me faut du calme afin de visualiser les scènes. J’ai besoin de me projeter dans l’histoire afin de me rapprocher au mieux de mes personnages et de mon histoire.

     

    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Cela peut varier en fonction de mon emploi du temps : il m’est possible, parfois, d’y travailler 5 heures sans m’arrêter.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Une première trame est dans ma tête cependant, j’apporte, grâce à mes discussions avec mes Bêta-lectrices, de nouvelles idées et de nouveau détails. Il m’est important d’avoir des échanges avec elles, car elles connaissent mon univers et voient où je veux en venir.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Je dois avouer que j’ai toujours peur de mal faire. Heureusement, mes amis Cédric Groux, Sophie Allard ainsi que mes autres Bêta-lectrices me donnent un regard neuf sur mes écrits et me permettent de choisir une histoire à raconter parmi une vingtaine de scénarios en attente sur mon disque dur.

     

    Donc, vous faites-vous appel à des bêta-lecteurs...

    Je ne connaissais pas du tout cela avant fin 2016. J’ai la chance d’avoir des gens qui aiment mes récits et qui ont cette envie d’en savoir plus et de me voir évoluer. Depuis le début de l’année, j’ai une équipe de cinq filles qui font un boulot remarquable : Maité, Sophie, Sarah ne se gênent pas pour me dire si j’ai merdouillé sur un chapitre, un passage… Je trouve cela pratique pour avancer et apprendre de ses erreurs. Pour « Le monde à l’envers », Sophie Allard, Sarah Auger, Hélène du blog Cultur-All et Maité Passero ont suivi l’histoire dans son ensemble et m’ont fait recommencer des passages !

     

    Comment et pourquoi en êtes-vous venu à choisir l’auto-édition ?

    Parce que j’aime avoir ma liberté dans mes récits. Certains de mes personnages peuvent être violents et contraires à une éthique morale. Pour « L’homme sans nom », le personnage principal annonce clairement être capable d’anéantir des planètes pour sauver deux étoiles, sous-entendu les deux jeunes filles qui le suivent dans ses voyages dans le temps. J’aime les personnages « changeants » et qui peuvent passer de la cruauté à l’amour et vice versa. Je ne pense pas que cela serait possible avec l’édition traditionnelle dans le sens où il aurait fallu être dans une sorte de norme !

     

    Combien de livres à votre actif ?

    J’ai, à l’heure actuelle, neuf livres à mon actif. De « L’homme sans nom » en passant par « Les contes qui se racontent » sans oublier « Morphèa, la gardienne des rêves » et mon dernier-né prévu pour le 28 juin 2017, « Le monde à l’envers ».

    Interview Ludovic Metzker        Interview Ludovic Metzker        Interview Ludovic Metzker        Interview Ludovic Metzker  

    Interview Ludovic Metzker        Interview Ludovic Metzker         Interview Ludovic Metzker        Interview Ludovic Metzker

     

    Où peut-on se les procurer ?

    Tous mes livres, à part « Les contes qui se racontent » sont ou seront chez BoD France (Books on Demand), car ils sont les seuls à proposer un véritable service presse qui permet aux chroniqueurs de recevoir un de mes livres.

    Concernant les lecteurs, ils peuvent trouver mes livres sur les plus grands sites de e-commerce (Fnac, Amazon…) que ce soit en numérique ou en broché et à la demande auprès des librairies ou enseignes spécialisées.

     

    Interview Ludovic Metzker

     

    Pourquoi ce choix d'écrire un livre contenant quatre nouvelles ?

    En réalité, la plupart de mes livres sont issus de nouvelles ! J’ai plusieurs histoires qui font entre 30 et 100 pages. J’aime raconter une histoire courte et voir si celle-ci pourrait plaire toutefois, avec « Histoires Fantastiques », j’ai voulu produire une sorte de catalogue de mes différents écrits / récits.

     

    Vous y abordez des thèmes forts : la mort, le deuil, l'amour, la liberté... Ce sont des thèmes importants pour vous ? Récurrents dans vos autres livres ?

    Ce sont des thèmes importants à mes yeux, car ils font partie intégrante de la vie de l’homme. Nous ne pouvons pas passer à côté et quoi qu'il puisse nous arriver, nous y sommes ou seront confronté un jour ou l’autre. Se lamenter est une manière de figer le temps et de ne pas accepter que celui-ci continue son petit bonhomme de chemin. Comme j’aime le dire dans un de mes livres : la vie n’attend pas tandis que la mort a tout son temps !

     

    Vous y abordez aussi le thème (toujours malheureusement d'actualité) des attentats. N'est-ce pas un sujet difficile à traiter (même si ce n'est pas le thème principal de la nouvelle) ?

    C’est un sujet très difficile à traiter, car il est effectivement d’actualité et chacun y trouve son ressenti, son point de vue et qu’on tombe, malheureusement, souvent dans l’amalgame. Par mes écrits, je tente de rester le plus neutre possible en évoquant des sujets d’actualité sensibles comme ceux-là et de reprendre les faits en les intégrant dans une fiction.

     

    Vous m'avez confié ne pas avoir de style littéraire fixe et en changer selon les histoires que vous racontez. Pourquoi ce choix à la fois risqué, mais aussi audacieux ?

    Il m’est difficile d’aborder un sujet d’actualité, une romance ou un conte pour enfants de la même manière. Pour cette raison, j’adapte mon style à l’histoire qui va être raconté pour que le lecteur puisse ressentir l’importance du récit et partager les différentes émotions.

     

    Dans La photo et Le monde de Jacob, on ne s'attend pas du tout à la fin que vous nous dévoilez. Est-ce important pour vous de surprendre vos lecteurs ?

    J’aime raconter une histoire qui semble banale, de prime abord, afin de donner aux lecteurs cette sensation de « déjà-vu » ! Ainsi, le lecteur pense connaître une histoire et j’essaie d’imaginer la tête qu’il fera lorsqu’il découvre le fin mot de l’histoire. Je suis un amoureux du cinéma et de séries télévisées, bercé dans ce domaine depuis mon adolescence. Je suis fasciné par la capacité que peuvent procurer certains films. Il existe un terme dans le métier de la communication : l’effet « Wahou ! » ! C’est ce que je cherche à faire avec la plupart de mes livres.


    Le personnage de John a apparemment eu pas mal de succès, ce que je conçois sans peine. Il va donc avoir un traitement de faveur et avoir son propre livre. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet ?

     Contre toute attente, alors que John se veut assez violent dans sa manière d’agir, le personnage et le mystère qui plane autour de lui plaisent grandement. Il m’a été demandé, effectivement, d’écrire une histoire sur lui. Cette fois-ci l’idée est d’emmener le lecteur à comprendre la raison pour laquelle John va devenir ce justicier répondant au nom de Luc Feri. J’aime ce personnage qui, contrairement à L’homme sans nom, n’hésite pas un instant pour faire subir la loi du Talion à ceux qui croisent son chemin et l’idée qu’un individu s’occupe de venger d’innocentes victimes ! Pour John, il n’existe pas de demi-mesure dans sa façon d’opérer !

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Oui. Une histoire est en cours d’écriture et par la suite, j’aimerais écrire le prochain volume de la saga « Et si demain n’existait plus ? ».

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^ 
    Un dernier mot pour la fin ?

    J’aimerais présenter un livre en particulier : « Les contes qui se racontent » ! Avec ce livre de contes pour enfants, j’ai pris la décision d’offrir tous les bénéfices à une association qui vient en aide aux enfants défavorisés à travers le monde. Que ce soit avec mes livres pour enfants ou pour adultes, je tente de partager le même message d’amour, de partage, d’amitié et de courage face à la mort, le deuil, les guerres… Je reste persuadé qu’ensemble, nous pouvons changer les choses !
    Merci à vous de m’avoir accordé cette interview.

     

     

     

     

    Merci à Ludovic Metzker d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité et pour les discussions que nous avons eu ensemble. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     
     

     

     

     Bibliographie de Ludovic Metzker :

    L'homme sans nom T1 : Un sombre présent
    L'homme sans nom T2 : L'erreur du Führer
    Les contes qui se racontent (Bénéfices offert à une association aidant les enfants défavorisés.)
    Morphèa, la gardienne des rêves T1 : La Montagne Sacrée
    Et si demain n'existait plus ? T1 : Marie
    Et si demain n'existait plus ? T2 : Diane
    Histoires fantastiques
    Le monde à l’envers (En cours)
      


    Livre lu

    Histoires Fantastiques T1

      

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    2 commentaires
  • Interview Frédéric Bellec

     

    Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.

    Bonjour Mylène. C’est très gentil de votre part de m’avoir proposé cet entretien.

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Frédéric Bellec est mon vrai nom. Je n’utilise aucun pseudonyme, peut-être par peur qu’un second moi me fasse de l’ombre smile ! Je suis né le 9 mars 1965 en région parisienne. J’ai construit l’essentiel de mon cursus professionnel dans le Var en tant que responsable informatique, où en plus d’une formation commerciale sur le tas, j’ai eu le plaisir d’exercer dans le webmastering, la publicité et la PAO. Depuis quelques petites années, je suis installé dans le Cher, en Centre France, pour me rapprocher de ma famille. Je travaille actuellement (et pour deux ans encore) en tant qu’assistant d’éducation dans un lycée.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Une question difficile car je n’ai jamais été un grand lecteur. J’admire d’ailleurs ceux qui peuvent avaler un livre par jour ! Je lis en pointillé, de livre en livre sans forcément commencer par la première page pour finir par la dernière. Je pense être le seul auteur qui possède plus de marque-pages que de livres smile ! Adolescent, je prenais plaisir à lire du Hitchcock, ainsi que les novellisations d’Allan Dean Foster. J’affectionnais aussi les beaux livres qui traitaient des civilisations antiques. Mais il ne se passait pas une seule journée sans que je mette mon nez dans des revues techniques spécialisées dans l’électronique et la programmation. Je n’ai pas perdu cette habitude d’avoir toujours quelque chose à lire sous les yeux.

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    J’ai appris à aimer la lecture très tôt. L’écriture est venue avec. J’ai tenu le journal satirique du lycée, écris des articles techniques dans la presse, créé un magazine informatique sur support numérique. Le tout était de qualité très inégale, avec beaucoup de choses mauvaises. Mais le besoin d’une écriture plus structurée susceptible de faire l’objet de livres n’est apparu qu’une fois adulte. Je n’ai jamais cherché à devenir auteur, ce sont les circonstances de la vie qui m’ont amené à endosser ce statut qui m’a enrichi l’esprit.

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Avant de publier le premier tome de la saga Exilium fin 2015 (le troisième livre sort courant juin 2017), j’ai publié début 2012 une (grosse) biographie-documentaire en deux volumes sur le thème de la stigmatisation de l’identité sexuelle face par l’obscurantisme religieux. J’ai aussi publié une BD rigolote au thème adjacent (le second volume n’est d’ailleurs jamais sorti). Mais je prends plus de plaisir à l’écriture depuis la création de l’univers fantastique d’Exilium. Je suis un créatif, j’ai besoin de sortir plein de lapins de mon chapeau. À côté de cela, je ne suis pas manuel du tout. C’est mon frère qui a monté ma bibliothèque smile !

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi l’auto-édition ?

    À moins d’être « fils de », l’auto-édition n’a rien d’un choix quand on publie un livre. À plus forte raison quand c’est le premier. Inutile de rappeler les difficultés qu’il y a à percer dans le monde de l’édition traditionnelle. En revanche, les rapides évolutions technologiques dans l’impression numérique ont changé le rapport entre le monde de l’édition et l’auteur. L’édition traditionnelle n’a aujourd’hui plus le monopole des bonnes surprises. Écrire un livre fait beaucoup moins peur qu’avant parce que les outils pour y parvenir se sont démocratisés. Avec l’édition indépendante, n’importe quel auteur un tant soit peu sérieux peut faire entendre sa (petite) voix, même s’il faut compter sur le temps et les bonnes rencontres pour élargir son cercle de lecteurs. Mais elle souffre d’un (gros) inconvénient : le manque de visibilité des ouvrages produits, induits par les difficultés de les promouvoir. En revanche, l’auteur garde un contrôle total sur le texte qui lui appartient toujours. Ensuite, tout est question de priorité : si un éditeur est emballé par notre histoire et souhaite la diffuser à un million d’exemplaires et le traduire en dix langues, il faudra accepter l’idée que notre livre ne nous appartiendra plus et deviendra un pur produit commercial dont on cédera les droits. Mais quand on en arrive là, les choix deviennent plus simples smile !

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Chez un marchand de livres smile ! La librairie de ma ville a toujours mes ouvrages en stock (ils sont gentils), sinon ils sont commandables dans n’importe quelle librairie, avec livraison rapide par la SODIS, la société de distribution du groupe Gallimard. Les grandes plateformes en lignes le distribuent également, aux formats imprimés et numériques (Apple ibook, Kindle Amazon etc.), en version brochée ou luxe, au niveau national et l’international. Les plus chanceux peuvent tomber sur des exemplaires exposés dans certains magasins tels Cultura, FNAC, Kebler etc. Bref, partout où on vend des livres !

     

    Interview Frédéric Bellec

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    J’ai besoin d’avoir l’esprit libéré pour écrire. Une tuile dans la journée et ça me ruine la motivation. Je travaille sans musique ni rien pour me distraire autour de moi. Je plonge dans le récit, je partage les émotions des personnages, et je fais en sorte qu’aucun stimuli extérieur ne vienne dénaturer ces ressentis. Je quitte ma réalité et voyage dans un autre monde. C’est aussi pour cette raison que je préfère écrire la nuit. Ou du moins le soir jusque tard si je dois travailler le lendemain.

     

    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Je n’ai aucune règle. C’est ma disponibilité psychologique qui le décide. Je peux rester plusieurs semaines, voire des mois, sans écrire, comme passer des journées entières devant mon écran. Mais l’absence d’écriture n’est pas une absence de réflexion. Je ne laisse pas une journée sans réfléchir à l’intrigue. Je note toutes les idées qui viennent sur magnifique un calepin en cuir commandé spécialement pour cet usage, ou un fichier texte relié entre mes différents terminaux informatiques.

     

    Interview Frédéric Bellec

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Il y a une finalité morale dans Exilium : la nature triomphe toujours ! Et si elle permet qu’on la bouscule, elle gagne toujours la guerre. Jusqu’à la fin du troisième tome, le scénario est bouclé, même si beaucoup d’idées spontanées s’ajouteront avec le temps. Il m’arrive aussi de m’imposer des défis : créer des situations dont je ne prémédite pas l’évolution ! Je prends l’exemple de la jeune Maïwenn, qui apparaît comme un cheveu dans la soupe à la fin du tome 1. Elle bénéficie de prédispositions bien définies, mais je n’avais aucune idée du rôle qui serait tenu par cette lycéenne dans la suite dans l’histoire ! Je sentais juste qu’elle devait être là. Alors j’ai suivi mon intuition. La réflexion m’a ensuite permis d’en faire un personnage à part entière et désormais irremplaçable. J’aime travailler ainsi sur certains pans de l’histoire. Une façon de brusquer les neurones qui me permet déjà d’envisager un quatrième tome. Je trouve aussi certaines de mes idées dans mes rêves nocturnes.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ? Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Les relectrices ! Des personnes neutres qui n’ont pas besoin d’aimer ou de ne pas aimer l’histoire. En dehors des aspects purement techniques qui imposent la relecture (pour les méchantes coquilles, les fautes rebelles, les incohérences de lieu, de temps, de personnages…), je n’aime pas faire découvrir l’histoire à des ‘pré-lecteurs’. Je suis ouvert à toutes les remarques une fois le livre terminé, et j’en tiens compte si cela permet de nourrir l’intrigue. C’est par exemple ce qui m’a permis de développer la psychologie des personnages dès le tome 2. Mais je préfère laisser à tous les lecteurs l’entière découverte d’un produit fini, avec mon style, ma façon de développer l’histoire. Je ne prends pas ombrage de ceux que mon univers indiffère, je leur laisse ouverte la porte vers mon univers pour y découvrir peut-être quelques richesses. Même s’il ne restait qu’un seul lecteur sur terre qui aime mon univers, je continuerai d’écrire pour lui, je me sentirai redevable. Je n’oublie pas mon frère qui est un grand fan. Il écrit lui aussi, mais de l’heroic fantasy, et sous un pseudonyme.

     

    Interview Frédéric Bellec

     

    Vous avez choisi de traiter ce roman comme un journal dont le personnage principal s'appelle comme vous et travaille au même endroit. Pourquoi ? Vous ressemble-t-il aussi beaucoup dans sa façon d'être et de penser ?

    À l’origine, le livre était destiné à amuser les ados du lycée où je travaille. J’étais donc leur surveillant et je leur faisais part de mes découvertes dans l’internat, réputé pour faire des bruits étranges en pleine nuit. Le témoignage devait faire authentique, tout le monde devait reconnaître les lieux. Seuls les prénoms des personnages avaient été modifiés. D’ailleurs, il ne devait au départ y avoir qu’un seul volume, qui s’était appelé au départ « L’Internat ». En fusionnant au maximum le réel, jusqu’au personnage du surveillant (donc moi), avec des éléments troublants, j’ai suscité le doute et accroché le lecteur. Et c’est comme ça que la mayonnaise a pris. Ensuite, à partir du tome 2, le personnage fictif reprend davantage ses droits, la narration est moins vue du côté exclusivement surveillant, mais beaucoup pensent encore que ce roman fantastique traite de sujets réels. Cela dit, je ne vous cache pas que tous les éléments présentés comme ayant caractère fantastique le soient forcément. Mais peut-être devrais-je aussi garder une part de mystère smile !

    Le personnage me ressemble sous beaucoup d’aspect. Mes collègues de travail me l’ont confirmé smile ! Plus particulièrement dans le rapport que j’entretiens avec les élèves, qui se veut au plus juste et sans jugement. Posture délicate s’il en est et soumise comme tant d’autres à la maladresse. Mais, suspense littéraire oblige, le surveillant du lycée est plus long que moi pour défaire les nœuds. Du moins dans le tome 1. En même temps, comment réagir dans des circonstances similaires ? Il prend toutefois du poil de la bête dans la seconde partie du tome 2, et on remarque sa vraie personnalité de meneur dès la fin de ce tome (donc à paraître en juin 2017). Il prend les choses en main pour gérer comme il faut son petit groupe d’ados face aux événements dantesques qui se présentent, parce qu’il n’a pas le choix. Il se défend bien. J’aimerais pouvoir ajouter : c’est tout moi smile ! Tout au long des différents tomes de la saga, le surveillant reste le narrateur.

     

    Pourquoi ce choix d'un roman fantastique ?

    L’envie de changer d’univers. De sortir de cette réalité pour en découvrir de nouvelles. J’affectionne les mondes dans les mondes, les univers qui sont sous nos yeux et qu’on refuse de voir. Avec Exilium, j’encourage le lecteur à contrôler ses peurs pour chasser l’ignorance et ouvrir son cœur et son esprit à l’autre et à la beauté de la vie infinie, plutôt que s’enfermer dans les normes et les conventions établies.

     

    Malgré le côté huis-clos (qui remplit très bien son rôle) vous avez choisi de sortir des sentiers battus, du code des classiques (niveau « monstres »). Pourquoi ce choix ? (Difficile de rester vague pour ne rien spoiler... ^^')

    Plusieurs chroniqueurs ont écrit que mon livre sortait des sentiers battus. Je me souviens de certains passages (je fais un copier-coller) : « Une histoire surprenante, inattendue », « un roman qui change vraiment des romans fantastiques que vous avez déjà pu lire », « Un roman qui se différencie sans difficulté des autres romans du genre fantastique ». Des compliments qui à chaque fois me font battre le cœur de reconnaissance. J’ai pourtant le sentiment de n’avoir produit qu’un ouvrage fantastique de plus, avec tout le panel d’idées que l’imaginaire peut produire. Il est vrai que mes « monstres » sont aussi majestueux qu’ils sont terrifiants, et c’est peut-être cette opposition qui casse avec le code du monstre hideux étiqueté mécaniquement de méchant. La terreur suscitée par l’apparition d’une seule de mes créatures est inversement proportionnelle à la douceur de leur fourrure, même si les choses changent à partir du tome 2. Cela dit, ce contraste est volontaire. Je voulais que le surveillant ait peur de ce qu’il voit, mais soit aidé pour surmonter cette peur et découvrir tout ce qui se cache derrière sa vision d’horreur. Le message est simple : ne nous arrêtons pas à ce qui nous effraie ou dérange notre petit confort. Augmentons en connaissance, notre compréhension de l’inconnu augmentera, et l’amour avec !

     

    Si vous pouviez être une créature fantastique (en dehors des vôtres), laquelle choisiriez-vous, et pourquoi ?

    Probablement une créature angélique. Libéré d’un corps composé de matière lourde, avec le pur esprit aux commandes, et la conscience libérée de l’esclavage terrestre. La liberté d’être !

     

    Votre livre n'est pas qu'une simple histoire. Il envoie aussi un message très fort de tolérance, d'amour et de lutte contre les préjugés. Sans oublier la cause animale et leur sensibilité. J'imagine que ce sont des sujets importants à vos yeux...

    Je ne suis pas un grand activiste dans la défense des belles choses, d’autres sont plus efficaces que moi. Les animaux font partie de ces belles choses qu’il faut choyer. Mais j’ai la conviction que l’homme subira un jour ou l’autre un cuisant échec s’il persévère à se croire supérieur à la nature, plutôt que se considérer comme un simple composant. Une supériorité malsaine qui touche aussi l’esprit. Comment peut-on encore aujourd’hui établir des jugements sur tout ce qui est différent de soi ? Quel niveau de suffisance faut-il atteindre pour se croire le mètre étalon de la bien-pensance ? Celui qui comprend ne juge jamais ! J’essaie de faire passer ce message dans Exilium. Encourager à l’instruction et la connaissance pour refouler les pensées obscurantistes qui conduisent à la peur de ce qu’on ne comprend pas et à la violence. Et je suis heureux de vivre une époque où le savoir est accessible au plus grand nombre, notamment par le biais d’Internet. J’encourage ensuite chacun à transformer ce savoir en connaissance par la réflexion. La culture n’est pas faite pour briller en société, elle est indispensable pour structurer nos pensées et nous aider à cultiver la modération dans nos conclusions. Y’a rien de pire qu’un imbécile qui courbe le dos sous le poids de ses propres convictions !

     

    Pouvez-vous nous en dire un peu plus (sans spoiler, bien entendu) sur les tomes à venir ? Combien y en aura-t-il en tout ?

    Au moment où j’écris ces lignes, la seconde partie de second tome d’Exilium est en relecture (le tome 2 a été divisé en deux pour des raisons pratiques). Sortie prévue avant l’été 2017. Avant l’écriture du tome 3, il y aura un livre intermédiaire, « Exilium – Chroniques parallèles », composé d’une trentaine (voire davantage) de mini-nouvelles, chacune mettant en avant une spécificité ou un tranche de vie des créatures exposées dans Exilium. Il y en aura pour tous les goûts : du rire, des larmes, de l’amour, du drame, du sexe, du gore… No tabou ! Le tome 3, prévu pour bien plus tard, est quant à lui censé clore la saga Exilium. Le hic : j’ai encore des idées pour un tome 4 smile ! Et en théorie c’est une saga qui n’a pas de fin tant que les héros sont vivants ! J’avais toutefois pensé à écrire ce qu’on appelle des « spin-off », c’est-à-dire des récits qui relatent l’histoire des personnages principaux, avant qu’ils ne se rencontrent. J’aimerais tant avoir le temps d’écrire du soir au matin sur ces thèmes !

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    J’ai plusieurs idées de thrillers fantastiques sous le coude, sans aucun lien avec Exilium. Peut-être que le jour où je pourrai vivre de ma plume, je pourrai me libérer du temps pour concrétiser ces projets. Qui vivra verra…

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. Un dernier mot pour la fin ?

    Juste un mot d’amour aux auteurs indépendants : aimez ce que vous écrivez, n’écrivez pas pour la gloire, vous vous fatiguerez avant de la trouver. Ne vous découragez jamais au point de stopper l’écriture. Écrivez à votre rythme, mais écrivez ! Et gardez toujours un calepin à portée de main pour noter toutes les idées que la vie vous offre du matin au soir, et du crépuscule à l’aube ! Surprenez-vous à rêver éveillés et dépassez votre monde, envolez-vous là où personne n’a jamais été, allez puiser vos idées et vos folies partout où votre esprit vous conduit, parez-vous de lumières et de couleurs… Et revenez LIBRES ! Que l’écriture vous libère le cœur, vous élève et fasse de vous une personne meilleure !

     

     

    Interview Frédéric Bellec

     

     

     

     

    Merci à Frédéric Bellec d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité ainsi que pour la richesse de ses réponses. ^^
    Un auteur très gentil, ouvert et à l'univers captivant. J'ai hâte de me lancer dans la lecture de la première moitié du T2 d'Exilium. :D
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     
     

     

     

     Bibliographie de Frédéric Bellec :

    Romans
    Exilium T1 - L'Internat
    Exilium T2 1/2 - Les legs noirs
    Exilium T2 2/2 - Les legs noirs (En cours)
    Exilium  T2.5 – Chroniques parallèles (A venir)
    Exilium T3 (A venir)
     


    Autre
     Je n'ai pas choisi d'être homosexuel, je suis juste chanceux !
    Masturbin et Clitorine T1



    Livre lu

    Exilium T1 - L'Internat - Frédéric Bellec

      

    Où retrouver l'auteur ?

    Facebook auteur

    Facebook Exilium

    Facebook Exilium Underground

    Site Internet

    Amazon

    Twitter

     

    Interview Frédéric Bellec

     


    10 commentaires
  • Interview Valérie Faiola

     

    Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^ 
    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je suis née au siècle dernier, en l’an de grâce 1970 par une belle journée de printemps. Je suis avant tout maman de trois enfants (22 ans, 16 ans et 13 ans). Ma profession est réflexologue et hypnothérapeute, seulement le matin, et l’après-midi, je me donne entièrement à ma passion, l’écriture.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Zola, Maupassant, Agatha Christie, Stephen King. Et à présent, JK Rowling, Mireille Calmel, Leonora Miano, Diana Gabaldon, Maxime Chattam

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis que je sais tenir un stylo. ;-)

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Pour l’instant 1 : Par-delà les Siècles, mais le reste arrive, je pars pour une trilogie.

    Un oracle (jeu de cartes) « Il s’appelait » guide d’accompagnement spirituel pour transformer nos émotions par rapport à un deuil, et un deuil de soi (blessures intérieures).

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être éditée ?

    J’espère de tout cœur répondre un jour à cette question. ;-) J’aurai peut-être la surprise de signer chez un éditeur ! Le paysage de l’édition a changé. Apparemment, il est plus simple de passer par l’auto-édition pour se faire remarquer.

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Amazon, en version numérique et papier.

    Librairie Arthaud, Grenoble.

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Généralement sur mon Macbook, mais j’ai toujours des cahiers autour de moi, à côté de mon lit, dans la cuisine, dans mon sac. L’inspiration n’attend pas, quand une phrase arrive, je dois la noter immédiatement, la cause : mémoire de poisson rouge ! (Comme je me sens moins seule ! :D)

    La musique est importante dans mon processus d’écriture. Elle me permet de décrire et véhiculer certaines émotions. Vous pouvez retrouver la playlist de Par-delà les siècles T1, ici.

    http://www.valeriefaiola.com/musique.html 

     

    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

     J’écris du lundi au samedi, généralement entre 14h et 17h.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Les deux ! Avant d’écrire, je fais un énorme travail de construction, pour aboutir à une chronologie détaillée. Quand je passe à la phase rédactionnelle, je peux facilement laisser l’improvisation m’emporter et être surprise. Si cela apporte un regard nouveau au roman, alors je reprends depuis le début !

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Une amie, Carine. Elle est sans pitié !
    Mes enfants, ma fille de 16 ans et mon fils de 22 ans.

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Oui ! Trois personnes sur qui je peux compter.

     

    Interview Valérie Faiola

     

    D'où vous est venue l'envie d'écrire une romance fantastique ? Votre profession y est-elle pour quelque chose ?

    J’ai toujours aimé le fantastique, en lecture ou au cinéma. Alors forcément…

    Pour ma profession, oui ! Mon travail est de permettre aux personnes de transformer les émotions, afin qu’elles puissent avancer et s’épanouir, sans peur ou honte de ce qu’ils sont. Livia vit des expériences pour le moins déroutantes, mais le fond de l’histoire, est de rester sans jugement face à la différence des autres, de comprendre qu’il n’y a pas qu’une vérité, mais des vérités.

     

    Pourquoi avoir choisi d'y inclure ce côté historique ?

    J’adore l’histoire, depuis toujours : « Merci papa ! »

    Pour Par-delà les siècles, il fallait cette touche historique. Livia avait besoin de comprendre ses origines, et l’origine de cet amour intemporel.

     

    Et pour la période ? Pourquoi avoir choisi celle de l'Inquisition ?

    Facile ! En me penchant sur l’histoire de Grenoble, je suis tombée sur Francesco de Nobilibus, moine franciscain, exécuté le 14 août 1606, sans compter que cette période m’intéresse.

     

    Plus qu'une romance, ce livre est aussi un récit initiatique qui aide à s'accepter malgré les différences. Chénéa est un très bon guide. A-t-elle des points communs avec vous ?

     Bonne question ! La plupart de mes clients diraient oui.

    Moi, je ne sais pas. J’apprends tous les jours des personnes qui viennent me voir au cabinet. Je suis admirative de la force qu’ils déploient pour toucher leur potentiel, et généralement en fin de consultation, je les remercie de m’en apprendre autant sur la vie et les émotions.

     

    Gaëlle est un personnage haut en couleurs, mais néanmoins sincère et fidèle, que j'ai beaucoup apprécié. Vous êtes-vous inspirée d'une personne de votre entourage ?

    Elle va apprécier ? Oui, mon amie d’enfance, mais dans le Tome 2, on découvre une autre facette de Gaëlle, un facette beaucoup plus sombre… 

     

    Ce tome est donc le premier d'une trilogie. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la suite ?

    Juste un petit indice : plus sombre ! 

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Oui ! J’ai un cahier seulement pour ça, il y a environ une dizaine d’idées.

     

    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^ 
    Un dernier mot pour la fin ?

    Tout d’abord, je te remercie infiniment pour cette petite interview écrite. Sans vous, blogueurs littéraires, nous, auto-édités aurions du mal à nous faire connaître.

    Ensuite, un immense merci à toutes les personnes qui ont lu ou liront mes romans, grâce à vous mon rêve est devenu réalité.

    J’aimerais partager avec vous, ma vision particulière de voir ma vie et cette pensée m’a permis d’aller au-delà de ce que je pensais être capable de faire.

    « L’expérience que l’on subit n’est pas la plus importante, mais c’est ce qu’on décide d’en faire après. »

    Que le plaisir, la joie et le partage illuminent chaque instant de votre vie.

     

     

     

    Merci à Valérie Faiola d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

     
     

     

     

     Bibliographie de Valérie Faiola :

    Romans
    Par-delà les siècles T1
    Par-delà les siècles T2 (En cours)
    Par-delà les siècles T3 (A venir)
     


    Spiritualité
    L'Oracle "Il s’appelait"




    Livre lu

    Par-delà les siècles T1

      

    Où retrouver l'auteure ?

    Page Facebook personnelle

    Page Facebook auteure

    Site Internet auteure

    Site Internet professionnel

    Amazon

    Twitter

     

    Interview Valérie Faiola

     


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  • Interview Paul Clément

     

    Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. ^^
    Tout d’abord, présente-toi un peu.

    Bien entendu. Pour ceux, nombreux, qui ne me connaissent pas encore. Je m'appelle Paul Clément. Je suis le gars un peu fou qui, après avoir été diplômé d'une école de commerce et en publicité, a décidé d'essayer de vivre, difficilement, de sa passion : l'écriture. Je suis un fervent amateur de fantastique et encore plus de post-apocalyptique.

    Interview Paul Clément
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    Quels ont été les auteurs qui ont bercé ton enfance ?

    C'est un peu cliché, mais, comme beaucoup, l'auteure qui m'a vraiment permis de mettre le pied à l'étrier de la lecture est JK Rowling. J'ai aussi dévoré les romans de Philip Pullman, Robin Hobb et je me suis lancé dans mes premiers Stephen King au collège. Sa Majesté des Mouches est aussi un roman que j'ai lu assez jeune et qui m'a beaucoup marqué.

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    Depuis combien de temps écris-tu ? 

    Décidément, je n'arrête pas avec le cliché, mais j'ai toujours un peu écrit. À vrai dire, au collège, j'avais déjà en tête d'écrire un roman même si, pour la petite anecdote, les couvertures étaient plus abouties que les textes. Au lycée, j'ai fait pas mal de RP sur des forums spécialisés puis un soir, alors que j'avais déjà intégré mon école de commerce, j'ai écrit par hasard le premier chapitre de ce qui allait devenir mon premier roman Les Décharnés.

     

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     Combien de livres à ton actif ? 

    J'ai déjà publié deux oneshots – Les Décharnés et Creuse la Mort – et les trois premiers épisodes de ma saga Young Adult Les Orphelins de Windrasor. J'écris actuellement le quatrième épisode.

     

    Interview Paul Clément
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    Comment et pourquoi as-tu choisi d’être édité ? 

    Je suis un auteur auto-édité, donc je gère tout de l'écriture jusqu'à la commercialisation du livre en passant pour tout ce qui est formatage, promotion etc. Ça prend un nombre assez incroyable d'heures. Seul Les Décharnés a été envoyé à des maisons d'édition, mais uniquement des grandes, car j'avais, dès le départ, en tête de m'auto-éditer si aucun des éditeurs à qui j'avais envoyé le roman ne voulait de moi. Mais, avec un premier roman de zombies, je savais que c'était peine perdue. Je suis heureux aujourd'hui de m'auto-éditer et de voir le succès critique que rencontrent mes récits. C'est peut-être ainsi qu'un éditeur me repérera, mais je ne fais plus aucune démarche vers eux.

     

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    Où peut-on se procurer tes livres ? 

    Même si cela a un peu été à contrecœur (je m'en suis expliqué sur mon blog), j'ai décidé en début d'année d'offrir l'exclusivité à Amazon pour les versions numériques de mes romans (sauf pour l'épisode 1 de Les Orphelins de Windrasor qui est disponible gratuitement un peu partout). Ils se trouvent donc principalement sur Amazon. Pour ceux qui aiment le papier, ils sont disponibles sur Amazon, mon site auteur ainsi que dans certaines librairies du nord de la France. Nouveauté, les épisodes de Les Orphelins de Windrasor peuvent être commandés partout en France directement chez votre libraire.

     

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    Comment écris-tu ? As-tu des rituels ? Écoute-tu de la musique ou préfère-tu être au calme ? 

    Un seul rituel : mettre du Joe Hisaishi en fond. Ce compositeur est tout simplement prodigieux.

     

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    Combien d’heures par jour écris-tu ?

    Alors cela varie pas mal, mais depuis quelques mois je m'efforce, en bon disciple de Stephen King, de coucher environ 1500 mots par jour sur papier. En pratique, je ne le fais pas le mercredi parce que j'ai des tonnes d'administratif à gérer en plus de la promotion de mes romans. Mais globalement, le reste du temps : 3 à 4h.

     

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    As-tu l’ensemble de ton histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Les deux à vrai dire. Pour mes oneshots j'avais la trame globale en tête, mais, et c'est ce que j'aime dans l'écriture, ce sont souvent les personnages qui finissent par choisir le cour de leur destinée. C'est encore plus le cas dans ma saga Les Orphelins de Windrasor. Je sais où je vais, mais la manière de m'y rendre ne cesse d'évoluer en fonction de mes idées et de ce que mes personnages décident de faire. Faut dire que ces orphelins-là ne sont pas très obéissants.

     

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    Quelle est la première personne à lire ce que tu écris ?

    Ma maman. Eh oui, c'est ma correctrice perso et je me demande bien comment je ferais sans son soutien !

     

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    Fais-tu appel à des bêta-lecteurs ? 

    Je l'ai fait pour la première fois pour les premiers épisodes de Les Orphelins de Windrasor, jusque-là, ça restait dans le contexte familial.

     

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    D'où te vient cette passion pour les zombies ? Pourquoi les aimes-tu autant ? 

    Pour l'anecdote, je m'intéresse aux zombies depuis que j'ai découvert la trilogie des morts de Romero que j'avais achetée en DVD en pensant que le coffret DVD était mal étiqueté (et ce n'était même pas le cas). Depuis, j'ai vu des centaines de films et lu autant de romans/BD/mangas etc. Ils me fascinent car, au-delà de leur aspect grotesque qui permet de faire de très bonnes comédies et de rire de la mort, je pense qu'ils illustrent vraiment un état d'esprit de notre société actuelle. Comme beaucoup, je crois que je fantasme sur la fin de notre civilisation car je préférerais la vivre en fiction plutôt qu'en réalité... mais, vu le contexte actuel, j'ai l'impression qu'on fonce droit dans le mur, mais y aura sûrement pas de zombies et ça c'est bien dommage.

     

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    Pourquoi ce choix d'un anti-héros comme Patrick pour incarner le personnage principal ? 

    Parce que j'en avais tout simplement marre de retrouver toujours les mêmes personnages en guise de héros. En cas d'apocalypse, il n'y aura pas que des GI Joe capables de dégommer des dizaines de zombies à la minute, y aura aussi des gens normaux dont des agriculteurs pas forcément très sympas au premier abord et ça, ça m'amusait.

     

    Interview Paul Clément
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    J'ai trouvé le personnage d'Emma très attendrissant, certes, mais aussi très bien maîtrisé. A-t-il été difficile pour toi d'essayer de raisonner comme un enfant ?

    Je crois que ça s'est fait de manière assez naturelle, mais il est vrai que je voulais vraiment qu'Emma soit touchante dans son réalisme et son innocence. J'imaginais souvent ma petite nièce pour les dialogues.

     

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    Tu insistes beaucoup sur la chaleur accablante, dans ton livre. Penses-tu que si « Les Décharnés » s'était passé en hiver, avec une tempête de neige, par exemple (si si je suis certaine qu'il peut faire très froid dans le sud ! ;-) ), tes personnages auraient pu prendre des décisions différentes ? 

    En fait, pour ceux qui liraient entre les lignes, Les Décharnés véhicule un véritable message écologique. Pour moi, le climat devait vraiment être un protagoniste de l'histoire. Donc j'aurais très bien pu le faire dans un milieu plus froid, encore plus inhospitalier qu'un été particulièrement sévère dans le sud. Et, évidemment, les personnages auraient du faire avec et s'adapter. Plusieurs fois, les héros suggèrent de se rendre dans les Alpes. J'imagine que là-bas, en plein hiver, ça aurait été assez différent. 

     

    Interview Paul Clément
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    La fin est assez ouverte et l'épilogue (très bien trouvé !) résonne un peu comme une promesse. Y aura-t-il une suite ?

    Quand j'ai écrit Les Décharnés, je voyais vraiment le livre comme un oneshot. J'avais raconté tout ce que j'avais à dire, mais on me demande très souvent une suite, donc si un jour je m'arrête sur des idées qui me plaisent... pourquoi pas. Mais, pour moi, la fin était surtout une invitation à l'imagination de mes lecteurs.

     

    Interview Paul Clément
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    Je sais que l'on ne peut jamais vraiment savoir comment l'on se comporterait en situation de crise, mais si une attaque de zombies venait à avoir lieu, comment réagirais-tu ? Quel serait ton « personnage » ?

    J'ai beau être sportif, je pense que je ferais partie des premiers à mourir. Mais il faut déjà que l'infection atteigne mon bled perdu à la campagne. Alors, qui sait ?

     

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    As-tu d’autres projets littéraires ?

    Actuellement, je me consacre entièrement à ma saga Les Orphelins de Windrasor qui risque de m'occuper un petit moment encore. J'ai des idées pour la suite, mais rien de très avancé. Mais il se pourrait que j'écrive un court roman comique l'année prochaine.

     

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    Encore une fois, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. ^^
    Un dernier mot pour la fin ?

    D'abord merci à toi pour ces questions auxquelles j'ai pris plaisir à répondre. Ensuite, un merci à tous ceux qui découvriront mon univers car, vous verrez, il y en a pour tous les goûts.

     

     

     

     

    Merci à Paul Clément d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité mordante.
    Un auteur à découvrir. ^^
    Si vous en avez, n'hésitez pas à (lui) poser des questions dans les commentaires. ;-)

    P.S. : Désolée pour l'omniprésence des images de catcheurs (zombies ! ! !), mais pour une fois que je peux caser ça quelque part, autant mettre la dose. Et puis c'est dans le thème, non ? :D
     

     

     

     Bibliographie de Paul Clément :
    Romans
    Les Décharnés - Une lueur au crépuscule
    Creuse la mort
    Les Orphelins de Windrasor T1 - Entre les Murs

    Les Orphelins de Windrasor T2 - Un Monde Ignoble
    Les Orphelins de Windrasor T3 - Traqués
    Les Orphelins de Windrasor T4 (En cours d'écriture)


    Nouvelles

    Vraiment merdé
    A bout de souffle
    Talis
    L'un, l'autre
    Voyage au bout de l'hiver
    L'arrache de Noéh


    Livre lu

    Les Décharnés - Une lueur au crépuscule

      

    Où retrouver l'auteur ?

    Facebook

    Site Internet

    Amazon

    Mon BestSeller.com

    Zombieculture.com

     


    4 commentaires
  • Interview Alex Evans

     

    Bonjour. Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Bonjour et merci de m'accueillir sur ce blog. Je suis une autrice « mixte » puisque j’ai été publiée aussi bien chez des éditeurs classiques que numériques ou en autoédition. Ainsi mon roman Sorcières associées vient de ressortir chez Actu SF après avoir été autoédité. J'écris aussi bien aussi bien de la high fantasy, que du steampunk ou du paranormal.

    Étant allergique aux clichés et autres stéréotypes, je les évite au maximum dans mes romans. Je suis aussi une grande fan de folklore et je m'en inspire beaucoup.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Leur nom ne vous dira pas grand-chose, car j'ai passé une partie de mon enfance en Russie et il s'agissait d'auteurs russes. Les seules exceptions seraient Efremov et Beliayev, deux auteurs de SF qui furent traduits en français. J'ai également lu beaucoup de contes populaires, car c'était ce qu'il y avait de disponible pour les enfants à l'époque. Ado, j'ai découvert les auteurs de pulps américains, en particulier Robert Howard, Leigh Brackett et Fritz Leiber qui sont devenus de grandes sources d'inspiration.

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis l'adolescence, mais avec de longues pauses (études, boulot, enfants…).

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Cinq romans : Les Murailles de Gandarès (high fantasy), Le Loup des Farkas, Sorcières associées (steampunk), L'Oeuf-tonnerre et Skinwalkers (urban fantasy).

    Interview Alex Evans       Interview Alex Evans   Interview Alex Evans   Interview Alex Evans   Interview Alex Evans

     

     

     

     


    Deux novellas : La Chasseuse de livres et La Machine de Léandre (steampunk).

    Interview Alex Evans        Interview Alex Evans


    J'ai également publié une douzaine de nouvelles dans divers recueils.

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être éditée ?

    Il n'y a pas eu vraiment de choix. J'ai envoyé mes premiers romans à des éditeurs de SFFF et j'ai eu une réponse très rapide de la part d'éditeurs numériques. Puis j'ai découvert l'existence de l'autoédition alors que je finissais Sorcières associées, un roman un peu « expérimental » qui ne rentrait pas dans les cases, donc j'ai décidé de le mettre en autoédition. Cela a été un succès, alors j'ai continué avec L’œuf-tonnerre et Skinwalkers. Par la suite, Sorcières associées est entré dans le Label Bad Wolf qui a lui-même été récupéré par les Éditions Actu SF.

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Dans les librairies numériques pour les ebooks. Dans toutes les bonnes librairies qui vendent de la SFFF pour les livres papiers.

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Je peux écouter de la musique quand j'invente une histoire, mais pas quand j'écris, ça me distrait. A part ça, je n'ai aucun rituel.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Je commence par imaginer mon histoire (et ça peut prendre des mois), mais je ne commence à rédiger que lorsque j'ai les grandes lignes en tête, en particulier la fin. Après, je peux modifier beaucoup de choses au fur et à mesure de la rédaction et des révisions.


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Deux, quand tout va bien ! Cependant, je n'écris pas tous les jours.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Mes lecteurs Wattpad. J'y publie généralement le premier ou deuxième jet de mes romans. 

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Je fais partie du groupe de béta lecture en ligne Cocyclics, donc oui, je fais béta-lire les extraits qui me posent problème.

     

    D'où vous est venue l'idée d'écrire sur un mythe mettant en scène les indiens d'Amérique ?

    Je voulais écrire un roman d'urban fantasy, mais échapper au cliché de « l'histoire qui se passe dans une petite ville de l'Amérique profonde avec des vampires, des loup-garous et une héroïne anglosaxonne » qu'on retrouve paradoxalement chez de nombreux auteurs francophones. Alors, j'ai pris du vrai folklore américain et une héroïne bien franchouillarde qui découvre le pays de l'Oncle Sam !

     

    Même si j'ai parfois eu envie de lui donner une claque ou deux, j'ai bien aimé le personnage d'Aude. Pourquoi avoir choisi de la faire si peu sûre d'elle ?

    En fantasy, on a régulièrement des antihéros, mais quasiment jamais d'antihéroïnes. J'avais envie de combler cette lacune. Alors j'ai pris une héroïne de romance bien cliché (revenus modestes, faible niveau d'éducation, passive, pas débrouillarde pour deux sous). Curieusement, ce genre de personnage ne gêne personne en romance. Alors, j'ai plongé cette pauvre fille dans une intrigue de fantasy, pour voir si elle allait s'en sortir !

     

    Y a-t-il un peu de vous en elle ?

    Hélas non ! Ce genre de comportement a toujours été un luxe au-dessus de mes moyens. Cependant, on connaît tous une personne comme ça !

     

    Jake a tout du prince charmant : beau comme un dieu, bon partenaire au lit, un petit côté bad boy, du caractère mais aussi de la douceur... Ce personnage s'est-il imposé à vous ou s'est-il construit au fil des pages ?

    Ce personnage s'est imposé lorsque j'ai décidé que son totem serait le loup. Dans les légendes indiennes, cet animal a une image totalement différente de celle qu'on a en Occident. Ce n'est pas le Grand Méchant Loup, ni le jeune loup aux dents longues. Ce qui semble avoir marqué les amérindiens c'est le fait que les loups vivaient en société et coopéraient entre eux. Un individu dont le totem était le loup était certes un guerrier, mais était très protecteur vis-à vis de sa tribu et cherchait la coopération et non la compétition avec les autres membres. Bref, un individu minimalement diplomate, intelligent et psychologue, à des années-lumières du loup alpha qu'on trouve dans nombre de romans d'urban fantasy.


    Si vous pouviez choisir votre animal totem, quel serait-il et pourquoi ?

    La marmotte ! La grasse mat' est mon Graal personnel.


    Un second et dernier tome de Skinwalkers est à venir. Pouvez-vous nous dire quelques mots à son sujet ?

    On retrouve une Aude mûrie par ses expériences et sa formation en magie. Elle retourne avec Jake à San Francisco pour un séjour touristique. Seulement dans la vitrine d'une sordide boutique de prêt sur gages, ils tombent sur un loup empaillé…

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    À part la suite de Skinwalkers, je suis en train de rédiger un roman dans le même univers : Néosorcière. Comme d'habitude, je commencerais par le poster sur Wattpad. Il s'agit de l'histoire d'une ado des cités paumée, prise dans une guerre des gangs entre dealers de drogue, en même temps qu'elle découvre une créature magique dans un terrain vague.

     

    Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
    Un dernier mot pour la fin ?

    Oui : vive la SFFF !

     

     

    ~ * ~ * ~

    Merci à Alex Evans d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa redoutable rapidité.
    Une auteure à découvrir. ^^
     


    ~ * ~ * ~

     

     Bibliographie de Alex Evans :
    Contes de la terre, de la mer et d'ailleurs: Nouvelles de fantasy
    Les Murailles de Gandarès
    La Chasseuse de livres
    Pour l'honneur de Mérina

    La Machine de Léandre
    Le Loup des Farkas
    L’œuf-tonnerre - Chasseuse de trésors
    Skinwalkers T1 - Entre chien et loup
    Sorcières associées



    Livre lu
    Skinwalkers T1 - Entre chien et loup

      
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  • Interview Laurent Loison

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    J’ai 48 ans, suis marié, 2 filles et 2 beaux-fils. Entrepreneur depuis l’âge de 23 ans, j’ai eu la chance de de gérer des entreprises aussi diverses qu’une agence de traduction technique, une web agency, un bar-boite de nuit aux USA et aujourd’hui une agence immobilière et une agence de services à la personne avec mon épouse.

     

    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Ceux de la bibliothèque verte surtout ! Enid Blyton avec Le Clan des Sept, Lieutenant X avec Langelot, Georges Bayard avec Michel pour ne citer qu’eux. Et j’étais aussi fan de BD type Astérix, Tintin, Lucky Luke ; j’en fais d’ailleurs toujours la collection.

     

    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Depuis 2007. J’ai d’abord écrit pour moi et mes proches, c’était une envie de longue date mais je ne m’imaginais pas aller plus loin. Puis en 2009, j’ai commencé Charade.

     

    Combien de livres à votre actif ?

    Bientôt deux ;-) ou trois si l’on compte celui que j’avais écrit pour moi, à compte d’auteur et que je compte d’ailleurs retravailler comme il se doit bientôt. Charade, et Cyanure qui sortira en 2017.

     

    J'imagine qu'on vous a déjà posé plusieurs fois cette question, mais comment vous est venue cette idée de tueur à la charade et combien de temps avez-vous mis à composer cette énigme ?

    J’étais à Phoenix pour aller voir mes filles et avec le décalage horaire (9h), impossible de dormir ! Les pensées vagabondaient et c’est venu comme ça. J’ai mis 4 jours à créer la charade et ensuite j’ai construit l’intrigue autour, en la remontant à l’envers. Dans tous les cas, c’est la nuit que me viennent mes idées les plus retorses en général ;-)

     

    Comment s'est passée l'immersion dans la tête de ce dangereux psychopathe, ainsi que dans celle de Barga ?

    Cela devrait vous faire peur, mais cela ne m’a pas été très difficile… Là, j’étais vraiment dans la partie fiction et c’est mon imagination qui a travaillé.

     

    Cette question est aussi souvent posée, mais y a-t-il un peu de vous dans vos personnages ?

    Bien sûr ! J’écris en tant que personne et donc avec tout le vécu et l’expérience y afférant. Forcément, oui, il y a de moi, de mes proches, de mes tranches de vie ; c’est inévitable, que ce soit conscient ou non. Mais bien entendu, en majorité, il s’agit de fiction, comme vous devez vous en douter. :-)

     

    J'imagine que le travail de documentation sur l'organisation de la police a dû être colossal. Avez-vous eu affaire à des professionnels pour vous conseiller ?

    Eh bien oui et non ! Non, malheureusement, je n’avais aucun professionnel dans mes connaissances, et j’aurais adoré prendre les renseignements à la source !

    Oui, je me suis effectivement renseigné et documenté, mais essentiellement sur Internet, à partir de sources fiables, bien entendu.

     

    J'ai pu voir que certaines personnes avaient trouvé votre roman gore, voire insoutenable et n'ont pu le terminer. Comment réagissez-vous à de tels ressentis ?
    (A mes yeux, sachez que ces scènes descriptives étaient totalement justifiées et nécessaires à votre livre. Elles ne m'ont pas choquée même si, j'en conviens, elles étaient dures.)

    Oui, en effet, cela est ressorti plusieurs fois. Et c’est là que je me suis rendu compte à quel point les curseurs sont différents. Là où certains parlent de gore, d’autres me disent qu’ils auraient préféré que je détaille davantage. C’est pour cela que je respecte chaque avis, la diversité des sensibilités est une richesse.

    Pour ma part, voici dans quel contexte je l’ai écrit : les scènes difficiles étaient nécessaires à l’intrigue. Cependant, j’ai pris le parti, comme vous l’avez si bien décrit, de rester clinique dans les descriptions et surtout de ne pas décrire l’acte au moment où il se déroulait. Les constatations sont livrées par les légistes ou les personnages. Il ne s’agit pas pour moi de faire du gore pour faire du gore ; il faut que cela se justifie, que cela ait un sens.

    D’ailleurs, dans Cyanure, mon prochain, il n’y en aura pas. Des meurtres, bien sûr, mais dans cette intrigue, nul besoin d’effusions de sang.


    Votre épilogue m'a beaucoup touchée, ayant moi-même été victime par le passé de ce que l'on appelle aujourd'hui un « pervers narcissique ». Pourquoi le choix de ce thème ?

    C’est un thème encore méconnu et qui me tient à cœur, pour avoir vu les ravages que cela peut causer et effectivement, si vous êtes passée par là, vous devez comprendre… Bien entendu, dans Charade, c’est mis en relief, c’est le PN à son paroxysme. Je voulais montrer comment cela pouvait vite basculer…


    J'ai cru comprendre qu'un second roman était en cours. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à son sujet ?

    Tout à fait, Cyanure, comme je l’évoquais précédemment. Nous retrouverons la même équipe, Barga, EDQ et Loïc qui seront entrainés dans une intrigue très différente de Charade… mais tout aussi tordue. Je peux vous dire que vous serez personnellement impliquée dans cet opus. ;-)

    (Chouette ! :D)

     

    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

    Oui, j’ai un cérémonial. Il me permet de m’isoler psychologiquement. Un café et de la musique. Toujours le même thème pour un ouvrage. Charade s’est construit avec l’Agnus Dei de Samuel Barber. Cyanure évolue avec Clannad et Bono.

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou il y a-t-il une grande part d’improvisation ?

    Un roman doit avoir une montée dramatique, et un final. Il n'y a qu'une solution. Selon moi car encore une fois, c’est très personnel. Elle est scolaire, mais je pense efficace. Je commence toujours un roman dès lors que le plan est finalisé. Une quinzaine de pages avec l'enchaînement des chapitres, de la montée des histoires connexes pour parvenir au final. 

    Ensuite, j'ai un fichier pour les personnages, à qui je pense quand j'écris sur eux, etc. J’ai aussi tapissé mon bureau d’une frise chronologique comportant les évènements marquants de chaque personnage.


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

    Ce n’est pas linéaire du tout ! Parfois, je n’écris pas, mais je me réveille à 5h du matin et c’est le moment où les idées foisonnent.

     

    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

    Mon épouse. Elle n’hésitera pas à me descendre si elle trouve ça mauvais, et c’est parfait. :-)

     

    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

    Pour Charade, non, mais pour Cyanure, un grand nombre de personnes se sont gentiment proposées. Je ne pourrai malheureusement pas dire oui à tout le monde et je sélectionnerai les premiers qui me l’ont demandé.

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être édité ?

    Quand j’ai écrit Charade, je l’ai fait lire à mes proches et ils m’ont tous encouragé à tenter ma chance. Il faut savoir que c’est le parcours du combattant, pratiquement autant d’envois de manuscrits que de lettres de refus… ou pas de réponse d’ailleurs. Les maisons d’édition sont très sollicitées, il est donc très difficile de se démarquer dans une pile version tour de Babel !

    Je ne voulais pas me lancer dans l’autoédition, c’était beaucoup trop chronophage pour moi, je n’aurais pas pu suivre sauf à arrêter de travailler !

     

    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

    Plein ! Déjà 4 sur le papier, mais on ne peut pas tout faire en même temps. ;-)

     

    Où peut-on se procurer vos livres ?

    Normalement dans toutes les bonnes librairies et puis les grandes enseignes.

     

    Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à mes questions.
    Un dernier mot pour la fin ?
     

    Les auteurs mettent beaucoup de temps et d’énergie dans leurs ouvrages. Nous nous exposons et prenons le risque de soumettre notre travail à la critique et c’est le jeu. Ces critiques nous sont utiles quand elles sont constructives et surtout argumentées.

    Pour mes confrères et moi-même, pensez toujours que pour qu’elles servent, elles se doivent d’être respectueuses et expliquées. Ainsi, nous pouvons bénéficier de votre retour.

    Enfin, si vous avez pris plaisir à lire une œuvre, pensez à mettre vos commentaires sur le site de votre achat. Les retours aident l’auteur et les autres lecteurs.

    Je vous donne rendez-vous bientôt avec Cyanure !

     

    ~ * ~ * ~

    Merci à Laurent Loison d'avoir eu la gentillesse et la patience de répondre à mes questions. Merci aussi pour sa rapidité.
    Un auteur très accessible et très humain à découvrir. ^^
     


    ~ * ~ * ~

     

     Bibliographie de Laurent Loison :
    Charade
    Cyanure (A paraître en 2017)



    Livres lus
    Charade
     

      
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  • Interview de Delman

     

    Tout d’abord, présentez-vous un peu.

    Je m’appelle Nathalie et je vis en Avesnois.

    Je suis depuis toujours une grande dévoreuse de livres devant l’Éternel. De tous genres (historique, fantasy, classique…) L’imagination a toujours été débordante chez moi. J’aime créer un univers avec des personnages torturés. Une recherche de soi permanente.

    Mes fils et mon époux sont mes premiers supporters.

    Mes amies aussi (Christelle et Magali). Elles m’encouragent à croire en moi et en ce que je produis.

    De formation artistique, je dessine aussi à mes heures perdues. En fait, je suis une touche à tout.


    Quels ont été les auteurs qui ont bercé votre enfance ?

    Les auteurs antiques (Virgile, Homère), Alexandre Dumas, Tolkien, Robert Gaillard.

    Mon grand-père était un grand lecteur. J’ai découvert le plaisir de lire grâce à lui. Il me racontait que chaque ouvrage avait son âme propre. J’en ai gardé un amour du livre papier qui ne se dément pas.


    Depuis combien de temps écrivez-vous ?

     J’écris depuis l’âge de quinze ans environ.



    Combien de livres à votre actif ?

    J’ai deux livres proposés en autoédition « Corsaire au nom du Roi » et « Un passé perdu ».

    Beaucoup d’autres sont écrits et envoyés aux maisons d’édition dans l’attente d’une éventuelle publication.



    La couverture de « Un passé perdu » est vraiment belle. Comment est-elle née ?

    Je l’ai entièrement réalisée seule. Je voulais donner une atmosphère mystérieuse au livre.



    Pourquoi ce choix de titre ?

     L’héroïne veut tirer un trait sur son passé sentimental. Le héros, lui, a complètement perdu son passé et ses racines. Il ne pourra jamais les retrouver. Ils ont un pont commun.



    Comment vous est venue l'idée de ce sujet sur un métamorphe ?

    C’est un sujet qui me plaît beaucoup. J’aime l’idée que la nature ne nous a pas encore révélé tous ses mystères et que peut-être des métamorphes vivent parmi nous…


    D'où vous est venue l'inspiration pour créer Marie ? Y a-t-il un peu de vous en elle ?

    Je pense qu’il y a toujours un peu de nous dans nos personnages. On place en eux des espoirs, des reflets de notre propre personnalité ou des émotions.



    Du coup, comment auriez-vous réagi à la place de Marie ? Seriez-vous allée aussi loin qu'elle pour sauver Jake ?

    Oui, je pense qu’en amour, il ne faut pas avoir peur. Quand on a trouvé la bonne personne, on peut tout surmonter.



    Vous avez écrit cette nouvelle au profit d'une association féline, c'est bien ça ? Pourquoi cette décision ? Dites-nous en un peu plus à ce sujet.

     Oui, tout à fait.

    J’ai toujours été fascinée par les félins. Ils ont une beauté exceptionnelle. Une fluidité dans les mouvements et une grâce que l’on retrouve peu chez d’autres animaux. Les chats noirs ont ma préférence.

    Mes animaux ont toujours été adoptés en refuge ou en association. Les bénévoles y font un travail exceptionnel. C’était ma façon de donner un petit coup de pouce. 

    L'auteure a écrit cette nouvelle au profit de l'association Chatvesnois qui, malheureusement, est en cours de fermeture...
    Voici tout de même leur page facebook ainsi que leur forum.



    J'en déduis donc que vous êtes une amoureuse des chats (comme moi). En avez-vous chez vous ?

     Oui, j’en suis ! J’ai un chat chez moi actuellement. Une petite demoiselle de 4 ans qui était sauvage. Maintenant, elle partage notre vie.

     


    Et si votre chat, à défaut de se métamorphoser, pouvait parler...

     Ce serait formidable ! Il y a tellement de choses que je souhaiterais leur demander !



    Comment écrivez-vous ? Avez-vous des rituels ? Écoutez-vous de la musique ou préférez-vous être au calme ?

     J’ai la chance de pouvoir écrire n’importe où et n’importe quand.

    Un fond musical approprié au thème peut aider à produire.

     

    Avez-vous l’ensemble de votre histoire en tête, ou y a-t-il une grande part d’improvisation ?

     Un peu des deux. Je pars parfois avec une idée précise et m’en détourne pour y intégrer une intrigue secondaire. C’est ça qui est amusant dans l’écriture. On se laisse porter par les mots…

     


    Combien d’heures par jour écrivez-vous ?

     Tout dépend de mon temps libre. Je dirais 2 heures en moyenne.



    Quelle est la première personne à lire ce que vous écrivez ?

     Mon époux.


    Faites-vous appel à des bêta-lecteurs ?

     Oui. Et je les remercie encore de leur aide.

     

    Comment et pourquoi avez-vous choisi d’être éditée ?

     Tout d’abord en passant par l’autoédition. Les grandes maisons sont très frileuses et n’acceptent que rarement des auteurs inconnus. Je trouve cela dommage mais c’est ainsi. L’autoédition permet de se faire connaître. Mais c’est un travail très lourd de promotion. La finalité étant, bien entendu, de décrocher un contrat éditeur.



    Avez-vous d’autres projets littéraires ?

     Oui, notamment une saga de fantasy urbaine en 5 tomes pour le moment. Trois sont déjà écrits.



    Où peut-on se procurer vos livres ?

     Sur le site d’autoédition Thebookedition en version papier ou sur Amazon en format numérique.



    Un dernier mot pour la fin ?

    Je vous remercie d’avoir accepté de lire Un passé perdu. C’est toujours un suspens de savoir si ce que l’on écrit peut plaire.

    Ensuite, soyons fous ! Je me souhaite une belle carrière dans l’écriture et un contrat bientôt !

     

    ~ * ~ * ~

    Merci à Delman d'avoir eu la gentillesse de répondre à mes questions, pour sa toute première interview. Merci aussi pour sa rapidité, ainsi que pour sa patience devant le temps que j'ai mis à lire sa (très jolie) nouvelle.
    J'en profite pour lui souhaiter plein de bonnes choses pour cette nouvelle année qui débute.
     


    ~ * ~ * ~

     

     Bibliographie de Delman :
    Un passé perdu (Nouvelle)
    Corsaire au nom du Roi


    Livres lus
    Un passé perdu
     

      
    Où retrouver l'auteure ?
    Page Facebook 

    Page Amazon

    Page Thebookedition

     


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